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Batman - White Knight

Note: 3.43/5
(3.43/5 pour 7 avis)

Le Joker devient Jack Napier, le chevalier blanc de Gotham !


Batman DC Comics Super-héros Univers des super-héros DC Comics

Dans un monde où Batman est allé trop loin, le Joker doit sauver Gotham ! Le Joker, ce maniaque, ce tueur, celui que l'on surnomme le Clown Prince du Crime... si Batman, le Chevalier Noir, sombre du côté obscur, pourquoi le Joker ne pourrait-il pas sortir de sa psychose et devenir le Chevalier Blanc ? C'est ce qui arrive après qu'un traitement inédit a guéri le Joker et le fait redevenir Jack Napier : un nouveau candidat à la mairie de Gotham !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Octobre 2018
Statut histoire Une histoire par tome 1 tome paru
Couverture de la série Batman - White Knight

25/11/2018 | Le Grand A
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Par Gaendoul
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaendoul

J'avoue ne pas comprendre les avis négatifs. Pas qu'on ne puisse pas ne pas aimer ce récit mais les critiques semblent provenir du format même...pourquoi reprocher à un comics...d'être un comics ? Non, il ne s'agit pas "d'univers alternatif" et non, ce récit ne devrait pas perdre son temps à introduire les personnages ULTRA CONNUS dans l'univers de batman. Si vous ne les connaissez pas, allez vous plonger dans les anciens comics de Batman, celui-ci n'est pas pour vous (comme 95?s comics actuels). Maintenant qu'on a clarifié ces points, parlons du récit en lui même. Le synopsis est très intéressant...mais surtout son traitement car l'idée en elle-même reste assez simple. Le déroulement nous tient en haleine et après avoir lu le tout début, je m'attendais presque à voir Napier endosser le rôle du Batman (ou quelque chose d'approchant), bref, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. On approfondit l'histoire du dark knight et de Gotham à travers des subplots malins comme le fonds Batman, la relation de Batman avec la police (et Gordon), le système de tunnels, le passé des Wayne et du Baron Von Fries. J'ai été agréablement surpris par la cohérence de l'ensemble malgré les différentes inclusions (2 Harley Queen, on parle de Jason Todd, Il y'a Batgirl, Nightwing, les batmobiles des séries, films, dessin animé, etc. ). C'est très bien fait! Et je dois dire que le suspens est là du début à la fin de la lecture...(et il y a même quelques bonnes surprises que je préfère ne pas spoiler). Le dessin est bon, et assez original. J'aime beaucoup le parti-pris au niveau de la représentation des personnages et l C'est de plus en plus la tendance et on sent que l'ère Jim Lee est terminée (même si beaucoup de comics restent dans ce style). Bref, c'est rafraichissant et clairement une très bonne histoire de Batman que je recommande à tous les fans.

17/05/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

La claque ! Non vraiment la claque ! Graphiquement, j'ai adoré. Ça fait plaisir d'avoir le coloriste apparaissant au même titre que le dessinateur-scénariste sur la couverture. C'est justice. Il y a un travail du coloriste remarquable. Alors certes, rapidement, on voit où nous emmène le scénario. Je me suis dit que c'était un énième lessivage des thèmes liés à l'univers de Batman. Et pourtant, comme graphiquement j'étais tellement dedans, je me suis aussi laissé embarquer par l'histoire qui, dans le fond, propose du super neuf avec du super vieux et c'est terriblement efficace. La reprise graphique des méchants, des batmobiles et de l'ensemble de l'univers est géniale. Je lis assez peu de comics, par méconnaissance principalement. S'il y a un tome 2, j'irai l'acheter sans sourciller. Mille fois recommandé.

