Rho, les Schtroumpfs c'est que du gentil au service du mignon à tendance sympathique.
Le village champignon avec les maisonnettes, le commerce d'échange de services (le village schtroumpf, paradis fiscal ???) et la schtroumpfette (rho j'adore montrer à tout le monde que j'écris schtroumpfs sans fautes !!! :):):)).
Bon, c'est sûr y a rien de transcendant (sans fautes d'orthographe non plus) mais c'est rigolo et divertissant.
Quand on est gosse c'est parfait !
Avouons-le, Gimenez est bien meilleur dessinateur que scénariste.
Ces histoires de SF-là sont excellemment illustrées avec tout le talent de Gimenez (notamment quand il s'agit de dessiner des avions ou des vaisseaux spatiaux). Cela donne un bel album de BD.
Par contre, les histoires en elles-mêmes ne sont pas exceptionnelles. Ce sont de petites nouvelles, basées sur des voyages temporels, des expériences imprévues ou ratées entraînant des paradoxes temporels, etc... Rien de bien exceptionnel dans ces scénarios-là et on les oublie assez vite après lecture, en fait.
Dans cette série, je n'ai lu que deux albums : Jour de colère et L'odyssée.
Autant le premier est franchement génial, plein d'humour et d'auto-dérision. Sous couvert d'un érotisme "intelligent" l'auteur s'amuse graphiquement et le résultat est fantastique.
Autant L'odyssée de GB est inintéressant au possible et il profite d'un vieux mythe pour montrer un peu de cul et cette fois c'est gratuit (pourtant j'ai lu la version censurée de BoDoï).
En ce qui concerne le dessin, c'est bô (surtout les filles), mais je pense que presque tout le monde connaît le style graphique de Manara, même sans avoir lu aucun album.
Donc achetez l'un et oubliez l'autre.
C'est complètement délirant. Cette BD date des années 70 et parodie un peu tous les classiques du genre : les pin-up, la science-fiction façon Barbarella, les histoires de super-héros, etc... Ca part dans tous les sens, ça ne se prend pas au sérieux.
Une grande partie des dialogues sont débiles et hilarants : "Sally vient de boucler sa première orbite... Ho la la !", "Mais quelle chaleur là-dedans, je crois que je vais me déshabiller... Voilà, je suis quand même plus à l'aise... Et maintenant que vais-je faireuh...", "Que vois-je, ce gosse vient de cracher sur le trottoir ? Ceci est un travail pour... Superb-man !", etc...
Vous l'aurez compris, Sally Forth se résume à deux concepts :
- Une femme n'a pas besoin de vêtements (à part la méchante qui est borgne alors elle porte un bandeau sur l'oeil mais aussi un sur le sein gauche et un autre comme cache-sexe).
- A part ça, c'est du délire dans tous les sens.
C'est donc difficile de véritablement cataloguer cette série comme érotique, disons juste qu'il y a plein de femmes à poil mais en réalité elles agissent soit tout à fait normalement comme si elles étaient habillées comme vous et moi, soit comme des gourdes à la cervelle d'escargot bucolique qui prennent des poses sensuelles en plein milieu d'une conversation militaire.
Alors quand on lit ça vite fait, on est souvent éclaté de rire : c'est de l'humour "con" et ça marche pas mal. Mais l'ennui, c'est que cette BD-là est parue en strips à la base, et lire ça d'un bloc en un album, c'est... lourd. J'ai rigolé pendant une dizaine de pages, mais ensuite ça part tellement dans tous les sens que c'est dur à suivre, on se lasse, etc...
Mais ça reste vraiment une curiosité dans son genre. A lire à petites doses pour ne pas se lasser.
Note approximative : 2.5/5
Dans le même genre que les histoires grivoises de Dany, nombreuses sont les planches issues de ces BD de Di Sano qui ont été diffusées sur Internet.
Le dessin est du même style, tout en rondeur, entre le style de dessin de Dany et celui de Walthéry, mais avec néanmoins moins de talent à mes yeux. Ca reste néanmoins assez agréable à regarder.
Quant aux gags en eux-mêmes, certains sont inspirés de blagues déjà existantes et d'autres semblent purement originaux. Certaines planches sont bien marrantes, d'autres moyennes, d'autres franchement banales ou répétitives. Il est évident qu'avec une telle quantité d'albums, tout ne peut pas être bon et effectivement tout ne l'est pas. Mais bon, ça se laisse lire avec le sourire.
Par contre, je m'imagine mal acheter ça.
