Il m’arrive également d’être déçu par une lecture dont on attendait beaucoup car c’est quand même le dessinateur de Locke & Key qui m’avait beaucoup plu.
Rien à redire sur le graphisme qui est toujours parfaitement maîtrisé même si des axes d’amélioration demeurent toujours possibles. C’est en sa qualité d’auteur complet à savoir de scénariste que cela pêche véritablement. Là, on ne peut pas parler de maîtrise mais d’incohérences et surtout de manque de dynamisme.
Bien entendu, c’est trop bavard laissant peu de place à l’action. Il faut savoir doser les cases dans une mise en scène et cela n’est pas maîtrisé car c’est confus. Bien sûr, loin de moi l’idée d’attaquer directement un auteur. Je dis simplement que le métier de scénariste est difficile loin de toute improvisation. Il y a tout de même de bonnes idées mais assez mal mises en œuvre.
La suite se fera sans moi.
Je n’ai pas été convaincu par cette série humoristique. Les gags en une planche sont tout sauf mémorables (je dois bien avouer ne pas me rappeler d’un seul gag dans sa globalité alors que j’ai lu ces albums ce week-end) et quand les auteurs s’essayent à une succession de gags qui s’enchaînent, l’histoire racontée est sans intérêt.
Côté dessin, c’est rond avec des culs et des seins gonflés comme des baudruches (on voit même la pipette). Ce genre de trait ne me dérange pas mais là, c’est mettre de la fesse juste pour attirer l’attention du jeune ado aux hormones en ébullition.
L’idée aurait pu être sympa. Peut-être que pour les jeunes ados, le côté sexy et idiot suffira… Moi, je crois vraiment avoir passé l’âge.
Alors que je me réjouissais de lire une nouvelle BD de Sybilline, dont j'apprécie plusieurs œuvres, je me suis retrouvé devant une BD qui m'a laissé complètement de marbre. Et même, devrais-je dire pour être honnête, qui m'a semblé ennuyeuse.
La faute, selon moi, à un découpage en chapitres très courts et qui se contentent de montrer la vie qu'elle mène dans cet hôpital psychiatrique. Mais globalement tout manque : l'implication dans le personnage, dont j'étais distant tout au long de ma lecture; l'ambiance de cet hôpital, que je n'ai pas du tout ressenti (a part l'ennui, mais je crois que je transposais mon émotion sur la BD); le cœur de l'histoire, à peine évoqué, sur les raisons de cet enfermement et les conséquences sur le personnage principal. En fin de compte, je ne sais pas vraiment pourquoi elle y est allée (en dehors de sa tentative de suicide et des raisons génétiques, mais lesquelles ?), je me demandais pourquoi on la gardait, ce qu'il se passait dans sa famille, pourquoi elle voulait tant sortir, et je n'ai eu aucune réponse. Les rares passages où elle s'exprime n'ont fait qu'ajouter à ma confusion, et seuls quelques documents présentés à la fin donne un semblant de pistes (comme le fait qu'elle soit déprimée ou le rapport avec ses parents). Donnant une Bd qui ne développe pas du tout cet aspect du personnage. Je peux comprendre qu'il y eut un choix de montrer l'intérieur de l'hôpital psychiatrique uniquement, mais là du coup j'étais largué et je ne m'intéressais pas à elle.
Niveau dessin ce n'est pas mal, quoique souvent vide. Je ne sais pas si c'est volontaire pour accentuer le vide de l'hôpital ou si c'est une façon de l'auteur, mais je trouvais quand même ça un peu vide au fur et à mesure qu'il ne se passait rien.
Bref, en gros une histoire que je n'ai pas aimée, et dont je ne recommanderai pas la lecture. Ça n'est pas mauvais, mais en tout cas ça ne m'a pas du tout plu !
Un peu annoncé ici et là comme une référence évidente du survival post apocalyptique, Dragon Head ne perd guère de temps pour amorcer son intrigue nébuleuse...
Un train contenant de nombreux passagers et notamment des étudiants déraille en plein tunnel. Seuls 3 jeunes survivent sans aucune information de l'extérieur. Que s'est-il passé ? Et comment survivre dans un milieu obscur et hostile alors que tout espoir semble annihilé ?
Si la mise en place est rapide, hélas le reste de l'histoire le sera beaucoup moins. Mochizuki prend son temps pour installer une ambiance délétère et joue beaucoup sur les réactions de ses protagonistes.
