Les derniers avis (31965 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Gate - Au-delà de la porte
Gate - Au-delà de la porte

3.5 Comme cela semble être de plus en plus le cas avec les mangas modernes, Gate est une adaptation d'un Light Novel qui a aussi eu droit à une adaptation anime que j'ai vue d'ailleurs. J'avais bien aimé l'anime et j'ai lu ce manga avec le même plaisir que j'ai eu lorsque je regardais un épisode de la série. Sauf qu'il y a tout de même quelques trucs gênants. Il faut savoir que l'auteur de l'histoire est très nationaliste (et encore, son éditeur l'a retenu un peu pour que ça ne devienne pas une histoire trop propice à controverse). Du coup on a droit à une armée japonaise hyper-sympa contrairement à ces salauds d'Américains et de Chinois. En plus l'armée japonaise s'est servie de la série pour leur recrutement ! Bon au moins si ça permet à quelques otakus de sortir et d'avoir un emploi, j'imagine que ce n'est pas trop grave. On a aussi droit au coup de la fille qui a l'air d'avoir 13 ans, mais qui en fait est plusieurs fois centenaire donc ce n'est pas "grave" si elle veut faire des trucs sexuels avec le héros qui est un adulte (il y a aussi une autre jeune fille qui aime le héros, mais elle ne fait pas de truc sexuel donc ça me dérange moins). Maintenant que j'ai dit ce qui ne me plaît pas trop dans l'histoire, je vais être positif. Je trouve l'idée que deux mondes se rencontrent assez intéressante même si l'autre monde manque d'originalité (ça ressemble à n'importe quel monde fantasy qu'on voit dans la fiction japonaise). L'histoire est prenante et je trouve les personnages attachants. Les deux premiers tomes sont très bons et laissent deviner une histoire avec beaucoup de potentiel et jusqu'à présent c'est aussi bon que l'anime. J'aime bien le dessin sauf dans le cas du personnage de Lelei qui a vraiment l'air d'un garçon alors que c'est une fille qui a juste les cheveux courts.

18/07/2016 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Oracle
Oracle

Alors je suis toujours dubitatif lorsque je démarre la lecture d'une série "concept". Parce que bien souvent l'intérêt de l'histoire passe derrière celui du concept et qu'au final, on se dit souvent : l'idée est pas mal mais ça casse pas trois pattes à un canard. Ici, le gros point fort de la série est qu'elle repose sur une mine de bons scénarios, un des bassins à bonnes histoires que composent les récit mythologique de la Grèce Antique. La seconde bonne idée est de prendre des histoires qui se lisent indépendamment mais qui s'articulent bien pour suivre l'évolution de certains dieux, et aussi des narrateurs. Si chaque histoire peut se lire seule, elle dispose de quelques bribes la reliant à la précédente. Enfin, ce qui est bénéfique à mes yeux c'est d'aller plus loin que la version vulgarisée. Le mythe de Sysiphe ne s'arrête pas à la boule de pierre, etc. Même en aillant quelques connaissances de cette mythologie de par nos lectures, on en découvre encore grâce à cette série. Du coup la lecture, en plus d'être agréable, est bénéfique, que demander de plus?? Et bien un traitement haut de gamme, entre des dessins de grande qualité sur chaque épisode, une rythmique habile, des cadrages cinématographiques du tout bon. Reste quelques coquilles orthographiques ici ou là, quelques scories, mais c'est une très belle série comme je n'en avais pas lu depuis un certain temps chez Soleil.

