Les derniers avis (49043 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Retour de la Bondrée
Le Retour de la Bondrée

Sympathique et agréable lecture, posée mais qui ne décolle pas beaucoup plus que le postulat de base. La BD commence sur un accident de train et poursuit comme une métaphore du deuil, en tout cas c'est comme ça que je l'ai compris. Mais le postulat exploite une seule histoire, la relation qu'il tisse avec la jeune fille qu'il rencontre, et cette histoire m'a semblé trop simple (j'ai vu la fin venir très vite). Je trouve que la BD manque de plusieurs choses, entre autre la question du couple, survolée à mon sens, le lien qu'il entretient avec cette librairie finalement (poids qu'il traine ou cadeau qu'il perd ?). Plusieurs choses sont balayées un peu trop vite à mon gout et j'aurais aimé plus. Mais si j'ai voulu plus, c'est que j'ai accroché à ce qui est proposé. Le parallèle entre les deux accidents, les deuils de plusieurs choses qui interviennent et la mise en dialogue de ses soucis est plutôt bien menée. C'est touchant, certes, mais j'aurais voulu que ça le soit plus. Par contre le dessin m'a beaucoup plu et je n'avais pas noté que j'avais déjà lu des histoires de l'auteur. Il a su faire preuve de renouvellement sur le dessin et ça fait plaisir à lire.

16/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Attraction
Attraction

Centrée sur une rencontre entre les humains et une race extraterrestre, cette histoire a d'étranges parfums de SF de gare à l'ancienne. J'y ai apprécié plusieurs choses. Déjà le fait que ce soit de la SF débridée, qui ose imaginer une civilisation extraterrestre aux capacités incroyables et qui raconte pour de bon la découverte de celle-ci par les humains. Beaucoup d'auteurs de SF trouvent trop kitsch une telle idée et préfèrent rester dans le mystère et la surfaces des choses, laissant aux lecteurs le soin d'imaginer par eux-mêmes ce qu'il pourrait en être ; ce n'est pas le cas ici. Et autre qualité que j'ai appréciée avec cet album, c'est qu'en une grosse centaine de pages, il offre une histoire complète et assez dense, ne créant pas la frustration d'une histoire à suivre dont la conclusion pourrait se faire autant attendre que décevoir. Par contre, j'ai été rebuté par le manichéisme appuyé de la mise en scène. Racisme, xénophobie, harcèlement viril de celui qui n'est pas dans la norme, l'intrigue insiste trop sur la bêtise humaine et rend la majorité des personnages secondaires humains purement détestables. Quant à la romance qui se noue dans cette histoire, elle parait aussi abrupte que peu crédible. Elle va trop vite, elle est difficile à croire et on la sent cousue de fil blanc. Et au final, j'ai moi aussi ressenti l'aspect kitsch de cette histoire de rencontre du troisième type et d'amour interracial. Même si sa conclusion n'est pas mauvaise, ce n'est pas de la grande science-fiction malheureusement.

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Lutte majeure
Lutte majeure

C’est une lecture intéressante, plutôt agréable, mais qui me laisse un goût de trop peu au final. L’intrigue se déroule à Leningrad, durant le terrible siège subi pendant la seconde guerre mondiale (qui fit près de 2 millions de morts, un texte le rappelle au début). Un contexte angoissant, la mort est omniprésente (la quasi-totalité des protagonistes sont des morts en sursis), le rationnement condamne autant que les bombardement nazis la population à une agonie plus ou moins longue. Mais l’histoire met l’accent sur autre chose, un fait réel (j’ai un temps cru à une invention total de Céka), un orchestre a joué sur ordre de Staline une nouvelle symphonie de Chostakovitch, en déployant des trésors de volonté et d’abnégation. Incroyable mais vrai. Un sujet et un contexte intéressants donc. Mais j’ai trouvé l’histoire un peu vite lue, manquant d’aspérité. Et je n’ai pas non plus été convaincu de l’utilité de donner aux personnages des têtes animalières (ça a au départ renforcé mon impression de création originale). Mais bon, ça se laisse lire sans problème et ça m’a appris quelque chose sur ce siège meurtrier. Au passage, cela aurait été une bonne idée de mettre un petit dossier en fin d’album, pour rappeler le contexte et donner des chiffres, un bilan de ce siège, mais aussi pour préciser ce que l’on sait de ce concert et de cette œuvre de Chostakovitch (sans avoir à faire une recherche pour en vérifier l’authenticité).

