La Veuve blanche
Sur une route détrempée par la pluie, une voiture s'encastre sous un camion. Si le conducteur est tué sur le coup, la passagère s'en tire sans une égratignure. Sans une égratignure, mais pas indemne : Valérie perd son mari le jour même de ses noces.
Aire Libre
Sur une route détrempée par la pluie, une voiture s'encastre sous un camion. Si le conducteur est tué sur le coup, la passagère s'en tire sans une égratignure. Sans une égratignure, mais pas indemne: Valérie perd son mari le jour même de ses noces. Quand Frédéric, le frère aîné du défunt, cherche à réconforter la jeune veuve, celle-ci, hystérique, le chasse de la maison familiale. Puis disparaît après avoir vidé les comptes. Troublé par la jeune femme et son comportement, Frédéric engage un détective pour tenter de la suivre à la trace. Et de l'Europe du Sud à l'Egypte, de l'Angleterre aux Etats Unis, cette trace devient de plus en plus sanglante. Mais qui est Valérie ?
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| Date de parution | 10 Mai 2002 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Grace à la beauté du trait, j'ai lu tout l'album, mais les personnages étaient d'un vide ! L'héroïne m'a bien fait sourire quand elle a repoussé quelqu'un de plus jeune qu'elle en disant qu'elle n'avait pas envie d'enseigner à une femme plus jeune qu'elle tant cette dernière était ignorante et vide. Seul trait d'esprit, mais assez bien vu : tout le monde n'est pas pédagogue. Voire tout le monde en vaut-il la peine ? D'un autre côté, rire dans le rire, tout le monde parait vide dans cette histoire… Bien sûr, les naïfs peuvent être fascinés par des gens qui ne sont rien de plus que beau, et même moins que cela, mais il me semble, problème problème, que le créateur est au service de son héroïne vide et le reste qui ne l'est pas moins. Et voilà ce qui arrive quand un créateur n'arrive pas à jeter l'œil critique, acéré, qu'il faut sur son œuvre. Total : on n'est pas dans Les naufragés du temps…
Une bande de Gillon qui s'est faite littéralement clouée au mur par les critiques à sa sortie. Ce n'est pas si mauvais. Le premier tome est même plutôt bon mais ça se délite ensuite pour terminer sur une fin un peu absurde. La magie du trait de Gillon ne fonctionne que par intermittence mais quand c'est le cas, elle sait faire ressortir toutes les ambiguïtés de l'héroïne principale. Il y a un dossier en fin d'album qui permet à Gillon de revenir sur les femmes de son œuvre en quelques mots.
En fin d’album, dans un court dossier, Gillon rappelle pourquoi il a toujours voulu créer des personnages féminins forts, et en dresse une liste. Certes. Mais avoir un personnage principal féminin ne garantit pas qu’il soit fort, ou même intéressant. Et ici, cetteValérie m’a assez rapidement laissé de côté. En fait on n’arrive pas à s’attacher à elle (et à l’histoire en fait !), tant elle semble superficielle (comme l’histoire en fait !), et tant les péripéties qui la suivent (ceux qui l’approchent semblent avoir une espérance de vie assez courte) manquent d’intérêt et de crédibilité (comme l’histoire donc). Au final, on ne comprend pas ces morts, jamais expliquées, en tout cas il faut se contenter d’une série de coïncidences semble-t-il, et donc ça manque d’intérêt. Valérie n’est donc qu’une sorte de fil rouge, qui relie artificiellement une série de personnages, qui nous fait visiter quelques lieux divers (en Égypte et aux États-Unis, parfois à la suite de son ex-beau-frère qui enquête sur elle, sans que l’on sache s’il en est amoureux). Certains passages sont carrément inutiles (comme cette croisière sur le Nil, avec cette rencontre avec une jeune femme, une relation saphique éphémère et uneValérie qui nous fait la retape sur l’histoire des dieux égyptiens). Le dessin de Gillon et la colorisation sont datés, mais eux passent quand même bien mieux, il n’y a pas grand-chose à en dire (affaire de goût donc). Mais l’histoire m’a franchement laissé sur ma faim, elle manque de consistance, d’un liant plus concret.
Je n'ai jamais trop accroché au dessin de Gillon et ce même sur Les Naufragés du temps, trop raide, trop propre sur lui. Là, et c'est sans doute du au sujet, je suis encore moins rentré dedans. J'ai eu l'impression de lire un roman photo qui nous emmène à travers le monde, notons une séquence en Egypte où l'héroïne nous retrace l'histoire des anciens dieux égyptiens, intéressant certes mais l'on se demande ce que cela vient faire là. Bon je ne vais pas m'éterniser, je me suis fait braire à cent sous de l'heure en attendant désespérément qu'il se passe quelque chose, mais au bout du compte non, héroïne très bof, tout très bof.
Je n'ai pas trop compris l'intérêt de l'histoire dont la seule qualité est le dessin. Contrairement à d'autres posteurs, j'aime bien le dessin de Gillon et je ne trouve pas les couleurs moches. Le scénario est franchement peu passionnant. Bon, l'idée que pour une raison quelconque une femme semble attirer des hommes antipathiques aurait pu être intéressante, mais ici ce n'est qu'une succession de scènes où des hommes veulent être avec la femme pour aucune raison valable, ils agissent comme des connards et puis il y a des morts....Il y a aucune intrigue et la fin est ridicule.