18/07/2016 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Zombie Walk
Zombie Walk

Tome 1: J'ai eu plaisir à lire l'histoire, bien rythmées niveau action, aucun moment d'ennui. Le scénario se tient et respecte les codes du genre zombie. Et le graphisme type story-board en N&B apporte vraiment une touche d'originalité Connaissant la ville de Strasbourg, j'ai relu plusieurs ce tome pour bien retrouver tous les lieux et m'imager les scènes en live. 4/5 Tome 2: Direction Naples, la ville de Manunta, le dessinateur (un gars super sympa qui adore les séances dédicaces). Changement radical, on se sent beaucoup plus dans un film et l'ambiance est plus post-apocalytique bien que se déroulant au même moment. La fin laisse présager un tome 3 assez délirant. 3/5

18/07/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série La Main de Dieu
La Main de Dieu

3.5 Une série intéressante sur ce personnage controversé qu'est Hoover. Mes connaissances sur la vie de Hoover sont surtout superficielles et je ne sais donc pas ce qui est vrai et ce qui est romancé (plusieurs trucs sur JFK me semblent plutot être une théorie que la vérité), mais ce n'est pas trop grave. Le scénario est prenant et c'est dommage qu'il n'y a eu que trois tomes au lieu de cinq. Le dernier tome me semble un peu plus rapide sur les événements que les deux premiers (et il y a moins de pages en plus !). J'aurais aimé en savoir plus sur Hoover, notamment sa haine envers Martin Luther King. Le dessin ne m'attire pas trop, mais c'est lisible et le découpage est bon donc ça ne nuit pas à la qualité du scénario.

17/07/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Mars !
Mars !

Les strips en 3 cases qui racontent une histoire complète sont mes strips préférés et je trouve que les auteurs s'en tirent plutôt bien dans ce genre. Ce n'est pas facile de trouver un bon gag toutes les 3 cases et ce genre devient vite répétitif au niveau de l'humour. Heureusement, cet album ne possède pas ces défauts. L'histoire est amusante et l'humour m'a fait bien rire. On retrouve donc une fusée française qui va vers Mars sauf que la fusée ne décolle pas. Autour de cette idée les auteurs bâtissent une histoire totalement débile remplie de rebondissements et de personnages totalement stupides. Un album humoristique bien fait qui va plaire aux fans de ces deux auteurs.

16/07/2016 (modifier)
Par Chris
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Macaroni !
Macaroni !

Lue aussi à mon tour et vraiment beaucoup aimé aussi ! Tout d'abord ce sont les dessins et plus particulièrement les couleurs qui séduisent, chaque case est un régal pour les yeux, un travail graphique de premier ordre vraiment magnifique. La richesse de la palette de couleurs sert ici totalement l'ambiance, elle laisse le temps à la contemplation, comme le récit laisse le temps aux personnages de partir dans leurs pensées, dans les non-dits, leur apportant toute l'épaisseur nécessaire pour les rendre vivants. Heureusement que Zabus a pu finalement écrire cette histoire dans une pagination libre et non en 62 planches comme il l'explique à la fin dans une très intéressante genèse de l'œuvre, sans quoi le résultat n'aurait absolument pas été le même... J'avais émis le doute que le récit se lise trop vite. Il n'en est rien, du fait de l'aspect contemplatif de l'œuvre mais aussi parce les émotions qui naissent au fil des cases se prolongent entre les cases en quelque sorte, c'est une des grandes forces du talentueux narrateur qu'est Zabus. On a donc la forme, le fond n'est pas en reste. L'histoire touche à bien des égards car les thèmes abordés sont — malheureusement pour certains — assez universels et on se retrouve donc impliqué dans cette histoire à laquelle on peut facilement s'identifier à un moment ou à un autre forcément. C'est une histoire réaliste de toute façon, et pour adultes comme il l'explique en fin d'ouvrage aussi, abandonnant le côté onirique/fantasmagorique du scénario initial pour finalement ne laisser que la substantifique moelle : une œuvre profondément humaine. Chacun des personnages ayant la place de nous faire découvrir sa propre humanité, son lot de questions et d'épreuves, de petits bonheurs et de tracas ou de plus grands aléas de la vie, de ceux qui modifient le chemin que l'on suit et de ceux qui le suivent avec nous dans notre entourage proche. J'avais déjà beaucoup apprécié Les Larmes du Seigneur Afghan du même duo d'auteurs (Zabus/Campi), "Macaroni" est une autre de leur réussite à mettre avec tous les honneurs mérités sur nos étagères ! 17/20

