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Couverture de la série Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil
Les Nouvelles aventures de Bruno Brazil

Décidément, je ne suis pas un fan de Laurent-Frédéric Bollée, et cette reprise de Bruno Brazil me conforte dans cette impression. Il y a dans son écriture une surabondance de textes souvent inutiles et un manque de précision dans le vocabulaire employé (par exemple il écrira « … provoquant l’écrasement d’un train de voyageurs sur un train de marchandises » plutôt que « provoquant la collision entre un train de voyageurs et un train de marchandises », oui c’est un petit détail et j’ai l’air de chipoter mais c’est le genre de phrase qui me fait tiquer et qui, par accumulation, finit par me sortir d’un récit). Pourtant, au niveau du scénario en lui-même, Laurent-Frédéric Bollée respecte bien le personnage et l’esprit de la série d’origine. On retrouve Bruno Brazil peu de temps après la déconfiture décrite dans « Quitte ou double pour Alak 6 » (le neuvième tome de la série). Marqué par la mort de son frère, il cherche à reconstituer le Commando Caïman, ou du moins ce qu’il en reste, tandis qu’une sombre menace aux accents fantastiques requiert l’intervention du Colonel L. et de son équipe de choc. Les puristes regretteront l’abandon sans autre forme de procès des pistes lancées par Greg dans « La Chaîne rouge » (dernier scénario débuté par ce génial scénariste et resté sans suite, donc) mais il était, je pense, difficile de faire autrement (sous risque d’encore plus souffrir de la comparaison). Et comme dit plus haut, l‘intrigue imaginée tient la route et correspond bien à l’esprit Bruno Brazil. Le scénariste essaye aussi d’étoffer la psychologie de Bruno Brazil avec, notamment, une vie privée plus présente. Et honnêtement, j’ai trouvé ça assez bancal et sans grand intérêt. Quant aux rebondissements décrits dans ce premier tome, et bien là aussi, ça manque de finesse. C’est trop gros, trop démesuré, pas assez subtil pour que j’adhère. Mais cet aspect était déjà parfois présent dans la série d’origine. Du coup les fans de la première heure, eux, pourraient passer outre cet aspect, voire l’apprécier. Au niveau du dessin, le style de Philippe Aymond est assez éloigné de celui de Vance. Moins froid, moins cinglant, il est toutefois d’une très bonne qualité. Riche dans ses décors, bien typé dans ses personnages -avec de belles reprises graphiques des personnages déjà connus- il étonne au début mais séduit rapidement. La colorisation signée Didier Ray est en parfaite harmonie avec le dessin comme avec l'esprit de la série. C'est soigné et agréable à l'oeil, mais sans chercher à sortir des sentiers balisés. Enfin, ce premier tome n'est qu'une introduction et il faudra lire la suite de l'histoire pour en connaître le dénouement (on oublie donc les récits en un tome). A titre personnel, je ne suis pas du tout convaincu par ce premier tome malgré le soin apporté par les auteurs. Du coup, je vais m'arrêter là et retourner vers les tomes de la série d'origine (dont certains étaient quand même bien plaisants).

27/11/2019 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Samuraï Deeper Kyo
Samuraï Deeper Kyo

J'ai lu cette série durant mes années de lycée, aimablement prêtée par un ami qui m'en passait un ou deux volumes chaque jour. C'était du coup une série que je suivais progressivement, à un rythme tranquille et sans trop en attendre grand chose. Et au final, c'est la meilleure façon qu'il y a de découvrir cette série je pense. Le souci c'est que cette série est très générique, malgré quelques bonnes idées au niveau du personnage principal (et notamment de sa dualité de personnalité), mais pour le reste c'est une saga de baston qui continue sur 38 tomes pour se conclure de façon satisfaisante mais sans grandes idées non plus. Ajouté à cela, le dessin correct et qui marche pour les scènes de bagarre, mais qui ne va pas plus loin non plus. C'est fonctionnel, pas des plus réussis et facilement oubliable. En soi, je crois que si l'on découvre cette série étant jeune, sans trop d'expérience de BD et qu'on la lit sans avoir eu besoin de l'acheter, ça peut valoir le coup d'oeil. Mais en demander plus serait présumer des qualités de ce manga. C'est à ranger dans les fameuses séries qu'on peut lire quand on tombe dessus, sans rien attendre de plus.