Ce qui est censé donner beaucoup de consistance au récit en devient finalement le principal écueil. En effet ce manga a bien été conçu pour s'apprécier sur la longueur, un peu trop même car le récit aurait pu tenir sur moitié moins de tomes. L'auteur jouit donc de cette liberté pour creuser et étoffer l'ambiance parfois par quelques cases percutantes psychologiquement au risque de perdre l'intérêt du lecteur.
Si l'on ressent partiellement l'angoisse du trio avec son lot de questions et de pétages de plomb, il faut aussi savoir lâcher prise et se conditionner pour une très longue promenade dans ce monde dont certaines clés tardent réellement à s'enclencher. D'ailleurs la fin est un poil précipitée avec ce ressenti propre : "tout ça pour ça ?" preuve que le véritable intérêt se fait dans la construction des réactions humaines en cas de danger improbable.
Hélas Dragon Head n'est pas beau. Les décors ou plutôt l'absence de décors est assez réussie mais que dire du "faciès" des personnages ? Un style qui plaira ou pas mais assez particulier. Légèrement surestimée, cette série n'est pas pour déplaire mais un emprunt est plus qu'envisageable tant je doute qu'elle puisse se relire avec plaisir.
C'est un autre genre de l'âge des glaces que je ne connaissais pas. On explore ici un nouvel univers qui ne va pas marquer vraiment les esprits tant c'est du réchauffé.
Le dessin est particulier entre un effet manga et le comics: cela donne un style plutôt intéressant mais c'est souvent assez sombre. Du coup, cela manque de clarté et surtout de relief.
Par ailleurs, le scénario est peu convaincant car il manque d'originalité. La lecture est décousue et un peu éprouvante. C'est mauvais signe.
La série a eu si peu de succès que cela s'est assez vite arrêté. Bref, il vaut mieux passer votre chemin.
A vrai dire je suis un peu , voire franchement déçu par cette BD. Le moins que l'on puisse dire est qu'il faut pouvoir rentrer dedans. Tout d'abord un texte très, très encombrant, l'un des personnages n’arrêtant pas de parler pendant un combat, faire gaffe au souffle. S'il n'y avait que cela mais les auteurs grâce à un petit astérisque nous expliquent que c'est traduit du Templier, un peu plus loin du dialecte du "clan rouge". Franchement je sais pas ce que cela ajoute, moi j'ai trouvé ça ridicule.
Concernant le scénario disons qu'à tout le moins c'est touffu de chez touffu et puis j'ai eu du mal à me passionner pour cette guerre entre clans dont je n'ai pas compris les enjeux. Ça commence genre Le Livre de la Jungle sauf que là nous avons droit à des sortes de tigres à dent de sabre pour élever l'héroïne.
Le dessin quand à lui n'est pas moche il est même plutôt aéré, très lisible seule chose qui me pose problème et pas qu'un peu ce sont les visages des différents personnages, on a l'impression qu'ils se sont pris une porte dans la tronche, il n'ont pas de nez, même la belle Avalon censée être humaine souffre de ce nez aplati.
Vous l'aurez compris cette histoire et son traitement ne m’ont pas plu, même en emprunt j'hésiterai à conseiller le truc.
Bon, pas l'album le plus intéressant de l'auteur que j'ai lu jusqu'à présent. C'est clairement du dispensable avec un mélange de plusieurs histoires qui sont dans différents styles, on sent que c'est un mélange de périodes de l'auteur. Le dessin n'est pas toujours autant maitrisé, mais dans l'ensemble tout est reconnaissable sans aucun problème.
C'est plus niveau histoires que je suis mitigé, avec une impression de moins d'intérêt dans la moitié de celles-ci, et pour celles qui m'ont plu je ne suis pas non plus extrêmement enthousiaste. C'est le genre de Bd qui est là en complément des autres, si vous êtes un fan de la série elle complète l'ensemble, mais sinon c'est clairement dispensable. Je vais me tourner vers Paul à la pêche plutôt, qui m'a l'air d'être plus intéressant que celui-ci.