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Au bord du monde
Au bord du monde

Je suis resté quelque peu sur ma faim avec cette lecture de ce qui est probablement la première publication de Le Floc’h. Les trois histoires regroupées ici sentent bon la Bretagne profonde (finistérienne en l’occurrence), une Bretagne quasi intemporelle (les trois histoires se déroulent au XXème siècle, mais elles auraient tout aussi bien pu être situées un ou deux siècles avant sans que rien ne soit changé). Les deux premières histoires m’ont clairement laissé sur ma faim. Trop courtes, elles manquent de profondeur, sans être non plus sans intérêt. J’ai davantage apprécié la dernière, qui a quelque chose de René Fallet dans l’univers populaire dépeint. La « dernière tournée » du moribond a un air grotesque intéressant, même si, là aussi, c’est un peu court. Note réelle 2,5/5.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Contrôle de peau lisse
Contrôle de peau lisse

Sortons au plus vite cet album de ceux avec un unique avis ! J'avais déjà lu Scandales du même auteur, dans lequel il faisait preuve d'un certain sens de la mise en scène et du scénario pour une BD de ce genre, ici nous sommes plus dans la compilation d'histoires sur le thème du fantasme sexuel, avec des histoires à chutes. Il y a plusieurs chutes amusantes, même si globalement toutes les histoires ne se valent pas. Le dessin est toujours aussi étrange, les corps étant curieusement proportionné. Cependant je trouve que malgré la colorisation informatique, l'ensemble passe plutôt bien. Il n'y a pas de quoi se rincer l'œil, mais ça fait le travail tout a fait correctement. En somme, comme pas mal d'autres lectures de cette collection, c'est du moyen. Moyen plus, peut-être, du genre que je ne peux décemment pas critiquer vertement, mais qui n'a pas non plus grand intérêt. C'est du pas mauvais qui passe bien, sans grand plus. Il m'est assez difficile de critiquer de telles BD, qui sont dans une moyenne sur laquelle il y a peu de choses à dire.

16/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Goût du Japon
Le Goût du Japon

J'avais abandonné le kimono et son chat avec l'album It's not a Piece of Cake parce que je n'étais pas vraiment sous le charme et aussi parce que j'étais un peu perdu avec cette série qui n'en est pas tout à fait une. J'y reviens avec Le Goût du Japon par curiosité, parce que nos héros s'y retrouvent dans le Japon traditionnel qui sait me séduire et aussi beaucoup parce que je réalise à quel point Nancy Peña a su affiner son trait depuis l'album Le Chat du kimono. Les planches sont ici très belles, avec de superbes décors japonais de nature et de villes. L'autrice y ajoute son sens de la mise en page, de l'esthétique notamment avec son jeu sur les rouge et noir, et cela donne un très joli album. La recherche visuelle n'affecte en outre pas la lecture qui reste très fluide. On y retrouve donc nos héros rencontrés dans Tea Party puis rejoints par d'autres dans It's not a Piece of Cake. Et... j'avoue en ressortir avec le même ressenti que j'avais éprouvé à la lecture des précédents albums. Il y a de belles choses, de jolies idées, un sens de la fable et du mystère envoutant... mais je n'arrive pas à me laisser emporter, à tomber sous le charme. Et à nouveau, j'ai trouvé le personnage d'Alice peu attachant, limite antipathique, lui préférant nettement plus le brave Victor Neville et l'humour qui l'accompagne. Quant à la conclusion de cette saga, elle me laisse mi-figue mi-raisin. J'y ai apprécié sa part de poésie mais n'ai pas aimé l'artificialité de la dernière action du capitaine et de ses conséquences. Cela m'est apparu assez cousu de fil blanc. De même, je n'ai pas été sensible à la conclusion lyrique autour du kimono et de ce qu'il va advenir de lui par la suite. Mon cœur est donc indécis. J'ai l'impression que j'aurais pu être transporté par cette BD et par toute la saga du chat du kimono, et pourtant j'y suis malheureusement resté en partie hermétique malgré sa beauté et sa belle part d'originalité et de poésie.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Carmen
Carmen

Très soft, cette BD ! Si Pichard s'en tient à son style habituel de femme et qu'il a tendance à les dévoiler un peu trop souvent à mon gout (ça glisse parfois dans le voyeurisme gratuit), je trouve que la BD est assez soft, sans doute que le récit ne permettait pas trop de s'épancher. Et encore, quelques scènes auraient pu être plus "épicée". Je ne connaissais pas le récit de Mérimée, n'ayant lu que Colomba, dont je retrouve quelques éléments d'intrigue notamment dans la représentation féminine, qui fait tourner la tête des hommes. Le récit se place en Espagne, et raconte comment un soldat ordinaire tombe sous le charme de la bohémienne Carmen. Cet amour va le mener à la suivre sans cesse, au détriment de tout, devenant bandit et meurtrier pour les beaux yeux de celle qui lui brule le coeur. Si le récit est assez long, je dois dire que j'y ai vu quelques longueurs. Pichard fait parfois des choix étranges dans la narration, notamment l'ordre de lecture pas franchement clair dans chaque page ou le fait que certain passages soient narrés en voix off alors qu'ils auraient gagné (à mon sens) à être dessinées et d'autres sont parfois inutilement dessinés tout du long. Je n'ai pas bien compris certains choix d'adaptation, sans doute est-ce pour cela que j'ai eu l'impression de sentir trop fréquemment le texte d'origine au lieu d'avoir un véritable récit adapté. En soi, ce n'est pas une mauvaise BD et je n'ai pas eu de déplaisir à la lecture mais je pense que l'adaptation n'est pas parfaite. Carmen est un récit intéressant, pas renversant non plus et je pense qu'il s'adapte mieux à d'autre styles, dont le fameux opéra si reconnu. Mais pour cette BD, je reste trop sur ma faim. Intéressant, pas renversant, un peu trop oubliable.

