Les derniers avis (31949 avis)

Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Edwin (Le Voyage aux Origines)
Edwin (Le Voyage aux Origines)

Que voila une bien belle découverte et j'avoue avoir été bluffé par ce récit qui en cours de route nous embarque dans une dimension fantastique et onirique du meilleur effet. En commençant ma lecture je me disais que j'allais encore une fois lire une énième histoire relatant les exploits d'un Sir Richard Burton, d'un Livingstone ou de tout autres célèbres explorateurs de la société royale de géographie. C'est avant tout le trait qui m'a en premier lieu conquis car il n'est pas sans me rappeler celui de Fred et de son célèbre Philémon, c'est très sympa finalement assez fouillé. Les créatures de la deuxième partie sont bien utilisées originales mais sans l’esbroufe d'un Léo. C'est en fait surtout le scénario qu'il faut mettre ici en avant, pour une première œuvre c'est plutôt malin et bien fait. A ce titre on ne peut que recommander cette BD.

11/02/2017 (modifier)
Par Hellessi
Note: 4/5
Couverture de la série L'Aviateur
L'Aviateur

La mode de faire des one shot ou des séries parallèles à partir de personnages secondaires (voir les XIII mystery que je trouve d'ailleurs plutôt convaincants pour un grand nombre d'entre eux) me faisait craindre le pire, alors que Tramp fait partie de mes grandes sagas préférées (aux côtés des Maîtres de l'Orge ou de Il était une fois en France). Ce 1er opus de l'Aviateur est très convainquant : le dessin très réaliste, la manière dont l'atmosphère de cette époque est décrite dans cette partie de l'Afrique assez peu explorée en BD jusqu'à présent (à part les Kenya de Léo). Si vous avez aimé Tramp, vous aurez l'impression d'ouvrir une belle parenthèse de la série mère. Pour ceux qui ne connaissent pas cela leur donnera envie ! Vivement la suite qui est sortie début 2017 je crois !

11/02/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Roi Ours
Roi Ours

Et bien ma foi que voila une bonne surprise. J'avoue que quand ce titre avait été avisé je n'ai pas eu trop envie de m'y aventurer. Peut être avais je faussement l'idée que j'allais lire une sorte de conte initiatique, une bonne grosse métaphore écologique, bref ça m'emballait pas des masses. Et puis le temps à fait son œuvre et c'est par le biais d'un emprunt que je découvre donc cette histoire. Tout a été dit sur le style du dessin ainsi que l'encrage qui donnent à l'ensemble un côté Walt Disney. Je n'ai pas été gêné par la chose car assez vite on se trouve pris par l'histoire qui elle n'a rien du bon oncle Walt. Comment en effet imaginer qu'il aurait pu inventer une histoire ou deux êtres si dissemblables allaient connaitre les émois de l'amour!. En son temps P.J Farmer, grand écrivain de science fiction s'il en est, écrivit une nouvelle ou une créature extra terrestre et un humain faisaient l'amour, bien que très édulcoré ce récit fit se lever les ligues de vertu. Ici le récit est suffisamment malin, sans verser dans le politiquement correct, pour que la pilule passe. Scénaristiquement c'est très bien construit, c'est fluide et puis mine de rien quelques vérités essentielles sont assenées. Au final c'est une lecture qui dit plus qu'il n'y parait, ne nous arrêtons pas au dessin un brin naïf mais parfaitement maitrisé qui offre de très belles ambiances animalières et forestières.

