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Couverture de la série Chaque soir à onze heures
Chaque soir à onze heures

Un roman graphique mâtiné de polar et d’un chouia de fantastique, adaptant un roman que je ne connais pas. Je suis resté sur ma faim au sortir de cette lecture (même si je suis un chouia moins sévère que mon prédécesseur pour l’évaluation finale – note réelle 2,5/5). Disons que ça se laisse lire, et qu’il y a une part de mystère, quelques personnages attachants (l’héroïne surtout), et un dessin agréable, qui font passer une intrigue que j’ai quand même trouvée trop légère. Surtout j’ai d’emblée été peu réceptif à l’univers, l’histoire ne proposant quasiment que des personnages vivants dans les beaux quartiers, de riches fils et filles à papa – pas toujours sympathiques, loin s’en faut ! Et quelques facilités scénaristiques (autour de la mort d’une femme quelques années plus tôt) ne m’ont pas convaincu. Bref, une lecture d’emprunt acceptable, mais une histoire qui manque clairement de coffre.

28/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Extases
Extases

Un peu déçu par cette série parce qu'au vu des notes je pensais que moi aussi j'allais trouver ça formidable et au final je trouve que c'est juste 'sympathique' à lire. Jusqu'à présent j'ai lu quelques bds où les auteurs parlaient de leur vie sexuelle et aucune ne m'a paru mémorable, mais celle de Tripp fait parti du haut du panier. L'auteur montre qu'on est capable de parler de sexualité sans tomber dans la vulgarité. Le dessin est très bon avec une mise en scène qui tombe parfois dans la poésie. L'auteur divise bien sa vie dans ses deux tomes: le premier s'est la jeunesse insouciante des années 70 où on fait ce que l'on veut entre jeunes consentant et le second c'est l'âge adulte où il faut apprendre à être plus mature, surtout lorsque le sida va faire son apparition et chambouler bien des choses. Il y a des réflexions de Tripp qui sont bien intéressant, mais je trouve aussi qu'il y a des longueurs ce qui explique pourquoi je ne mets que 3 étoiles. À forces de voir des pénis, des seins, des partouzes...cela finit par devenir un peu lassant. Mais bon j'aime mieux ce genre d'ouvrage aux films pornos où c'est excitant de voir des femmes être victimes de violences ou des hommes se faire humilier.

28/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Montefiore
Les Montefiore

J'ai passé un bon moment de lecture détente avec cette série. Le scénario est bien ficelé et ne se prend pas trop au sérieux. Les différentes histoires, top model, héritage et coup bas industriels s'imbriquent bien pour donner un récit fluide et vivant qui nous fait voyager de Milan à Taiwan de façon plaisante. Le milieu du luxe et de la mode qui est la toile de fond du récit fait un peu cliché mais les auteurs n'oublient pas la face travail, risque et emplois que cela représente. De plus dans un milieu rempli de jolies filles, les auteurs n'en profitent pas pour combler les lacunes du récit par des scènes de sexe inutiles. L'accent est plus mis sur la psychologie des personnages même si les plastiques restent agréables à regarder. Le graphisme est un classique ligne claire assez réaliste. Les extérieurs détaillés sont bien travaillés pour rendre une ambiance crédible. La présentation est sobre mais le découpage et la mise en scène des planches donne une narration visuelle dynamique et cohérente. Une lecture agréable pour un moment de détente sans se prendre la tête.

