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Les Cahiers d'Esther

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

Écrits d'après les histoires vraies d'Esther A. (nom modifié), Les Cahiers d'Esther nous plongent dans le quotidien d'une fille de 10 ans qui nous parle de son école, ses amis, sa famille, ses idoles.


Ecole Pivaut, Nantes Enfance(s) Gobelins, l'École de l'Image

Esther est une petite parisienne de dix ans, qui cache derrière sa frange la vie à la fois ordinaire et trépidante d'une écolière de CM1, entre ses copines, ses parents et son frère adolescent. Comme toutes les fillettes de son âge, elle se pose également mille questions par jour, futiles ou métaphysiques... Dans la « vraie vie », Esther ne s'appelle pas Esther, mais elle existe vraiment. Un jour, avec ses parents, elle est venue dîner chez leur ami Riad Sattouf, dessinateur (Pascal Brutal, L'Arabe du futur,...) et réalisateur (Les Beaux gosses, Jacky au royaume des filles). Elle lui a alors confié toutes ces choses qui font son existence : ses rapports avec ses amies et les autres élèves de son école, ses préférences et ses détestations, ses interrogations sur des sujets graves ou plus légers, son regard sur la société d'aujourd'hui. Immédiatement, l'auteur entrevoit un extraordinaire terrain de jeu. Après avoir donné sa vision, drôle mais plutôt déprimante, des adolescents dans La Vie secrète des jeunes, il peut raconter l'enfance, selon le point de vue de quelqu'un qui est encore en plein dedans. Cela va rapidement déboucher sur une série ambitieuse, prépubliée dans L'Obs à partir d'octobre 2014. Son objectif ? Suivre Esther jusqu'à ses dix-huit ans, à raison de 52 histoires en une page chaque année.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Juin 2000
Statut histoire Strips - gags 5 tomes parus
Couverture de la série Les Cahiers d'Esther
Les notes (5)
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16/06/2016 | Ro
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Par canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur canarde

Roboratif Long témoignage du quotidien d'une gamine de 10 ans dans un milieu plutôt favorisé. Ici rien de Titeuf ou de Kid Paddle, qui visent à nous faire rire avant tout. Riad Sattouf cherche à traduire le plus platement possible le témoignage recueilli. Le déroulement des jours est divisé en pages indépendantes, c'est sans doute la contrainte principale qui a dû donner forme au récit de départ, sans début ni fin. Ce cortège de points de vue enfantins qui vont de propos extrêmement injustes, cruels (dégout assumé pour la faiblesse, la pauvreté, la laideur, la raideur) à d'autres totalement superficiels (le désir absolu d'avoir un Iphone6, ou d'être blonde). L'univers de l'auteur et sa curiosité récurrente pour ces comportements absurdes trouve ici un objet à sa mesure. Parfois ennuyeux (les petites histoires de cour de récré), par moment drôle (pas souvent), par moment désagréable. Notre réaction n'est pas décidée à l'avance, c'est assez déconcertant finalement. C’est une sorte de document à avoir, pour se souvenir que l'enfance est aussi un ramassis de bêtise. Déprime, nostalgie, hébétement, agacement, j'avoue que cet album touche. Après lecture de deux autres tomes, je remonte d'une étoile ma note : la compilation de ses années donne vraiment une vue très juste de notre époque, et je rapprocherais plutôt l'ensemble du petit Nicolas de Sempé et Goscinny. Un Petit Nicolas d'aujourd'hui, où la rigolade n'est plus le quotidien des enfants, où les rapports de genre tiennent une place beaucoup plus grande, où l'idée du héros neutre, sans âge a disparu. Tout est situé dans le temps CM1, CM2, 6ème etc... et l'évolution de l'histoire est assumée et fait partie du défi scénaristique. Le monde de l'enfance aussi a cessé d'être fixe et éternel, c'est le mouvement, même lent, qui est l'enjeu. Je me demande si l'explication selon laquelle la vraie Esther existe vraiment et rend compte de son quotidien à Sattouf par téléphone est une réalité... Le risque désormais est que la petite Esther devenant grande, elle refuse de continuer l'expérience, et la frustration du public sera immense !

