Pas mieux que Mac Arthur, un premier tome plaisant mais qui m’a peu emporté.
D’un point de vue graphique, je trouve le trait de Créty un peu impersonnel mais il propose une réalisation solide, une mise en page fluide et classique.
Bref pas subjugué mais ça se lit bien.
En fait, il en va de même pour l’histoire, j’ai passé un bon moment mais jamais je n’ai eu le whaou. Ce n’est qu’un tome introductif, présentation des personnages et des enjeux mais ces derniers ne m’ont pas interpellés plus que de raison. Le scénariste déroule avec pas mal de stéréotypes dans les caractères, et la fin lorgne ouvertement vers la série B, ce western vire vers le fantastique et le récit de survival.
J’avoue que je suis un peu dubitatif sur l’orientation du scénario, j’aime le western et le fantastique mais l’association des genres m’a rarement convaincu, il va falloir le petit plus pour me combler.
Je me méfie donc un peu, je sens que ça va pas trop être ma came. Par contre, je ne déconseillerai pas aux amateurs de Lune d’argent sur Providence ou Ulysse 1781.
Après deux lectures très enthousiasmantes de l'auteur, je n'ai pas hésité à prendre un nouveau tome (Florida est aussi à côté de mon lit) de Jean Dytar. Et la lecture fut clairement moins enthousiaste, pour le coup.
La BD est un partenariat avec le musée du Louvre et c'est assez net qu'on veut rester dans le musée tout du long. Le message est sympathique sur les tableaux que personne ne regarde dans un musée déjà bien chargé, mais je trouve que le récit oscille entre plusieurs idées pas forcément suffisamment développées. C'est surtout la question de la célébrité qui est évoquée, avec plusieurs aspects, mais je trouve que ça oscille entre la question d'être visible, le poids de la notoriété, les hasards qui la provoquent et la question de l'art. Sauf que la révolution des tableaux de l'ombre n'a pas lieu, qu'on semble montrer les tableaux célèbres comme une élite fermée qui n'aime pas les nouveaux, le tout dans une sorte de lutte des classes subie. Je n'ai pas réellement compris ce que l'auteur voulait développer et j'ai surtout l'impression qu'il voulait caser pas mal de références picturales, des espaces du musée et des personnages de tableaux célèbres pour explorer ce Louvre.
Le reste est plutôt bon, j'ai bien apprécié les discussions et échanges entre tableaux, les références m'ont parlé (mais encore faut-il connaitre tout ces tableaux) et le dessin est un très bel hommage à ces peintures, notamment Arcimboldo qui voit un de ses portraits s'animer, une certaine prouesse visuelle !
La lecture est plaisante et se fait d'une traite, mais je trouve qu'au sortir ça reste moins notable que les autres BD que j'ai lues de l'auteur. Il manque un je-ne-sais-quoi, peut-être plus prononcé et développé sur le fond, pour réussir à vraiment sortir de l'ordinaire. Pour ma part, c'est du moyen.
Joe Frazier est un champion de boxe qui, aux yeux du grand public, est resté majoritairement dans l'ombre de Mohamed Ali. Je connaissais son nom sans avoir aucune idée de qui était l'homme.
Cette BD nous fait découvrir sa vie de son enfance dans les champs de coton de Caroline du Sud jusqu'à son premier grand combat contre Ali, même si on a aussi quelques pages pour nous indiquer ce qu'il se passe après. On y découvre un homme qui a subi la ségrégation raciale et la domination blanche dans son sud des Etats-Unis natal, un enfant décidé à savoir se battre dès son plus jeune âge, et un jeune homme qui a dû migrer vers le nord des USA et y trouver une place d'abord d'ouvrier avant de se lancer pour de bon dans la boxe. On découvre surtout sa longue et complexe relation avec Mohamed Ali, faite de rivalité, d'une étrange forme de camaraderie, et aussi d'un pur conflit politique, l'un étant la figure de proue d'une position politique musulmane et résolument antiblancs tandis que l'autre se veut champion de tous les américains, blancs comme noirs. Et étonnamment, ce n'est pas le grand champion Mohamed Ali qui a le bon rôle ici mais bien Frazier qui est présenté comme bien plus modéré, plus sage et respectueux. C'est même l'inverse : Mohamed Ali est présenté comme purement insultant et injuste envers son rival. Un vrai connard. Et la BD présente cela de manière assez floue, parfois comme une tactique voulue par les deux boxeurs pour faire monter la pression médiatique et l'enjeu de leur combat, et d'autre fois comme une attaque pleine de haine de la part de Mohamed Ali. Je ne m'y connais pas assez pour savoir ce qu'il en est réellement, mais toujours est-il que l'image de Mohamed Ali est sacrément amochée dans cet album.
