L'Eté fantôme

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

D'une originalité profonde, ce roman graphique baigné par les douces nuits des vacances d’été est autant un récit sur l’enfance qu’un conte contemporain où le surnaturel forme le prisme du passage à l’âge adulte. L’œuvre maîtrisée d’une jeune autrice à suivre de près.


Fantômes

Louison et sa grande sœur viennent passer les vacances d’été chez leur grand-mère. Mais malgré l’immense jardin de la maison et le soleil éclatant du sud, la cadette s’ennuie, attendant avec impatience l’arrivée de ses grandes cousines. Lorsqu’elles arrivent enfin, Louison s’aperçoit que ces dernières ont désormais des préoccupations adolescentes et mieux à faire que jouer avec elle. Délaissée, elle reprend ses déambulations solitaires jusqu’au jour où elle fait la rencontre de Lise. Une jeune fille qui n’est autre que le fantôme de sa grand-tante, morte il y a soixante ans dans des circonstances mystérieuses. Restée figée dans cette période de l’enfance que Louison n’est pas pressée de quitter, Lise devient rapidement une confidente. Une amie aux mystérieux pouvoirs...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Avril 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série L'Eté fantôme
Les notes (1)
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13/11/2019 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Avec ce récit de fantôme, Elizabeth Holleville nous parle avant tout du délicat passage d'une jeune fille de son enfance vers l’adolescence. Les pages s’enchaînent extrêmement rapidement grâce à une mise en page très aérée tout autant qu’à cause de l’évanescence du propos. En fait, je n’ai jamais été emporté par cet album malgré la sensibilité certaine qui s’en dégage. Je trouve que l’auteure apporte des éléments finalement parasites pour le récit (la grand-mère qui oublie tout, le conflit de voisinage à cause des aboiements du chien, l’homosexualité latente d’une des cousines) et ne creuse fondamentalement que très peu son thème principal. Quant au petit suspense né de l'identité de ce fantôme et des raisons de sa mort, je l'ai trouvé tout simplement sans intérêt. C’est dommage parce que je pense que ce biais du récit fantastique, avec ce fantôme d’une jeune fille qui agit comme un miroir révélateur sur le personnage principal (complice de jeux mais aussi image d'une enfance éternelle et non évolutive), était une belle trouvaille… et par moments bien exploité. Mais ce découpage très aéré, avec des cases souvent pleines de vide (et dessinées avec trop peu de finesse pour que je m'y attarde), ces passages dont je n'ai pas perçu l'intérêt, ce sentiment d'assister à un été qui s'étire à l'ennui ont fait que j'ai lu l'album sans passion. Les pages défilent comme un paysage entraperçu par la fenêtre d'un TGV et mon intérêt s’assoupit ou s'étiole trop souvent pour que je dise autre chose que « bof »… mais c’est un album à découvrir ! Paradoxalement, je n’ai pas le sentiment d’avoir perdu mon temps en le lisant, je trouve juste qu’il aurait pu être autrement pertinent et percutant si sa thématique centrale avait vraiment pu occuper tout l’espace. Et je suis convaincu que d’autres lecteurs (et très certainement beaucoup de jeunes lectrices) vont tomber sous le charme de l’album (parce qu’il en a).

13/11/2019 (modifier)