28/05/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Marion
Marion

Christian Binet s'est lié d'amitié avec une fan qui lui a écrit son admiration quelques années après avoir subi un AVC massif qui l'a laissé handicapée et lui a imposé une longue période de rééducation tant à la mobilité qu'à la parole. Et ironie du sort, il semble que cet accident soit dû à sa pilule contraceptive, même si la chose reste sujette au résultat d'un procès encore en cours. Binet a décidé de raconter son histoire et de nous fournir un ouvrage qui tient à la fois du documentaire et de la BD d'humour tant l'auteur sait raconter cela avec légèreté et le cynisme doux amer qu'on lui connait. Si le sujet est rude, le style inimitable de Binet réussit à le rendre agréable à la lecture. Grâce à son humour et son sens de la mise en scène, il parvient à nous instruire sur le sujet des conséquences d'un AVC et sur le processus de rééducation. C'est instructif et amusant, avec un rire jaune forcément vu à quel point certains passages sont cruels. Seul regret, l'album se lit un peu vite et la totalité des 48 pages n'est pas utilisée par la BD puisque la fin contient plusieurs pages documentaires.

28/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Altamont
Altamont

Après les succès rencontré par Woodstock et, dans une moindre mesure, le Festival de l'île de Wight, plusieurs organisateurs ont cherché à reproduire la formule. Souvent avec des résultats plus mitigés voire catastrophiques, et Altamont fut sans doute le pire ratage dans le genre. Herik Hanna et Charlie Adlard nous invitent à ce foirage au travers d’une fiction animée par quelques personnages hauts en couleurs. C’est ainsi que nous suivons un groupe de potes liés avant tout par leur amour de la musique et des drogues et partis vivre ce festival d’Altamont. La reconstitution historique est très crédible, jusque dans le déroulement de l’ensemble de la manifestation (artistes présents, concerts annulés, incidents divers et variés). La fiction est plaisante même si le twist final m’a semblé inutile. La narration est fluide, le dessin est agréable (même si je n’aime pas cet usage de pointillés pour assombrir certains éléments du dessin), les personnages proposent des profils variés et je me suis facilement attaché à l’un ou l’autre. Hormis ce twist final, on reste sur un récit de type expérience de vie, sans évènement spectaculaire inutile. Il faut dire que le contexte de l’époque était déjà suffisamment exceptionnel sans devoir en rajouter. L’usage de drogues plus ou moins dures, le comportement naturellement violent des Hell’s Angels, les abus sexuels (viols et autres attouchements) malheureusement fréquents dans ce genre de grands rassemblements prônant une sexualité prétendument libérée, voilà déjà pas mal de grains à moudre pour un scénariste inspiré. Pas la peine d’y mettre une couche supplémentaire ! Et je trouve que c’est très bien comme ça. Au final, sans être aussi enthousiaste que les précédents lecteurs, je trouve que c’est un bon récit, agréable à lire et qui met en lumière sans nostalgie inutile un évènement qui marquera un tournant dans l’évolution de la jeunesse américaine (ce concert marque en quelque sorte la fin de l’utopie hippie en en montrant certaines limites). Vraiment pas mal du tout !

27/05/2024 (modifier)
Couverture de la série Kabbale
Kabbale

Une série dont je me suis débarrassé un peu à contre coeur lors d’une braderie. Mais bon faut bien faire de la place !! Et mon choix a été dicté par son statut, franchement dommage qu’elle n’ait pas été conclue car sa lecture est très agréable. L’histoire ne se laissait pas deviner et j’avais bien accroché à la part fantastique, pas mal de mystère autour dont nous n’aurons malheureusement pas le fin mot. Le graphisme est fluide et sympathique, des couleurs réussies, l’influence manga ne me déplaisait pas. Je préfère d’ailleurs ce style à celui plus réaliste que l’auteur adoptera par la suite. J’adore les couvertures vierges de toutes lettres, je trouve que ça en jette bien. Je ne conseillerai pas en l’état mais cela reste tout à fait recommandable pour les curieux qui savent à quoi s’en tenir.

