Les derniers avis (48441 avis)

Par Canarde
Note: 3/5
Couverture de la série Crénom, Baudelaire !
Crénom, Baudelaire !

Jean Teulé, je l'ai adoré dans Je, François Villon, dans Charly 9 (surtout le roman) et dans "Monsieur de Montespan". Ici j'accroche moins, mais c'est peut-être parce que cela détruit l'image que je garde de Baudelaire. Et aussi cela le rend presque inhumain, dans une violence contre l'ordre établi qui ne fait jamais de pas en arrière, cela détruit la vraisemblance au point qu'on n'y prête moins attention. Comme pour le Dali de Birmant et Oubrerie, mais presque plus encore parce que le dessin et la colorisation sont à la limite de l'abstraction par moment, et toujours dans un contraste exagéré avec beaucoup de noir dans les pages. Le propos et le dessin sont dans le même ton provocant et jusqu'auboutiste. Alors que si on lit des articles de Baudelaire dans la presse, il sait se contenir dans une prose tout simplement bourgeoise. C'est un peu pour ça que le parti pris de Jean Teulé ne me convainc pas. Pour les trois autres opus cités , l'idée de départ n'est pas très vraisemblable non plus, mais la construction de l'histoire, l'épaisseur des personnages secondaires réussissent à conforter le scénario. Mais je dois reconnaître que j'ai été séduite par les moments où les poèmes arrivent, et viennent reformuler une situation de la vie de leur auteur. On ressent le travail de Teulé qui reconstitue une situation, imaginée à partir des ambiguïtés du poème, et fait entrer tout ça dans une fiction à laquelle il essaie de donner une cohérence dans son scénario, sans réellement y parvenir. L'album est donc une rencontre entre deux grands personnages, pas toujours agréable mais malgré tout fascinante.

23/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Max
Max

Une série d’aventure qui semblait partir sur un certain lyrisme, une épopée flamboyante et vaine, mais qui se termine de façon un peu trop brutale et vaine, voire décevante. Les trois albums se suivent, mais chacun développe une aventure quasi indépendante – en tout cas chaque « aventure » est très différente des deux autres. Dans le premier tome (celui qui sans doute est le plus intéressant globalement, le plus homogène), c’est une sorte de western dans le bush australien, dans lequel Max, l’adolescent héros de cette série découvre les Aborigènes et certains de leurs mythes : cet aspect est intéressant, même si pas toujours très clair et précisément développé. Dans l’album suivant, Max se retrouve quasi esclave d’un homme dirigeant un bateau dont l’équipage pêche les perles. On est là dans une sorte d’ambiance à la Monfreid, avec un peu de Conrad, de l’aventure exotique (les Mille et unes nuits sont citées) qui a pas mal de côtés séduisants – comme le personnage de Djober le capitaine, à la fois viril et brutal, mais aussi coquet et efféminé, ou homosexuel (cet aspect est laissé en suspens). Mais l’album est inégal, et il y a pas mal de longueurs. Le troisième et dernier album nous voit retrouver l’Europe, dans une Grèce en proie à un coup d’État et à une dictature. J’ai bien moins aimé cet album, où le vent de l’aventure exotique ne souffle plus. La politique prend le dessus. Et je n’ai pas non plus compris ou apprécié l’arrivée d’une sorte de fantastique, avec le personnage de Pan. Cet album est dispensable je pense. Le dessin est daté, mais très lisible, et finalement pas désagréable (il s’améliore plutôt au fil des tomes). La colorisation est assez surprenante, très présente, un peu baveuse parfois, pas toujours heureuse. Je regrette aussi une police de caractères parfois un peu trop petite. Au final, on a là une série d’aventure classique, les deux premiers tomes pouvant facilement trouver leurs lecteurs.

23/10/2023 (modifier)
Couverture de la série La Saga de Bas de cuir
La Saga de Bas de cuir