Tout n'est pas toujours clair dans cette BD. Graphiquement, déjà, les visages sont un peu changeants et il est parfois difficile de reconnaitre Frazier lui-même, notamment dans son passage entre l'adolescence et l'âge adulte où il semble changer assez radicalement. Puis ensuite quand on ne connait pas bien le contexte politique du combat des noirs à l'époque, et notamment l'influence des Black Muslims, c'est assez compliqué de comprendre la mésentente entre les partisans d'Ali et ceux de Frazier.
Mais malgré ces menus défauts, cette BD m'a appris pas mal de choses et m'a véritablement fait découvrir le personnage de Joe Frazier que j'ai trouvé intéressant et finalement même assez attachant. Elle donne en tout cas nettement l'envie de le soutenir lors de son premier et plus beau combat contre Mohamed Ali.
Je ne suis vraiment pas le public cible pour cette série. Même si j'ai eu un cochon d'Inde dans mon enfance, je suis assez réservé sur les animaux de compagnie. Je les trouve bien plus à leur place dans la nature surtout en appartement. Toutefois Miss Pricky délaisse son abominable Adèle pour un gentil César un peu philosophe sous sa fourrure grise.
Le tome 1 pose l'ambiance de cette bande de petits rongeurs dans un petit esprit mythe de la caverne assez original. Si le stéréotype de chaque cobaye de la bande est assez convenu, cela donne tout de même des dialogues d'un bon niveau avec des idées amusantes. Le rythme est bien soutenu et je ne me suis pas ennuyé à suivre les états d'âme de César. Le récit se termine par quelques planches documentaires sur les cobayes assez instructives.
De plus il y a un petit potentiel d'éducation pour les enfants afin de montrer qu'un animal vivant n'est pas une peluche. Ce n'est pas exploité dans le T1 mais il serait bon que les autres tomes travaillent cette thématique.
Le graphisme de Miss Pricky est assez simple et doit convenir à un jeune lectorat. Toutefois je regrette des décors succincts et une coloration trop basique.
Une série qui plaira sûrement aux jeunes propriétaires de ces petits rongeurs.
Je sors un peu déçu d'une lecture qui m'avait été recommandée par mon bibliothécaire.
Je trouve que ce polar est trop déséquilibré vers le côté psy larmoyant de l'équipe d'inspecteur-trice qui mène l'enquête.
D'enquête, il n'y en a d'ailleurs pratiquement pas. Un suspect appréhendé par hasard, une séance d'interrogatoire loufoque et une conclusion où le couple de policiers miraculés sont menés à la conclusion par des criminels bien maladroits.
On reste dans une atmosphère de déprime du début à la fin et on ne peut même pas dire que c'est vraiment noir avec cette fin en simili happy end.
De même je n'ai pas vraiment accroché au graphisme que je trouve très numérique et figé. Les brutes ont tous le même rictus dans une façon assez Comics. Une atmosphère de rue sans personne qui rappelle l'époque Covid et une mise en couleur assez terne ont fini par tuer mon plaisir de lecture.