Avec la flopée de BD que je me suis acheté récemment, j'ai découvert une série de BD traitant du cancer et de son impact sur les gens, la famille et le corps. C'était d'autant plus étonnant pour moi que je ne m'en suis pas rendu compte avant de lire la plupart de ces BD. Tout ceci m'a amené à un regard assez critique sur celle-ci, et je me permet donc de le signaler. Parce qu'en effet, j'ai moins été touché par cette BD que par d'autres sur le même thème.
La faute en incombe, pour moi, à la distance qu'il y a dans le traitement du sujet. Durant un long moment, j'étais assez peu sensible à ce qui se passait, et avant qu'il n'arrive une scène en particulier, il se dégageait du livre une impression de froideur dans les réactions face à ce cancer. C'est surtout que j'ai trouvé moins d'impact émotionnel que dans La Parenthèse ou Paul à Québec que j'ai lus dans la même semaine, et qui m'ont fait réellement sentir tout le côté implacable de cette maladie. Du coup, je suis moins rentré dans l'histoire et je l'ai surtout trouvée factuelle sur le cancer. C'est plus précis sur les conséquences, les causes etc ... mais moins humain. Et pour le coup, ça m'intéresse bien moins alors. La scène où l'auteur met en scène les tensions qui naissent dans la famille du fait du cancer m'a peu touché par la façon de le représenter. Et surtout elle n'apparait qu'à un moment et ces tensions ne seront plus mentionnées ensuite. Et je trouve ça dommage.
Niveau dessin, l'auteur sait s'y faire, il n'y a pas de doute. C'est très clair et dépouillé, ce qui convient au ton du récit. Mon souci est vraiment cette implication que je n'ai pas eu, et la petite frustration de ne pas voir certains points personnels plus développés (comme l'idée que l'auteur a du tabac suite à cette épreuve, par exemple). J'ai vu mieux sur le sujet, tant pis pour celle-ci !
Je n’ai pas lu tous les albums car ce genre d’humour, usant les mêmes thématiques jusqu’à la corde, n’est pas mon trip. De plus, le dessin de Clarke est assez paresseux avec l’expression des protagonistes réduite à néant à cause des lunettes (ok, c’est aussi le titre de la série à posteriori). La plupart des gags, versant dans l'absurde, voire le gore, tombent à plat. Quelques-uns sortent du lot, l’exception qui confirme la règle en somme. A l’origine, ce délire d’auteurs n’avait pas vocation à être publié et peut être aurait-il mieux valu ainsi …
Cet album là m'a moins convaincu que les autres séries de la collection La Sagesse des Mythes. Je lui ai trouvé moins de charme, de structure et d'impact.
Au niveau du dessin, il est relativement bon. Vues dans leur ensemble, les planches sont de belle tenue et il y a un vrai soin porté au réalisme historique des costumes et des architectures crétoises. Mais quand j'y regarde de plus près, je trouve que le graphisme manque de subtilité, que les personnages ont des expressions un peu surjouées, qui manquent de naturel. La mise en scène dans son ensemble ne me convainc pas non plus. Il y a un petit quelque chose qui me dérange sans réussir à mettre exactement le doigt dessus.
L'histoire est plutôt intéressante mais là encore elle peine à captiver.
J'ai observé d'un œil amusé le stratagème pour permettre à Pasiphaé de s'accoupler avec le Taureau de Poséidon : quand la chose est mise en image en BD, on en voit le côté assez... grotesque. Ceci dit, heureusement, on n'assiste pas à la scène d'accouplement elle-même, ouf.
J'ai été un peu agacé par le procédé de flash-back en plein milieu de l'album pour revenir sur les causes de l'exil de Dédale hors d'Athènes.
Le passage dans le fameux Labyrinthe m'a déçu car il ressemble à un simple palais crétois dans lequel Dédale et son fils se font enfermer : on peine à y voir un quelconque génie inventif menant les prisonniers à s'y perdre définitivement.
Quant à la conclusion, au-delà de son côté forcément attendu pour qui connait le mythe, je l'ai trouvée assez abrupte. Elle n'a pas su me toucher en tout cas, sans doute parce que le personnage d'Icare ne m'a jamais été rendu attachant au long de cet album.
Globalement déçu donc, mais cette BD garde l'avantage de permettre de découvrir en détails le mythe de Dédale et Icare à qui ne le connaîtrait que vaguement.