Commençons par le dessin que j'ai trouvé de très bonne qualité. Je n'en suis pas fan car je n'aime pas franchement le style purement réaliste, mais Wachs dessine avec beaucoup de précision et de réussite. En outre, la colorisation est très sympathique. Bref, c'est une jolie BD historique.
Car oui, c'est vraiment une BD historique. Elle raconte purement et simplement la chronologie des évènements qui ont marqué la naissance puis la jeunesse d'Henri IV. Mais elle la raconte avec une originalité et d'une manière qui rend la chose très prenante à mon goût.
En effet, c'est Léonard-Langue-Agile (qu'on retrouve dans les 7 Vies de l'Epervier) qui nous narre cela à la manière d'un magicien intemporel capable de connaître tout des évènements futurs, de se transporter en tous lieux et tous temps, n'hésitant pas à user de termes et expressions très actuelles dans ses paroles ("Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", dit-il par exemple citant, sans les citer, les Shadoks, il se gausse même du nom du tome 2 de la série "le Roi Lion" estimant que puisque l'histoire se passe au 16e siècle, il n'y aura pas de soucis de copyright vis-à-vis d'une compagnie de divertissement apparaissant dans le futur, etc...). Bref, cette manière de raconter les évènements, voire d'y participer à la manière d'un voyageur omnipotent et omniscient venu du futur, rend cette histoire d'Henri IV très lisible.
Intéressant et assez prenant donc.
Escale sur Pharagonescia a été créée dans la même optique que le Garage Hermétique : c'est un recueil d'histoires courtes complètement improvisées, imaginées en même temps qu'elles étaient dessinées par Moebius. La plupart sont complètement délirantes, avec leur lot de faune étrange, de noms bizarres et inventés, de personnages décalés... Il y a aussi beaucoup d'humour, même s'il est parfois tellement décalé et absurde qu'il n'est pas toujours facile d'en rire.
La première histoire est la plus longue. Elle est même un peu longuette car je ne l'ai pas trouvée toujours drôle, mais sa fin est bien sympa. Quant à l'histoire suivante, avec le pavacheux en délire (balutin), je l'ai trouvée vraiment marrante. La suivante est toute simple et tout l'humour est dans sa chute (qui met un peu trop de page à arriver en fait). Les autres sont plus courtes, ont le Major Grubert (du Garage Hermétique) pour personnage principal, sont plus délirantes encore, et souvent moins faciles à apprécier à mon goût.
Quant au dessin, c'est du Moebius typique : rien à redire, c'est du grand talent (malgré une colorisation assez... détestable).
Ce qui m'a tout de suite plu dans cette BD, c'est le dessin. Le style de noir et blanc, au trait net, contrasté, très lisible tout en étant en même temps très beau de Risso m'a tout de suite séduit. Les personnages, bénéficiant à la fois du style moderne et rond des comics des années 90 mais aussi des ombrages et contraste N&B de grandes oeuvres du noir et blanc, ont vraiment un style et une patte qui me plaît, tout autant que les décors à la fois fouillés, travaillés et épurés. Ceci étant dit, j'ai trouvé qu'au fil des albums, Risso se fatiguait un peu et le dernier tome n'est pas du même niveau graphique que le premier, tout en restant très bon quand même.
Ensuite, concernant le scénario, il est très sympa. Ce n'est pas vraiment une histoire de vampires que nous suivons ici mais plus une histoire d'immortels : ils n'ont quasiment aucune des spécificités des vampires (c'est même l'inverse vu leur relation avec le soleil) et le fait qu'ils sucent parfois le sang me paraît même inutile ici (les auteurs auraient pu s'en passer, je pense). Et cette histoire est plutôt originale dans l'historique du héros et de sa némésis : leur passé depuis l'époque des pharaons est plein de détails originaux et sympathiques. Quant à l'acquéreur de ces BDs, il en a vraiment pour son argent : chaque tome est particulièrement long et dense, la lecture du tout occupe plusieurs heures.
L'histoire est assez prenante et bien construite. Les personnages sont originaux et sympas. La méchante de l'histoire est elle aussi très originale par son côté "prostituée éternelle", mais un peu moins par son côté complètement obnubilée par l'envie de tuer le héros : elle manque de finesse sur ce point de vue, je trouve.
Quant à la fin de l'histoire, elle m'a un tout petit peu déçu (quand on y réfléchit, certaines choses sont un peu incohérentes et le tout se termine assez facilement) mais globalement elle est plutôt bonne.
Et seul autre défaut : tout le récit est un peu tiré en longueur, surtout quand on lit d'un coup l'intégrale.
