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L'Epopée de Gilgamesh

Note: 3.57/5
(3.57/5 pour 14 avis)

Gilgamesh est le fils du roi Ludalbanga, descendant de la première dynastie des souverains d’Uruk. Il est de sang divin, “au deux-tiers dieu et pour un tiers humain”. Dieu parmi les mortels, héros parmi les rois, Gilgamesh ne connaît ni le goût de la défaite, ni ennemi à sa taille.


Avant 475 : Antiquité Gilgamesh Les prix lecteurs BDTheque 2010 Mythologie Proche et Moyen-Orient Séries hélas abandonnées

Gilgamesh est le fils du roi Ludalbanga, descendant de la première dynastie des souverains d’Uruk. Il est de sang divin, “au deux-tiers dieu et pour un tiers humain”. Dieu parmi les mortels, héros parmi les rois, Gilgamesh ne connaît ni le goût de la défaite, ni ennemi à sa taille. Recueilli par le souverain de la puissante cité de Kish à la mort de son père, le prince héritier d’Uruk est devenu le héros combattant dont le seul nom suffit à faire trembler d’effroi les hordes de barbares. Et pourtant, aujourd’hui, il sait qu’il livre son dernier combat sous la bannière de Kish : l’heure est venue pour lui de regagner Uruk et de reprendre le trône de son père ! L’épopée de Gilgamesh se découpe en trois phases : le retour de l’héritier que le trône d’Uruk et ses premiers faits d’armes (T1), ses combats héroïques qui lui attireront la colère des dieux (T2), et sa quête d’immortalité qui lui fera parcourir le pays à la recherche de l’unique survivant du déluge (T3).

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Janvier 2010
Statut histoire Série abandonnée (abandon éditeur, initialement prévue en 3 tomes) 1 tome paru
Couverture de la série L'Epopée de Gilgamesh © Soleil 2010

20/01/2010 | Pasukare
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Par Cacal69
Note: 4/5
L'avatar du posteur Cacal69

Qu'il est bon de temps en temps de re-découvrir une pépite suite à un petit rangement de bibliothèque. Cette série n'ira pas plus loin que le premier tome, mais il vaut la peine qu'on s'y arrête. L'histoire de Gilgamesh, roi d'Uruk où il aurait régné vers 2650 avant JC. Il fait aussi partie de la mythologie mésopotamienne en tant qu'un des dieux des enfers. On entre de plein fouet dans le récit, une merveille scénaristique. Limpide et brillant. Mais le véritable point fort : le dessin. Grandiose ! Je n'ai pas les mots pour dire combien c'est beau. Mille étoiles dans les yeux. J'en conseille la lecture et l'achat. Note réelle : 4,5.

22/08/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

En préambule, il se trouve que je connais Alain Brion. Mon avis sera donc emprunt de la plus grande objectivité. Que dire sur la beauté de ses planches (objectivité vous disais-je). L'homme a une technique particulière puisqu'il réalise ses planches en peignant sur plexiglas le tout aidé de l'ordinateur. Ne m'en demander pas plus je n'ai pas tout compris les explications de l'auteur. Dernier point d'importance, il semble que ce soit une mésentente entre les deux auteurs qui ait signé l'arrêt de la série. Évidement bien dommage tant cette saga annoncée possédait un potentiel important. Un scénario plutôt limpide pour une histoire confuse nous entrainant dans une contrée méconnue dans un empire qui l'est tout autant. Le tout possède tous les atouts pour plonger le lecteur en immersion totale dans ce monde un peu manichéen de bruit et de fureur. Dans ce premier tome le personnage de Gilgamesh est presque un antihéros que l'on adore détesté, imbu de lui-même, prétentieux, plus capable du pire que du meilleur , il n'est que de voir son rapport aux femmes. Malgré l'arrêt de la série, je trouve que la lecture de ce premier tome est plutôt intéressante, surement trouvable en vide grenier. Pour une découverte du mythe et la puissance évocatrice des planches il ne faut pas hésiter à fouiner dans les bacs des vendeurs d'occasion. Je ne peux que mettre quatre étoiles.

