Monsieur Mardi-Gras Descendres

Note: 3.49/5
(3.49/5 pour 37 avis)

1999 : Prix René Goscinny. Mais où est donc tombé Victor Tourterelle? Une glissade fatale sur la petite voiture que son fils avait oublié dans la salle de bains, et le voici expédié sans transition de l'autre côté du miroir, au beau milieu d'un désert de craie, sous un ciel noir comme l'encre.


La Mort Noir et blanc Prix René Goscinny

Mais où est donc tombé Victor Tourterelle? Une glissade fatale sur la petite voiture que son fils avait oublié dans la salle de bains, et le voici expédié sans transition de l'autre côté du miroir, au beau milieu d'un désert de craie, sous un ciel noir comme l'encre. Pas un bruit, pas une âme. Seul un gros melon blafard flotte à l'horizon de cette plaine morne et glacée. De son nouvel état, Victor se réjouit d'avoir encore toute sa conscience, qui est bien plus claire que sur terre ! Mais de son corps, il ne reste que les os, aussi blêmes que la fine poudre d'étoiles qui recouvre le sol. Hagard, le trépassé n'imagine pas qu'il est à l'aube de l'aventure la plus folle qu'aucun défunt n'ait jamais tentée malgré lui, une fois débarqué dans l'autre monde.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1998
Statut histoire Série terminée (un prologue existe également) 4 tomes parus
Couverture de la série Monsieur Mardi-Gras Descendres
Les notes (37)
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18/10/2001 | Kael
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Par maelle
Note: 2/5

J'ai acheté la BD (l'intégrale) sur un coup de cœur, en flashant sur la couverture. Par contre, impossible à lire... je n'ai pas accroché du tout sur l'histoire, et je n'arrive pas à savoir pourquoi... impossible de poursuivre, j'ai du lire 1/3 de l'intégrale, avant de refermer d'ennui. Mais encore une fois, je ne sais pas pourquoi. J'accroche vraiment beaucoup au dessin mais je n'arrive pas mettre le doigt sur ce qui ne va pas dans l'histoire.. Il faudrait que je refasse une tentative, mais je manque vraiment de motivation sur ce coup! Pour moi un 2/5, car les dessins sont superbes!

10/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà pas mal de temps que j’avais envie de me plonger dans cette série, dont j’avais entendu dire pas mal de bien – même si tous les avis glanés ici ou là n’étaient pas enthousiastes ! Voilà chose faite, et je dois dire que, malgré quelques petits bémols, je suis très content de ma lecture. Pour le coup de cœur, c’est surtout le côté graphique qui m’a convaincu de le lui attribuer. En effet, le dessin est vraiment très beau, très détaillé, souvent minutieux, dans un décor mêlant le minimaliste et le grandiose (quelques accointances avec Les Cités obscures ou certains décors de MAM pour les cités nécropoles qui s’élèvent vers des cieux improbables). Liberge réussit la plupart du temps à distinguer chacun des squelettes, grâce aux rafistolages métalliques qui décorent leurs crânes (même si je concède avoir eu parfois quelques difficultés à les différencier). Bref, je suis conquis par l’univers visuel, très original, aux tons sombres, c’est superbe ! L’histoire est censée se dérouler au purgatoire. Elle se laisse apprivoiser plus difficilement que le dessin. Toujours intéressante, elle est parfois obscure. Les deux premiers tomes se laissent lire facilement, mais j’ai dû prendre mon temps pour entrer dans l’intrigue. De belles pages aérées fluidifient la lecture. A partir de la deuxième partie de la série, cela me semble s’étirer en longueur, mais c’est aussi plus dense. Beaucoup plus de dialogues, et j’avoue une lecture moins fluide, l’impression que cela aurait pu être raccourci. C’est un album riche, mais l’auteur prend le risque d’y perdre ses lecteurs. La lecture de cette série est au final bien plus exigeante pour le lecteur que l’entame ne me l’avait laissé supposer. Il faut s’accrocher à cet univers mêlant poésie, mysticisme, prophétie et dérision. J’ai lu la série dans la très belle intégrale parue récemment, qui prolonge les albums d’origine par quelques dessins pleines pages superbes, mais aussi par un entretien avec l’auteur donnant des clefs pour son travail et cette histoire de squelettes. Une série à découvrir, qui mérite vraiment le détour, et pour laquelle il faut prévoir d’investir du temps.

