C’est une bd qui nous fait découvrir un autre Mont-Saint-Michel dans une vision assez intéressante et presque fantasmagorique.
Il est dommage que le scénario soit si confus. On se perd également dans les dialogues. On ne comprend pas grand-chose. Pourtant, le scénariste Froideval nous avait habitué à des œuvres plus abouties comme Chroniques de la lune noire ou encore le très décrié 666. En l’occurrence, de bonnes idées mais pas correctement finalisées.
Le graphisme oscille entre de très bons dessins et d’autres qui présentent certaines faiblesses d’où une irrégularité de la ligne.
Le résultat est malheureusement assez décevant. Là encore, abandon de l’éditeur. C’est clair qu’il n’y avait pas photo.
Encore une œuvre dans la ligne de mire de Buffy contre les vampires et autres Twilight. Je ne vais pas cracher dans la soupe car j’ai beaucoup aimé l’univers de Twilight issu des romans paranormaux et sentimentaux de Stephanie Meyer.
Là, je n’ai pas vraiment aimé cet univers où les vampires ont une véritable existence légale qui leur interdit de tuer. Ce n’est pas très marrant. C’est sans compter sur la diligence de notre fameuse Anita Blake qui travaille en collaboration avec la police de Saint-Louis tout en ayant un regard cynique sur tout ce qui l’entoure. Petit à petit, elle va éprouver de la sympathie voire des sentiments plus profonds pour certains des monstres qu’elle croisera sur son chemin.
Je n’ai pas aimé le graphisme qui souffre de pas mal de faiblesses. Je n’ai pas aimé certains personnages qui sont tout bonnement ridicules ou trop fades. Je n’ai pas aimé le déroulé de ce récit dont le niveau d’écriture est finalement assez faible.
Le style de narration est vraiment simplet. Il n’y a ni style, ni personnalité. Je dois reconnaître que même Twilight fait mieux dans le même genre. Quant à l'histoire, il n’y a aucune ambiance qui n'en ressort. Au final, c’est assez brouillon. Pas étonnant que la série en bd ait fait un flop au point que l’éditeur a arrêté les frais.
Pour autant, les fans des 20 romans éponymes apprécieront très vraisemblablement.
Grosse déception au final que ce manga en 5 tomes.
J’ai bien aimé les deux premiers tomes. L’histoire et les personnages sont très classiques. Pour l’histoire, on a une fille à défendre, une clé à trouver et grosso modo, c’est tout (mais bien assez pour ce genre de manga de pur divertissement). Quant aux personnages, il s’agit d’un flic psychorigide, d’un tueur désinvolte mais surdoué, de la pauvre orpheline à protéger… et de tueurs à gage aux techniques des plus improbables (+ quelques rôles secondaires qui s’ajouteront au fil des tomes).
Les deux premiers tomes installent bien l’histoire, développent les relations entre les différents personnages et proposent quelques scènes d’action totalement débiles mais divertissantes.
Le tome 3 marque un certain recul, comme si l’auteur ne savait déjà plus quoi raconter. Et l’apparition de planches « bonus » ne fait que me conforter dans mon idée tant elles sont là pour meubler le vide.
Mais que dire des tomes 4 et 5 ? Le tome 4 ne propose que de longs et ennuyeux combats. Les enjeux deviennent de plus en plus nébuleux et le tome 5 -qui conclut la série- se traine et parvient à être très confus malgré la simplicité du synopsis de départ.
Côté dessin… bah c’est du manga. J’ai vu pire mais j’ai vu mieux. Les personnages sont bien typés, les décors sont tracés à l’aide de lattes et d’équerres. C’est très lisible, pas toujours logique dans les scènes d’action (mais faut-il chercher une quelconque logique dans une scène d’action dans un manga ?), pas désagréable mais pas du genre à me faire m’arrêter sur une planche en me disant « waouhh, que c’est beau !! » (non, même quand l’auteur nous gratifie de décolletés profonds et de seins surdimensionnés).
Donc, voilà, ça aurait pu être un chouette divertissement de type vide-cerveau, mais pour moi ça part en couille à partir du tome 3.
Je n’ai pas trop apprécié cet album. Jean-Yves Delitte a toujours cette mauvaise habitude de dessiner la même tête à tous ses personnages et, dans le cas présent, cela m’a vraiment choqué. Le contexte général de cette bataille est aussi moins bien développé que dans d’autres des albums de cette collection.