14/11/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Réécriture d’un de mes premiers avis sur un album que je viens de relire et qui mérite à mon sens davantage d’exposition. Gilgamesh est aujourd’hui bien connu des passionnés de mythologie et autres férus de grandes gestes héroïques. Ce grand roi-guerrier ayant peut-être réellement existé, figure la plus ancienne recensée au panthéon des héros mythologiques, était forcément appelé un moment ou un autre à avoir son adaptation en bande-dessinée. Histoire fondatrice (dans sa quête d’immortalité Gilgamesh était supposé rencontrer Ziusudra, dernier survivant antédiluvien), personnages égéries (la colère de Gilgamesh a pu inspirer celle d’Achille, son frère-ami Enkidu s’attribuant le rôle de catalyseur comme Patrocle, les exploits accomplis ne sont pas sans rappeler ceux d’Héraclès et Orphée) ; il y a là le terreau propice à l’écriture d’une grande aventure de fantasy. La Myth Fantasy est ce sous-genre nouveau pour raconter de façon romancée les récits mythologiques antiques, qu’ils soient scandinaves, grecques, assyro-babylonien, égyptiens, celtes, ou encore issus des Eddas ou du Mahabharata. Dans sa trilogie Siegfried, Alex Alice a tenté (brillamment) de revenir au parcours du héros mythologique dans sa forme la plus pure et essentielle, telle que l’avait définie Joseph Campbell dans son essai sur le monomythe, Le Héros aux mille et un visages, et on retrouve pas mal de cet aspect là ici, à la différence que L’Épopée de Gilgamesh se révèle beaucoup moins poétique et sans la musique entraînante de Richard Wagner. Julien Blondel en grand passionné de jeux de rôle, connaît son affaire, on le sent davantage inspiré par le film Conan de John Milius et, pourquoi pas, par sa bande originale de Basil Poledouris. À un récit plein de fureur, de soldats aux muscles hypertrophiés, de sang et de sexe, se déroulant à une époque archaïque, il lui fallait des images et des sons imprimant ce sentiment de brutalité primale, à la fois énergique et intrépide. C’est pour tout cela que je pense que ce tome unique mérite le coup d’œil. Malgré le fait qu’on n’aura jamais la partie sur le voyage initiatique du héros mésopotamien, son combat contre le monstre Humbaba (que j’imaginais bien dessiné en Lammasu), la mort d’Enkidu, la descente aux enfers ou qu’importe ce que Blondel nous réservait ; Le Trône d’Uruk possède un côté hyper immersif où le lecteur est plongé sans tour de chauffe en pleine bataille, la mise en place est bonne avec un protagoniste arrogant et suffisant qui devra par la suite apprendre l’humilité, le style n’est pas lourd et pompeux comme peuvent l’être nombre de récits heroic fantasy abusant de la narration à la troisième personne, le panthéon sumérien a été allégé pour bien coller à ce côté retour aux sources, et j’ai bien aimé l’idée de confondre en une seule entité la déesse Innana et sa prêtresse Ishtar. La BD aurait marché parce que les auteurs savent ce qu’ils font. Alain Brion est un formidable illustrateur au style immédiatement reconnaissable et qui a œuvré sur un très grand nombre de couvertures de romans SFF (Rhââ les intégrales d’Imaro et du Lion de Macédoine sans oublier Thongor ! ). Je ne saurai classifier sa technique, mais son style réaliste exécuté à l’informatique à un quelque chose de très illustratif auquel je ne suis pas fan d’habitude en bande-dessinée. Néanmoins ici cela passe formidablement bien, les plans sont larges et renforce le côté contemplatif de certaines scènes, tout en gardant de la fluidité et la sensation de lire une BD et non pas un truc figé qui vous laisse froid. Et je crois que c’est le gros point fort de cet artiste : ses couleurs très variées assorties aux différents lieux, ses ambiances où il suffit parfois d’une seule case, le côté généreux de l’artiste qui en met plein la vue au lecteur jamais rassasié, ses inspirations fantasmagoriques qu’on pourrait penser issues de l’imaginaire Warhammer ou de Frank Frazetta (les taureaux qui tirent le char de Gilgamesh, les ours de guerre) ; tout cela fait de Brion un dessinateur prédisposé à ce genre d’histoire. Alors n’étant pas dans le secret des dieux, je ne sais pour quelle raison la série a été arrêtée (probablement les ventes…), mais c’est certainement la série fantasy sur laquelle on aura le plus de regret de ne pas avoir eu la suite. En tout cas Alain Brion n’en tiendra pas rigueur à Soleil puisqu’il dessine maintenant un autre grand espoir de la fantasy, cette fois arthurien avec Excalibur - Chroniques. Julien Blondel poursuit lui son bonhomme de chemin puisqu’il est le scénariste principal de mon plus gros coup de cœur bd fantasy de ces dernières années : Elric (Glénat). « L’Histoire commence à Sumer ». Samuel Noah Kramer.