17/03/2021 (modifier)
L'avatar du posteur ThePatrick

Plongé dans cet album à la suite d'avis élogieux, j'ai bien vite réalisé mon erreur. Les points de friction entre cette oeuvre et moi ont été nombreux, à commencer par la forme, qui m'a vraiment posé problème. Sur les dialogues d'abord : ils sont nombreux, denses, et tout simplement verbeux. Bien sûr, les plaidoiries de Napier pour se sortir des méfaits du Joker sont nécessaires. Bien sûr, charger Batman de tous les maux de Gotham demande là encore un usage fort de la réthorique. Il n'empêche que tout cela frise la logorrhée, d'autant plus que de tels discours, pour fonctionner, devraient être éloquents et sonner juste. Or ils sont bien souvent ampoulés et forcés. Réussir le tour de force de rendre Jack Napier gentil et Batman méchant aurait demandé des discours mieux tournés et plus convaincants. Sur la mise en scène ensuite. Je n'ai pas été particulièrement fan du dessin de Murphy, bon, soit. En revanche un certain nombre de scènes m'ont carrément posé problème, car je ne comprenais juste pas ce qu'il se passait... Pour le coup c'est plutôt embêtant dans la bande dessinée... Il y a aussi ces cases où surgissent des foultitudes de méchants sans aucune mise en scène, qui relèvent de quoi ? Du tic graphique ? De l'allégorie ? Du raccourci narratif pour ne pas représenter les choses correctement ? Quoi qu'elles soient, elles ont vraiment gêné ma lecture. Sur les connaissances nécessaires à la compréhension de cet ouvrage, encore. On voit en effet de nombreux personnages faisant partie de l'histoire de Batman. Le problème ici est que je n'en connaissais pas la plupart. Là où certaines oeuvres, comme un Watchmen ou une horde du contrevent, sont capables de vous fournir tous les éléments nécessaires à la compréhension de ladite histoire, White Knight suppose que le lecteur connaît l'histoire et surtout les personnages associés à Batman. Une fois tous ces éléments portant sur la forme évacués, il reste maintenant le fond, sur lequel je serai plus bref. La thématique est riche, mais il faut dire que de toute façon la thématique de Batman l'est, riche. Les rapports du super-héros avec la justice, et en particulier du justicier auto-proclamé qu'est Batman vis-à-vis de la loi, sont au centre de l'histoire, avec une ambiguïté morale forte, qu'utilisera abondamment Napier. L'idée du bien commun et là encore toutes ses ambiguïtés, est également représentée. La dichotomie Napier / Joker en revanche masque, ou pose mal, ou même évite de poser, l'idée de rédemption. Le Joker reste en effet mauvais, le discours de Napier étant (en poussant un peu le trait) "C'était pas moi, c'était lui". Les personnages principaux sont assez développés, mais ne les connaissant pas plus que ça, ils ne m'ont pas touché. L'histoire, très centrée sur le couple Batman / Joker et qui essaie de faire passer une relation d'amour / haine, s'aventure tout de même dans l'action, avec du rocambolesque, voire même carrément du grand-guignolesque, auquel je n'ai pu croire un seul instant. Et sur la crédibilité du scénario, les avis précédents sont suffisamment détaillés pour souligner ses incohérences, réelles ou perçues. Au final, cet opus ambitieux m'a rebuté sur la forme, laissé froid sur le fond, n'a pas réussi à m'embarquer et a réussi à me décevoir alors même que je n'avais pas d'attentes. Rangé à côté de The Dark Knight returns et Batman Year One, il ne me laisse malheureusement pas la même impression magistrale ni l'envie de le relire.