11/02/2017 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Teckel
Le Teckel

Cet album est vraiment surprenant. A la première lecture je me suis demandé pourquoi je lisais cette BD. Referme donc ce bouquin... A la deuxième lecture, j'ai eu la révélation ! Si le fond est intéressant, c'est surtout dans la forme que l'objet est saisissant. Jean-Pierre Marielle est dans la place !! Oui vous avez bien lu, notre chère Guy est tout à fait ce genre de personnage, brut, bourrin, caractériel, matcho, bref, un ancien légionnaire... De prime abord complétement méprisable... Au fil des pages, on surprend notre anti-héros à citer de la poésie, à faire preuve d'une "grande" culture (particulière), à s’émouvoir, à pleurer, vomir également. Le traitement qui est fait autour de ce personnage fonctionne totalement. Le Teckel est imprévisible et impulsif, cela rend la lecture d'autant plus intéressante. Pour avoir lu les 3 tomes, c'est un vrai coup de cœur. Cette série reste toutefois à aborder en connaissance de cause (l'humour est totalement caustique, décapant) sans quoi vous risqueriez de passer à côté de ce petit bijoux.

10/02/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Spider-Man - Passé présent
Spider-Man - Passé présent

3.5 Décidément, Busiek aime bien rendre hommage aux vieilles histoires de super-héros. Pour ceux qui ne savent pas, Spider-Man est apparu dans le dernier numéro d'Amazing Fantasy et puis comme les lecteurs l'aimaient bien il reçut son magazine intitulé Amazing Spider-Man. Busiek imagine trois numéros d'Amazing Fantasy qui se situe entre les deux premières apparitions de Spider-Man. On voit donc Spider-Man au début apprendre ce que c'est qu'être un héros. J'avais peur de m'ennuyer parce que j'ai déjà lu ou vu Spider-Man à ses débuts et il y a une limite à voir Peter Parker apprendre à être responsable encore et encore, mais Busiek a assez de talent pour que je trouve ses histoires captivantes. Le point fort est qu'il montre beaucoup le manager que Spider-Man avait eu lorsqu'il était dans le show-business. C'est un personnage assez peu utilisé qui a disparu après Amazing Spider-Man 1 et qui ne fera qu'une ou deux apparitions des années plus tard. Je trouve que sa relation avec Spider-Man est intéressante. La meilleure histoire est d'ailleurs la dernière qui met bien en avant la vie de show-business de Spider-Man et il y a en plus JJJ qui est très bien utilisé. Le dessin ressemble plus à de la peinture et c'est assez bien fait. J'aime bien les couleurs.

10/02/2017 (modifier)
Couverture de la série Capitaine Mulet
Capitaine Mulet

Une nouvelle fois, les éditions 2024 publient une œuvre originale et aboutie, en lui offrant un très bel écrin : c’est vraiment une très belle réalisation que celle-ci ! Le capitaine Mulet dont il est question ici défie la réalité, ou plutôt se construit une réalité qui tente de s’accommoder de celle des autres. En cela on a là clairement un démarcage de Don Quichotte, Sancho Panca étant ici remplacé par Bienvenu, le second de Mulet, à la fois souffre-douleur et suiveur d’un être sur lequel la folie laisse une empreinte à la fois indélébile et diaphane. L’histoire est censée se passer en 1457 – c’est-à-dire, et ce n’est à mon avis pas un hasard, au tournant de la modernité, dans un long moyen-âge finissant. Pas très malin (c’est le moins que l’on puisse dire !), Mulet doit se racheter aux yeux du roi de France (et aussi, occasionnellement échapper à son courroux), et il se lance dans une expédition au long court, entouré d’un équipage (presque aussi crétin que lui !), dont son second, Bienvenu. Rapidement, la réalité s’efface au profit de la volonté et/ou de l’imagination de Mulet, et l’expédition se transforme en voyage épique (beaucoup de l’Odyssée ici), coupé d’aventures comiques et absurdes (on retrouve ici son côté Don Quichotte). C’est une douce folie humoristique (mais n’attendez pas de francs éclats de rire) vraiment chouette à lire. Et ce d’autant plus que Sophie Guerrive use d’un Noir et Blanc presque stylisé parfois, très simple à lire. L’iconographie est aussi souvent fidèle aux critères de cette fin du moyen-âge dans lequel elle souhaite ancrer son histoire. Ainsi de certaines cartes marines, des plans de cité en à-plat (la perspective n’était alors pas encore maîtrisée), ou d’une planche s’inspirant des « riches heures du duc de Berry ». Une chouette histoire que je vous recommande chaudement. Et, pour ceux qui auraient aimé, jetez un coup d’œil à certaines œuvres qui devraient elles aussi vous plaire, car assez proches dans l’esprit je trouve : La Fille maudite du capitaine pirate ou certains albums de Clément Vuillier. MAJ: Je viens de découvrir que Sophie Guerrive avait déjà produit de très belles planches inspirées de l'imaginaire et de la cartographie médiévales avec le recueil d'illustrations "Médiévales" paru chez ION (après un autre recueil chez le même éditeur, "Marines", consacré aux naufrages, avec là aussi une approche s'inspirant des portulans et cartes marines médiévales, avec un dessin fourmillant de détails). Tout ceci est à découvrir !