27/05/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dans les couloirs du Conseil constitutionnel
Dans les couloirs du Conseil constitutionnel

Mais qui pourrait donc avoir envie de se fader un ouvrage sur le Conseil constitutionnel ? Pas franchement sexy comme sujet, non ? Et pourtant, contre toute attente, les deux autrices ont relevé le défi : réussir à nous passionner pour une institution majeure de la vie politique française ! Pour cela, elles ont adopté l’angle de la légèreté avec une narration dynamique et humoristique, tout l’inverse de l’image poussiéreuse que l’on pourrait avoir de cette institution « bien à l’abri derrière les murs épais du Palais royal ». Mais comme on va le voir ici, la réalité diffère du cliché… L’ouvrage nous rappelle les origines de l’organisation, en expliquant comment au fil des ans l’importance qu’elle a prise dans l’Histoire française. On y apprend pas mal de choses sur son fonctionnement, notamment sur la distinction à faire avec d’autres juridictions comme Conseil d’Etat ou la Cour de cassation. La majorité des juristes s’accordent à reconnaître que le Conseil des sages, autre dénomination du Conseil constitutionnel, constitue un progrès pour garantir le respect de la Constitution, et par extension, de l’état de droit et des libertés publiques, afin que, comme le disait Montesquieu, « le pouvoir arrête le pouvoir ». On apprend que dans la hiérarchie des normes, la Constitution domine les traités internationaux, devant les lois et les règlements. Et comme on se demandera légitimement comment ses membres pourraient ne pas être suspectés d’agir en fonction de leur bord politique, Marie Bardiaux-Vaïente nous explique que quand ils y entrent, « ils s’identifient à leur nouvelle fonction », « ont abandonné leurs anciennes attaches partisanes », permettant ainsi une garantie démocratique. A ce titre, on apprend par ailleurs que depuis 2008, tout citoyen peut saisir la Constitution dans un cadre défini, avec un accès à la QPC (Question prioritaire de constitutionnalité), s’il estime qu’une loi semble nuire à sa liberté. Sont cités comme exemple la censure par le Conseil en 1971 de la loi Marcellin limitant la liberté d’association, suite à une campagne menée par Simone de Beauvoir, ou plus récemment la relaxe définitive de Cédric Herrou malgré un acharnement judiciaire édifiant, lequel s’était vu poursuivi pour avoir aidé des personnes en situation irrégulière, mais aussi, last but not least, l’adoption en 1974 de la loi Veil jugée conforme à la Constitution, après les multiples péripéties que l’on connaît. Il n’est pas fait mention de la récente inscription dans la Constitution du droit à l’IVG, mais le livre était visiblement déjà bouclé avant l’événement. En guise de conclusion, l’ouvrage nous expose la fonction la plus connue du Conseil, consistant à veiller à la régularité de l’élection présidentielle (validation des parrainages et contrôle aléatoire des bureaux de vote). Un véritable travail de fourmi avant que les résultats ne soient proclamés. Le dessin de Gally contribue largement à alléger l’aspect rébarbatif du sujet, qui devient ainsi beaucoup plus engageant. Son trait rond et simple, l’aspect rigolo et dynamique du duo d’autrices, mises en scène dans une sorte d’enquête journalistique qui ressemble presque à une déambulation dans un parc d’attractions (même si on imagine facilement qu’il a fallu un minimum de sérieux et de rigueur pour synthétiser un tel sujet en une petite centaine de pages), la mise en page variée et l’absence de temps morts, tout cela contribue à faire qu’on ne s’ennuie pas un instant. Excellent ouvrage pédagogique par l’intérêt qu’il réussit à susciter chez le lecteur, « Dans les couloirs du Conseil constitutionnel » fournit un panorama assez complet de cette instance de premier plan, de ses coulisses et de ses enjeux. Même si bien sûr, il n’a pas prétention à nous apporter la maîtrise des arcanes complexes de l’institution, on sort de cette lecture plus instruit sur un aspect essentiel de la vie politique en France, davantage conscient de l’importance d’un bon fonctionnement démocratique contre les dérives autoritaires, une menace qui pèse dans le contexte politique actuel. Peut-être même aurons-nous envie, en citoyen responsable et éclairé, de creuser le sujet en se tournant vers des publications plus détaillées…

26/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Lettres des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes
Lettres des animaux à ceux qui les prennent pour des bêtes

