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Retour au collège

Note: 3/5
(3/5 pour 17 avis)

A 27 ans, Riad Sattouf, traumatisé par ses années de collège, décide de retourner en 3e. Mais pas n'importe où : chez les riches.


Adolescence Documentaires Ecole Ecole Pivaut, Nantes Gobelins, l'École de l'Image

A 27 ans, Riad Sattouf, traumatisé par ses années de collège, décide de retourner en 3e. Mais pas n'importe où : chez les riches. Le jour de son arrivée, le principal le prévient "Dans mon établissement, vous n'entendrez pas beaucoup de "nique ta mère". Raté. L'élève Sattouf a tout vu, tout entendu. Et il en est ressorti avec une certitude les adolescents des beaux quartiers sont loin d'être des enfants sages...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Retour au collège © Hachette 2005

02/09/2005 | ThePatrick
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Par Canarde
Note: 4/5
L'avatar du posteur Canarde

Riad Sattouf, c'est comme Marion Montaigne, il faut passer par dessus leur dessin qui a un coté brouillon, et leur humour générationnel. On a pu leur reprocher au début, mais maintenant qu'ils on suivi le précepte : "ce qu'on te reproche, cultive-le", ils se sont construits dessus et font passer chacun leur message avec humour et talent. Je n'avais donc pas avisé cet album que j'avais acheté à sa sortie, pensant que c'était une petite publication humoristique réussie, mais que j'oublierai rapidement. En fait cette BD véhiculait une certaine critique sociale, dont je me rends compte aujourd'hui qu'elle a été structurante pour mes enfants. Ils sont arrivés dans la vie avec un outils supplémentaire de compréhension du monde qui les attendait, et en particulier des petits bourgeois citadins qu'ils n'avaient jamais approchés. Leurs copains ruraux qui n'avaient que les réseaux sociaux et les jeux vidéo pour aborder la vie se sont trouvés un peu en décalage pour prendre pied au lycée, voire à l'université pour les rares qui ont persévéré dans les voies scolaires. Riad Sattouf décrit un collège de bourgeois parisiens avec une férocité réjouissante, surtout pour nous, ploucs provinciaux. Ce genre de livre a je pense contribué à désacraliser les classes sociales supérieures, bien que celles-ci n'aient besoin de personne pour se ridiculiser . Sans s'en rendre compte lui-même, l'auteur sans prétention est venu saper à la base les ambitions scolaires et sociales qui nous ont été transmise depuis le berceau. En cela, la révolution est typiquement actuelle puisqu'on forme des ingénieurs qui abandonnent leur métier pour devenir boulangers ou des commissaires au compte qui se lancent dans la maçonnerie. Il n'est sans doute pas le premier à écorner l'école, mais là où Cabu, dans les aventures du grand Duduche, ridiculisait surtout les profs, ou les militaires, voire les curés, pour s'attaquer à l'autorité, ici ce sont les élèves les cibles. Comment de petits cons boutonneux, fils à papa incultes, pourront trouver une légitimité à me commander plus tard ? De mon point de vue, les travers des collégiens du seizième arrondissement ont beaucoup de points communs avec ceux de tout ado en chamboulement psychique et hormonal, mais cette petite nuance sociale, n'est pas involontaire, il me semble. Et elle est raccord avec notre époque. Conclusion : voici un outil de connaissance sociale indispensable à offrir à tout collégien débutant. Même s'il/elle ne reconnaît que ses camarades, en s'écartant du tableau, l'observation sera salutaire.