Sinon, on garde les mêmes points forts que d’habitude. De très belles illustrations de navires (mais l’acier est quand même moins glamour que les vieux gréements en bois) et l’introduction opportune de personnages de fiction qui permettent d’humaniser l’histoire.
J'ai beau essayer, je ne suis pas vraiment rentré dans cette BD. Le problème est plus personnel que directement causé par la BD, mais je n'ai pas accroché à ce récit.
Le premier point qui m'a gêné est l'absence de repères, voulu par l'auteur de façon assez nette, mais qui ne m'a pas permis de comprendre les enjeux du conflit, la place de ces jeunes, de la milice et de leur environnement dans tout cela. De la même façon, l'absence de repères m'a perturbé sur le personnage de Félix, qui semble avoir des contacts partout même là où il n'est pas. Un personnage qui semble très puissant sans qu'aucune explication ne soit donnée, et ça m'a perturbé dans ma lecture.
D'autre part, j'ai un gros doute également sur la fin. Elle m'a paru un peu trop simple, dans le sens où le message n'est pas très clair sur toute l'histoire et sur ce qu'en pense l'auteur. Et une absence de position claire sur un tel sujet, ça ne m'intéresse que très peu. Il manque le corps de l’œuvre, le message que l'auteur tente de faire passer. On sent une critique de ce que l'on devient en temps de guerre, mais elle manque de piquant. Au final, ces gamins qui font leur loi par la violence, l'auteur les admire-t-il, regrette-t-il qu'ils ne puissent vivre comme tout un chacun, les condamne-t-il ? C'est plutôt flou et dans le contexte j'aurais aimé quelque chose de plus concret. Surtout sur un tel sujet, encore une fois.
Pour le reste, je ne suis pas aussi critique : le dessin tient la route même si ce n'est pas particulièrement ma tasse de thé. Et les personnages sont touchants par leur jeunesse et leurs idéaux, ils sont bien campés et rien que leurs personnalités m'ont donné envie de lire jusqu'au bout ce récit.
Ce qui me dérange le plus, je crois bien, c'est qu'au final, sans le titre et les rapides deux-trois allusions à la guerre, ce récit aurait tout aussi bien pu être une histoire de jeunes qui glissent lentement dans la mafia napolitaine ou n'importe quelle autre, de celles qui transforment de vraies zones de paix actuellement en guerre presque ouverte. Et c'est le point où je trouve que cette BD atteint des limites dans le propos. C'est dommage, parce que j'ai senti quelque chose dans ma lecture, mais ne pas l'avoir vu plus que cela me dérange. C'est probablement que je suis passé à côté, tout simplement.
Chicanas, une tueuse à gages aussi belle que dangereuse, rentre au bercail dans une petite bourgade de l’Ouest américain sur fond de foire au bétail. Un complot contre le pays se prépare : rien que cela. Notre mystérieuse héroïne fera tout pour le déjouer. On a vu mieux comme scénario.
Par ailleurs, on se pose beaucoup de questions sur les motivations des uns et des autres mais on n’aura que très peu de réponses. Il est vrai que cela attire l’attention tout comme d’ailleurs la forte poitrine de notre jolie Chicanas.
Fort heureusement, c’est une aventure en seulement deux tomes. La lecture s’est révélée quand même agréable grâce à un dessin réaliste très avenant et soigné ainsi qu’un cadrage assez dynamique. Cependant, cela ne me suffit pas.
Au final, beaucoup de retournements de situation peu crédibles afin sans doute de créer une surenchère. Cela abuse de tous les effets du genre sans apporter un peu d’originalité. Ce n’est pas le western qui révolutionnera le genre faute d’angle innovant, c’est certain. C’est dommage.
Mouais, encore une BD sur laquelle mon avis ira à l'encontre de ceux que j'ai lus ici, et j'en suis le premier déçu.
Le souci ne vient pas du dessin, qui est très correct et plonge rapidement dans l'ambiance. D'ailleurs cette ambiance participe pour beaucoup au récit, qui navigue entre l'enquête et le fantastique, touchant un peu aux deux au final.