Un album qui parle de la maltraitance animal par les humains. Il est divisé en plusieurs histoires courtes qui mettent chacune en vedette un animal différent. C'est clair que si on est un lecteur adulte qui s'est déjà intéressé à ce sujet, on ne va pas apprendre grand chose de nouveau. Personnellement, j'ai surtout appris le sort horrible que subissent encore les lévriers en Espagne, le reste je le savais déjà (le plastique dans l'océan, les rares loups de France qui continuent de se faire tuer, etc) ou je n'étais pas surpris par le sort réservé à tel animal jugé le plus souvent dangereux ou nuisible pour rien. Cela reste une lecture agréable, chaque information sur un problème est claire et précise et le dessin est pas mal. Je pense que cela s'adresse avant tout aux adolescents ou du moins aux enfants à partir d'environ 10 ans (pour les trop jeunes, il y a des cases qui risquent de les traumatiser pour la vie). Ça peut aussi servir de bon point de départ pour un lecteur plus vieux qui n'y connait rien au sujet des problèmes que rencontrent les animaux au contact de l'homme. Ceux qui ont déjà des bonnes bases sur le sujet vont sans doute préférer des documentaires qui creusent plus en profondeur les différents aspects du sujet.

26/05/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Voler au-dessus des trous
Voler au-dessus des trous

Une autre autobiographie de plus. Celle-ci ne se détache pas trop du lot, mais cela reste agréable à lire si on est fan du genre. L'autrice nous raconte des moments de sa vie, de son enfance à son parcours professionnel comme graphiste. Ce qu'elle va surtout mettre en avant c'est son côté orgueilleuse qui va lui causer des ennuis dans la vie. Cela ne va pas trop la déranger car elle va toujours foncer dans la vie pour obtenir ce qu'elle veut, mais elle va finir pas se rendre compte que toujours aller dans l'extrême pour échapper à ses problèmes n'est pas la solution. J'ai trouvé que c'était sympathique à lire, juste qu'il manque quelques choses pour rendre le tout mémorable. Je ne suis pas fan du graphisme, mais il est lisible. Ce que j'ai aimé c'est que contrairement à d'autres autobiographies, l'autrice va droit au but et on voit qu'elle a sélectionné les anecdotes les plus importantes. Cela risque tout de même de frustrer certains lecteurs qui auraient aimé que certains aspects de la vie de l'autrice soit plus développés.

26/05/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Écuyer & son chevalier
L'Écuyer & son chevalier

Une lecture sympathique et tous publics. L’aventure s’oubliera vite mais possède de belles qualités. L’auteur, que je découvre pour l’occasion, n’en est pas à son premier album et ça se ressent bien. En plus d’assurer tout lui même, il maîtrise vraiment bien les codes du médium. J’ai apprécié la souplesse de son trait et sa science des couleurs, les pages sont lisibles et très agréables à l’œil mais le top reste sa narration, c’est d’une fluidité exemplaire et il y a de chouettes passages comme ceux du puit ou du combat dans la tour. A côté de ça, l’auteur développe tout un bestiaire attachant, ses personnages sont expressifs et réussis (mention au dragon). Bref un style comics très accessible, peut être un peu fade de premier abord mais que j’ai trouvé sans fausses notes. Pour l’histoire, il en est de même, des ingrédients déjà vus ici ou là mais bien digérés. Je reprendrai les termes de l’auteur lorsqu’il a vendu sa série à son éditeur « T. H. White jouant à Donjons & Dragons avec Sir Arthur Conan Doyle », une aventure gentillette mais agréable à suivre. L’univers est attachant. Malheureusement c’est le terme gentillet qui m’empêche de m’emballer plus, à mes yeux, ça manque un peu d’aspérités pour un adulte, sinon c’était 4*. En tout cas, ça reste franchement recommandable et bien fait de A à Z, ce premier tome s’autosuffit mais un dernier est annoncé, je lirai.

26/05/2024 (modifier)