08/02/2017 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Avec la sortie de l'album prologue à cette série, le Facteur Cratophane, j'en ai profité pour relire l'intégrale de Monsieur Mardi-Gras Descendres avec un oeil éclairé par ce que j'avais appris dans le prologue. J'en garde une impression mitigée. L'esthétisme de cette série est très marqué. Les décors vides et désolés, ou les grandes constructions et autres spectacles irréels sont souvent superbes. De même, tous ces personnages squelettiques sont très réussis, à l'exception peut-être de leurs mains qui ressemblent plus à des gants, défaut que l'auteur corrigera par la suite dans son prologue. Les enchevêtrement fréquents de leurs corps, malgré une certaine confusion visuelle qui oblige à parfois y regarder à deux fois pour bien comprendre quel os appartient à qui, font preuve d'une réussite et d'un travail certains. Je dois avouer avoir parfois eu quelques difficultés à déchiffrer une image (notamment les décors spatiaux) : l'image reste très belle mais mon cerveau n'arrivait pas vraiment à décrypter ce qui était représenté dans ces décors. En outre, au fil des tomes, l'auteur se met à abuser un peu trop des effets de flou et de lumière qui donnent un aspect un peu trop onirique à certaines scènes. Mais tout cela tient pour moi du mystère de ce monde post-mortem qui nous est présenté là. L'ennui cependant, c'est qu'au niveau de l'histoire et de la narration, j'ai ressenti cette confusion de manière encore plus vive. J'ai suivi sans trop de difficultés le tome 1, sans toutefois ressentir de véritable passion à la lecture. Mais arrivé aux tomes 2 et 3, j'avoue avoir eu un mal fou à suivre l'action et les péripéties. Le découpage m'a semblé fouillis, les dialogues ardus à comprendre, les situations difficiles à cerner. Les lieux et personnages s'enchevêtrent de manière confuse. Les motivations des uns et des autres semblent changeants et impossibles à cerner. Et quand vient le dernier tome, plus long, qui clôt la plupart des intrigues, j'en ressors avec l'impression d'une porte qui se ferme sur une intrigue floue et trop échevelée. En outre, les clarifications qu'apportent la lecture préalable de l'album prologue soulignent les multiples incohérences et confusions du récit de cette série là. En résumé, je trouve Monsieur Mardi Gras Descendres beau visuellement, original dans son scénario et son ambiance, mais trop embrouillé et j'ai du mal à accrocher à son message tant mystique que poétique.

26/08/2004 (MAJ le 11/03/2016) (modifier)
Par Jul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