05/11/2016 (MAJ le 24/10/2020) (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Touché par la justesse de ces récits. Cette petite Esther raconte en toute simplicité, sans complexe absolument tout son quotidien d'enfant partagé entre école et maison. Forcément les rapports filles garçons sont abordés, mais les relations d'amitiés aussi, sans oublier le cercle familiale. Et puis des sujets plus complexes sur le sexe, la mort, l'amour, le succès, sont abordé à hauteur d'enfant... Le plus surprenant dans tout cela est ce ton si juste. Ce matériel pourrait servir d'étude sociologique sur cette génération post 2000! Esther n'est pas la plus populaire, la plus gentille, la plus intelligente ni la plus belle de son école, et malgré la dimension tout à fait ordinaire de cette héroïne, elle m'a toujours surpris par ses réactions, touché par ses peurs, fait rire par sa vision réductrice voir parfois complètement fausse de la vie, fait fondre par son amour si innocent pour son père... Pour l'anecdote, mes 3 enfants de sexe et d'age variés ont aussi dévoré ces histoires. On tient là une belle série multigénérationnelle.

22/10/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Un gros bof pour cet album, auquel je n’ai pas du tout accroché. Ce n’est pas nul, mais cela ne m’intéresse pas. Et cela confirme mes réticences à propos des séries de Sattouf tournant autour des jeunes, de leurs relations aux autres, de leur scolarité (j’avais été déçu par la lecture de Retour au collège par exemple). J’ai emprunté cet album en pensant y trouver ce qui m’avait plu chez L'Arabe du futur : le même éditeur, la même utilisation de la bichromie, j’en attendais le même plaisir de lecture. Hélas c’est une déception. En effet, je n’ai pas réussi à m’intéresser à cette gamine et ses questionnements, dialogues et péripéties me laissant indifférent. Rien de drôle non plus, rien de l’autodérision présente dans L'Arabe du futur. Je ne sais pas à quel public s’adresse ces « Cahiers d’Esther », mais je n’en fais visiblement pas partie.

22/02/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'ai une impression mi-figure, mi-raisin sur cet album qui apparemment va être le premier d'une série. J'aime bien le fait qu'on voit la vision du monde d'une fille de 10 ans, il y a des anecdotes intéressantes et le dessin de Riad Sattouf est sympathique. Sauf qu'il y avait aussi plusieurs anecdotes qui m'ont moins intéressé voire même ennuyé. Par exemple, je n'aime pas trop le hip-hop ou le rap donc lorsque Esther parlait de cette musique je n'en avais rien à foutre. Il y avait aussi des passages où je la trouvais un peu détestable, mais ça doit être normal vu son âge. Je suis certain que si je racontais ma vie à 10 ans, il y a des choses que j'aurais dites qui m'auraient rendu détestable aux yeux de plusieurs personnes. J'ai bien envie de la voir grandir et voir comment sa vision du monde va changer.

14/08/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Riad Sattouf avait déjà raconté la vie des adolescents dans La Vie secrète des jeunes et des collégiens dans Retour au collège. Avec cette nouvelle série, il nous raconte cette fois la vie des écoliers... et au-delà sans doute. Car en se basant sur les témoignages d'une véritable jeune fille, il a le projet de raconter les anecdotes de sa vie à l'école et en famille de ses 10 ans jusqu’à ses 18 ans, à raison d'une planche par semaine. Le premier album traite de l'année de CM1 d'Esther. Esther, c'est une fillette de la banlieue parisienne qui va dans une école privée tandis que son grand frère, cet idiot, va dans un collège public. Elle est folle de son père, prof de sport, mais elle aime bien aussi sa mère. A l'école, elle a son petit groupe de copines et elle se méfie des garçons qui sont tous des idiots. Et elle a la haine car c'est la seule de son école qui n'a pas d'Iphone ! Trop relouuu ! J'ai eu un peu de mal à apprécier cette lecture au départ. J'y ai ressenti la même chose que dans plusieurs autres oeuvres de Riad Sattouf, à commencer par La Vie secrète des jeunes : une mise en scène d'une jeunesse de banlieue franchement déprimante de vulgarité et de conformisme à la mode rap/hip hop/joueurs de foot/smartphones. Mon fils est lui-même en CM1 pour encore quelques jours et rien de ce que je vois dans son école et ses amis ne s'apparente à cette violence et cette vulgarité. Il faut croire que ma banlieue est plus éloignée de Paris. Cependant, au fil des pages et des saynètes, j'ai fini par rentrer un peu dans l'ambiance du récit et trouver quelques passages amusants ou un peu touchants. Le ton du récit est juste et factuel, même si c'est une vision d'enfant qui est mise en scène telle quelle, et ça le rend sincère et donc intéressant. Du coup, je me dis que je pourrais finir par m'attacher à ce personnage d'Esther et accepter de la suivre au fil des ans comme propose de le faire l'auteur.

16/06/2016 (modifier)