17/01/2017 (MAJ le 09/02/2017) (modifier)
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

« Le photographe » est un grand documentaire, pas entièrement de la bande dessinée, certes, mais qui va aussi au-delà. On est ici parfois proche des albums de Delisle, avec un peu d’autodérision, un humour léger, qui habille un très bon travail d’observation. Sur une guerre dont les médias ne nous parlent plus guère, même si – les protagonistes principaux ayant changé, et l’empathie pour les moudjahidines afghans n’étant plus de mise dans les opinions publiques occidentales (Al Qaïda et Daech sont passées par là, mais aussi la fin de la guerre froide a modifié les priorités des diverses propagandes) – par-delà ces superbes paysages, on meurt encore loin du cœur du monde. Hommage au travail de MSF, à certaines aventures humaines, mais aussi, par la bande, découverte d’un pays et de certains hommes rudes qui l’habitent (la guerre entre Afghans et armée rouge n’est évoquée qu’indirectement), « Le Photographe » est un long reportage – virant un peu à l’aventure pure lors du retour solitaire du photographe au Pakistan – dont je vous recommande chaudement la lecture.

09/02/2017 (modifier)
Couverture de la série L'Epopée de Gilgamesh
L'Epopée de Gilgamesh

Réécriture d’un de mes premiers avis sur un album que je viens de relire et qui mérite à mon sens davantage d’exposition. Gilgamesh est aujourd’hui bien connu des passionnés de mythologie et autres férus de grandes gestes héroïques. Ce grand roi-guerrier ayant peut-être réellement existé, figure la plus ancienne recensée au panthéon des héros mythologiques, était forcément appelé un moment ou un autre à avoir son adaptation en bande-dessinée. Histoire fondatrice (dans sa quête d’immortalité Gilgamesh était supposé rencontrer Ziusudra, dernier survivant antédiluvien), personnages égéries (la colère de Gilgamesh a pu inspirer celle d’Achille, son frère-ami Enkidu s’attribuant le rôle de catalyseur comme Patrocle, les exploits accomplis ne sont pas sans rappeler ceux d’Héraclès et Orphée) ; il y a là le terreau propice à l’écriture d’une grande aventure de fantasy. La Myth Fantasy est ce sous-genre nouveau pour raconter de façon romancée les récits mythologiques antiques, qu’ils soient scandinaves, grecques, assyro-babylonien, égyptiens, celtes, ou encore issus des Eddas ou du Mahabharata. Dans sa trilogie Siegfried, Alex Alice a tenté (brillamment) de revenir au parcours du héros mythologique dans sa forme la plus pure et essentielle, telle que l’avait définie Joseph Campbell dans son essai sur le monomythe, Le Héros aux mille et un visages, et on retrouve pas mal de cet aspect là ici, à la différence que L’Épopée de Gilgamesh se révèle beaucoup moins poétique et sans la musique entraînante de Richard Wagner. Julien Blondel en grand passionné de jeux de rôle, connaît son affaire, on le sent davantage inspiré par le film Conan de John Milius et, pourquoi pas, par sa bande originale de Basil Poledouris. À un récit plein de fureur, de soldats aux muscles