Je n’ai pas compris le but de ce scénario. Paul Gillon semble vouloir construire un personnage féminin à la fois proche et opposé à celui d’une veuve noire. Vous savez, ces femmes qui attirent les hommes pour les tuer et profiter d’un généreux héritage. Ici, la femme en question est certes physiquement attirante mais tellement égocentrique, caractérielle et pisse-vinaigre que je me demande pourquoi tant d’hommes semblent attirés par elle. Paul Gillon lui-même se pose la question, ou du moins, ses personnages finissent par se la poser. De plus, la trajectoire de cette veuve blanche est tout sauf passionnante. Pas d’intrigue, pas d’enquête policière, on suit juste un enchaînement de morts violentes dans le sillage de cet antipathique personnage. Je ne comprends pas pourquoi son beau-frère s’obstine à la poursuivre. D’ailleurs, lui-même est de moins en moins obsédé par cette poursuite au fil de l’album. Le trait de Paul Gillon, par contre, est agréable à l’œil. Un peu raide mais riche dans ses décors et agréablement lisible, il est très bon dans le rendu plastique des personnages féminins. Sa colorisation est terne et passée de mode mais cela ne me dérange pas vraiment. Sans doute son amour des femmes a-t-il poussé Paul Gillon à créer ce personnage, mais sans scénario autour cela devient inintéressant.
Le graphisme et le style des récits de Paul Gillon me font toujours penser à certains médiocres téléfilms français ou italiens de seconde partie de soirée : des personnages superficiels, un peu d'action et une grosse dose d'érotisme aguicheur. Parfois c'est accrocheur, mais dans le cas présent, c'est plutôt mauvais. L'intrigue est bizarre. Elle manque complètement de crédibilité et comme, à la fin, elle ne trouve pas d'explication, elle m'apparait vraiment gratuite. Le comportement mystérieux de cette Valérie se révèle incompréhensible. Un destin capricieux ? Bof. J'ai détesté la facilité scénaristique avec laquelle les gens tombent tous sous son charme. En parlant des personnages, ils sont plus caricaturaux les uns que les autres, c'en est parfois ridicule comme en ce qui concerne ces maffieux italiens. Et puis, c'est quoi cette construction de scénario avec un type qui mène sa grosse enquête (sans qu'on sache trop pourquoi) pendant les 4/5e de l'album puis on l'oublie complètement sur le dernier 5e pour mettre en scène un autre gars qui n'a rien à voir. Et pouf, ça se termine comme ça, sans explication. Juste la touche dramatique finale, toujours aussi gratuite et facile. Bref, il y a des choses qui se tiennent dans cette BD. Ca se laisse lire si on n'est pas allergique aux passages racoleurs. Mais l'intrigue est médiocre, construite avec trop de facilités, et pourra très facilement décevoir son lecteur.
C'est une BD digne des romans photos des magazines "people". Là où je me marre, c'est qu'elle se prend au sérieux en dissertant sur la mythologie des dieux égyptiens afin de faire un parallèle avec les lois de l'existence humaine. Vraiment pathétique ! L'histoire de cette jeune femme fatale dénuée de sentiment apparaît réellement artificielle. On n'y croit pas une seconde. Par ailleurs, la trame de l'histoire est décousue. Il faut passer son chemin. C'est un grand raté de la pourtant excellente collection "Aire Libre".
J'abonde dans le sens des 3 premières critiques ci-dessous. Les dessins sont très moyens, l'histoire est lamentable. Si on était dans les années 1970, la BD pourrait être passable, mais nous sommes au 21e siècle et elle semble être préhistorique. Gillon a mal vieilli et devrait prendre sa retraite. C'est le pire album de toute la collection Aire Libre et il est à éviter absolument.
Au risque de décevoir tout le monde, je l’ai trouvé vraiment pas mal ce bouquin. Niveau scénaristique c’est pas terrible, j’avoue le dessin ne m’a pas du tout enchanté. Il est même à chier, genre Michel Vaillant dégueulasse, mais le personnage féminin que je considère le réel sujet central de cet album à une présence impalpable. Le tour de force de Gillon a été de créer l’atmosphère par le caractère. J’ai vraiment été pris par la sensibilité de l’héroïne, Valérie. Son côté mystérieux attrayant, sa douceur apparente, sa fragilité honnête. Une héroïne qui par sa bonté attire tout fantasme. L’identité ingénue à travers laquelle tout désir a son reflet. Noyau d’histoires dont elle n’est pas actrice, mais révélateur. Son malheur est d’être ce que les autres n’ont plus : la consistance vide. « Je suis comme quand je suis née » livre-t-elle. Je pense qu’il faut aborder cet album avec une vision sur l’être et non sur l’histoire en elle-même. Saisir l’aura de l’héroïne. Vraiment bien accroché cet album. J’espère que cet avis donnera une autre vision très cataloguée des précédents avis.
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