Je reviens avec cette série sur une lecture d’adolescent, lorsque je baignais dans l’univers amérindien, et que j’avais dévoré les romans de Fenimore Cooper. Si les 4 premiers tomes sont de l’aventure pure, dans la lignée de ce que Pratt a pu proposer dans plusieurs séries (comme « Fort Wheeling » pour n’en citer qu’une), à partir du cinquième, cela bascule vers quelque chose de plus western, avec le crépuscule des coureurs des bois, l’installation à demeure (et dans ce qui commence à ressembler à des villes – et non plus de simples fortins) de Blancs. Ce basculement vers le western est confirmé dans le sixième et dernier tome. Et d’ailleurs je pense que Ramaïoli aurait dû se contenter de ces quatre premiers tomes, en tout cas aurait dû resserrer l’ensemble à quelque chose de plus dense, car les deux derniers albums sont moins captivants que les premiers – qui suivent globalement assez bien la trame de Cooper. Concernant le dessin, je suis plutôt resté sur ma faim. C’est très inégal. Et parfois décevant (en particulier le premier tome). C’est étonnant de la part de cet auteur, même si je suppose qu’à force d’enchainer les séries (sous divers pseudonymes), il ne pouvait pas toujours garder la même qualité. La colorisation change aussi, Charrance prenant le relais au bout de quelques tomes. Au final, la série se laisse lire sans problème, surtout pour les lecteurs qui sont familiers de Cooper, ou des séries de Pratt se déroulant dans le même cadre de l’Amérique du Nord dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle (Prugne a plus récemment produit sur le même thème quelques très belles planches, pas toujours accompagnées d’un beau scénario). Les trois premiers albums sont sans doute les meilleurs (le quatrième est un chouia moins bon), et les deux derniers albums sont peut-être plus dispensables, même si ça se laisse lire (je les ai trouvés moins intéressants). Il faut accepter une certaine naïveté dans les dialogues et quelques péripéties (mais mes souvenirs de lecture d’adolescent me rendent plus indulgent pour ces histoires).

23/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Sherlock (Manga)
Sherlock (Manga)

Ben moi je n'ai jamais vu la série télé alors je ne savais pas du tout ce qui allait se passer. C'est donc une relecture moderne de Sherlock Holmes et j'ai trouvé le résultat correct. Cela se voit que c'est basé sur une série télé parce que le découpage et la mise en scène sont très cinématographiques. Je ne suis pas trop fan de la manière dont sont dessinés les personnages, mais au moins ils ne sont pas figés et je n'ai pas eu l'impression qu'il manquait le jeu des acteurs comme c'est le cas avec plusieurs adaptations de films et ou séries télés en BD qui sont plates parce qu'il y a aucun acteur pour lire les dialogues. Tout semble naturel. Quant au scénario, ça se laisse lire. Lorsqu'on adaptait une histoire de Sherlock Holmes que je connaissais, je m'amusais à voir les différences entre le récit original et ce qu'en a fait la série télé. On exploite bien le fait que ce Holmes vit dans le monde moderne. C'est sympathique à lire, mais sans plus. Je n'ai jamais été vraiment captivé et après avoir lu les tomes, rien ne me donne envie de les relire un jour ou même de regarder la série télé. C'est divertissant si on est fan du mythe de Holmes, mais ce n'est pas un indispensable.

22/10/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Doppelgänger - Le Double Maléfique
Doppelgänger - Le Double Maléfique

Je me procure les yeux fermés les deux albums de cette série du duo génialissime Eric Corbeyran et Christophe Bec. Et je n’ai pas été déçu – avec Eric et Christophe cela n’est pas possible - mais je n’ai pas été subjugué non plus. Évidemment avec eux vous plongerez dans une atmosphère glauque et bien noire. L’atmosphère tendue vous prend dès les premières pages jusqu’au dénouement final même si cela n’atteint pas des sommets du suspens. Les personnages sont mystérieux et pour certains bien obscurs, sans doute pour nous perdre dans cette histoire alambiquée qui remonte sur plusieurs générations. Je suis bon public donc je n’ai rien lâché et j’ai parcouru les deux albums d’une seule traite. Il y a quelques longueurs qui font que cela manque de rythme. Dommage. Je ne me suis cependant pas ennuyé à la lecture de ce dytique. A noter la couverture double est une réussite. Je ne recommande pas à l’achat cette série sauf si vous la trouvez dans un vide grenier à petit prix.

22/10/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Iron Man Noir
Iron Man Noir

Je poursuis ma découverte de l'univers Marvel Noir après Wolverine Noir, DareDevil Noir et Luke Cage - Clair de lune sur Harlem. A la différence des autres albums qui situent l'action au début des années 30, celui-ci se déroule en 1939, juste avant la seconde guerre mondiale. Et justement, notre Tony Stark va avoir du fil à retordre avec les nazis. On va retrouver des personnages de la série mère : Jarvis et James Rhodes. Un récit avec un Tony Stark à la mode Indiana Jones à la recherche de l'Orichalque, pas celui de la Rome antique mais bien ce métal associé au mythe de l'Atlantide. D'autres super-héros feront des apparitions : Namor dans un rôle de capitaine qui se vend au plus offrant et Thor sur une seule case. Un récit qui va à vive allure avec quelques facilités scénaristiques qui se déroulera sur terre, sur et sous la mer et dans les airs. Une lecture détente, sans prise de tête qui fait le job. Un dessin typé comics des années 2010, pas extraordinaire mais pas désagréable à regarder. 3 étoiles de justesse.