Une lecture moyenne à mon goût. 2.5
Un album de la collection Selen qui se laisse lire. Il est composé de plusieurs histoires indépendantes, c'est plutôt soft, cela met en scène différentes lubies sexuelles et n'est pas dénué d'humour. Par exemple dans une des histoires, un couple se fait arrêter en voiture par un duo de policiers. La femme a pris auparavant un repas qui l'a mis en bonne disposition et visiblement les policiers sont au courant de l'effet de ce restaurant. Pendant que l'un des policiers occupe le conjoint, l'autre s'occupe de sa femme. Le dessin de Giuseppe Manunta est correct, les proportions sont parfois étranges mais la colorisation est pas mal.
Oui, c’est plutôt bon, c’est même très bien, je n’ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit de positif jusqu’à maintenant : l’époque crépusculaire pour les cowboys, l’atmosphère à la Sykes, etc. Après ce n’est pas spécialement ma tasse de thé cette tonalité où tout est noir de chez noir. D’autant qu’à un moment tout part en sucette et ça vire à la tuerie générale. Je comprends les intentions de l’auteur mais j’ai trouvé que ça faisait un peu rushé niveau rythme, du coup je n’ai pas eu le temps de vraiment m’attacher aux personnages.
Je voulais surtout lire une histoire entière de Paul Gastine que j’ai pu entrapercevoir dans l’album choral Go West Young Man. Bah je n’ai pas été déçu, c’est magnifique. J’aimerais bien le revoir dans une série d’un autre genre désormais.
Je recommande pour ceux qui aiment les westerns de vieux briscards type Impitoyable ou Open Range.
Je suis allée le prendre en bibli suite a l’avis positif dans les avis d’une autre bd que j’avais adorée, La Parenthèse… "Pilules bleues" est bien mais ne m’a pas du tout autant touché.
La maladie est ici racontée d’un Pdv extérieur puisque c’est l’amoureux et beau père qui raconte la malade d’une femme et son petit garçon, c’est peut être pour ça que ça m’a moins touché.
Certains passages plus imaginaires ou surréalistes comme celui où il parle avec un mammouth m’ont fait sauté quelques pages.
Le dessin noir et blanc est très bien dans le traitement des visages, pour le reste c’est joli sans plus,
Je recommande quand même mais ce n’est pas le bd du mois à mon goût.
La dernière série d'Adachi parue en France que je n'avais pas lue.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série de cet auteur. Il faut dire que plusieurs titres anciens ne sont toujours pas traduits et qu'il écrit la même série depuis une bonne dizaine d'année. Comme d'habitude avec cet auteur, il y a des qualités dans le scénario et son dessin est plaisant à regarder, mais c'est clairement pas son meilleur titre.
Le problème a bien été développé dans l'avis d'Altair. Cela ressemble trop au chef d'œuvre d'Adachi, 'Touch' et tout est en moins bien, Le pire s'est qu'ensuite il va faire d'autres comédies romantiques avec pour thème le baseball et au moins une fois il va faire une série meilleur que H2 ('Cross Game''). En fait, pour moi cette série marque un tournant dans la carrière d'Adachi. Lorsque je regarde sa bibliographie en ordre chronologique de la parution de ses œuvres au Japon, je vois que tous mes titres préférés de lui date d'avant H2 et ce qu'il a fait après cette série me semble moyen à l'exception de ''Cross Game''.
Adachi reprends les mêmes thèmes, les mêmes personnages, les mêmes types de gags.....Cela se laisse lire sans problème vu que l'auteur est talentueux (quoiqu'ici vu le nombre de tomes je me suis parfois demandé si je voulais vraiment continuer ou non), mais au bout d'un moment cela devient lassant et il faut mieux lire ses meilleurs œuvres (les trois cités dans l'avis d'Altair). Pour moi cette série marque le début du déclin pour Adachi qui se met en mode pilote automatique et se contente de recycler ce qui a fait son succès dans les années 80.