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L'Epée sacrée
Il m’arrive également d’être déçu par une lecture dont on attendait beaucoup car c’est quand même le dessinateur de Locke & Key qui m’avait beaucoup plu. Rien à redire sur le graphisme qui est toujours parfaitement maîtrisé même si des axes d’amélioration demeurent toujours possibles. C’est en sa qualité d’auteur complet à savoir de scénariste que cela pêche véritablement. Là, on ne peut pas parler de maîtrise mais d’incohérences et surtout de manque de dynamisme. Bien entendu, c’est trop bavard laissant peu de place à l’action. Il faut savoir doser les cases dans une mise en scène et cela n’est pas maîtrisé car c’est confus. Bien sûr, loin de moi l’idée d’attaquer directement un auteur. Je dis simplement que le métier de scénariste est difficile loin de toute improvisation. Il y a tout de même de bonnes idées mais assez mal mises en œuvre. La suite se fera sans moi.
Héroïc' Pizza
Je n’ai pas été convaincu par cette série humoristique. Les gags en une planche sont tout sauf mémorables (je dois bien avouer ne pas me rappeler d’un seul gag dans sa globalité alors que j’ai lu ces albums ce week-end) et quand les auteurs s’essayent à une succession de gags qui s’enchaînent, l’histoire racontée est sans intérêt. Côté dessin, c’est rond avec des culs et des seins gonflés comme des baudruches (on voit même la pipette). Ce genre de trait ne me dérange pas mais là, c’est mettre de la fesse juste pour attirer l’attention du jeune ado aux hormones en ébullition. L’idée aurait pu être sympa. Peut-être que pour les jeunes ados, le côté sexy et idiot suffira… Moi, je crois vraiment avoir passé l’âge.
Sous l'entonnoir
Alors que je me réjouissais de lire une nouvelle BD de Sybilline, dont j'apprécie plusieurs œuvres, je me suis retrouvé devant une BD qui m'a laissé complètement de marbre. Et même, devrais-je dire pour être honnête, qui m'a semblé ennuyeuse. La faute, selon moi, à un découpage en chapitres très courts et qui se contentent de montrer la vie qu'elle mène dans cet hôpital psychiatrique. Mais globalement tout manque : l'implication dans le personnage, dont j'étais distant tout au long de ma lecture; l'ambiance de cet hôpital, que je n'ai pas du tout ressenti (a part l'ennui, mais je crois que je transposais mon émotion sur la BD); le cœur de l'histoire, à peine évoqué, sur les raisons de cet enfermement et les conséquences sur le personnage principal. En fin de compte, je ne sais pas vraiment pourquoi elle y est allée (en dehors de sa tentative de suicide et des raisons génétiques, mais lesquelles ?), je me demandais pourquoi on la gardait, ce qu'il se passait dans sa famille, pourquoi elle voulait tant sortir, et je n'ai eu aucune réponse. Les rares passages où elle s'exprime n'ont fait qu'ajouter à ma confusion, et seuls quelques documents présentés à la fin donne un semblant de pistes (comme le fait qu'elle soit déprimée ou le rapport avec ses parents). Donnant une Bd qui ne développe pas du tout cet aspect du personnage. Je peux comprendre qu'il y eut un choix de montrer l'intérieur de l'hôpital psychiatrique uniquement, mais là du coup j'étais largué et je ne m'intéressais pas à elle. Niveau dessin ce n'est pas mal, quoique souvent vide. Je ne sais pas si c'est volontaire pour accentuer le vide de l'hôpital ou si c'est une façon de l'auteur, mais je trouvais quand même ça un peu vide au fur et à mesure qu'il ne se passait rien. Bref, en gros une histoire que je n'ai pas aimée, et dont je ne recommanderai pas la lecture. Ça n'est pas mauvais, mais en tout cas ça ne m'a pas du tout plu !