03/04/2022 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais feuilleté cet album lors de sa sortie chez un copain, sans que cela ne me pousse à le lire vraiment. C’est chose faite aujourd’hui, et je ne suis pas forcément très emballé par cette lecture. J’aime pourtant ses albums autobiographiques sur son enfance (L'Arabe du futur), mais je n’ai pas retrouvé ici le ton légèrement décalé, humoristique qui m’avait séduit dans sa série récente. Idem pour l’habillage. Pas de colorisation, et un dessin minimaliste – pourquoi pas ? Alors, c’est sûr, il ne s’agit pas ici de vrai documentaire, mais d’une vision un peu caustique d’élèves d’une classe de collège issus de milieux très favorisés (on pense à Janson de Sailly par exemple dans le très chic XVIème arrondissement de Paris). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Sattouf ne les montre pas sous leur meilleur jour. Réaliste ou pas ou s’en fiche, mais est-ce intéressant à lire ? En fait, c’est là que le bât blesse, je n’ai pas été intéressé par cette lecture. Ni documentaire, ni histoire bien bâtie, on suit les deux semaines de Sattouf en immersion dans cette classe sans trop s’attacher à ces gamins souvent insupportables. Ce n’est pas ce que l’auteur a fait de mieux, c’est clair. Note réelle 2,5/5.

06/01/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

L’auteur a été traumatisé par ses années collège. Il n’est pas le seul. Lorsqu’on est en avance sur son âge question maturité et qu’on a affaire à des gars boutonneux dont le vocabulaire ne frise pas haut, je ne peux que faire preuve de compréhension. Ce sont certes des années ingrates ! Ce retour au collège est par conséquent une espèce d’expiation pour tenter de comprendre le mécanisme d’une certaine souffrance ou du moins d’une appréhension. Bref, nous avons tous un peu vécu la même chose entre ces professeurs bizarres et ceux qui nous faisaient poiroter dans les couloirs pendant une demi-heure avant de commencer ce qu’on pourrait appeler un court. Grassement payés pour pas grand-chose ou du moins pour supporter nos chères têtes blondes. En l’occurrence, l’auteur va tenter une sorte d’expérience sociale qu’il va nous faire partager et j’ai bien aimé cette démarche. Il s’agit de se brancher sur un collège de riches c’est à dire l’un des plus en vue de la capitale. Il va découvrir que les gosses de riches sont parfois pires dans leur comportement que ceux des gosses des quartiers défavorisés. Pourquoi ce phénomène ? Ils sont élevés dans la culture du fric et n’ont aucun respect pour les autres à commencer par leurs propres camarades de classe. Et ceux qui tiennent ces établissements font partie de cette caste dans ce qu’on pourrait véritablement appeler un apartheid ? Je ne vois pas d’autres mots pour définir la triste réalité sinon à temporiser pour justifier l’inégalité. Il y a des champions pour cela. J’ai découvert cette différence en étant surveillant d’externat afin de financer mes études de droit. J’ai travaillé dans une ZEP puis dans le collège le plus riche de ma ville de province. J’avoue avoir préféré la mentalité de la ZEP, moi qui ai pourtant en horreur les vulgarités de la banlieue. Bref, j’ai remarqué qu’il y avait plus de respect dans les classes défavorisées. C’est mon expérience personnelle et il semblerait qu’elle soit partagée par l’auteur. Autour de moi, les personnes mettent leurs enfants dans des écoles privées afin de leur promouvoir un meilleur avenir loin, très loin de la masse des écoles publiques qui souffrent. C’est une forme de discrimination par l’argent ; bref un abominable système que j’aimerais voir disparaître. Je sais que cela ne sera pas réalisable à cause d’une mentalité de merde. Au-delà de ce débat, cette œuvre nous montre les limites. Faut-il alors tous les mêmes dans un même panier en considérant que c’est l’âge ingrat ? Je considère que lorsqu’on a la chance de pouvoir apprendre dans de bonnes conditions, il faut s’en montrer digne. Or, question dignité, on pourrait aisément passer notre chemin au vu des exemples cités et montrés par l’auteur. L’atmosphère du collège est très bien reconstituée. J’ai un peu regretté la fin car une fois les choses en place, c’est déjà fini. Il y a comme un parfum d’inachevé ou de bd trop courte. On aurait aimé une analyse plus poussée également. L’auteur ne dit pas ce qu’il pense. Il le suggère. C’est déjà une bonne démarche que je salue.