Le souci vient plutôt de l'histoire qui est expédiée en un rien de temps. C'est assez déroutant, parce que l'histoire avance vite en ouvrant de nombreuses choses qui ne seront jamais expliquées (l'implication du maire, du commissaire, qui savait quoi, comment, pourquoi ...). On se rend vite compte que la narration a voulu brasser trop de choses en peu de temps, jouant sur plusieurs tableaux, mais n'en développant aucun au final. Et à ce niveau-là, le bât blesse : l'histoire parait expédiée plutôt que peu développée, l'intrigue effleurée et les personnages trop caricaturaux. Le souci venant également de cette dénomination sur la couverture laissant présager une série, qui aurait justifié la façon de raconter l'histoire (qui appelle facilement une suite), mais en rester à ce stade-là c'est clairement rester sur sa faim.
Et c'est dommage, le récit avait de beaux atouts avec lui. J'aimerais bien découvrir d'autres BD de l'auteur et voir s'il ne pourrait pas développer plus ses intrigues, prendre plus le temps. Parce qu'avec une telle ambiance et un tel dessin ce serait parfait !
Je n'ai malheureusement pas vibré avec les aventures de ces Gadffies qui étaient les criminelles les plus recherchées de la galaxie avant de se convertir en chasseur de prime pour d'obscures raisons non crédibles. La méthode est de rejoindre les malfrats et de les dépouiller en douce pour donner aux plus démunis.
On aura droit souvent à des scènes d'action et de baston dans une ambiance assez futuriste. Cela va rester très poussif sur l'ensemble du parcours. La psychologie ne sera pas de mise avec que de la légèreté. Du divertissement pur mais qui ne prend pas chez moi pour ces différentes raisons.
J’avoue ne pas du tout avoir aimé ces couleurs flashy qui dénaturent totalement l'ensemble. Graphiquement, c'est destiné à plaire essentiellement à la jeunesse comme un dessin animé survitaminé.
Comment peut-on faire aussi niais et tomber aussi bas ? C'est la question légitime que je me pose parfois dans ces lectures de mangas. Il y a toujours du bon et du mauvais.
Au niveau du récit, une jolie fille est amie avec une autre qui a moins d'atouts physiquement. Cette belle jeune ado est la cible de tous les garçons du lycée. Elle n'accepte de sortir avec eux que s'ils acceptent d'aimer pleinement sa copine tout en lui offrant le plus d'attention possible. C'est la condition, ce qui fait fuir certains garçons. Cependant, l'un d'eux va s'accrocher. Le pauvre !
J'avoue ne pas du tout avoir aimé ce genre de caprices de jeune fille. Il est vrai que les dialogues sont désespérants. C'est rempli de clichés. A noter qu'on aura droit à une histoire bonus dans ce one-shot n'ayant aucun lien avec l'histoire principale.
Le thème était pourtant intéressant. Faut-il oublier son amitié lorsqu'on rencontre l'amour ? Il est vrai que dans la vie, on rencontre souvent ce genre de situation où l'on est délaissé par un ami lorsque celui-ci rencontre sa moitié. C'est comme si l'amitié n'avait plus aucune valeur. Ce manga nous offre la possibilité de nous interroger. Il est dommage que le traitement n'ait pas été en ce qui me concerne très convaincant.
Un shojo sur le thème de l'amitié qui peut tout de même rencontrer son public.
Voici un manga qui évite soigneusement de se comparer à Walking Dead pour se réclamer d'un George Romero (La nuit des morts-vivants) pour être soi-disant un véritable hymne au genre zombie.
Le monde a été contaminé le 13 avril 2010 par une maladie mortelle d'origine inconnue, qui apparaît le même jour dans les principales villes, transformant les humains en zombies et entraînant le déclin de la civilisation. Bref, on aura droit à une apocalypse zombie sur toute la planète. On se concentrera malgré tout sur un groupe de lycéens japonais dans une espèce de survival games.
Le frisson et l'effroi ne seront pas au rendez-vous à cause d'une surenchère dans les effets. A vrai dire, ce manga a massacré le mythe d'une façon laborieuse. Violence, érotisme et mort dans le milieu des adolescents : voilà pour les contours.
A noter également une grande faiblesse au niveau du scénario qui ne nous fait pas vibrer. On ajoute des personnages plats et stéréotypés : on n'est pas aidé. Il manque également une atmosphère angoissante propre au genre. Absence de réalisme, absence de trame solide : on accumule beaucoup de défauts.
Pour se consoler, on peut toujours regarder Highschool musical dans un autre genre moins gore.