Mais globalement, c'est une très belle BD et un bon récit malheureusement un peu trop long.
Un premier tome assez dispensable.
Derrière l'évolution du travail graphique de Junji Ito, on ne trouve malheureusement que peu de choses intéressantes à se mettre sous la dent, surtout en comparaison avec le fascinant Spirale.
En fait, je pense qu'un début très approximatif et un dernier chapitre plutôt fade plombent une oeuvre qui péchait déjà par des dialogues assez pauvres et des personnages trop peu développés.
A côté de ces points noirs, j'avoue que certaines scènes sont très réussies (La couverture jettée devant l'hôpital :):)) et rappellent le thème de Spirale; la malédiction dont on ne peut se débarasser, face à laquelle on finit par sombrer dans la folie ou se résigner.
Je lirai la suite, en supposant que cette oeuvre de jeunesse ne peut que se bonifier, mais ne conseille de toute façon pas la lecture à ceux qui ne connaitraient pas encore ... euh, j'ai déjà parlé de Spirale?
T2 : Sympathique, certains chapitres sont bien réussis.
PS: il y a peu de chances que Tomié plaise à l'Anglais le plus célèbre après les Beatles et Churchill. :)
Yves Chaland était l'un des derniers survivants de la ligne claire "classique", avec Ted benoît. Admirateur de Franquin (première époque), il illustra même l'une des aventures de Spirou et Fantasio.
Avec Le Jeune Albert, il illustra pendant plusieurs années le journal Métal Hurlant, dont il accompagna l'évolution jusqu'à son terme, en 1987. Les aventures de ce jeune Bruxellois débrouillard n'avaient pas pour but d'éduquer la jeunesse de l'époque par l'exemple, comme prétendaient le faire leurs contemporains chez Dupuis, par exemple. Mais plutôt de faire réfléchir, en prenant comme "héros" un garçon imbu de lui-même, arrogant, roublard et retors. Ses aventures se lisent très vite (caractéristique de la ligne claire), mais ne présentent pas beaucoup d'intérêt, hormis peut-être quelques témoignages du système D en temps de guerre (les aventures d'Albert se déroulent dans les années 1940), et la maîtrise du trait de Chaland, dessinateur sous-exploité à mon sens.
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Les Schtroumpfs
Rho, les Schtroumpfs c'est que du gentil au service du mignon à tendance sympathique. Le village champignon avec les maisonnettes, le commerce d'échange de services (le village schtroumpf, paradis fiscal ???) et la schtroumpfette (rho j'adore montrer à tout le monde que j'écris schtroumpfs sans fautes !!! :):):)). Bon, c'est sûr y a rien de transcendant (sans fautes d'orthographe non plus) mais c'est rigolo et divertissant. Quand on est gosse c'est parfait !
Titania
Avouons-le, Gimenez est bien meilleur dessinateur que scénariste. Ces histoires de SF-là sont excellemment illustrées avec tout le talent de Gimenez (notamment quand il s'agit de dessiner des avions ou des vaisseaux spatiaux). Cela donne un bel album de BD. Par contre, les histoires en elles-mêmes ne sont pas exceptionnelles. Ce sont de petites nouvelles, basées sur des voyages temporels, des expériences imprévues ou ratées entraînant des paradoxes temporels, etc... Rien de bien exceptionnel dans ces scénarios-là et on les oublie assez vite après lecture, en fait.
Giuseppe Bergman
Dans cette série, je n'ai lu que deux albums : Jour de colère et L'odyssée. Autant le premier est franchement génial, plein d'humour et d'auto-dérision. Sous couvert d'un érotisme "intelligent" l'auteur s'amuse graphiquement et le résultat est fantastique. Autant L'odyssée de GB est inintéressant au possible et il profite d'un vieux mythe pour montrer un peu de cul et cette fois c'est gratuit (pourtant j'ai lu la version censurée de BoDoï). En ce qui concerne le dessin, c'est bô (surtout les filles), mais je pense que presque tout le monde connaît le style graphique de Manara, même sans avoir lu aucun album. Donc achetez l'un et oubliez l'autre.
