Les derniers avis (20784 avis)

Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Veuve noire - Double jeu
Veuve noire - Double jeu

Etonnant parcours que celui de la veuve noire qui fut d’abord une ennemi d’Iron Man avant de devenir une super-héroïne dans Avengers. Il faut dire que le rôle dévolu à Scarlett Johansson a fait regagner en popularité ce personnage discret jusqu’ici. Pour autant, en 2003 à l’époque de la parution, c’était encore une inconnue aux yeux du grand public. J’ai été attiré mais sans savoir qu’il s’agissait de trois histoires indépendantes sorties des limbes. Les deux premiers récits sont tout à fait dispensables. Le troisième se passe dans le milieu du sadomasochisme avec une ambiance très glauque et beaucoup de violence. Malgré un très beau graphisme, le scénario ne m’a guère convaincu. C’est d’ailleurs plombé par une narration très pesante. Au final, l’ensemble est très moyen. C’est dommage car il y avait de quoi faire avec un personnage féminin aussi beau qu’intriguant.

18/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Ce que font les gens normaux
Ce que font les gens normaux

Pour la petite histoire, je me suis littéralement endormi en lisant cette œuvre en plein milieu d'une après-midi ce qui ne m'était jamais encore arrivé. Je pense que cette bd peut vaincre vos pires insomnies. Elle a donc une parfaite utilité. Cependant, je doute que cela soit sa fonction première. Il est vrai que la lecture nous entraîne dans le suivi de deux carrières professionnelles distinctes entre deux jeunes colocataires. On suivra particulièrement Frances qui travaille comme une folle en sa qualité d'assistante juridique dans un grand cabinet d'avocats. L'autre est une jeune comédienne qui a du mal à percer mais qui va finir par y arriver. C'est vrai que toutes ces histoires de boulot m'ont paru ennuyeuses c'est à dire loin du divertissement. C'est très très bavard. Pourtant, cette œuvre recèle de véritables qualités à commencer par un graphisme fort réussi. Bref, je n'ai pas été emballé mais cela peut certainement toucher d'autres lecteurs plus réceptifs à cette histoire d'amitié entre les deux femmes.

17/11/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Ah ben oui vous vouliez mon avis, je le donne. Que ne m'avait-on pas loué cette longue série d'un maître japonais du manga. J'ai vu l'exposition qui lui a été consacrée à Angoulême et d'accord c'est joli mais pas au point de m'exalter à ce point. Je reconnais des qualités au dessin, il faudrait d'ailleurs être fou pour ne pas en voir, un seul truc me fait bizarre c'est la tête des personnages, sans dèc' on croirait qu'ils sont tous sous myolastant ou en dépression grave. Et puis il y a un truc rédhibitoire pour moi c'est le fait que la montagne c'est joli, mais ça grimpe et ça ne me fait pas triper. Je préfère la mer et de loin, non je déconne, de près. Dans ma folle jeunesse j'ai dû lire quelques récits alpins mais non cela ne m'a jamais happé comme un récit de Conrad ou Mac Orlan. Alors ce sommet des dieux a été à la limite de me faire chier, il ne se passe rien, quant à la quête de soi, ben oui sans doute mais pour moi pas comme ça. A réserver aux aficionados de Mr Taniguchi.

16/11/2019 (modifier)
Couverture de la série Saison des amours
Saison des amours

Mouais. Reiser est un auteur que j’aime plutôt bien, qui est représentatif d’une époque, d’un style rentre dedans, et d’un certain type de publications anarchisantes et politiquement incorrectes. Un auteur qui a aussi un style particulier. Graphique tout d’abord, c’est-à-dire minimaliste, un coup de crayon jeté sur la feuille sans prétention (mais pas sans efficacité !), une certaine frénésie, mais aussi une nonchalance bonhomme qui déplait à beaucoup, sans doute, mais qui me touche. Mais la fausse simplicité de son trait ne passe qu’accompagnée de poésie, d’humour noir ou, comme souvent, de critique sociale. Et c’est ici que le bât blesse dans cet album je trouve. En effet, si l’on retrouve quelques thèmes ou « images » classiques chez lui (les animaux au comportement humain – sexuel avant tout, des « sauvages », etc.), j’ai lu cet album sans y trouver le même plaisir que dans beaucoup d’autres de cet auteur attachant. Il se laisse lire facilement (et rapidement, car à part quelques meuglements de vaches, et deux ou trois onomatopées, c’est entièrement muet), mais aussi sans enthousiasme, hélas. A noter qu’une bonne partie de cet album sera repris quelques années plus tard (avec quelques changements) dans l’ensemble Tam-Tam. Note réelle 2,5/5.