23/02/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Le Joker, un gentil ? Complètement rocambolesque ! Et pourtant, c'est le point de départ de cette série imaginée par Sean Murphy, et qui fera date dans l'histoire de Batman. C'est monumental, et à tel point que je ne comprends même pas qu'on ne nous ait pas déjà annoncé une adaptation au cinéma... On présente trop facilement ce comics comme un renversement des rôles entre Batman et le Joker, mais c'est faux. Batman ne devient pas le bad guy de l'histoire, et le Joker n'en devient pas le grand gentil, c'est beaucoup plus subtil que ça. Non, le personnage que l'on découvre réellement et sur qui toute l'histoire est centrée n'est pas le Joker, mais bien Jack Napier, c'est-à-dire sa version humaine, tout autant qu'on découvre une nouvelle facette de Harleen Quinzel, que Murphy propulse au rang des personnages les mieux écrits et les plus attachants de tout l'univers DC. De fait, ce qui frappe instantanément, c'est le soin extrême apporté à l'écriture des personnages. Je n'avais plus ressenti une telle intelligence d'écriture depuis la claque Watchmen (même si on est un petit cran en-dessous d'Alan Moore) ! Ici, les dialogues, que je craignais un peu trop démonstratifs au début, se révèlent d'une intelligence prodigieuse, introduisant des dilemmes insoupçonnés chez chacun des personnages, et étoffant leur relation avec une subtilité étonnante. La dualité schizophrénique entre Jack Napier et le Joker est bien sûr au centre de l'intrigue. Traitée de manière certes classique, l'éclairage nouveau qu'elle apporte sur la personnalité de Napier n'en est pas moins profondément original, et permet finalement d'aborder le personnage de manière totalement inattendue. La fascination qu'il exerce soudain sur Nightwing, Jim Gordon, Duke Thomas et à leur suite le lecteur, est merveilleusement retranscrite. Contrairement à ce qu'on aurait pu craindre, le revirement de Napier, passant du statut d'ennemi public n°1 à celui de sauveur de Gotham City n'a rien d'artificiel. Sean Murphy développe à partir de ce point de départ une réflexion extrêmement bien menée sur le repentir dont une personne est capable, le pardon que la société et les institutions sont capables de lui accorder ou non, la complexité de l'âme humaine et de la justice, etc... On retrouve toute l'intelligence dont Christopher Nolan a imprégné durablement l'univers Batman dans ses célèbres adaptations. Véritable plongée au fond de la psyché humaine, Batman - White Knight nous propose ainsi, au-delà du seul Napier qui accapare certes une bonne partie de notre attention, toute une galerie de personnages torturés, nous exposant merveilleusement les doutes et les interrogations de chacun. Le parcours de Bruce Wayne est évidemment particulièrement soigné lui aussi, et ses hésitations nous agitent les méninges plus qu'on ne voudrait l'avouer, que ce soit lorsqu'il se demande si on doit imposer des limites à Batman ou non, ou lorsqu'il découvre que le passé de sa famille est peut-être moins glorieux qu'il ne le croyait. Enfin, Harleen Quinzel connaît la même évolution que le Joker, et le fait d'avoir scindé en deux personnes distinctes le personnage de Harley Quinn est une vraie réussite, tant Quinzel gagne ainsi une humanité incroyable. Comme dans toute bonne histoire de super-héros, ce qui est particulièrement bien pensé, dans ce Batman - White Knight, c'est la manière de montrer des personnages qui ont brouillé les limites entre le Bien et le Mal, si tant est que ces notions existent en-dehors de nous. Sean Murphy déploie ainsi toute l'étendue de ses capacités réflexives dans des scènes toutes plus cultes les unes que les autres, multipliant les dialogues d'une ambiguïté profondément marquante. Rares sont les comics qui réussissent à ce point à maîtriser les arcs narratifs d'un tel nombre de personnages ! Sean Murphy s'en tire haut la main et même si la plupart des méchants ne se verront pas très développés, l'auteur sait valoriser chacun des personnages essentiels à l'intrigue, tout en multipliant les clins d'oeils et les emprunts à l'univers DC. Narrativement, donc, Batman - White Knight est tout autant une merveille que sur le plan philosophique. On se prend rapidement à la narration, parfaitement dosée, et l'on suit avec le même intérêt les échanges verbaux parfois denses et musclés et les séquences d'action, dantesques à souhait. Le trait de Sean Murphy n'a rien à envier aux plus grands noms du comics, des grands noms aux côtés desquels Murphy semble tout prêt à ajouter le sien. Graphiquement, Batman - White Knight est à la hauteur de l'événement qu'il entend créer dans l'univers DC. Son dessin est sombre et glauque à souhait, comme on s'y attend lorsqu'on plonge dans le Gotham réaliste aux antipodes des films de Burton. Les traits des personnages sont excellents et correspondent parfaitement aux différents caractères, revêtant une personnalité forte, de la brutalité rentrée d'un Batman à la délicatesse infinie d'une Harleen Quinzel en passant par cette noblesse machiavélique qui caractérise tant Jack Napier/le Joker. Développant un univers sombre et fascinant à souhait, Batman - White Knight est donc une véritable perle graphique. Ainsi, le comics de Sean Murphy fera date dans tout l'univers DC de par la puissance de ses choix narratifs et scénaristiques radicaux, ne ménageant pas des personnages qu'on apprécie et qu'on connaît, tout en les redécouvrant pourtant sous un jour tout-à-fait nouveau ici. Réussir à apporter une bonne dose de nouveauté sans jamais trahir le classicisme d'un des univers de bande dessinée les plus connus, tel était le défi de Sean Murphy en s'attaquant à un tel monument. Telle est la réussite magistrale de son oeuvre.

