Les derniers avis (20784 avis)

Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Avant
Avant

Mouais, je suis pas emballé plus que ça moi, en fait je n'arrive pas à classifier cette BD. J'ai l'impression d'être retombé sur une vieille BD et de lire un vieux "Pif Gadget". Pas franchement d'histoire et je ne sais toujours pas si les auteurs par ailleurs forts talentueux ont voulu faire dans la veine comique, dans le un petit peu paillard mais pas trop afin que la BD soit toujours vendable pour un jeune public. Je dirais que tout cela est bien gentil, entre le père gros couillon, le harem et le vilain sorcier dont l'arrivée dans le village me fait furieusement penser à celle du devin dans l'album éponyme des aventures d'Astérix. Bref je crois que la suite se fera sans moi, je n’ai pas la sensation d'être dans la cible, tant pis.

03/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Sleeping Charon
Sleeping Charon

Après une introduction plutôt réussie dans un style très flou avec des silhouettes, c'est un véritable massacre car cela part dans tous les sens. On assiste avec impuissance à un déploiement d'effets qui tombent véritablement à plat. C'est parfois d'un ennui mortel avec un côté soi-disant pseudo-poétique. C'est souvent ridicule avec ces histoires de macarons et autres sucreries dans une demeure gouvernée par une petite princesse dénommée Charon. J'ai été surpris au début par une certaine noirceur et étrangeté du récit mais on retombe dans de l'enfantin bas de gamme. Morbide et mignon à la fois : cela ne le fait pas. Le conte sera au final macabre avec un surprenant troisième et dernier tome. C'est sombre et excentrique dans un style qui rappelle les oeuvres d'un certain Tim Burton. Il est clair que la mangaka s'en est inspiré. Rien à redire sur l'édition qui est toujours de qualité avec Komikku.

01/11/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Et c'est comme ça que je me suis enrhumée
Et c'est comme ça que je me suis enrhumée

Mouais, un gros mouais pour cette BD. Elle est pour moi la démonstration du fait qu'une bonne idée ne suffit pas à faire une bonne BD. J'ai beaucoup d'admiration pour le travail d'OUBAPO de Lécroart, et cette BD rentre plutôt bien dans cette catégorie, même si elle m'a semblé moins fouillée dans la forme et dans le fond. L'idée de raconter comment on peut s'enrhumer en faisant remonter l'origine à l'aube de la Terre est amusante, mais je pense que j'aurais beaucoup plus apprécié la BD si elle avait été bien plus courte. Là les situations s'enchainent, heureusement teintées d'une bonne dose d'humour, mais elle se retrouvent souvent répétées et finalement on se lasse à mi-parcours de tout ce fouillis qui ne trouvera son vrai développement qu'à la fin. Le dessin de Lécroart fonctionne très bien avec le style muet, mais en dehors de ça, il n'y a pas grand chose dans la recherche de mise en page, alors que je trouve qu'il y aurait largement eu matière à cela. Bref, c'est une BD qui est facilement oubliable en dehors de son idée. Et c'est ce qui est dommage, en moins de pages elle m'aurait sans doute parue séduisante. Là c'est trop gros, trop indigeste. Et la relecture ne me tente pas vraiment. Tant pis !

30/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Tanguy et Laverdure Spécial 60 ans
Tanguy et Laverdure Spécial 60 ans

En temps normal, je trouve souvent ce type d’hommage de peu d’intérêt mais agréable lorsque les auteurs invités sortent les héros auxquels l’hommage est rendu de leur zone de confort. Ils apportent ainsi un autre regard sur la série, en modifiant qui le visuel, qui le ton… Dans cet album, les différents récits proposés sont majoritairement réalisés par des auteurs qui ont déjà travaillé sur la série. Du coup, on a surtout droit à des courts récits bien dans la veine des autres aventures vécues par Tanguy et Laverdure. Le genre de récit qui serait parfaitement passé au sein d’un magazine mais dont la compilation dans un seul et unique album n’offre que peu d’intérêt. Se composant d’un nombre très restreint de planches, ces courts récits ne disposent pas de l’espace nécessaire pour se développer, les raccourcis faciles sont donc nombreux et le suspense très relatif. Le dessin est généralement très soigné… mais à nouveau, il ne nous sort pas de nos habitudes. Matthieu Durand, Yvan Fernandez, Sébastien Philippe : autant d’auteurs qui ont déjà travaillé sur des albums de Tanguy et Laverdure ! Gilles Laplagne, lui, développait déjà un style très semblable dans « La stratégie des sentinelles » quand André le Bras officiait sur « Flottille 66 » ou sur le hors-série de Buck Danny (Buck Danny - Les Oiseaux noirs). Du coup, nous avons droit à des styles très uniformes et surtout très conformes à l’esprit d’origine de la série. Trop conformes à mon goût. On sent la patte de Zéphyr édition dans la maquette de cet album. Chaque récit donne l’occasion de glisser un documentaire sur telle ou telle machine volante (avions de chasse ou hélicoptère). Ces documentaires sont bien faits et plairont aux amateurs du genre… mais je crains qu’ils ne ravissent pas spécialement les lecteurs qui voulaient lire ici un hommage aux héros de la bande dessinée. Enfin, le court récit signé Goscinny et Uderzo n’est que de peu d’intérêt (il s’agit d’un gag paru en son temps dans le magazine Pilote) et celui réalisé par le seul Uderzo ne concerne même pas Tanguy et Laverdure. Le résultat est très dispensable à mes yeux. J’aurais de loin préféré un recueil de courts récits réalisés par des auteurs venus d’univers très éloignés de celui de Tanguy et Laverdure ainsi qu’une compilation de documents concernant directement la bande dessinée au fil de ses 60 ans d’existence plutôt que ces récits trop proches de la série d’origine et ces documents relatifs aux avions illustrés.