Dragon Head
Un peu annoncé ici et là comme une référence évidente du survival post apocalyptique, Dragon Head ne perd guère de temps pour amorcer son intrigue nébuleuse... Un train contenant de nombreux passagers et notamment des étudiants déraille en plein tunnel. Seuls 3 jeunes survivent sans aucune information de l'extérieur. Que s'est-il passé ? Et comment survivre dans un milieu obscur et hostile alors que tout espoir semble annihilé ? Si la mise en place est rapide, hélas le reste de l'histoire le sera beaucoup moins. Mochizuki prend son temps pour installer une ambiance délétère et joue beaucoup sur les réactions de ses protagonistes. Ce qui est censé donner beaucoup de consistance au récit en devient finalement le principal écueil. En effet ce manga a bien été conçu pour s'apprécier sur la longueur, un peu trop même car le récit aurait pu tenir sur moitié moins de tomes. L'auteur jouit donc de cette liberté pour creuser et étoffer l'ambiance parfois par quelques cases percutantes psychologiquement au risque de perdre l'intérêt du lecteur. Si l'on ressent partiellement l'angoisse du trio avec son lot de questions et de pétages de plomb, il faut aussi savoir lâcher prise et se conditionner pour une très longue promenade dans ce monde dont certaines clés tardent réellement à s'enclencher. D'ailleurs la fin est un poil précipitée avec ce ressenti propre : "tout ça pour ça ?" preuve que le véritable intérêt se fait dans la construction des réactions humaines en cas de danger improbable. Hélas Dragon Head n'est pas beau. Les décors ou plutôt l'absence de décors est assez réussie mais que dire du "faciès" des personnages ? Un style qui plaira ou pas mais assez particulier. Légèrement surestimée, cette série n'est pas pour déplaire mais un emprunt est plus qu'envisageable tant je doute qu'elle puisse se relire avec plaisir.
Warlands - L'âge des glaces
C'est un autre genre de l'âge des glaces que je ne connaissais pas. On explore ici un nouvel univers qui ne va pas marquer vraiment les esprits tant c'est du réchauffé. Le dessin est particulier entre un effet manga et le comics: cela donne un style plutôt intéressant mais c'est souvent assez sombre. Du coup, cela manque de clarté et surtout de relief. Par ailleurs, le scénario est peu convaincant car il manque d'originalité. La lecture est décousue et un peu éprouvante. C'est mauvais signe. La série a eu si peu de succès que cela s'est assez vite arrêté. Bref, il vaut mieux passer votre chemin.
L'Epée sacrée
A vrai dire je suis un peu , voire franchement déçu par cette BD. Le moins que l'on puisse dire est qu'il faut pouvoir rentrer dedans. Tout d'abord un texte très, très encombrant, l'un des personnages n’arrêtant pas de parler pendant un combat, faire gaffe au souffle. S'il n'y avait que cela mais les auteurs grâce à un petit astérisque nous expliquent que c'est traduit du Templier, un peu plus loin du dialecte du "clan rouge". Franchement je sais pas ce que cela ajoute, moi j'ai trouvé ça ridicule. Concernant le scénario disons qu'à tout le moins c'est touffu de chez touffu et puis j'ai eu du mal à me passionner pour cette guerre entre clans dont je n'ai pas compris les enjeux. Ça commence genre Le Livre de la Jungle sauf que là nous avons droit à des sortes de tigres à dent de sabre pour élever l'héroïne. Le dessin quand à lui n'est pas moche il est même plutôt aéré, très lisible seule chose qui me pose problème et pas qu'un peu ce sont les visages des différents personnages, on a l'impression qu'ils se sont pris une porte dans la tronche, il n'ont pas de nez, même la belle Avalon censée être humaine souffre de ce nez aplati. Vous l'aurez compris cette histoire et son traitement ne m’ont pas plu, même en emprunt j'hésiterai à conseiller le truc.
Paul dans le métro
Bon, pas l'album le plus intéressant de l'auteur que j'ai lu jusqu'à présent. C'est clairement du dispensable avec un mélange de plusieurs histoires qui sont dans différents styles, on sent que c'est un mélange de périodes de l'auteur. Le dessin n'est pas toujours autant maitrisé, mais dans l'ensemble tout est reconnaissable sans aucun problème. C'est plus niveau histoires que je suis mitigé, avec une impression de moins d'intérêt dans la moitié de celles-ci, et pour celles qui m'ont plu je ne suis pas non plus extrêmement enthousiaste. C'est le genre de Bd qui est là en complément des autres, si vous êtes un fan de la série elle complète l'ensemble, mais sinon c'est clairement dispensable. Je vais me tourner vers Paul à la pêche plutôt, qui m'a l'air d'être plus intéressant que celui-ci.