Sally Forth
C'est complètement délirant. Cette BD date des années 70 et parodie un peu tous les classiques du genre : les pin-up, la science-fiction façon Barbarella, les histoires de super-héros, etc... Ca part dans tous les sens, ça ne se prend pas au sérieux. Une grande partie des dialogues sont débiles et hilarants : "Sally vient de boucler sa première orbite... Ho la la !", "Mais quelle chaleur là-dedans, je crois que je vais me déshabiller... Voilà, je suis quand même plus à l'aise... Et maintenant que vais-je faireuh...", "Que vois-je, ce gosse vient de cracher sur le trottoir ? Ceci est un travail pour... Superb-man !", etc... Vous l'aurez compris, Sally Forth se résume à deux concepts : - Une femme n'a pas besoin de vêtements (à part la méchante qui est borgne alors elle porte un bandeau sur l'oeil mais aussi un sur le sein gauche et un autre comme cache-sexe). - A part ça, c'est du délire dans tous les sens. C'est donc difficile de véritablement cataloguer cette série comme érotique, disons juste qu'il y a plein de femmes à poil mais en réalité elles agissent soit tout à fait normalement comme si elles étaient habillées comme vous et moi, soit comme des gourdes à la cervelle d'escargot bucolique qui prennent des poses sensuelles en plein milieu d'une conversation militaire. Alors quand on lit ça vite fait, on est souvent éclaté de rire : c'est de l'humour "con" et ça marche pas mal. Mais l'ennui, c'est que cette BD-là est parue en strips à la base, et lire ça d'un bloc en un album, c'est... lourd. J'ai rigolé pendant une dizaine de pages, mais ensuite ça part tellement dans tous les sens que c'est dur à suivre, on se lasse, etc... Mais ça reste vraiment une curiosité dans son genre. A lire à petites doses pour ne pas se lasser.
Innocence
Note approximative : 2.5/5 Dans le même genre que les histoires grivoises de Dany, nombreuses sont les planches issues de ces BD de Di Sano qui ont été diffusées sur Internet. Le dessin est du même style, tout en rondeur, entre le style de dessin de Dany et celui de Walthéry, mais avec néanmoins moins de talent à mes yeux. Ca reste néanmoins assez agréable à regarder. Quant aux gags en eux-mêmes, certains sont inspirés de blagues déjà existantes et d'autres semblent purement originaux. Certaines planches sont bien marrantes, d'autres moyennes, d'autres franchement banales ou répétitives. Il est évident qu'avec une telle quantité d'albums, tout ne peut pas être bon et effectivement tout ne l'est pas. Mais bon, ça se laisse lire avec le sourire. Par contre, je m'imagine mal acheter ça.
Les Tentations de Navarre
Commençons par le dessin que j'ai trouvé de très bonne qualité. Je n'en suis pas fan car je n'aime pas franchement le style purement réaliste, mais Wachs dessine avec beaucoup de précision et de réussite. En outre, la colorisation est très sympathique. Bref, c'est une jolie BD historique. Car oui, c'est vraiment une BD historique. Elle raconte purement et simplement la chronologie des évènements qui ont marqué la naissance puis la jeunesse d'Henri IV. Mais elle la raconte avec une originalité et d'une manière qui rend la chose très prenante à mon goût. En effet, c'est Léonard-Langue-Agile (qu'on retrouve dans les 7 Vies de l'Epervier) qui nous narre cela à la manière d'un magicien intemporel capable de connaître tout des évènements futurs, de se transporter en tous lieux et tous temps, n'hésitant pas à user de termes et expressions très actuelles dans ses paroles ("Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué", dit-il par exemple citant, sans les citer, les Shadoks, il se gausse même du nom du tome 2 de la série "le Roi Lion" estimant que puisque l'histoire se passe au 16e siècle, il n'y aura pas de soucis de copyright vis-à-vis d'une compagnie de divertissement apparaissant dans le futur, etc...). Bref, cette manière de raconter les évènements, voire d'y participer à la manière d'un voyageur omnipotent et omniscient venu du futur, rend cette histoire d'Henri IV très lisible. Intéressant et assez prenant donc.
Escale sur Pharagonescia
Escale sur Pharagonescia a été créée dans la même optique que le Garage Hermétique : c'est un recueil d'histoires courtes complètement improvisées, imaginées en même temps qu'elles étaient dessinées par Moebius. La plupart sont complètement délirantes, avec leur lot de faune étrange, de noms bizarres et inventés, de personnages décalés... Il y a aussi beaucoup d'humour, même s'il est parfois tellement décalé et absurde qu'il n'est pas toujours facile d'en rire. La première histoire est la plus longue. Elle est même un peu longuette car je ne l'ai pas trouvée toujours drôle, mais sa fin est bien sympa. Quant à l'histoire suivante, avec le pavacheux en délire (balutin), je l'ai trouvée vraiment marrante. La suivante est toute simple et tout l'humour est dans sa chute (qui met un peu trop de page à arriver en fait). Les autres sont plus courtes, ont le Major Grubert (du Garage Hermétique) pour personnage principal, sont plus délirantes encore, et souvent moins faciles à apprécier à mon goût. Quant au dessin, c'est du Moebius typique : rien à redire, c'est du grand talent (malgré une colorisation assez... détestable).