17/02/2021 (modifier)
Par Sempai
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Sempai

J’ai énormément aimé ce one-shot. Certes il y a de l’action mais le plus important reste les dialogues. Je sais cela peut paraitre étrange mais les échanges entre les personnages sont excellents et riches. Je dois également dire que de voir le « Joker » en personne voulant montrer que Batman est le méchant dans l’histoire et parvenir à retourner la population contre le chevalier noir c’est vraiment excellent. Comme c’est un one-shot, le scénariste se permet un traitement des personnages très original et peut aller loin dans le traitement. En plus, nous ne sommes pas dans un « tête à tête » Joker/Batman mais les seconds rôles sont très présents et importants. Le caracter design est vraiment intéressant aussi, plus « réaliste », assez sombre, ambiance « polar urbain ». Franchement, c'est un des Batman qui m'a le plus intéressé depuis longtemps.

04/12/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un peu déçu par cette série qui se passe dans un univers alternatif. En lisant rapidement le résumé, je pensais que ça racontait une histoire où Batman pète totalement les plombs et devient un genre de dictateur et la seule personne qui pourrait l’arrêter serait un Joker anti-héros à la Deadpool...Et ben non. En fait, ce qui arrive c'est que le Joker redevient ce qu'il était avant et que maintenant il veut prouver que c'est Batman le méchant qui fait du mal à Batman. Bon okay je peux croire que Jack Napier puisse être pardonné de ses crimes parce qu'il n'était pas lui-même, mais comment ça se fait qu'il soit en liberté sans surveillance ? Je sais pas pour vous, mais moi j'aurais fait placer Jack Napier en résidence surveillée et je l'aurais forcé à être suivi psychologiquement pour au moins un bon moment pour être certain qu'il ne représentait plus une menace pour la société. Et puis comment ça se fait que Jack Napier devient populaire et manipule aussi facilement l'opinion publique ? Je pense que j'aurais plus gobé la situation si ça avait été Harvey Dent dans cette situation ou si ça avait été un méchant qui n'avait jamais commis de crime au grand jour et donc pouvait facilement passer pour une victime comme ça avait été le cas pour le Pingouin dans le jeux vidéo de Batman Telltale. Si Joker avait été un nouveau vilain que personne ne connaissait, j'aurais cru qu'il peut manipuler aussi facilement les Gothamiens moyens, mais là il a terrorisé la ville pendant des années et tout le monde s'en fout parce que maintenant il est sain d'esprit. Parmi les pauvres minorités que Napier vient aider, il y en a aucune qui se dit que ça serait mieux de le surveiller un peu histoire de voir s'il est sincère ou si il fait tout ça dans le but d'abattre définitivement Batman ? Je suis aussi déçu qu'au final Batman n'agit pas de manière pire que dans toutes les autres histoires que j'ai lues où Batman agit comme un gros con. Surtout qu'on nous fait croire que Batman et sa famille sont juste des gros salauds, et finalement non c'est pas le cas. Et pour un truc censé être révolutionnaire, j'ai trouvé que plusieurs thèmes présents dans cet album avaient déjà été utilisés dans d'autres histoires de la franchise. Juste cette année j'ai vu Lego Batman qui possède certaines similarités comme le fait qu'on montre que Batman ne fait pas que du bien à Gotham et à cause de certaines de ses actions, il va finir par être arrêté par la police, sauf que dans le film les actions des personnages étaient plus logiques. Sinon, l'histoire se laisse tout de même lire. Il y a des bonnes idées (j'aime bien les deux Harley Quinn et les révélations concernant Jason Todd) et le dessin est bon. C'est juste que pour une histoire censée révolutionner Batman, je la trouve franchement moyenne avec des incohérences. A noter qu'une suite a été annoncée pour l'an prochain et j'imagine que ça va être traduit en français. J'espère que cette fois-ci l'auteur va mieux développer ses idées.