Un petit thriller familial au scénario simple, parfois drôle, juste assez efficace pour pousser la lecture jusqu'au dénouement final. C'est plutot le formalisme résolument moderne de l'oeuvre qui m'a séduit. Rien que pour cela, je recommande cette lecture à tous les bédéphiles curieux.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Nephilims
Pas mieux que Mac Arthur, un premier tome plaisant mais qui m’a peu emporté. D’un point de vue graphique, je trouve le trait de Créty un peu impersonnel mais il propose une réalisation solide, une mise en page fluide et classique. Bref pas subjugué mais ça se lit bien. En fait, il en va de même pour l’histoire, j’ai passé un bon moment mais jamais je n’ai eu le whaou. Ce n’est qu’un tome introductif, présentation des personnages et des enjeux mais ces derniers ne m’ont pas interpellés plus que de raison. Le scénariste déroule avec pas mal de stéréotypes dans les caractères, et la fin lorgne ouvertement vers la série B, ce western vire vers le fantastique et le récit de survival. J’avoue que je suis un peu dubitatif sur l’orientation du scénario, j’aime le western et le fantastique mais l’association des genres m’a rarement convaincu, il va falloir le petit plus pour me combler. Je me méfie donc un peu, je sens que ça va pas trop être ma came. Par contre, je ne déconseillerai pas aux amateurs de Lune d’argent sur Providence ou Ulysse 1781.
Les Tableaux de l'ombre
Après deux lectures très enthousiasmantes de l'auteur, je n'ai pas hésité à prendre un nouveau tome (Florida est aussi à côté de mon lit) de Jean Dytar. Et la lecture fut clairement moins enthousiaste, pour le coup. La BD est un partenariat avec le musée du Louvre et c'est assez net qu'on veut rester dans le musée tout du long. Le message est sympathique sur les tableaux que personne ne regarde dans un musée déjà bien chargé, mais je trouve que le récit oscille entre plusieurs idées pas forcément suffisamment développées. C'est surtout la question de la célébrité qui est évoquée, avec plusieurs aspects, mais je trouve que ça oscille entre la question d'être visible, le poids de la notoriété, les hasards qui la provoquent et la question de l'art. Sauf que la révolution des tableaux de l'ombre n'a pas lieu, qu'on semble montrer les tableaux célèbres comme une élite fermée qui n'aime pas les nouveaux, le tout dans une sorte de lutte des classes subie. Je n'ai pas réellement compris ce que l'auteur voulait développer et j'ai surtout l'impression qu'il voulait caser pas mal de références picturales, des espaces du musée et des personnages de tableaux célèbres pour explorer ce Louvre. Le reste est plutôt bon, j'ai bien apprécié les discussions et échanges entre tableaux, les références m'ont parlé (mais encore faut-il connaitre tout ces tableaux) et le dessin est un très bel hommage à ces peintures, notamment Arcimboldo qui voit un de ses portraits s'animer, une certaine prouesse visuelle ! La lecture est plaisante et se fait d'une traite, mais je trouve qu'au sortir ça reste moins notable que les autres BD que j'ai lues de l'auteur. Il manque un je-ne-sais-quoi, peut-être plus prononcé et développé sur le fond, pour réussir à vraiment sortir de l'ordinaire. Pour ma part, c'est du moyen.
