Les Labourdet

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Chroniques familiales d'une famille française...


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide

Les Labourdet ?… C’est une famille bien française composée du père ( un homme autoritaire, sérieux, qui a réussi sa carrière en se sacrifiant à son travail ; un homme aussi qui veut gérer l’avenir de ses enfants) ; la mère (une dame discrète, soumise même, femme au foyer, qui s’occupe des tâches ménagères) ; la fille aînée (une damoiselle portée aux nues par tout le monde et qui veut être hôtesse de l’air ; ce malgré l’obligation de célibat à cet époque) ; le fils cadet (dont le père lui a imposé des études commerciales alors qu’il ne rêve que de mécanique) ; le p’tit dernier (qui joue à la marelle… et aussi du clairon) ; et enfin le grand-père ( qui a « fait » la bataille de Verdun). Et que fait cette famille ?… ben… elle vit son quotidien, lequel est fait de travail, de joies, de (légères) peines, de rires, d’abnégation, d’études, de menus plaisirs, de petites farces… mais le tout sous l’autorité moralisatrice du père. Pas facile de gérer cette « tribu » où, parfois, sans l’avis du père, chacun ne veut en faire qu’à sa tête…

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1967
Statut histoire Une histoire par tome 9 tomes parus

Couverture de la série Les Labourdet © Le Lombard/Graton éditeur 1967
Les notes
Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)
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02/01/2008 | L'Ymagier
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Personnellement cette époque paraît bénite par rapport aux pressions d'aujourd'hui. Les valeurs familiales peuvent paraître désuètes mais elles garantissaient un équilibre social et humain qui est remplacé aujourd'hui par l'influence du pouvoir, des médias et des réseaux sociaux et du harcèlement. Alors rappelez-vous 'Libération, piège à cons', le vrai bonheur et la grâce ont disparu de notre quotidien. Peut être Les Labouret étaient heureux ?

27/06/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'avais envie de lire cette série par curiosité. Je me demandais comment les Graton se débrouillaient dans cette série familiale loin de ce que faisait Jean Graton habituellement. Si dans cette série on retrouve plusieurs scènes avec des voitures (du genre le fils travaille dans un garage), on est loin des séries de sport de Graton. La série raconte les problèmes quotidiens d'une famille et c'est vrai que le ton est désuet et les histoires ont plusieurs clichés. Malgré tout, je trouve que cela a un certain charme et le côté famille idéal avec des bonnes valeurs m'a fait un peu rire (surtout le père qui est très involontairement drôle pour les gens d'aujourd'hui). Et puis je trouve le pépé sympathique. Bon, je ne peux pas dire que ces histoires m'ont passionné, mais si on aime les vieilles BD c'est à lire quoique je conseillerais seulement de lire deux ou trois tomes.

08/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

"les Labourdet", c'est les aventures quotidiennes d'une famille représentative de la société des années 60, qui rythmeront l'hebdo féminin belge Chez Nous entre 1966 et 1972. Ecrits par l'épouse de Graton, ces petits tracas familiaux qui englobent des aventures sentimentales, des petites disputes, des soucis de travail sont destinés avant tout à donner une image saine et idyllique de la famille des années 60, dans un milieu social aisé, mais paraissent aujourd'hui bien obsolète. En effet, les moeurs ont évolué, tout a bien changé dans la famille d'aujourd'hui, et ces histoires au demeurant charmantes, véhiculent des valeurs bien périmées qui risquent de surprendre et de faire sourire les générations actuelles. C'est un peu comme Sylvie de Martial ou 13, rue de l'espoir de Gillon, il faut donc la replacer dans son contexte d'époque, et ça permet de savoir comment vivaient nos parents. Pour ma part, ce n'est pas ma tasse de thé, le genre soap m'ennuie en BD, même les bandes U.S. dans le genre les plus célèbres comme Juliette Jones (Juliette de mon coeur), mais le dessin de Graton est aussi soigné que dans Michel Vaillant, on y retrouve aussi ce statisme des personnages qu'on lui connaît, mais ici, c'est moins dérangeant. A réserver surtout à un public féminin à condition qu'il soit friand de ce type de bande.

21/11/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Les Labourdet ?… une sorte de sitcom bien avant que ce mot ne fasse son apparition dans le langage usuel. La série débute en 1965. La rédactrice du magazine féminin « Chez Nous » contacte Jean Graton et lui demande de créer une sorte de série « dans l’air du temps », une série qui contera la vie quotidienne d’une famille française. Graton relève le défi, mais c’est son épouse –Francine- qui va se lancer dans la rédaction de ces scénarios destinés à un lectorat principalement féminin. « Chez Nous » est très connu et le succès sera immédiat. Dix histoires complètes seront réalisées et publiées hebdomadairement. Les Labourdet ?… une série « plus-paternaliste-et-politiquement-correcte-que-ça-tu-meurs !‘… ». Y a des moments, je vous jure, le « père » j’en ai eu envie d’en faire du fromage de tête ! Mais les poncifs de l’époque : droiture, fraternité, travail, honnêteté, amour de la famille, de la patrie, etc… étaient ce qu’ils étaient. Mais les gens, les comportements ont bien changé depuis… Les histoires ?… simples : des petits faits de tous les jours, des « rebellions » des enfants vite mâtées par le père (on ne dit pas « papa »), des (petites) amourettes (faut quand même pas exagérer !)… bref, la vie d’une famille de la petite bourgeoisie du milieu des années 60. Début des années 70, j’ai eu l’occasion d’acquérir les 3 premiers tomes (édités de 1967 à 1970). Détestés et oubliés. A partir de 2004 –plus de 30 ans plus tard- que vois-je ?… les « Labourdet » continuent. Rééditions ?… Ben non, la suite de leurs aventures, jamais publiée en albums. J’ai acheté le tome 4 puis, au gré des parutions, les suivants. Et, j’avoue, je me suis (re)plongé dans la lecture de ces « non-aventures » avec une certaine joie. Ben oui, « nostalgie quand tu nous tiens », j’ai retrouvé ces années soixante de ma jeunesse et le ton quand même assez désuet de cette série en a gardé un certain charme. Le dessin ?… c’est du Graton avec un trait réaliste, précis, bien enlevé mais où les personnages ont souvent l’impression de « prendre la pose » ou d’être assez hiératiques. Mais bon, ce graphisme date d’une quarantaine d’années et s’est beaucoup amélioré par la suite. Allez ; les « Labourdet », une série « inutile » ?.. Un peu, oui, pour les histoires, mais certainement pas pour ce retour dans le temps…

02/01/2008 (modifier)