13/12/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

On ne compte plus les histoires de Batman où différents auteurs se sont succédé, il y en a tellement, toutefois j’ai toujours préféré celles ayant une atmosphère fantastique, les films de Tim Burton ou la série animée du début des années 90 par exemple, car elle possède un je-ne-sais-quoi d’irréel qui me permet d’adhérer à l’univers. J’aime aussi les films de Christopher Nolan qui lui pour le coup évacue le sens du merveilleux pour placer son histoire dans un cadre bien réel, mais parce que là pour le coup il n’y a aucun élément fantastique. Le comics de Sean Murphy, seul aux manettes, a le cul entre deux chaises. Il y a du fantastique et il surfe sur la nostalgie des anciens Batman, et en même temps il essaie de se la jouer récit empreint d’actualité, ce qui le rend casse-gueule à mon sens. Ensuite, le bébé nous est vendu comme la grosse bombe qui va révolutionner les Batman comme jamais depuis "Batman – The Killing Joke". Ça me rend hyper méfiant ce genre d’annonce et, personnellement, je n’ai pas été convaincu. Quand Frank Miller écrit son Dark Knight, on sent qu’on est en train de lire du Miller, le mec vient avec ses propres idées, toute sa noirceur, son pessimisme, ce n’est pas un pantin qui case du sujet d’actualité pour se donner un genre, il pense ce qu’il raconte. Là avec Sean Murphy j’ai eu l’impression de lire un auteur qui veut à tout prix caser son débat sur : les LGBT, les minorités, les 99 % contre les 1 % (qui ont forcément des liens avec le IIIème Reich…), les réseaux sociaux, les chaînes de télévision qui s’escriment sur des débats moisis, cette obsession actuelle des américains pour l’égalité « des races » (ça cause beaucoup des méchants riches blancs qui ont le pouvoir contre les minorités noires qui elles n’ont rien, etc.)… Bref, t’as l’impression que le mec case de l’actu juste pour se donner un genre « regardez mon Batman comment il est trop iconoclaste et vachement profond parce qu’il renvoie à notre réalité, je suis trop avant-gardiste ». Je préférerai toujours les histoires plus simples mais ô combien mieux maîtrisées comme celle du Batman de Marini, plutôt que les histoires où le scénariste cherche trop à impressionner (whoua, le coup de l’inversion des rôles, le gentil devient le méchant traqué et le méchant devient le gentil héros sauveur, c’est du jamais vu ! ), au point finalement de se vautrer dans ses propres incohérences. Bon, mettons que le fond ne nous intéresse pas. Reste la forme est là franchement, ça été écrit avec les pieds ce truc. Qui peut croire que Batman se lance dans une course-poursuite effréné avec le Joker juste parce que ce dernier a… volé un scooter ? Gné ? Lorsque le procès du Joker débute celui-ci clame ne pas être un meurtrier et que c’est en tant que Joker et non pas Jack Napier qu’il a commis tout ces crimes et délits. Quel tribunal censé peut gober une telle connerie franchement ?… Qu’en bien même l’un étant indissociable de l’autre, peu importe que Napier soit innocent des actes malfaisants commis par le Joker. Comment ce type fait-il pour être laissé en liberté ? Même s’il n’a jamais été prouvé qu’il ait tué qui que ce soit, euh, le vol à main armé, les multiples tentatives d’homicides volontaires, les braquages, les nombreux délits mineurs, l’ensemble de ses crimes, les multiples évasions carcérales… Même sans être un tueur confirmé il y a de quoi l’enfermer pendant 30 ans au minimum ! Ça n’a pas de sens ce scénario. Suis-je le seul à remarquer que Jack Napier n’a pas été élu « Maire », mais simple « Counselor » d’un District de Gotham ? Alors comment fait-il pour avoir autant de pouvoir ? Je ne vais pas « m’amuser » à lister chacun des aspects invraisemblables du scénario mais il y en a d’autres et à la lecture cela devient agaçant pour une histoire qui veut se la jouer sérieuse. Les dessins de Sean Murphy sont ma foi plutôt plaisant à regarder. À mes yeux on est toujours plus ou moins dans le comics random mais je reconnais sans peine qu’il y a des planches qui roxent sa chauve-souris. Après cela n’est pas toujours bien lisible, la grosse baston finale est mal découpée, on n’y comprend rien et on a l’impression qu’elle a été charcutée « au montage ». Un histoire qui se lit sans peine, on suit les déboires de Batman comme un bon film de cinéma. Malheureusement le scénario manque de vraisemblance, dommage j’aurai pu marcher sinon. Une suite est déjà en préparation semble-t-il. Logique, comme la fin restait ouverte… ça sera sans moi mais je ne doute pas que des lecteurs moins pointilleux puissent y trouver leur compte.

25/11/2018 (MAJ le 25/11/2018) (modifier)