J'ai hésité... mais après réflexion non. Cette série vaut bien son 5 étoiles ET son coup de cœur. Cet univers est carrément inédit dans la BD (en tout cas moi je n'ai jamais vu ça) et ne cesse de prendre de l'envergure et de gagner en profondeur d'albums en albums. On peut s'amuser à chercher des influences : Terry Gilliam, Boucq, Druillet, l’ésotérisme, Ptiluc (pour le style de BD en quasi-bichromie avec un peuple plus ou moins identique et un fond philosophique... je vais chercher un peu loin je sais). Un peu de Ulysse 31 également (là c'est encore un peu tiré par les cheveux je le reconnais mais c'est la visite de Pluton à bord d'un voilier naviguant dans l'espace à travers les cercles des 7 pêchés capitaux qui m'a fait penser à cela. Comme les premières saisons des Chevaliers du Zodiaque avec les temples des signes du zodiaque)... Mais la recherche d'influences est finalement assez vaine tant cette série est unique en son genre et sort vraiment des sentiers battus. Les dessins sont tout bonnement hallucinants de maîtrise, la qualité allant crescendo au fur et à mesure des albums. Par contre je ne suis pas fan des têtes des squelettes mais c'est bien la seule chose qui m'a un peu déplu dans cette série et c'est une goutte d'eau derrière la magnificence des décors et de l'histoire. Le bateau qui navigue aux extrêmes limites du système solaire est un véritable voyage cosmique dans l'au-delà aux portes des limites dimensionnelles du système solaires du temps et de la mort. Un peu comme une version de "2001 l'Odyssée de l'espace" par Terry Gilliam. Ça fait rêver (ou cauchemarder c'est selon). La religion se mélange à l’ésotérisme, à l'onirisme à l'absurde et à la philosophie. L'espace, la mort, le cosmos, le rêve, les squelettes... Whaoouuu !!! De nombreuses pages sont absolument superbes. Celles de la visite de Pluton tout d'abord (Ah ce panorama lunaire, enfin plutoniaire page 58, 59 du tome 2) avec les portes des 7 pêchés capitaux... grandiose !!!). Mais aussi le grand vilain casqué dans sa tour : de superbes clairs-obscurs terriblement inventifs. Une séquence qui en impose beaucoup plus que bon nombre de séries exclusivement fantastiques ou S.F. L'arrivée du grand voilier lunaire en contre-plongée (page 44 du tome 2)... C'est très inventif dans les cadrages et les ombres, toujours recherchés et ne cédant jamais à la facilité. Chapeau ! Je ne vais pas revenir sur le scénario (excellent) mais plutôt sur les textes qui sont forts originaux. Un mélange d'argot et de langage soutenu, très littéraire, avec pas mal de mysticisme et d'ésotérisme. Tout cela ajoute énormément de complexité (et un peu de difficulté à la lecture) mais cela rend l'ensemble beaucoup plus dense et subtil. De plus Eric Liberge met tout cela en scène de manière très graphique, mélangeant des schémas ésotériques et usant de typographies dans cet esprit là. L'outil informatique est très bien utilisé et l’omniprésence de celui-ci (j'ai lu les dernières éditions) dans les couleurs et dans les textes n'est jamais en contradiction avec l'esprit "gothique" de cet univers. C'est très bien écrit et vraiment passionnant. La grande classe ! Pour ce qui est de la mise en couleur, elle alterne entre un (faux) noir et blanc et de la couleur (pâle) mais utilisée avec parcimonie. Elle vient progressivement d'albums en albums, de temps en temps (surtout dans la dimension des 7 pêchés capitaux) de manière lumineuse et vaporeuse. L'impact en est beaucoup plus fort. Le tome 4 clôt la série de manière très (mais alors très très) bavarde. Ce tome est un véritable pavé de texte, avec des dessins assez petits et très sombres (bien que d’excellente qualité et encore plus détaillés). En dehors de 2, 3 scènes plus marquantes et graphiques (le début avec Architofel et l'église, les squelettes qui ont retrouvé la mémoire et qui se rendent compte qu'ils sont morts), c'est très obscur et philosophique, les personnages prenant réellement de la profondeur et le récit devenant ultra complexe et ultra philosophique également. Ça peut vraiment rebuter mais moi j'ai tout de même lu ça avec énormément de plaisir et de passion (encore sur la lancée des 3 premiers). Un tome très ardu, interminable et verbeux mais sans compromis très noir et nihiliste. Excellent. J'ai également beaucoup aimé en vrac : - Les squelettes qui n’arrêtent pas de se bourrer la gueule avec du mercure (ou du café ?) et cela leur procure un certain effet hallucinogène de souvenirs de leur vie sur terre. Qui au final les rend plus malheureux qu'autre chose dans ce monde sans perspectives de sorties. - La jeune femme qui vient d'arriver dans le purgatoire : recueillie dans la barque des psychopompes, elle se met à vieillir avec effroi à vitesse grand V et donc à perdre ses tissus charnels. C'est une idée vraiment macabre qui fait froid dans le dos. - Tout comme ceux qui retrouvent la mémoire avec le café ( dans le tome 4 ) et qui se mettent à paniquer. C'est très noir. Je trouve très intéressant également le préface écrite par Eric Liberge au début du tome 4. Il explique son acharnement pendant ces 8 années ou cette série lui a occupé littéralement toute sa vie. Sa résistance face aux critiques des proches ("tu ne vas pas dessiner que des squelettes, cela ne marchera pas"). Il était représentant de verres en Europe de l'Est et occupait tous ses moments de temps libre à avancer sur sa BD. Le soir ou le matin à l'hôtel et même au volant de sa voiture entre 2 rendez-vous ! (J’imagine le tableau, une voiture garée dans un parking sordide sous la pluie avec le mec qui a mis sa planche sur le volant et qui dessine ses squelettes). Une leçon de volonté pour tous les (apprentis ou pas) dessinateurs qui n'arrivent pas à avancer ou à terminer leurs trucs.