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Nexus
C’est une bd qui nous fait découvrir un autre Mont-Saint-Michel dans une vision assez intéressante et presque fantasmagorique. Il est dommage que le scénario soit si confus. On se perd également dans les dialogues. On ne comprend pas grand-chose. Pourtant, le scénariste Froideval nous avait habitué à des œuvres plus abouties comme Chroniques de la lune noire ou encore le très décrié 666. En l’occurrence, de bonnes idées mais pas correctement finalisées. Le graphisme oscille entre de très bons dessins et d’autres qui présentent certaines faiblesses d’où une irrégularité de la ligne. Le résultat est malheureusement assez décevant. Là encore, abandon de l’éditeur. C’est clair qu’il n’y avait pas photo.
Anita Blake Tueuse de Vampires
Encore une œuvre dans la ligne de mire de Buffy contre les vampires et autres Twilight. Je ne vais pas cracher dans la soupe car j’ai beaucoup aimé l’univers de Twilight issu des romans paranormaux et sentimentaux de Stephanie Meyer. Là, je n’ai pas vraiment aimé cet univers où les vampires ont une véritable existence légale qui leur interdit de tuer. Ce n’est pas très marrant. C’est sans compter sur la diligence de notre fameuse Anita Blake qui travaille en collaboration avec la police de Saint-Louis tout en ayant un regard cynique sur tout ce qui l’entoure. Petit à petit, elle va éprouver de la sympathie voire des sentiments plus profonds pour certains des monstres qu’elle croisera sur son chemin. Je n’ai pas aimé le graphisme qui souffre de pas mal de faiblesses. Je n’ai pas aimé certains personnages qui sont tout bonnement ridicules ou trop fades. Je n’ai pas aimé le déroulé de ce récit dont le niveau d’écriture est finalement assez faible. Le style de narration est vraiment simplet. Il n’y a ni style, ni personnalité. Je dois reconnaître que même Twilight fait mieux dans le même genre. Quant à l'histoire, il n’y a aucune ambiance qui n'en ressort. Au final, c’est assez brouillon. Pas étonnant que la série en bd ait fait un flop au point que l’éditeur a arrêté les frais. Pour autant, les fans des 20 romans éponymes apprécieront très vraisemblablement.
Dog End
Grosse déception au final que ce manga en 5 tomes. J’ai bien aimé les deux premiers tomes. L’histoire et les personnages sont très classiques. Pour l’histoire, on a une fille à défendre, une clé à trouver et grosso modo, c’est tout (mais bien assez pour ce genre de manga de pur divertissement). Quant aux personnages, il s’agit d’un flic psychorigide, d’un tueur désinvolte mais surdoué, de la pauvre orpheline à protéger… et de tueurs à gage aux techniques des plus improbables (+ quelques rôles secondaires qui s’ajouteront au fil des tomes). Les deux premiers tomes installent bien l’histoire, développent les relations entre les différents personnages et proposent quelques scènes d’action totalement débiles mais divertissantes. Le tome 3 marque un certain recul, comme si l’auteur ne savait déjà plus quoi raconter. Et l’apparition de planches « bonus » ne fait que me conforter dans mon idée tant elles sont là pour meubler le vide. Mais que dire des tomes 4 et 5 ? Le tome 4 ne propose que de longs et ennuyeux combats. Les enjeux deviennent de plus en plus nébuleux et le tome 5 -qui conclut la série- se traine et parvient à être très confus malgré la simplicité du synopsis de départ. Côté dessin… bah c’est du manga. J’ai vu pire mais j’ai vu mieux. Les personnages sont bien typés, les décors sont tracés à l’aide de lattes et d’équerres. C’est très lisible, pas toujours logique dans les scènes d’action (mais faut-il chercher une quelconque logique dans une scène d’action dans un manga ?), pas désagréable mais pas du genre à me faire m’arrêter sur une planche en me disant « waouhh, que c’est beau !! » (non, même quand l’auteur nous gratifie de décolletés profonds et de seins surdimensionnés). Donc, voilà, ça aurait pu être un chouette divertissement de type vide-cerveau, mais pour moi ça part en couille à partir du tome 3.
Jutland
Je n’ai pas trop apprécié cet album. Jean-Yves Delitte a toujours cette mauvaise habitude de dessiner la même tête à tous ses personnages et, dans le cas présent, cela m’a vraiment choqué. Le contexte général de cette bataille est aussi moins bien développé que dans d’autres des albums de cette collection. Sinon, on garde les mêmes points forts que d’habitude. De très belles illustrations de navires (mais l’acier est quand même moins glamour que les vieux gréements en bois) et l’introduction opportune de personnages de fiction qui permettent d’humaniser l’histoire.