15/09/2011 (MAJ le 08/02/2017) (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Quand j'ai vu cet album, j'en ai été ravi, d'abord parce que la légende de Gilgamesh est fascinante et qu'elle méritait une version BD, surtout qu'elle n'a jamais attiré Hollywood, même dans les années 60 où ils faisaient beaucoup de fresques bibliques. Les autres raisons de mon ravissement, c'est mon intérêt pour les anciens peuples mésopotamiens dont on sait si peu de choses malgré l'archéologie moderne, c'est si loin avant J.C... Enfin, l'intérêt principal, c'est bien-sûr le traitement graphique qui est tout simplement somptueux ; ce rendu visuel que je peux qualifier de gouache informatisée, est une vraie splendeur aussi bien dans l'aspect farouche de certaines séquences, que dans les visages de femmes et les détails d'architecture, le tout aidé par une belle colorisation. De plus, ce visuel colle parfaitement à la légende de Gilgamesh qui est bien respectée par le scénariste, mais on n'en voit hélas qu'une petite partie, la série étant une fois de plus jetée aux orties par Soleil ; car Gilgamesh connaît bien des épreuves qui ne seront donc pas montrées dans cet album qui n'aura pas de suite, et que j'ai vu dans plusieurs vide-greniers vendu à un prix sacrifié. D'un autre côté, je m'explique un peu pourquoi ce récit a été abandonné : il est très ambitieux, et le sujet biblique n'est plus très à la mode de nos jours. C'est quand même lamentable de voir un tel manque de respect envers des lecteurs. J'ai mis l'option d'achat, parce que c'est tellement beau que si vous avez la chance de choper l'album en vide-grenier comme moi, à 3 euros, ça vaut le coup...

23/06/2014 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Je suis assez d’accord avec les autres avis. Le rendu visuel est époustouflant. Brion, que j’avais repéré pour Les Insurgés d'Edaleth, est au sommet de sa forme. Les amateurs de fantasy se doivent de découvrir son travail. Côté scénar, c’est très solide et fidèle à la légende de Gilgamesh. Je pressentais la série culte… et patatras Soleil décide d’abandonner la série. C’est difficile de comprendre ce choix au vu de la qualité de ce premier tome. J’en conseille la lecture mais évidemment pas l’achat. Un énorme gâchis signé Soleil !

24/08/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Pasukare

Un 4/5 bien mérité pour ce premier opus au dessin époustouflant. Julien Blondel au scénario et Alain Brion au dessin nous offrent ici un petit bijou du 9ème art. Une œuvre aussi flamboyante que son héros. Non seulement on prend une véritable claque visuelle avec les fresques guerrières, les couleurs lumineuses, le rendu parfait de la barbarie des hommes, de la sensualité des femmes et de la fourberie des deux, mais en plus l'histoire est très bien racontée, bavarde juste comme il faut avec un dessin qui la plupart du temps se suffit à lui même et dans lequel on plonge avec délice. Fidèle au mythe (semble-t-il, puisque je ne le connaissais pas en détail avant d'entamer ma lecture), le scénario ne tombe pas dans le piège de la linéarité absolue et scolaire grâce à quelques flash-backs au début du récit. Par la suite on reste dans une progression chronologique mais les auteurs ont su insuffler de la passion à leur œuvre, ils ne font pas dans la demi-mesure et leurs héros non plus : violence, trahisons, amour, haine, vengeance, il n'y a de la place que pour les forts caractères et tous ces ingrédients mènent le lecteur par le bout du nez jusqu'à la dernière page qui, bien évidemment, arrive beaucoup trop vite. On a même droit en fin d'album à une carte de la région à l'époque pour nous permettre de nous situer géographiquement et une description succincte mais pas inutile des hommes, femmes, dieux et déesses rencontrés au fil des pages. Que demander de plus ? Et bien… La suite !!! Si j'avais un seul reproche à faire, je dirais que le revirement de personnalité de Gilgamesh à l'issue de son combat contre Enkidu, son double façonné et envoyé par la déesse Aruru pour lui remettre les idées en place, est un peu trop rapide et spectaculaire. Il aurait été nettement plus crédible s'il ne s'était pas produit si vite. Soleil a déjà tenté et abandonné une série inspirée du même personnage mais orientée science-fiction (Gilgamesh (Soleil)), mais là c'est du sérieux et je prends le pari que cette nouvelle tentative sera couronnée de succès, elle le mérite vraiment. Apparemment trois tomes sont prévus (on pourrait en réclamer le double), je leur réserve déjà une place de choix sur mes étagères ! Je viens d'apprendre que la série est abandonnée, je suis dégoutée, je ne change pas ma note car j'estime toujours autant le tome 1 mais je ne peux que passer mon option d'achat à "non"... Il faudra qu'on m'explique les mystères de l'édition...