23/01/2015 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Aha ouais, ce livre m'a vraiment bien plu. A vrai dire, j'ai quitté le collège il y a un an, et ça me faisait marrer d'y retourner, avec mes souvenir encore frais. Cependant, et avec l'auteur, il y a deux différences entre nos expériences au collège : la première et je pense, la plus importante, c'est que, pour moi, mon passage au collège fut quatre années d'épanouissement aussi bien social que culturel, et la seconde, c'est que, dans mon collège (de province), on ne trouvait pas que des fils ou des filles à papa. Je trouve que malgré sa caricature peut-être trop amplifiée (qui m'avait déjà marqué dans La Vie secrète des jeunes, et qui est, avec les rares leçons de morales de l'auteur, le seul point négatif de l'album), Riad Sattouf arrive à bien retranscrire une partie de l'ambiance d'un collège ; les poufs allumeuses, les mecs copains avec tout le monde, les beaux gosses, la jolie fille mignonne et pas vulgaire, les faux chefs de gangs mais les vraies craignos, les rejetés, les filles "insipides"etc, etc...sur ce coup là, bravo M. Sattouf, vous réussissez bien à décrire les jeunes, dans leurs environnements proches (les cours et les profs ici). Le livre a même réussi à réveiller en moi une certaine émotion qui traîne dans ma tête, un certain mépris pour toutes ces jeunes personnes qui peuvent m'entourer, une impression d'être entouré de cons. Par contre, il est vrai qu'il y a certains passages où je ne me suis pas vraiment retrouvé. Le dessin de l'auteur pour ce genre d'ouvrage est assez excellent ; une caricature simple, des têtes (de cons) vraiment drôles et des attitudes bien retranscrites. Une centaine de pages de pur bonheur pour moi, loin d'être hilarant, mais vraiment bien pensé et réalisé.

24/01/2011 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Je comprends qu’on puisse ne pas rentrer dans l’univers de Sattouf. Tout d’abord, si l’on n’aime pas le dessin de prime abord simpliste, on ne pourra pas apprécier pleinement cette histoire. Pour ma part, j’ai passé un excellent moment avec souvent le sourire aux lèvres et parfois des fous rires. Pour moi, ces « pattes de mouche » évoquent les griffonnages dessinés discrètement au coin d’une page lors d’un cours soporifique. Aucune case, aucun scénario ne viennent fixer de cadre à cette BD qui se veut indisciplinée - peut-être comme une vengeance de l’auteur face à des profs sans pitié. Il faut donc plutôt lire cet ouvrage comme un assemblage des fragments les plus marquants de son passage à « Charles-Henri ». La sincérité du propos réussit parfaitement à faire oublier le minimalisme du trait (bien souvent ce ne sont que des visages qui sont représentés, beaucoup plus rarement un décor, mais Sattouf n’oublie pas les points noirs sur les visages et les appareils dentaires !), et ça, c’est très fort, car on est vraiment dedans (moi en tous cas !), comme l’auteur lui-même, directement replongé dans nos années ados. Qu’il s’agisse des situations, des profs ou des élèves, tout cela paraît incroyablement familier (on a tous eu des « filles molles » ou un « mec à nanas » dans notre classe), et quand bien même cela se déroule dans un des lycées les plus huppés de Paris. Attention, ici pas de tendre nostalgie façon « Diabolo menthe » ou de farces potaches outrancières comme dans « les Sous-doués ». On est dans le vécu, le réaliste... Sattouf raconte TOUT : la cruauté, la stupidité, le bagout et l’insolence des teenagers, avec un trait faussement naïf et un regard pour le moins mordant. Lui-même ne se fait pas de cadeaux, et se représente dans l’histoire tel un ado maigrichon et voûté, comme s’il n’avait jamais quitté sa timidité pubère… Cette « obsession du collège », comme il le dit à la fin du récit, a trouvé en cette BD un exutoire qui se poursuit actuellement au cinéma pour le plus grand bonheur des amateurs….