Notes pour une histoire de guerre
J'ai beau essayer, je ne suis pas vraiment rentré dans cette BD. Le problème est plus personnel que directement causé par la BD, mais je n'ai pas accroché à ce récit. Le premier point qui m'a gêné est l'absence de repères, voulu par l'auteur de façon assez nette, mais qui ne m'a pas permis de comprendre les enjeux du conflit, la place de ces jeunes, de la milice et de leur environnement dans tout cela. De la même façon, l'absence de repères m'a perturbé sur le personnage de Félix, qui semble avoir des contacts partout même là où il n'est pas. Un personnage qui semble très puissant sans qu'aucune explication ne soit donnée, et ça m'a perturbé dans ma lecture. D'autre part, j'ai un gros doute également sur la fin. Elle m'a paru un peu trop simple, dans le sens où le message n'est pas très clair sur toute l'histoire et sur ce qu'en pense l'auteur. Et une absence de position claire sur un tel sujet, ça ne m'intéresse que très peu. Il manque le corps de l’œuvre, le message que l'auteur tente de faire passer. On sent une critique de ce que l'on devient en temps de guerre, mais elle manque de piquant. Au final, ces gamins qui font leur loi par la violence, l'auteur les admire-t-il, regrette-t-il qu'ils ne puissent vivre comme tout un chacun, les condamne-t-il ? C'est plutôt flou et dans le contexte j'aurais aimé quelque chose de plus concret. Surtout sur un tel sujet, encore une fois. Pour le reste, je ne suis pas aussi critique : le dessin tient la route même si ce n'est pas particulièrement ma tasse de thé. Et les personnages sont touchants par leur jeunesse et leurs idéaux, ils sont bien campés et rien que leurs personnalités m'ont donné envie de lire jusqu'au bout ce récit. Ce qui me dérange le plus, je crois bien, c'est qu'au final, sans le titre et les rapides deux-trois allusions à la guerre, ce récit aurait tout aussi bien pu être une histoire de jeunes qui glissent lentement dans la mafia napolitaine ou n'importe quelle autre, de celles qui transforment de vraies zones de paix actuellement en guerre presque ouverte. Et c'est le point où je trouve que cette BD atteint des limites dans le propos. C'est dommage, parce que j'ai senti quelque chose dans ma lecture, mais ne pas l'avoir vu plus que cela me dérange. C'est probablement que je suis passé à côté, tout simplement.
Western Valley
Chicanas, une tueuse à gages aussi belle que dangereuse, rentre au bercail dans une petite bourgade de l’Ouest américain sur fond de foire au bétail. Un complot contre le pays se prépare : rien que cela. Notre mystérieuse héroïne fera tout pour le déjouer. On a vu mieux comme scénario. Par ailleurs, on se pose beaucoup de questions sur les motivations des uns et des autres mais on n’aura que très peu de réponses. Il est vrai que cela attire l’attention tout comme d’ailleurs la forte poitrine de notre jolie Chicanas. Fort heureusement, c’est une aventure en seulement deux tomes. La lecture s’est révélée quand même agréable grâce à un dessin réaliste très avenant et soigné ainsi qu’un cadrage assez dynamique. Cependant, cela ne me suffit pas. Au final, beaucoup de retournements de situation peu crédibles afin sans doute de créer une surenchère. Cela abuse de tous les effets du genre sans apporter un peu d’originalité. Ce n’est pas le western qui révolutionnera le genre faute d’angle innovant, c’est certain. C’est dommage.