hypertrophiés, de sang et de sexe, se déroulant à une époque archaïque, il lui fallait des images et des sons imprimant ce sentiment de brutalité primale, à la fois énergique et intrépide. C’est pour tout cela que je pense que ce tome unique mérite le coup d’œil. Malgré le fait qu’on n’aura jamais la partie sur le voyage initiatique du héros mésopotamien, son combat contre le monstre Humbaba (que j’imaginais bien dessiné en Lammasu), la mort d’Enkidu, la descente aux enfers ou qu’importe ce que Blondel nous réservait ; Le Trône d’Uruk possède un côté hyper immersif où le lecteur est plongé sans tour de chauffe en pleine bataille, la mise en place est bonne avec un protagoniste arrogant et suffisant qui devra par la suite apprendre l’humilité, le style n’est pas lourd et pompeux comme peuvent l’être nombre de récits heroic fantasy abusant de la narration à la troisième personne, le panthéon sumérien a été allégé pour bien coller à ce côté retour aux sources, et j’ai bien aimé l’idée de confondre en une seule entité la déesse Innana et sa prêtresse Ishtar. La BD aurait marché parce que les auteurs savent ce qu’ils font. Alain Brion est un formidable illustrateur au style immédiatement reconnaissable et qui a œuvré sur un très grand nombre de couvertures de romans SFF (Rhââ les intégrales d’Imaro et du Lion de Macédoine sans oublier Thongor ! ). Je ne saurai classifier sa technique, mais son style réaliste exécuté à l’informatique à un quelque chose de très illustratif auquel je ne suis pas fan d’habitude en bande-dessinée. Néanmoins ici cela passe formidablement bien, les plans sont larges et renforce le côté contemplatif de certaines scènes, tout en gardant de la fluidité et la sensation de lire une BD et non pas un truc figé qui vous laisse froid. Et je crois que c’est le gros point fort de cet artiste : ses couleurs très variées assorties aux différents lieux, ses ambiances où il suffit parfois d’une seule case, le côté généreux de l’artiste qui en met plein la vue au lecteur jamais rassasié, ses inspirations fantasmagoriques qu’on pourrait penser issues de l’imaginaire Warhammer ou de Frank Frazetta (les taureaux qui tirent le char de Gilgamesh, les ours de guerre) ; tout cela fait de Brion un dessinateur prédisposé à ce genre d’histoire. Alors n’étant pas dans le secret des dieux, je ne sais pour quelle raison la série a été arrêtée (probablement les ventes…), mais c’est certainement la série fantasy sur laquelle on aura le plus de regret de ne pas avoir eu la suite. En tout cas Alain Brion n’en tiendra pas rigueur à Soleil puisqu’il dessine maintenant un autre grand espoir de la fantasy, cette fois arthurien avec Excalibur - Chroniques. Julien Blondel poursuit lui son bonhomme de chemin puisqu’il est le scénariste principal de mon plus gros coup de cœur bd fantasy de ces dernières années : Elric (Glénat). « L’Histoire commence à Sumer ». Samuel Noah Kramer.

15/09/2011 (MAJ le 08/02/2017) (modifier)
Couverture de la série Monsieur Mardi-Gras Descendres
Monsieur Mardi-Gras Descendres