22/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Arsène Lupin contre Sherlock Holmes
Arsène Lupin contre Sherlock Holmes

Je ne suis pas fan du personnage de Maurice Leblanc alors que j'ai dévoré presque toutes les aventures de Holmes. C'est probablement pourquoi je n'ai pas vraiment accroché à cette série que je trouve juge et partie dans la confrontation des deux hommes. Les auteurs reprennent la vision de Leblanc qui est vraiment au désavantage du célèbre détective. Pour ce faire, la présence de Holmes est réduite à son minimum avec une personnalité très désagréable qui utilise simplement quelques clichés d'une personnalité que Conan Doyle avait rendu si complexe. A l'inverse Lupin présente tant de qualités que sa personnalité ressemble à celle d'un super héros pour enfant. Ce Lupin, à contre-emploi, qui prend le rôle de Holmes dans une enquête convenue, m'a assez tapé sur les nerfs en de nombreux endroits. A mon avis le problème est qu'avec des adversaires aussi nigauds les prouesses de Lupin deviennent inintéressantes. Va pour Ganimard ou les autres personnages mais j'ai beaucoup plus de mal avec une présentation de Holmes aussi médiocre. On est très loin d'une confrontation Holmes vs Moriarty. Les dessins de Janolle dans un style semi réaliste sont très classiques. Le trait est élégant mais manque un peu d'originalité. Cela donne des expressions assez fades à mon goût. Cela reste un visuel agréable d'autant que j'aime bien ce type de mise en couleur. Une lecture plaisante si vous êtes fan de Lupin moins si comme moi vous préférez Holmes. 2.5

22/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Akane-banashi
Akane-banashi

Ki-oon met le paquet sur cette nouvelle série, qui est un phénomène au Japon. Pourtant, à la lecture du script, il y a de quoi être circonspect. Une histoire de rédemption familiale derrière la thématique, le Rakugo, totalement inconnu dans nos contrées. Pourtant c'est une tradition semble-t-il séculaire au pays du Soleil levant. A la lecture du manga on comprend -un peu- mieux cet engouement. Le dessin est élégant, léché, et verse assez peu dans la caricature. A l'inverse, lorsque l'illustrateur doit montrer des scènes "racontées", il propose un trait plus "brut", à la fois réaliste dans ses intentions et grossier dans l'encrage. Bien vu. Au-delà de ce côté visuel plutôt réussi, tout un univers s'ouvre à nous, à savoir celui du rakugo, cette tradition de conte dans des cafés dédiés au Japon. La scénariste nous montre donc la profondeur de cet art, fait d'interprétation, de gestuelle, de recherche également. Un univers, comme souvent au Japon, avec ses codes, ses limites, sa hiérarchie difficile à bousculer. C'est plutôt intéressant dans l'ensemble, mais malgré l'enthousiasme d'Akane, personnage auquel on peut en partie s'identifier, je ne parviens pas à me passionner pour le sujet. En revanche, en tant que tel, le manga est bien structuré et assez prenant.

22/10/2023 (modifier)
Couverture de la série La Maison nue
La Maison nue

J’arrondis aux trois étoiles, parce que je trouve qu’il y a des idées – visuelles, narratives – qui font de cet album quelque chose de très original. Il y a aussi une certaine poésie, un jeu sur le médium. Tout ceci compense en partie le relatif manque d’enthousiasme de ma lecture en ce qui concerne l’histoire en elle-même. Pas de gaufrier, et très peu des repères habituels. Quasiment aucun décor, des fonds blancs sur lesquels se détachent les personnages : le rendu donne l’impression de papiers collés. Parfois c’est le fond (mur de brique souvent) qui recouvre les personnages. Tout ceci peut perturber des lecteurs. L’histoire est assez légère : nous suivons quelques personnes, colocataires d’une grande maison promise à la démolition (ce qui arrive sur la fin), qui échangent réflexions, dans de courts dialogues parfois terre-à-terre, parfois poétiques, parfois plus ou moins philosophiques. J’ai eu du mal à vraiment entrer dans ce récit un peu haché. Un album étonnant, mais qui m’a laissé une impression mitigée. Note réelle 2,5/5.

22/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Spider-Man - Passé présent
Spider-Man - Passé présent

Une curiosité. Acheté plus par ennui qu'autre chose -je commençais à saturer, et puis la couverture est joliment colorée. Une tentative d'ajout "historique" à l'histoire -déjà pas mal lourdingue à trimballer !- de notre pauvre Peter Parker des familles ! Un essai pas transformé, à la différence de cette chère Elektra, par Frank Miller dans Daredevil. Mais le dessin est honnête et pas mal personnel, avec ses couleurs peintes qui lui donnent (j'imagine que c'est fait exprès...) une petite touche de nostalgie -un peu factice, tout de même. Pour les inconditionnels, ou juste pour passer le temps.

22/10/2023 (modifier)