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Mouais, encore une BD sur laquelle mon avis ira à l'encontre de ceux que j'ai lus ici, et j'en suis le premier déçu. Le souci ne vient pas du dessin, qui est très correct et plonge rapidement dans l'ambiance. D'ailleurs cette ambiance participe pour beaucoup au récit, qui navigue entre l'enquête et le fantastique, touchant un peu aux deux au final. Le souci vient plutôt de l'histoire qui est expédiée en un rien de temps. C'est assez déroutant, parce que l'histoire avance vite en ouvrant de nombreuses choses qui ne seront jamais expliquées (l'implication du maire, du commissaire, qui savait quoi, comment, pourquoi ...). On se rend vite compte que la narration a voulu brasser trop de choses en peu de temps, jouant sur plusieurs tableaux, mais n'en développant aucun au final. Et à ce niveau-là, le bât blesse : l'histoire parait expédiée plutôt que peu développée, l'intrigue effleurée et les personnages trop caricaturaux. Le souci venant également de cette dénomination sur la couverture laissant présager une série, qui aurait justifié la façon de raconter l'histoire (qui appelle facilement une suite), mais en rester à ce stade-là c'est clairement rester sur sa faim. Et c'est dommage, le récit avait de beaux atouts avec lui. J'aimerais bien découvrir d'autres BD de l'auteur et voir s'il ne pourrait pas développer plus ses intrigues, prendre plus le temps. Parce qu'avec une telle ambiance et un tel dessin ce serait parfait !
Bounty
Je n'ai malheureusement pas vibré avec les aventures de ces Gadffies qui étaient les criminelles les plus recherchées de la galaxie avant de se convertir en chasseur de prime pour d'obscures raisons non crédibles. La méthode est de rejoindre les malfrats et de les dépouiller en douce pour donner aux plus démunis. On aura droit souvent à des scènes d'action et de baston dans une ambiance assez futuriste. Cela va rester très poussif sur l'ensemble du parcours. La psychologie ne sera pas de mise avec que de la légèreté. Du divertissement pur mais qui ne prend pas chez moi pour ces différentes raisons. J’avoue ne pas du tout avoir aimé ces couleurs flashy qui dénaturent totalement l'ensemble. Graphiquement, c'est destiné à plaire essentiellement à la jeunesse comme un dessin animé survitaminé.
Le Secret de l'amitié
Comment peut-on faire aussi niais et tomber aussi bas ? C'est la question légitime que je me pose parfois dans ces lectures de mangas. Il y a toujours du bon et du mauvais. Au niveau du récit, une jolie fille est amie avec une autre qui a moins d'atouts physiquement. Cette belle jeune ado est la cible de tous les garçons du lycée. Elle n'accepte de sortir avec eux que s'ils acceptent d'aimer pleinement sa copine tout en lui offrant le plus d'attention possible. C'est la condition, ce qui fait fuir certains garçons. Cependant, l'un d'eux va s'accrocher. Le pauvre ! J'avoue ne pas du tout avoir aimé ce genre de caprices de jeune fille. Il est vrai que les dialogues sont désespérants. C'est rempli de clichés. A noter qu'on aura droit à une histoire bonus dans ce one-shot n'ayant aucun lien avec l'histoire principale. Le thème était pourtant intéressant. Faut-il oublier son amitié lorsqu'on rencontre l'amour ? Il est vrai que dans la vie, on rencontre souvent ce genre de situation où l'on est délaissé par un ami lorsque celui-ci rencontre sa moitié. C'est comme si l'amitié n'avait plus aucune valeur. Ce manga nous offre la possibilité de nous interroger. Il est dommage que le traitement n'ait pas été en ce qui me concerne très convaincant. Un shojo sur le thème de l'amitié qui peut tout de même rencontrer son public.
Highschool of the dead
Voici un manga qui évite soigneusement de se comparer à Walking Dead pour se réclamer d'un George Romero (La nuit des morts-vivants) pour être soi-disant un véritable hymne au genre zombie. Le monde a été contaminé le 13 avril 2010 par une maladie mortelle d'origine inconnue, qui apparaît le même jour dans les principales villes, transformant les humains en zombies et entraînant le déclin de la civilisation. Bref, on aura droit à une apocalypse zombie sur toute la planète. On se concentrera malgré tout sur un groupe de lycéens japonais dans une espèce de survival games. Le frisson et l'effroi ne seront pas au rendez-vous à cause d'une surenchère dans les effets. A vrai dire, ce manga a massacré le mythe d'une façon laborieuse. Violence, érotisme et mort dans le milieu des adolescents : voilà pour les contours. A noter également une grande faiblesse au niveau du scénario qui ne nous fait pas vibrer. On ajoute des personnages plats et stéréotypés : on n'est pas aidé. Il manque également une atmosphère angoissante propre au genre. Absence de réalisme, absence de trame solide : on accumule beaucoup de défauts. Pour se consoler, on peut toujours regarder Highschool musical dans un autre genre moins gore.