15/11/2019 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
Couverture de la série La Terre des vampires
La Terre des vampires

Avec ma passion pour le roman de Matheson « Je suis une légende » et les récits de survie en milieu post apocalyptique, cette série me titillait depuis belles lurettes : dans une terre où le soleil ne brille plus, les vampires ont repris leurs droits sur un monde dévasté où les humains ne constituent plus qu’une petite minorité et tentent de survivre tant bien que mal. La perspective de voir une histoire complète rondement menée en 3 tomes sur un thème certes maintes fois rabattu m’a finalement fait céder à l’achat compulsif dès la sortie du premier tome en 2013. Il faut dire que les dessins emportés par des tons froids très monotones mais de qualité entre comics et école franco-belge réaliste ont eu raison de ma curiosité. Et aïe patatras : ça se lit hélas bien trop vite et l’histoire est bien mal exploitée avec une conclusion indigne et laissant clairement le lecteur sur sa faim (de loup plus que de vampire sur le coup là). Ok il n’y a guère de temps morts et les scènes d’action sont plutôt efficaces. D'accord l'ordre caché de vampires bienveillants à la survie de l’espèce humaine comme garantie de l’espèce vampire est également une idée simple mais efficace. Et effectivement les dessins de Manuel Garcia sont assez jolis et clairs à déchiffrer. Hélas, une fois les 3 tomes lus, on a cette étrange sensation d'avoir passé un bon moment en présence d'une série B qui serait passé complètement au travers de son sujet. Les arguments de départ sont devenus des mécanismes d'une banalité affligeante. On ressent surtout le récit bâclé par manque d'intérêt d'en développer davantage. Pourtant l'enjeu était tout à fait palpitant dans ses grandes lignes. On ne saura finalement pas grand chose de cet univers qui aurait bien mérité d'être davantage développé. Cette sensation de se faire couper l'herbe sous les pieds est très frustrante et m'oblige à réévaluer à mon plus grand regret cette série par une baisse de ma note initiale de 4 à 2. C'est sympathique à emprunter mais je n'en recommande absolument plus l'acquisition.

08/07/2013 (MAJ le 14/11/2019) (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Philipp Kradow détective privé
Philipp Kradow détective privé

Un feuilletage rapide à la médiathèque et je me suis dit que ça pouvait être amusant. Ben non raté, c'est pas drôle cela ne m'a que très vaguement arraché un petit sourire mais plus de commisération qu'autre chose. Certes c'est une parodie des grands détectives du polar ou du cinéma américain mais il n'y a pas l'esprit . Un langage ordurier qui veut faire jeune mais qui fait plus penser à quelqu'un atteint du syndrome de la Tourette ces petites histoires en trois/quatre planches m'ont sinon ennuyé du moins prodigieusement emm... Si vous croisez cet opus passez votre chemin, le dessin n'est pas horrible mais comme le note Noirdésir la colorisation informatisée sur papier glacé n'aide pas à faire apprécier la chose.

13/11/2019 (modifier)
Couverture de la série Les Gens du bureau
Les Gens du bureau

J’avais découvert cet auteur avec son album Vaisseau spécial, que j’avais bien aimé. On était déjà dans un humour un peu noir, mais surtout complètement absurde, et c’est là aussi ce qui domine dans ce recueil de gags. Nous ne sommes plus dans l’espace, mais dans le monde de l’entreprise, des bureaux, des open spaces. Le dessin de Yann Rambaud est devenu ici complètement réaliste, mais les visages sont comme effacés, sans traits – ce dont je ne suis pas forcément fan. L’humour absurde qui innerve les gags, le côté réaliste mais statique des personnages (et l’absence de décors) peuvent faire penser à certains des derniers Fabcaro. Mais je trouve que Rambaud s’en sort moins bien. En effet, si la colorisation (nuances de Noir et Blanc et du gris moche) accentue le côté froid et impersonnel du dessin (avec l’absence des traits des visages), je trouve que la partie humour n’est pas toujours suffisamment efficace. Certes, quelques répliques totalement débiles font mouche – et il faut être amateur de ce genre d’absurdités pour envisager l’achat, voire la lecture de ce petit album –, mais c’est trop inégal, et cela manque parfois de percussion. Note réelle 2,5/5.