Voilà pas mal de temps que j’avais envie de me plonger dans cette série, dont j’avais entendu dire pas mal de bien – même si tous les avis glanés ici ou là n’étaient pas enthousiastes ! Voilà chose faite, et je dois dire que, malgré quelques petits bémols, je suis très content de ma lecture. Pour le coup de cœur, c’est surtout le côté graphique qui m’a convaincu de le lui attribuer. En effet, le dessin est vraiment très beau, très détaillé, souvent minutieux, dans un décor mêlant le minimaliste et le grandiose (quelques accointances avec Les Cités obscures ou certains décors de MAM pour les cités nécropoles qui s’élèvent vers des cieux improbables). Liberge réussit la plupart du temps à distinguer chacun des squelettes, grâce aux rafistolages métalliques qui décorent leurs crânes (même si je concède avoir eu parfois quelques difficultés à les différencier). Bref, je suis conquis par l’univers visuel, très original, aux tons sombres, c’est superbe ! L’histoire est censée se dérouler au purgatoire. Elle se laisse apprivoiser plus difficilement que le dessin. Toujours intéressante, elle est parfois obscure. Les deux premiers tomes se laissent lire facilement, mais j’ai dû prendre mon temps pour entrer dans l’intrigue. De belles pages aérées fluidifient la lecture. A partir de la deuxième partie de la série, cela me semble s’étirer en longueur, mais c’est aussi plus dense. Beaucoup plus de dialogues, et j’avoue une lecture moins fluide, l’impression que cela aurait pu être raccourci. C’est un album riche, mais l’auteur prend le risque d’y perdre ses lecteurs. La lecture de cette série est au final bien plus exigeante pour le lecteur que l’entame ne me l’avait laissé supposer. Il faut s’accrocher à cet univers mêlant poésie, mysticisme, prophétie et dérision. J’ai lu la série dans la très belle intégrale parue récemment, qui prolonge les albums d’origine par quelques dessins pleines pages superbes, mais aussi par un entretien avec l’auteur donnant des clefs pour son travail et cette histoire de squelettes. Une série à découvrir, qui mérite vraiment le détour, et pour laquelle il faut prévoir d’investir du temps.

08/02/2017 (modifier)
Couverture de la série Tu sais ce qu'on raconte...
Tu sais ce qu'on raconte...

Tu sais ce qu’on raconte … C’est ça, le charme d’Angoulême, cette possibilité offerte de dénicher un album auquel je n’aurai pas même jeté un regard s’il n’avait été mis en avant par un petit éditeur sur son stand. Bon ! Le petit éditeur en question n’en est pas à son coup d’essai et j’ai déjà pu vérifier par ailleurs que Warum avait une ligne éditoriale apte à me séduire. Donc, voilà, Warum, Casanave (dont j’aime le trait frais, dépouillé et expressif), un titre en forme d’invitation (de quoi titiller ma curiosité), la possibilité de faire dédicacer l’album par les deux auteurs : tout était réuni pour que je me saisisse dudit objet. Il m’aura fallu 4 cases pour être totalement convaincu. 4 cases, pas une de plus et peut-être bien une de moins après réflexion ! 4 cases et je ne savais plus abandonner ma lecture ! Car la force de cet album réside dans sa construction narrative. Pensez ! Un secret de village dont on ne verra JAMAIS le principal protagoniste, à se demander s’il était bien là ! Un secret partagé par tous, chacun ayant sa propre vision des choses. Une narration qui ne cesse de rebondir d’un endroit à un autre sans jamais perdre son fil conducteur. Le résultat est extrêmement prenant, garde sa cohérence tout en m’offrant un récit raconté d’une manière totalement novatrice à mes yeux. Ce n’est absolument pas prise de tête, au contraire, c’est d’une simplicité enfantine… mais proche du génie ! De lecteur, je deviens voyeur, me délectant des bribes des secrets qui s’échappent de conversations de village. Qui croire, que prendre pour argent comptant, que remettre en doute ? Gilles Rochier réussit le tour de force de créer un récit inattendu en partant d’un fait divers quelconque. A force, le procédé aurait pu lasser mais ce récit a juste la bonne longueur et les cases épurées de Daniel Casanave (tout comme sa colorisation monochrome) aident au rythme de lecture en aérant le récit, en le centrant sur la narration tout en occupant l’espace. Une très belle surprise. Un objet de curiosité qui prouve qu’il y a encore moyen de faire preuve d’originalité dans le monde de la bande dessinée tout en restant accessible au plus grand nombre. Je recommande vivement ! Lisez-le, c’est le minimum.

08/02/2017 (modifier)