22/06/2009 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
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Y'a pas à dire, j'aime pas Sattouf ! Après plusieurs essais sur ses différentes productions, cet album n'a pas réussi à m'accrocher non plus. Je n'ai même pas pu le finir (et c'est pourtant rare !), et j'ai laché à la moitié. J'aime pas son coup de patte caricatural, et je trouve ce qu'il relate d'un ennui profond... Oui les collégiens ont tous leur travers, ceux là encore. Mais de là à en faire une BD trépidante sur une tranche de vie si particulière... Pour moi ça ne marche pas. Sattouf à peu être été traumatisé par ses années collège, mais là c'est nous qu'il risque de traumatiser ! Alors, à moins d'être un inconditionnel de l'auteur, ou d'avoir quelques heures de colles à occuper, allez plutôt choisir autre chose pour vous dérider !

26/05/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Rah, ça ne donne vraiment pas envie de retourner au collège. Bon, si, pour la jolie fille qui rappelle si bien les amours de jeunesse. Mais alors pour le reste... Sattouf nous montre des ados détestables (avec ma vision d'adulte en tout cas), des comportements sociaux effarants d'injustice et de bêtise. Je n'ai pas vécu ça pour ma part, ou alors à peine mais c'était en fait plutôt au lycée qu'au collège j'en ai l'impression. Mais je le crois sans hésiter tant ça sonne vrai, même si j'ai aussi senti qu'il insistait de manière un peu partiale sur les témoignages les plus marquants de son séjour. J'en conclus aussi qu'il a vraiment été traumatisé par sa propre vie de collégien car il a quasiment réussi à me faire me sentir mal moi aussi, comme ces fameux rêves stressants de "retour en cours" où on se réveille en étant heureux de ne plus être étudiant. Cet album "reportage" est assez édifiant. Il permet de faire revivre pas mal de souvenirs pas toujours agréables de sa propre jeunesse, et en même temps il nous montre à quoi ressemble un collège de nos jours, même si celui-ci a la particularité d'être un collège de richards parfois puants.

10/11/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5

Je me faisais un plaisir de lire cette BD dans un genre que j'affectionne. 15 minutes après la lecture, je n'en retiens pas grand chose. Je n'ai pas été touché par ce récit qui ne m'a rien appris non plus. La démarche aurait pu donner certainement d'autres résultats en fonction du collège et des élèves, mais j'ai surtout l'impression que l'auteur ne savait pas clairement ce qu'il allait chercher dans son projet et qu'il ne sait toujours pas. Le dessin est très caricatural et n'apporte donc pas grand intérêt à cette BD. Il y a clairement pire mais surtout beaucoup mieux. A lire avant d'investir.

01/07/2008 (modifier)
Par Thomas B
Note: 3/5

Suite à la présence quasi permanente de cette bd dans les linéaires de la fnac et autres nombreuses librairies, je me suis dit que cette bd devait bien se vendre et ou jouir d'une forme de sympathie semble-t-il très partagée. Eh bien, c'est mi-figue mi-raisin. L'idée de base est assez marrante et il est vrai que l'on a plaisir (plus ou moins) à se souvenir des images tendres (plus ou moins) de notre enfance au collège. Quelques bons éclats de rires sont parsemés à travers ces pages qui se lisent assez vite non sans plaisir. Pas un gros coup de cœur ni un truc qui va rentrer dans l'histoire mais une bd agréable à lire.

26/06/2008 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

A vrai dire j’ai hésité à mettre une étoile de moins. Mais cela aurait été injuste car au fond je ne peux pas dire qu’il y a quelque chose qui m’ait déplu dans cette BD. C’est juste qu’elle ne m’a pas emballée. En fait elle raconte le retour au collège de Riad Sattouf durant 15 jours. Elle nous relate une succession d’évènements qui se sont déroulés durant cette période. Et malheureusement j’ai eu du mal à la situer : ce n’est pas vraiment une BD d’humour mais ce n’est pas franchement un documentaire ou une chronique sociale non plus. Au mieux, quelques passages m’ont arraché un sourire en me rappelant certains souvenirs du collège… Et le coté plus documentaire, lui, ne nous apprend pas grand chose que l’on ne sache déjà. En 3e on porte le String très haut en dessus du pantalon, pour être intégré dans la classe il faut la dernière veste de la marque à la mode…

22/10/2007 (modifier)