13/11/2019 (modifier)
Couverture de la série L'Eté fantôme
L'Eté fantôme

Avec ce récit de fantôme, Elizabeth Holleville nous parle avant tout du délicat passage d'une jeune fille de son enfance vers l’adolescence. Les pages s’enchaînent extrêmement rapidement grâce à une mise en page très aérée tout autant qu’à cause de l’évanescence du propos. En fait, je n’ai jamais été emporté par cet album malgré la sensibilité certaine qui s’en dégage. Je trouve que l’auteure apporte des éléments finalement parasites pour le récit (la grand-mère qui oublie tout, le conflit de voisinage à cause des aboiements du chien, l’homosexualité latente d’une des cousines) et ne creuse fondamentalement que très peu son thème principal. Quant au petit suspense né de l'identité de ce fantôme et des raisons de sa mort, je l'ai trouvé tout simplement sans intérêt. C’est dommage parce que je pense que ce biais du récit fantastique, avec ce fantôme d’une jeune fille qui agit comme un miroir révélateur sur le personnage principal (complice de jeux mais aussi image d'une enfance éternelle et non évolutive), était une belle trouvaille… et par moments bien exploité. Mais ce découpage très aéré, avec des cases souvent pleines de vide (et dessinées avec trop peu de finesse pour que je m'y attarde), ces passages dont je n'ai pas perçu l'intérêt, ce sentiment d'assister à un été qui s'étire à l'ennui ont fait que j'ai lu l'album sans passion. Les pages défilent comme un paysage entraperçu par la fenêtre d'un TGV et mon intérêt s’assoupit ou s'étiole trop souvent pour que je dise autre chose que « bof »… mais c’est un album à découvrir ! Paradoxalement, je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps en le lisant, je trouve juste qu’il aurait pu être autrement pertinent et percutant si sa thématique centrale avait vraiment pu occuper tout l’espace. Et je suis convaincu que d’autres lecteurs (et très certainement beaucoup de jeunes lectrices) vont tomber sous le charme de l’album (parce qu’il en a).

13/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Q and A
Q and A

Un lycéen revient dans sa ville natale après 6 ans d’absence avec ses parents. Il faut dire qu’ils sont partis après un terrible drame familial à savoir la perte d’un enfant suite à un accident. Ainsi, notre jeune héros va croiser la route du fantôme de son frère qui a gardé le même âge qu’au moment de sa mort. Comme il y avait 6 ans de différence, cela tombe bien. Je ne veux pas être méchant mais c’est du déjà vu ainsi que de l’exploitation d’un événement dramatique dans un cadre plutôt léger. Cela ne le fait pas car les personnages n’ont aucune profondeur. Certes, on pourra sans doute se familiariser avec les deux personnages principaux Q and A mais cela ne produit pas l’effet escompté avec toute la bonne volonté du monde. On n’échappera pas à toutes les niaiseries du genre comme si c’était une marque de fabrique. J’ai trouvé également que le graphisme n’était pas assez détaillé avec un trait lourd qui rend l’ensemble un peu vieilli. On recroise d’ailleurs les mêmes têtes pour la plupart des personnages d’où une certaine confusion possible. Si on ajoute une édition de papier de mauvaise qualité, on obtient un piètre résultat au niveau de la forme. Il faut savoir pour la petite histoire qu’on a essayé d’introduire absolument ce mangaka en France mais il n’a pas eu de succès. Du coup, on a insisté avec ce titre. Pour moi, il faut arrêter les frais.

13/11/2019 (modifier)
Couverture de la série Coïncidence
Coïncidence

J’avais en mémoire de très bon échos sur cette bd, et amateur d’ouvrage oubapien, j’ai été ravi de la voir en nouveauté à ma médiathèque et me suis fait une joie de l’emprunter ... Après lecture, je dois avouer que c’est le gros bof de mon côté, le concept est intéressant mais ne m’a finalement pas passionné (pourtant bédéphile confirmé). C’était intriguant de voir comment chaque dessinateur s’appropriait la mise en page du scénario mais malheureusement j’ai trouvé l’exercice de style un peu vain et pas assez libre. Les interviews m’ont ennuyé et la qualité graphique de l’ouvrage n’a pas rattrapé mon intérêt. Une curiosité mais je n’y reviendrai pas.

12/11/2019 (modifier)