30/10/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Fela back to Lagos
Fela back to Lagos

Connaissez-vous Fela Kuti ? Moi je ne le connaissais pas, et ce n'est même que ce matin que j'ai eu confirmation que c'était un personnage réel. C'était donc un musicien Nigérian mort en 1997, considéré comme l'inventeur de l’afrobeat, fusion des éléments afro-américains du funk, du jazz, de la musique d'Afrique occidentale, et aussi homme politique dans son pays. Mais sans savoir cela, en lisant la BD, je me demandais juste qui était ce saxophoniste illuminé mis en scène dans cette BD, sorte de gourou de toute la population des ghettos de Lagos et opposant politique visiblement notoire. Honnêtement, sans connaître le contexte et l'homme en question, un lecteur néophyte sera assez perdu dans la lecture de cet ouvrage. Car le fameux Fela est introduit directement dans l'action, sans aucune présentation ni mise en perspective. Et la mise en scène est très mystique avec l'homme présenté comme un guide spirituel à l'esprit capable de rivaliser avec les dieux vaudous. Mais l'intrigue ne s'attache pas uniquement à lui. On y suit aussi un jeune du ghetto de Lagos qui se rebelle contre son environnement ultra-violent à la tête de sa petite bande de voyous et voleurs. Ce dernier est rattaché au fameux Fela Kuti par son grand-père qui possède le saxophone de celui-ci et aussi car, quand il ne passe pas son temps à voler et à se battre, le jeune homme joue lui-même plutôt bien de la musique. Quand il va s'attirer des ennuis et se faire tuer par le caïd corrompu local, l'esprit de Fela va revenir d'entre les morts pour le ressusciter et lui permettre de continuer la lutte... la lutte contre la corruption et pour un Nigéria plus heureux grâce à la puissance de la musique et des esprits, à priori, même si ce n'est pas très clair. Le récit est très fouillis, avec un rythme haché et difficile à suivre. Déjà que le contexte et les personnages sont difficiles à appréhender, se retrouver ensuite plongé dans cette action embrouillée et très souvent illuminée, c'est un peu pénible et pas très engageant. Sincèrement, je n'ai pas accroché du tout à l'histoire à laquelle je n'ai jamais réussi à adhérer. C'est dommage car c'était intéressant de mettre en scène le Nigéria de la fin des années 1990, son univers ultra-corrompu et violent, où les gens se font tuer pour un rien. Et ça aurait pu être intéressant de faire découvrir ce musicien Fela Kuti à ceux qui comme moi ne le connaissaient pas. Et aussi parce que le dessin n'est pas mauvais du tout. Mais en l'état, j'ai trouvé l'album assez illisible et hermétique, et surtout incapable de captiver ou de toucher un lecteur qui découvre tout ça sans être déjà complètement plongé dans l'ambiance que les auteurs semblent avoir eux-mêmes ressentie avant d'entamer leur création.

30/10/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Freaks of the Heartland
Freaks of the Heartland

Je serai la note discordante dans ces avis plutôt positifs, mais je ne suis vraiment pas tombé sous le charme de cette BD. Le souci, c'est qu'elle a de beaux atouts dans sa manche mais qu'elle ne s'en sert pas. Et que le tout est alourdi par de gros défauts. Le premier de ceux-ci, et le plus remarquable, c'est que le scénario sent assez fortement le déjà-vu, et qu'il est par ailleurs plutôt bref. On ne s'en rend pas compte lorsqu'on le regarde de l'extérieur, mais au final le livre est très peu épais, et l'histoire s'achève alors qu'on pensait qu'elle se lançait justement. C'est fini et résolu très vite, avec une fin qui laisse plein de pistes inexploitées et qui ne résout que la trame du personnage principal. Et c'est vraiment dommage, il y avait moyen d'aller plus loin avec un tel sujet. Je rajouterai que les personnages ne sont vraiment pas dans la subtilité, le tout étant très manichéen tout de même. Niveau dessin, par contre, c'est du très bon, retranscrivant bien l'atmosphère du lieu et l'ambiance de l'ensemble. C'est d'autant plus dommage que l'histoire soit si oubliable au final, il y avait vraiment moyen de faire quelque chose de plus développé, de plus recherché. Là, j'ai vraiment l'impression de lire une histoire sans originalité et qui se finit bien trop vite pour exploiter ce qui aurait pu l'être. Dommage, vraiment dommage.