17/09/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pasukare

Difficile de noter cette série tant elle a généré des impressions contrastées en moi. Le positif pour commencer : le dessin, « simple » noir et blanc dans les premiers tomes, beau et fourmillant de détails, me faisant penser à du Katsuhiro Otomo puis progressivement il glisse vers le style, tout aussi réussi, qu’on va retrouver dans « Aux heures impaires » ou « Tonnerre Rampant » (les deux autres œuvres de l’auteur que j’ai pu lire). Le lettrage également : toujours adapté à la situation, au personnage ou au ton du discours, cela rend la lecture très vivante. Sans cette qualité graphique, je ne sais pas si je serais allée au bout des 4 tomes. L’humour aussi, par ci par là quelques touches inattendues qui font sourire et allègent le ton du récit. L’univers imaginé par Liberge aussi : ce monde aux confins du système solaire, sa hiérarchie secrète, ses us et coutumes, vraiment hors normes et dépaysant. J’ai lu sans effort les 2 premiers tomes ½, jusqu’au milieu du voyage de Mardi Gras-Descendes dans les mystères des cercles de larmes et là j’ai commencé à peiner sérieusement : ça devient bavard, la narration est parfois difficile à suivre car elle abuse de formules tarabiscotées, on a l’impression qu’on ne va pas en voir le bout, ça devient très laborieux à lire, je me suis souvent trouvée en bas d’une page en me rendant compte que je n’avais pas du tout imprimé ce que je venais de lire : de grosses difficultés de concentration. Et puis ça redevient un peu plus facile sur la fin du T4, heureusement. La chute est plutôt bonne ce qui est plutôt pas mal. Au final je note 3/5, malgré tous les points positifs car j’ai vraiment peiné à mi parcours.

06/11/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Après la lecture des 4 tomes. (Superficielle pour la seconde partie du dernier tome...) Je ne comprends pas l'engouement pour cette série. Après vérification, il s'avère que beaucoup de notes positives accompagnent des avis suite à des lectures ne portant pas sur l'intégralité de la série. je ne suis pas en décalage complet avec les posteurs précédants car j'ai aimé le début de la série pour finir sur un ressenti négatif. Il y a une évolution dans le dessin et la narration au fil des tomes. Tout se densifie mais perd de l'intérêt. Je préférais le côté épuré du dessin et de l'histoire du tome 1, c'était lisible, clair et plaisant. La suite s'embellie mais devient pénible à lire. Eric Liberge démontre de belles dispositions au dessin mais l'on se repproche plus de l'illustration qu'autre chose. Mis en séquence, ces dessins sont indigestes. La narration suit le même chemin, c'est de plus en plus bavard et décousu. Il faut reconnaître que les décors et les personnages deviennent rapidement lassant. Il y avait un scénario pour faire un bon one shot ou un diptyque. A trop vouloir en faire, l'auteur semble avoir perdu la maitrise de sa série.

26/01/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

J’ai besoin d’un psy d’urgence ! J’étais joyeuse en allant chercher le joli coffret qui trône sur mes étagères depuis un moment déjà et catastrophe à peine ma lecture entamée j’ai commencé à déprimer, à la fin de l’album j’avais le moral dans les chaussettes. L’univers créé est certes joliment dessiné, Liberge est un grand dessinateur, mais toute cette profusion de squelettes et le manque de couleurs m‘ont lassée pratiquement dès les premières planches, j‘ai même eu du mal à tourner les pages tant c‘est monotone et déprimant. Le premier tome s’éternise sur l’arrivée de Descendre dans ce monde de morts, l’histoire ne démarre que sur les toutes dernières planches, en fait pratiquement là où elle aurait dû commencer, trop tard pour moi, mon enthousiasme était bien entamé. Et puis il n’y a pratiquement pas d’humour, ce qui n’arrange pas les choses. J’ai quand même feuilleté les trois autres tomes au cas où, on ne sait jamais, une scène finisse quand même par titiller ma curiosité, mais non, j’ai juste pu constater que le trait devient plus fin, le graphisme s’améliore, même s’il est déjà presque parfait dès le début et surtout ma déprime n’a fait qu’augmenter. Peut-être qu'un jour j'arriverai quand même à lire la suite, qui ma foi, me titille quand même.