Le Cancer de Maman
Avec la flopée de BD que je me suis acheté récemment, j'ai découvert une série de BD traitant du cancer et de son impact sur les gens, la famille et le corps. C'était d'autant plus étonnant pour moi que je ne m'en suis pas rendu compte avant de lire la plupart de ces BD. Tout ceci m'a amené à un regard assez critique sur celle-ci, et je me permet donc de le signaler. Parce qu'en effet, j'ai moins été touché par cette BD que par d'autres sur le même thème. La faute en incombe, pour moi, à la distance qu'il y a dans le traitement du sujet. Durant un long moment, j'étais assez peu sensible à ce qui se passait, et avant qu'il n'arrive une scène en particulier, il se dégageait du livre une impression de froideur dans les réactions face à ce cancer. C'est surtout que j'ai trouvé moins d'impact émotionnel que dans La Parenthèse ou Paul à Québec que j'ai lus dans la même semaine, et qui m'ont fait réellement sentir tout le côté implacable de cette maladie. Du coup, je suis moins rentré dans l'histoire et je l'ai surtout trouvée factuelle sur le cancer. C'est plus précis sur les conséquences, les causes etc ... mais moins humain. Et pour le coup, ça m'intéresse bien moins alors. La scène où l'auteur met en scène les tensions qui naissent dans la famille du fait du cancer m'a peu touché par la façon de le représenter. Et surtout elle n'apparait qu'à un moment et ces tensions ne seront plus mentionnées ensuite. Et je trouve ça dommage. Niveau dessin, l'auteur sait s'y faire, il n'y a pas de doute. C'est très clair et dépouillé, ce qui convient au ton du récit. Mon souci est vraiment cette implication que je n'ai pas eu, et la petite frustration de ne pas voir certains points personnels plus développés (comme l'idée que l'auteur a du tabac suite à cette épreuve, par exemple). J'ai vu mieux sur le sujet, tant pis pour celle-ci !
Histoires à lunettes (Durant les travaux, l'exposition continue...)
Je n’ai pas lu tous les albums car ce genre d’humour, usant les mêmes thématiques jusqu’à la corde, n’est pas mon trip. De plus, le dessin de Clarke est assez paresseux avec l’expression des protagonistes réduite à néant à cause des lunettes (ok, c’est aussi le titre de la série à posteriori). La plupart des gags, versant dans l'absurde, voire le gore, tombent à plat. Quelques-uns sortent du lot, l’exception qui confirme la règle en somme. A l’origine, ce délire d’auteurs n’avait pas vocation à être publié et peut être aurait-il mieux valu ainsi …
Dédale et Icare
Cet album là m'a moins convaincu que les autres séries de la collection La Sagesse des Mythes. Je lui ai trouvé moins de charme, de structure et d'impact. Au niveau du dessin, il est relativement bon. Vues dans leur ensemble, les planches sont de belle tenue et il y a un vrai soin porté au réalisme historique des costumes et des architectures crétoises. Mais quand j'y regarde de plus près, je trouve que le graphisme manque de subtilité, que les personnages ont des expressions un peu surjouées, qui manquent de naturel. La mise en scène dans son ensemble ne me convainc pas non plus. Il y a un petit quelque chose qui me dérange sans réussir à mettre exactement le doigt dessus. L'histoire est plutôt intéressante mais là encore elle peine à captiver. J'ai observé d'un œil amusé le stratagème pour permettre à Pasiphaé de s'accoupler avec le Taureau de Poséidon : quand la chose est mise en image en BD, on en voit le côté assez... grotesque. Ceci dit, heureusement, on n'assiste pas à la scène d'accouplement elle-même, ouf. J'ai été un peu agacé par le procédé de flash-back en plein milieu de l'album pour revenir sur les causes de l'exil de Dédale hors d'Athènes. Le passage dans le fameux Labyrinthe m'a déçu car il ressemble à un simple palais crétois dans lequel Dédale et son fils se font enfermer : on peine à y voir un quelconque génie inventif menant les prisonniers à s'y perdre définitivement. Quant à la conclusion, au-delà de son côté forcément attendu pour qui connait le mythe, je l'ai trouvée assez abrupte. Elle n'a pas su me toucher en tout cas, sans doute parce que le personnage d'Icare ne m'a jamais été rendu attachant au long de cet album. Globalement déçu donc, mais cette BD garde l'avantage de permettre de découvrir en détails le mythe de Dédale et Icare à qui ne le connaîtrait que vaguement.