16/07/2016 (modifier)
Par KanKr
Note: 4/5
Couverture de la série Azolla
Azolla

Sous l'emprise des rêves ! Le cerveau humain est doué de pouvoirs que l'on ne soupçonne pas. L'impact du moral sur les songes peut se révéler incontrôlable ! Dans Azolla, Karine Bernadou s’intéresse à l’emprise du quotidien sur notre imagination, à ces instants où les pensées s’égarent dans les divagations. Perdus en pleine nature, la plantureuse Azolla et son mari coulent des jours heureux dans leur maison campée sur une colline surplombant une rivière. Éloignée du monde et de son tumulte, l’imposante jeune femme aux longs cheveux bleus, aux pommettes roses et aux yeux en amande s'occupe du logis, du jardin et de ses animaux pendant que son conjoint part à la chasse toute la journée. Éperdument amoureuse et épanouie dans cette routine, elle ne peut cependant pas s'empêcher d'être inquiète pour son époux dont elle doute du bonheur. Le jour où il ne rentre pas, seule dans son lit, elle commence à digresser, élaborant des scénarios divers quant à la raison de cette absence : un tour joué par des ombres angoissantes l'épiant et se moquant d'elle, un complexe d'infériorité mûri par son compagnon plus petit qu'elle... Elle finit par s'imaginer se découpant en deux morceaux pour obtenir une taille plus adéquate à sa relation. Mais ceux-ci repoussent, et chaque fois qu'elle réitère l'opération, elle se multiplie, rendant un peu plus oppressante une situation qui l'était déjà. À l'étroit dans la modeste demeure, les Azolla en viennent à s’entre-tuer, se reprochant les unes aux autres l'état des choses. À travers les déambulations cauchemardesques de son héroïne, l'auteure nous égare dans les méandres de l'esprit, entre rêve et réalité. Elle nous propose une fable muette et poétique, tortueuse, érotique, violente... Ce roman graphique, presque intimiste, est une réflexion sur la tentation charnelle, les troubles physiques, la culpabilité insensée, l'écrasante solitude ou encore l'équilibre du couple et la place que l'on y occupe. L’œuvre, très immersive, tire son intérêt de l'absence totale de paroles, permettant une libre interprétation des événements par le lecteur, chacun pouvant mêler sa propre expérience à la compréhension du récit. Si l'histoire est originale, le dessin et la mise en page ne le sont pas moins ! Le séquençage en courts chapitres, les cases sans bords et à l'aquarelle, le trait expressif, suffisent à donner de la vie et des mots à l'intrigue. L'emploi d'une bichromie rouge et bleu offre à l'ensemble des accents de conte érotique, sombre et envoûtant. Karine Bernadou prouve, par sa maîtrise du scénario, de l'illustration et de la couleur, sa qualité d'artiste accomplie. Un livre inspiré et attrayant, à découvrir ! KanKr

15/07/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série MangeCoeur
MangeCoeur

Un conte magnifique, par l’auteur de La Confrérie du crabe que j’avais déjà adoré. L’histoire est d’une créativité incroyable, les 3 tomes proposent un voyage dans le loufoque et l’imaginaire que je ne suis pas prêt d’oublier. La quête de l’enfant est touchante, et prenante. Par contre je dois avouer ne pas avoir saisi tous les détails du scenario, notamment la fin, ce qui dérange mon côté un peu cartésien et terre-à-terre. Le dessin de Andreae est magistral. Il fourmille de détails, et la composition des planches et les « cadrages » sont parfaits. Un plaisir pour les yeux. Un voyage inoubliable, malgré un scenario un peu confus en ce qui me concerne.