Le Combat du siècle
Joe Frazier est un champion de boxe qui, aux yeux du grand public, est resté majoritairement dans l'ombre de Mohamed Ali. Je connaissais son nom sans avoir aucune idée de qui était l'homme. Cette BD nous fait découvrir sa vie de son enfance dans les champs de coton de Caroline du Sud jusqu'à son premier grand combat contre Ali, même si on a aussi quelques pages pour nous indiquer ce qu'il se passe après. On y découvre un homme qui a subi la ségrégation raciale et la domination blanche dans son sud des Etats-Unis natal, un enfant décidé à savoir se battre dès son plus jeune âge, et un jeune homme qui a dû migrer vers le nord des USA et y trouver une place d'abord d'ouvrier avant de se lancer pour de bon dans la boxe. On découvre surtout sa longue et complexe relation avec Mohamed Ali, faite de rivalité, d'une étrange forme de camaraderie, et aussi d'un pur conflit politique, l'un étant la figure de proue d'une position politique musulmane et résolument antiblancs tandis que l'autre se veut champion de tous les américains, blancs comme noirs. Et étonnamment, ce n'est pas le grand champion Mohamed Ali qui a le bon rôle ici mais bien Frazier qui est présenté comme bien plus modéré, plus sage et respectueux. C'est même l'inverse : Mohamed Ali est présenté comme purement insultant et injuste envers son rival. Un vrai connard. Et la BD présente cela de manière assez floue, parfois comme une tactique voulue par les deux boxeurs pour faire monter la pression médiatique et l'enjeu de leur combat, et d'autre fois comme une attaque pleine de haine de la part de Mohamed Ali. Je ne m'y connais pas assez pour savoir ce qu'il en est réellement, mais toujours est-il que l'image de Mohamed Ali est sacrément amochée dans cet album. Tout n'est pas toujours clair dans cette BD. Graphiquement, déjà, les visages sont un peu changeants et il est parfois difficile de reconnaitre Frazier lui-même, notamment dans son passage entre l'adolescence et l'âge adulte où il semble changer assez radicalement. Puis ensuite quand on ne connait pas bien le contexte politique du combat des noirs à l'époque, et notamment l'influence des Black Muslims, c'est assez compliqué de comprendre la mésentente entre les partisans d'Ali et ceux de Frazier. Mais malgré ces menus défauts, cette BD m'a appris pas mal de choses et m'a véritablement fait découvrir le personnage de Joe Frazier que j'ai trouvé intéressant et finalement même assez attachant. Elle donne en tout cas nettement l'envie de le soutenir lors de son premier et plus beau combat contre Mohamed Ali.
Les Cochons dingues
Je ne suis vraiment pas le public cible pour cette série. Même si j'ai eu un cochon d'Inde dans mon enfance, je suis assez réservé sur les animaux de compagnie. Je les trouve bien plus à leur place dans la nature surtout en appartement. Toutefois Miss Pricky délaisse son abominable Adèle pour un gentil César un peu philosophe sous sa fourrure grise. Le tome 1 pose l'ambiance de cette bande de petits rongeurs dans un petit esprit mythe de la caverne assez original. Si le stéréotype de chaque cobaye de la bande est assez convenu, cela donne tout de même des dialogues d'un bon niveau avec des idées amusantes. Le rythme est bien soutenu et je ne me suis pas ennuyé à suivre les états d'âme de César. Le récit se termine par quelques planches documentaires sur les cobayes assez instructives. De plus il y a un petit potentiel d'éducation pour les enfants afin de montrer qu'un animal vivant n'est pas une peluche. Ce n'est pas exploité dans le T1 mais il serait bon que les autres tomes travaillent cette thématique. Le graphisme de Miss Pricky est assez simple et doit convenir à un jeune lectorat. Toutefois je regrette des décors succincts et une coloration trop basique. Une série qui plaira sûrement aux jeunes propriétaires de ces petits rongeurs.
Ceux qui brûlent
Je sors un peu déçu d'une lecture qui m'avait été recommandée par mon bibliothécaire. Je trouve que ce polar est trop déséquilibré vers le côté psy larmoyant de l'équipe d'inspecteur-trice qui mène l'enquête. D'enquête, il n'y en a d'ailleurs pratiquement pas. Un suspect appréhendé par hasard, une séance d'interrogatoire loufoque et une conclusion où le couple de policiers miraculés sont menés à la conclusion par des criminels bien maladroits. On reste dans une atmosphère de déprime du début à la fin et on ne peut même pas dire que c'est vraiment noir avec cette fin en simili happy end. De même je n'ai pas vraiment accroché au graphisme que je trouve très numérique et figé. Les brutes ont tous le même rictus dans une façon assez Comics. Une atmosphère de rue sans personne qui rappelle l'époque Covid et une mise en couleur assez terne ont fini par tuer mon plaisir de lecture. Une lecture moyenne à mon goût. 2.5
Contrôle de peau lisse
Un album de la collection Selen qui se laisse lire. Il est composé de plusieurs histoires indépendantes, c'est plutôt soft, cela met en scène différentes lubies sexuelles et n'est pas dénué d'humour. Par exemple dans une des histoires, un couple se fait arrêter en voiture par un duo de policiers. La femme a pris auparavant un repas qui l'a mis en bonne disposition et visiblement les policiers sont au courant de l'effet de ce restaurant. Pendant que l'un des policiers occupe le conjoint, l'autre s'occupe de sa femme. Le dessin de Giuseppe Manunta est correct, les proportions sont parfois étranges mais la colorisation est pas mal.