16/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ce que le jour doit à la nuit
Ce que le jour doit à la nuit

L'écrivain Yasmina Khadra a raconté, au travers de son roman, les premières amours d'un personnage. C'est Stella Lory qui s'est chargé de l'adapter en bande dessinée. Il en résulte un récit très émouvant, qui se concentre bien sûr sur le jeune Younès, que sa tante -future mère adoptive- décide d'appeler Jonas. Celui-ci, confié par son père qui se sent partir à la dérive, est élevé à l'européenne, et s'éloigne peu à peu de sa culture de naissance. Ce qui en fait très rapidement le souffre-douleur de ses camarades, avec un contexte grandissant de tension entre les natifs d'Algérie et les Français. On comprend de fait très bien ce qui amène à ce qu'on a qualifié par la suite de Guerre d'Algérie. Pourtant Jonas essaie de construire sa vie, parfois chahutée par des amours contrariées. De prime abord je n'étais pas très convaincu par le dessin de Marion Duclos, qui me semblait manquer de rigueur, de précision. Mais dès que j'ai commencé ma lecture mon avis a évolué : il est léger, aéré, plutôt adapté aux histoires centrées sur les personnages. de fait, les "évènements", comme on les appelait à l'époque, passent au second plan, voire au troisième, sur une poignée de cases. Cela coule bien, le récit est fluide. Un album léger mais intéressant, sans aucun doute.

16/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mobile Suit Gundam - The Origin
Mobile Suit Gundam - The Origin

J'ai lu les 5 premiers tomes et je n'ai pas trop envie de continuer. J'ai vu il y a bien longtemps 2-3 séries tirés de l'univers de Gundam. Ce n'est pas mauvais, mais je ne suis pas un grand fan de mecha et rien de ce que j'ai vu m'avais donné envie de regarder les autres séries (il faut dire qu'il y en a beaucoup !). C'est la même chose qui est arrivé avec ce manga. Le dessin est très bon, j'aime bien ce vieux style rétro. L'intrigue n'est pas dénué d'intérêt, il est plus complexe que 'les terriens affrontent des méchant extraterrestres' comme c'était le cas avec les séries de méchas avant que Gundam révolutionne tout en traitant les robots comme des machines de guerres et en ayant deux groupes d'humains s'affronter entre-eux. Le coté politique est ce qui m'a le plus intéressé. Le principal problème est que je ne suis pas un gros fans de mechas et du coup les scènes de combats ne m'ont pas du tout passionné. Cela aurait pu l'être si j'étais attaché aux personnages et que j'avais peur qu'ils meurent, surtout que Gundam est connu pour avoir aucuns scrupules à tuer des dizaines de personnages, sauf qu'ils me laissent indifférent et du coup je ne ressentais aucune tension lorsqu'ils étaient en danger. C'est pas nul, mais rien ne me donne envie d'en lire plus et je suis trop vieux pour perdre mon temps à continuer à lire des dizaines de tomes d'un manga qui ne me passionne pas trop.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Téléscope
Le Téléscope

Une BD Pop-corn, du genre blockbuster qui divertit et sur lequel il ne faut pas trop se pencher, par peur de tomber dans les trous du scénario. Je connais assez peu Van Hamme, même si j'ai lu (sans l'apprécier) les premiers albums de Largo Winch, et je suis assez bon public de ce qu'il a fait ici. C'est un scénario qui part un peu dans le n'importe quoi rapidement, avec ces cinq petits vieux qui ont eut la sensation de rater leurs vies et qui s'amourachent d'une jeune femme qui se vend à des riches. Ca commence gentiment, ça part ensuite sur des intrigues politiques et combines d'entreprises, une direction que Van Hamme semble apprécier. C'est bien mené, faut pas trop être regardant sur les questions de la crédibilité mais si vous acceptez les modalités de l'histoire, ça passe tout seul ! On sent clairement les inspirations de films que Van Hamme utilise, notamment le moment de pause dans le récit pour présenter un personnage (qui rappelle le gimmick dans Arnaque, crime et botanique de Guy Ritchie) ou la construction du récit lors de la préparation du plan. C'est plutôt bien mené, et j'ai apprécié le déroulé jusqu'à un final satisfaisant. La BD n'est pas riche en messages, quelques critiques pointent de ci, de là, on a une vision de la vieillesse qui peut sembler inciter à vivre malgré l'âge, les personnages sont des archétypes pas complètement cliché ... Je pense que la BD est bien, pas fabuleuse, pas mauvaise, mais bien comme un bon film divertissant : c'est attendu, pas révolutionnaire, on en ressort ni changé ni blasé, c'est juste une histoire sympa et des personnages qu'on apprécie de suivre. N'en attendez pas grand chose et vous serez comblé !

16/10/2023 (modifier)