29/10/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Inversion (Bamboo)
Inversion (Bamboo)

J'avoue avoir eu beaucoup de mal avec cette lecture. Inversion s'est avéré plutôt pénible à comprendre dans un questionnement permanent. On a en effet un individu Paul (musicien et compositeur) qui se laisse totalement aller après une rupture sentimentale. Sa femme l'a quitté. Loin de se remettre en cause, il se morfond en prenant des pilules pour dormir de plus en plus profondément. On ne va plus très bien savoir où commence la réalité ou ses illusions. Il semble avoir l'aide d'une jeune et nouvelle femme qui va tenter de le remettre sur les rails. Il semble être un auteur en panne d'inspiration. Je n'ai guère eu de compassion ou d'attachement particulier pour lui alors que je suis plutôt sensible à une certaine forme de détresse. Reste à savoir pourquoi. Il y a des œuvres qui ne me touchent pas. Celle-ci en fait manifestement partie.

29/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Tremen
Tremen

« Tremen » est l’un des six albums parus ces dernières semaines chez Dargaud dans la collection « Visions du futur ». Graphiquement, il est le plus abouti de cette collection et de loin. Le dessin nous aspire vers un monde triste, froid et violent, à la fois mécanique et organique... une sorte de mélange entre le fog londonien du début du siècle dernier, le western crasseux et Star Wars (le personnage principal ressemble beaucoup aux aliens du Techno-syndicat). La sensation d’oppression et le dépaysement sont au rendez-vous. Ce one shot se lit presque en apnée. Chaque planche a été soignée et bénéficie d’un visuel convaincant et attirant. Dépaysement garanti, les personnages et le bestiaire n’étant pas sans rappeler Arzach de Moebius. Avis aux amateurs ! Malheureusement, la déception scénaristique est à la hauteur de la gifle visuelle. Comme souvent lorsque la bande dessinée est muette, il est plus difficile de s’imprégner de l’histoire, pour ma part en tout cas. Les différents chapitres ont peu de liens entre eux et me laissent sceptique. Pim Bos ouvre de nombreuses portes mais n’en referme aucune. Son personnage principal arpente ce monde étouffant, contribuant au passage à le rendre invivable par ses actions. Mais dans quel but ? Qui est-il ? Et cette société ? Comment fonctionne-t-elle ? Comment notre futur en est-il arrivé là (la collection s’intitule « Visions du futur » après tout) ? Bref… les questions sont multiples et ce d’autant plus qu’une fois encore, l’univers décrit est franchement intéressant et intrigant. Quand la fin, abrupte et mal amenée, de l’album arrive, le lecteur reste un peu planté là sans avoir été emporté assez longtemps. Après tout l’apnée n’est possible que quelques minutes… Il y avait tellement à dire, à expliquer, à raconter… Dommage…

29/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Un soir je m'ennuyais et à ma disposition il n’y avait que des tomes de Spirou et Fantasio, je me suis donc laissée tenter, curieuse de voir ce que ça allait donner. Les deux personnages sont rigolos et les dessins jolis et colorés mais voilà ce ne sont que les seuls points positifs que j’ai relevés... En lisant j’ai vraiment eu l’impression de lire un espèce de sous-Tintin et cela m’a beaucoup perturbée. Les aventures ne m’ont pas trop prise dedans et j’ai baillé plusieurs fois en lisant les pages des BD... Bref une série vraiment moyenne, vous pouvez quand même aimer mais moi je n’ai vraiment pas réussi à accrocher... Étrangement je m’ennuie beaucoup moins en lisant « Le Petit Spirou ».

28/10/2019 (modifier)
Couverture de la série Formica - Une tragédie en trois actes
Formica - Une tragédie en trois actes

Pol, je peux copier/coller ton avis ? Parce que mon sentiment est très similaire au tien. J’ai acheté cet album parce que Fabcaro m’avait convaincu lors de ses précédents albums et même si je trouvais « Open Bar » déjà un cran en dessous. Seulement, je n’ai été que peu charmé par ce nouvel opus. J’ai encore assez bien apprécié l’idée de départ et quelques répliques au début de l’album. J’ai beaucoup aimé le deuxième acte. Mais qu’est-ce que je me suis emmerdé durant le troisième ! Et j’ai le sentiment que même Fabcaro s’est ennuyé en l’écrivant. La planche que Pol mentionne m’a moi aussi marqué tant elle signe l’aveu même de l’auteur devant son manque d’inspiration. Bon ! Ca arrive… Et puis certaines répliques m’ont quand même bien amusé. Mais je vais y réfléchir à deux fois avant d’acheter son prochain album, en espérant que Fabcaro parviendra à trouver un nouveau filon à creuser (le gisement exploité depuis « "Et si l’amour c’était aimer ?" » me semble en effet tari).

27/10/2019 (modifier)