05/06/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Cette série est bien étrange. Elle nous emmène dans le monde morbide de l'homme à l'état de squelette. On va vite découvrir que la vie après la mort n'est rien d'autre que la mort et la désolation. Normal me direz-vous ! Cependant, on ne sera pas au bout de nos surprises. Il m'a fallu un peu m'accrocher au début pour continuer cette aventure sur fond d'ésotérisme et de philosophie de la vie. C'est bien pensé mais ce n'est guère mon genre même si cela ne manque pas d'humour. L'absurde tient également une grande place. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour extraire un grain de café d'un corps plutôt rachitique voire inexistant ! Je n'aime pas trop ce côté là en règle générale. Cela gâche un peu le plaisir. Si on aime les armadas de squelettes, pourquoi pas ? Il faut dire que le dessin est plutôt fascinant. Il y a un côté angoissant avec ces plaines de désolation et ce ciel si noir qui rappelle le néant. C'est clair que cela nous interpelle quelque part. Par ailleurs, il y a une véritable intrigue qui se dessine au fil des tomes. Pour autant, j'ai toujours eu du mal à entrer dans cette histoire malgré des qualités objectives certaines. C'est bien beau et envoûtant mais cela ne produit pas le genre d'étincelles en moi qu'il faudrait pourtant ...

04/03/2010 (modifier)
Par AqME
Note: 4/5

Monsieur Mardi Gras Descendres fait partie de ces séries totalement atypiques, où l'on sait d'avance que le scénario sera quelque chose de nouveau et de jamais vu et lu. D'emblée, on n'est projeté dans cet univers blafard, sombre et au paysage épuré avec pour seule lumière la lune. Déjà les questions se posent, où sommes-nous ? Qui est le héros et pourquoi est-il un squelette ? S'ensuit alors un scénario éblouissant dans lequel on va de surprises en surprises. Seul point noir: la narration un peu brouillon et un scénario tellement dantesque que l'on a tendance à s'y perdre un peu. Pour les dessins, ils sont sublimes et on sent qu'il y a eu un travail de titan derrière chaque planche. Les différents personnages de l'histoire sont à chaque fois d'une finesse exquise et les décors bien qu'épurés pour les décors en "plein air" reste vraiment très bien fait en intérieur avec des assemblages divers et des tuyaux dans tous les sens. Bref, une architecture fantastique ! Une très bonne série, pas facile d'accès avec une vision différente de la mort qui pose beaucoup de questions. Je conseille tout de même pour l'ovni que représente cette série !

18/07/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 4/5

Une connaissance m’a parlé de cette bd en me disant que c’était la meilleure série qu’il ait jamais lu, il m’a cependant avoué n’avoir jamais lu le dernier de peur d’être déçu. La plupart des avis très élogieux, ci-dessous, ne concernent uniquement ces 3 premiers tomes et j’aimerais bien savoir si la fin était à la hauteur de leur espérance. Car en effet, la lecture de cette série m’a fait l’effet d’une bombe ; l’histoire et le concept uniques, un certain humour, des dialogues truculents, un travail de titan sur le dessin, le genre de série qu’on a envie de relire avant même de l’avoir terminée, bref le coup de cœur de l’année. On ne pouvait reprocher que la narration parfois un peu décousue rendant l’histoire hermétique, mais c’est bien excusable. A la fin du troisième tome, le héros a bien avancé sur le chemin de la rédemption et on espère un super final. Et là, on ne sait pas pourquoi l’auteur change complètement de direction et s’arrête au 5eme cercle de la rédemption. En bref la fin m’a déçu et elle laisse une trop grande part de mystère ; Liberge a bien expliqué la création de ce purgatoire mais a laissé inconnue l’entité par qui Pluton est devenu un enfer d’ennui ; intervention divine ? C’est dommage, sans cette fin en eau de boudin, cette série était bien partie pour faire partie de mon top 5. Je vous la conseille tout de même sans détour, c’est on ne peut plus original.

07/01/2009 (modifier)