20/01/2010 (MAJ le 16/09/2011) (modifier)
Par Ems
Note: 1/5

Après la lecture du premier tome. Visuellement c'est superbe, il n'y a rien à reprocher à Brion. La surprise vient du scénario. Il est bien amené, la lecture est plaisante grâce à une bonne narration et un équilibre global. C'est la meilleure BD de Soleil que je lis depuis bien longtemps. Il faudra conserver la même qualité sur les 3 tomes, les ingrédients semblent être réunis pour faire une belle série. 09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 4 à 1. Je ne comprendrai jamais la ligne éditoriale de Soleil...

26/03/2010 (MAJ le 09/06/2011) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je ne connaissais que très vaguement la saga de Gilgamesh et je m'estime plutôt heureux de la découvrir pour de bon par le biais de cette bande dessinée qui est de bon niveau. Le graphisme est assez impressionnant de travail. Il s'agit de peinture assistée par ordinateur et chaque planche est une belle fresque. D'ordinaire je trouve ce style de graphisme un peu indigeste voire même kitsch, mais je reconnais ici sa qualité et sa lisibilité. J'ai surtout apprécié la recherche de crédibilité historique avec des paysages, des constructions et des vêtements qui paraissent bien correspondre à ce à quoi devait ressembler la civilisation sumérienne, l'une des toutes premières civilisations au sortir de la préhistoire. Même si ce n'est pas tout à fait à mon genre de dessin, il n'en demeure pas moins que c'est beau et probablement réaliste. L'adaptation du mythe de Gilgamesh est claire et agréable à lire. L'entrée en matière est un tout petit peu abrupte. Entre autres, je me suis demandé pourquoi tout le monde disait le personnage principal fils d'un dieu et doté d'une force divine. J'ai dû accepter ce fait sans me poser trop de questions. Néanmoins, les choses s'expliquent au fur et à mesure et j'ai apprécié le petit lexique des personnages en fin d'album. L'intrigue est bien menée et m'a permis de découvrir ce qui n'est pour le moment que le début de l'épopée de Gilgamesh. C'est intéressant... disons instructif. Le récit n'est cependant pas des plus originaux et palpitants pour un lecteur moderne gavé de fantasy et de récits d'aventures et de magie. J'ai pris plaisir à le lire mais je ne suis pas plus motivé que ça à l'idée de lire la suite, si ce n'est pas curiosité ou pour le divertissement. Or je viens d'apprendre que de suite, il n'y en aura pas puisque Soleil, comme à son habitude, a décidé d'arrêter cette série pour des raisons commerciales et au mépris de ses lecteurs. Donc tant pis pour mon conseil d'achat...

02/02/2010 (MAJ le 08/06/2011) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Je serais moins enthousiasme que les autres avis. Certes, le scénario est bien mené, quoique j'ai eu un peu de difficulté à rentrer dans l'histoire car le début n'est pas très clair, mais il est aussi un peu quelconque. Il manque d'originalité et ne contient peu de surprise. Il est tout de même divertissant et facile à lire après qu'on a compris la situation et qui est Gilgamesh. Le dessin est magnifique et contribue fortement à l'intérêt du récit. Il est très dynamique et les paysages sont des bijoux pour les yeux. J'ai un petit problème toutefois avec les visages des personnages. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je les trouve parfois un peu inexpressif.

27/01/2011 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5

Ce n’est pas le style de dessin que je préfère mais il faut admettre que c’est excellent. Certaines planches sont dignes des meilleurs artistes peintres. Les paysages sont somptueux. Pour le scénario c’est classique et sans grandes surprises : Gilgamesh mi-homme, mi-dieu part à la conquête de son royaume volé lors du décès de son père. C’est clair, linéaire et limpide. C’est un chouette album dont la lecture est prenante du début à la fin.

07/04/2010 (modifier)