15/07/2016 (modifier)
Couverture de la série Bob Marone
Bob Marone

Bob Marone rappelle à quel point l'irrévérence de Yann a marqué les années 1980… Chez Dupuis, avec son complice Didier Conrad, il a réussi à pourrir avec son humour impertinent les hauts-de-page du sage magasine Spirou durant quelques années (Dans l'enfer des hauts de pages). À la même époque et chez différents éditeurs, il a lancé un ensemble de séries qui sous des dehors trompeurs de récits pour enfants, ont renouvelé la BD d'humour en lui donnant un ton résolument adulte : • La Patrouille des Libellules, Lolo et Sucette et Croqu' la vie avec Marc Hardy (avant que celui-ci ne se spécialise dans les histoires plus conventionnelles – et nettement moins drôles – de Raoul Cauvin) ; • Les Exploits de Yoyo avec Franck Le Gall ; • Celestin Speculoos et Nicotine Goudron avec Denis Bodart ; • et surtout Les Innommables et Bob Marone avec son vieux complice Didier Conrad. Les séries de Yann, c'était un peu le télescopage d'Hara Kiri et de Tintin… Tous ces albums ne sont sans doute pas de purs chefs-d'œuvre, j'en conviens. Mais j'apprécie toujours de les relire. Il faut admettre que la liberté de ton adopté par les auteurs, leur facilité à ironiser sur les sujets les plus divers et politiquement incorrects (homophobie, racisme, misogynie, “roucisme” ou antisémitisme…) et l'absence de retenue dont ils firent preuve sont représentatives d'une époque bénie où les auteurs pouvaient encore faire de l'humour au énième degré sans être immédiatement accusés de discrimination ni se voir menacés d'un procès. Pour preuve du changement survenu, il n'y a qu'à voir ce qu'il est advenu du pourtant gentillet Gringos locos. O tempora, O mores… Bob Marone est une parodie qui assume son mauvais goût, sans frein pseudo-moral. Il faut dire que l'interminable série originale qui narre les aventures de Bob Morane est gratinée dans son genre. Accumulant clichés de toutes sortes, situations absurdes, rebondissements foireux et coups de théâtre invraisemblables, elle cultive l'art du ridicule. Alors oui, Bob Marone se moque de tous les travers de cette bande dessinée d'un autre âge, aux scénarios bâclés car écrits au kilomètre. Et il le fait de manière plus que convaincante ; en tous cas, Le dinosaure blanc me fait toujours marrer. Je suis plus dubitatif sur le retour du personnage dans l'album de 2010. Un quart de siècle a passé et les auteurs se sont essoufflés. Ça m'a fait plaisir de retrouver leur univers, mais je n'ai pas autant ri. Néanmoins, si un jour Yann et Marc Hardy trouvaient le temps de conclure La Patrouille des Libellules, ou si Franck Le Gall ressuscitait Yoyo, ça m'arrangerait aussi.

14/07/2016 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Balles perdues (Walter Hill)
Balles perdues (Walter Hill)

J'avais un peu raté ce balles perdues à sa sortie, mais après avoir beaucoup aimé Corps et Âme des mêmes auteurs, je me suis enfin rattrapé. Et j'ai bien fait. Il y a un coté très classique à cette histoire de gangsters et de règlement de compte, c'est indéniable. Mais quand c'est bien fait, c'est pas gênant et en l’occurrence j'ai lu l'album d'une traite sans pouvoir le lâcher. On a tous les ingrédients qu'on s'attend à trouver : le tueur à gage solitaire et implacable, la jeune fille un peu paumée, les mafieux, le flic. Personne n'a été oublié au casting. Le déroulement de l'histoire la rend prenante, les nombreux personnages secondaires ne m'ont pas embrouillé l'esprit et tout m'a paru limpide. Avec juste ce qu'il faut comme suspens pour m'emmener jusqu'à la fin de l'album. Le seul bémol finalement c'est le titre, bien mal choisi car on s'attend du coup un peu trop à ce genre de final. Graphiquement j'aime bien ce trait réaliste qui donne une vraie ambiance à l'ensemble. Au final ce balles perdues est un bon petit polar noir.

14/07/2016 (modifier)