Jusqu'au dernier
Oui, c’est plutôt bon, c’est même très bien, je n’ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit de positif jusqu’à maintenant : l’époque crépusculaire pour les cowboys, l’atmosphère à la Sykes, etc. Après ce n’est pas spécialement ma tasse de thé cette tonalité où tout est noir de chez noir. D’autant qu’à un moment tout part en sucette et ça vire à la tuerie générale. Je comprends les intentions de l’auteur mais j’ai trouvé que ça faisait un peu rushé niveau rythme, du coup je n’ai pas eu le temps de vraiment m’attacher aux personnages. Je voulais surtout lire une histoire entière de Paul Gastine que j’ai pu entrapercevoir dans l’album choral Go West Young Man. Bah je n’ai pas été déçu, c’est magnifique. J’aimerais bien le revoir dans une série d’un autre genre désormais. Je recommande pour ceux qui aiment les westerns de vieux briscards type Impitoyable ou Open Range.
Pilules bleues
Je suis allée le prendre en bibli suite a l’avis positif dans les avis d’une autre bd que j’avais adorée, La Parenthèse… "Pilules bleues" est bien mais ne m’a pas du tout autant touché. La maladie est ici racontée d’un Pdv extérieur puisque c’est l’amoureux et beau père qui raconte la malade d’une femme et son petit garçon, c’est peut être pour ça que ça m’a moins touché. Certains passages plus imaginaires ou surréalistes comme celui où il parle avec un mammouth m’ont fait sauté quelques pages. Le dessin noir et blanc est très bien dans le traitement des visages, pour le reste c’est joli sans plus, Je recommande quand même mais ce n’est pas le bd du mois à mon goût.
H2
La dernière série d'Adachi parue en France que je n'avais pas lue. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série de cet auteur. Il faut dire que plusieurs titres anciens ne sont toujours pas traduits et qu'il écrit la même série depuis une bonne dizaine d'année. Comme d'habitude avec cet auteur, il y a des qualités dans le scénario et son dessin est plaisant à regarder, mais c'est clairement pas son meilleur titre. Le problème a bien été développé dans l'avis d'Altair. Cela ressemble trop au chef d'œuvre d'Adachi, 'Touch' et tout est en moins bien, Le pire s'est qu'ensuite il va faire d'autres comédies romantiques avec pour thème le baseball et au moins une fois il va faire une série meilleur que H2 ('Cross Game''). En fait, pour moi cette série marque un tournant dans la carrière d'Adachi. Lorsque je regarde sa bibliographie en ordre chronologique de la parution de ses œuvres au Japon, je vois que tous mes titres préférés de lui date d'avant H2 et ce qu'il a fait après cette série me semble moyen à l'exception de ''Cross Game''. Adachi reprends les mêmes thèmes, les mêmes personnages, les mêmes types de gags.....Cela se laisse lire sans problème vu que l'auteur est talentueux (quoiqu'ici vu le nombre de tomes je me suis parfois demandé si je voulais vraiment continuer ou non), mais au bout d'un moment cela devient lassant et il faut mieux lire ses meilleurs œuvres (les trois cités dans l'avis d'Altair). Pour moi cette série marque le début du déclin pour Adachi qui se met en mode pilote automatique et se contente de recycler ce qui a fait son succès dans les années 80.
La Couleur des choses
Un petit thriller familial au scénario simple, parfois drôle, juste assez efficace pour pousser la lecture jusqu'au dénouement final. C'est plutot le formalisme résolument moderne de l'oeuvre qui m'a séduit. Rien que pour cela, je recommande cette lecture à tous les bédéphiles curieux.