Je suis un vampire
Ce qui m'a tout de suite plu dans cette BD, c'est le dessin. Le style de noir et blanc, au trait net, contrasté, très lisible tout en étant en même temps très beau de Risso m'a tout de suite séduit. Les personnages, bénéficiant à la fois du style moderne et rond des comics des années 90 mais aussi des ombrages et contraste N&B de grandes oeuvres du noir et blanc, ont vraiment un style et une patte qui me plaît, tout autant que les décors à la fois fouillés, travaillés et épurés. Ceci étant dit, j'ai trouvé qu'au fil des albums, Risso se fatiguait un peu et le dernier tome n'est pas du même niveau graphique que le premier, tout en restant très bon quand même. Ensuite, concernant le scénario, il est très sympa. Ce n'est pas vraiment une histoire de vampires que nous suivons ici mais plus une histoire d'immortels : ils n'ont quasiment aucune des spécificités des vampires (c'est même l'inverse vu leur relation avec le soleil) et le fait qu'ils sucent parfois le sang me paraît même inutile ici (les auteurs auraient pu s'en passer, je pense). Et cette histoire est plutôt originale dans l'historique du héros et de sa némésis : leur passé depuis l'époque des pharaons est plein de détails originaux et sympathiques. Quant à l'acquéreur de ces BDs, il en a vraiment pour son argent : chaque tome est particulièrement long et dense, la lecture du tout occupe plusieurs heures. L'histoire est assez prenante et bien construite. Les personnages sont originaux et sympas. La méchante de l'histoire est elle aussi très originale par son côté "prostituée éternelle", mais un peu moins par son côté complètement obnubilée par l'envie de tuer le héros : elle manque de finesse sur ce point de vue, je trouve. Quant à la fin de l'histoire, elle m'a un tout petit peu déçu (quand on y réfléchit, certaines choses sont un peu incohérentes et le tout se termine assez facilement) mais globalement elle est plutôt bonne. Et seul autre défaut : tout le récit est un peu tiré en longueur, surtout quand on lit d'un coup l'intégrale. Mais globalement, c'est une très belle BD et un bon récit malheureusement un peu trop long.
Tomié
Un premier tome assez dispensable. Derrière l'évolution du travail graphique de Junji Ito, on ne trouve malheureusement que peu de choses intéressantes à se mettre sous la dent, surtout en comparaison avec le fascinant Spirale. En fait, je pense qu'un début très approximatif et un dernier chapitre plutôt fade plombent une oeuvre qui péchait déjà par des dialogues assez pauvres et des personnages trop peu développés. A côté de ces points noirs, j'avoue que certaines scènes sont très réussies (La couverture jettée devant l'hôpital :):)) et rappellent le thème de Spirale; la malédiction dont on ne peut se débarasser, face à laquelle on finit par sombrer dans la folie ou se résigner. Je lirai la suite, en supposant que cette oeuvre de jeunesse ne peut que se bonifier, mais ne conseille de toute façon pas la lecture à ceux qui ne connaitraient pas encore ... euh, j'ai déjà parlé de Spirale? T2 : Sympathique, certains chapitres sont bien réussis. PS: il y a peu de chances que Tomié plaise à l'Anglais le plus célèbre après les Beatles et Churchill. :)
Le Jeune Albert
Yves Chaland était l'un des derniers survivants de la ligne claire "classique", avec Ted benoît. Admirateur de Franquin (première époque), il illustra même l'une des aventures de Spirou et Fantasio. Avec Le Jeune Albert, il illustra pendant plusieurs années le journal Métal Hurlant, dont il accompagna l'évolution jusqu'à son terme, en 1987. Les aventures de ce jeune Bruxellois débrouillard n'avaient pas pour but d'éduquer la jeunesse de l'époque par l'exemple, comme prétendaient le faire leurs contemporains chez Dupuis, par exemple. Mais plutôt de faire réfléchir, en prenant comme "héros" un garçon imbu de lui-même, arrogant, roublard et retors. Ses aventures se lisent très vite (caractéristique de la ligne claire), mais ne présentent pas beaucoup d'intérêt, hormis peut-être quelques témoignages du système D en temps de guerre (les aventures d'Albert se déroulent dans les années 1940), et la maîtrise du trait de Chaland, dessinateur sous-exploité à mon sens.