25/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Granblue Fantasy
Granblue Fantasy

L'univers est un peu emprunté au film Avatar de James Cameron avec ces îles qui flottent dans les nuages. Gran est un jeune garçon un peu guerrier qui va sauver une jeune fille des griffes des sbires du redoutable empire ce qui marquera le début de leurs aventures. Je n'ai pas accroché à cette adaptation d'un jeu vidéo à succès où le jeune héros combat des monstres en étant tout le temps vainqueur ce qui n'est pas très exaltant. Comme dirait le grand cinéaste Martin Scorcese, marre de ces super-héros qui sauvent le monde ! Rien à redire sur le graphisme qui est très beau avec une finesse du trait. Par contre, la trame est trop classique et les péripéties très prévisibles. C'est très cliché par moment. On pourra aisément passer à autre chose.

24/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Celle que je suis
Celle que je suis

J'avoue avoir un peu de mal malgré toute la bonne volonté du monde à comprendre ce phénomène que de ne pas accepter son identité masculine ou féminine et de vouloir en changer à tout prix. Par ailleurs, cela ne paraît pas crédible quand cela se passe à un âge déjà bien avancé sur un simple coup de tête parce qu'une sœur laisse traîner une robe. Rien n'était crédible dans la mise en scène. Certes, le sentiment de ne pas être à sa place et d'éprouver un malaise quand on est en famille est pénible à vivre. Mais bon. C'est un sujet complexe qui peut parler à certains lecteurs mais pas à d'autres. C'est bien de vouloir briser des tabous mais encore faut-il le faire dans les formes. Certes, le graphisme doux et précis ainsi que l'édition de qualité ne sont pas en cause. C'est plutôt la manière de présenter les choses. L'idée d'introduire à nouveau un triangle amoureux n'est point convaincante par exemple. Au final, c'est un shojo qui penche vers le yaoi où l'on explorera les tourments des différents personnages.

24/11/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Barrage
Barrage

Voici une version intergalactique du conte le prince et le pauvre. Cela aurait pu être intéressant mais on tombe vite dans les travers de l'exagération des situations qui rend l'ensemble peu crédible. Que dire également de ces personnages hautement stéréotypés ? On ne s'attache pas vraiment à eux. Il est vrai que je n'étais déjà pas fan de My Hero Academia du même auteur. Les véritables fans seront ravis mais pas les autres. Après le succès de cette dernière série, l'éditeur a gratté les fonds de tiroir pour sortir une aventure qui la précédait afin de surfer sur la même vague de succès. Ces deux tomes ne m'ont pas convaincu. Heureusement que c'était court. Un récit qui était beaucoup trop classique malgré un mélange de genres plutôt indigeste.

24/11/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Gisèle et Béatrice
Gisèle et Béatrice

Mouais, voila une petite historiette sympathique mais sans plus. Le démarrage aurait pu laisser penser à quelque chose tirant vers la satyre sociale sur le rôle des femmes en entreprise ou simplement dans la vie maritale. En fait cela vire très vite à une espèce de vaudeville vaguement égrillard avec quelques images érotiques, mais bien soft, à moins d'avoir ces fantasmes. Je ne me suis pas franchement ennuyé mais disons qu'une fois ce petit album fini, je pense qu'il ne m'en restera pas grand chose tout au plus un vague souvenir d'autant plus que le dessin est correct mais ne possède à mon goût pas grand chose de transcendant. Cette BD m'inspire à vrai dire bien peu et mon avis s'en ressent et va donc se clore ici.

24/11/2019 (modifier)
Couverture de la série Heilman
Heilman

J'avais lu ce récit dans Métal Hurlant avec difficulté je l'avoue, mais à l'époque en cette fin d'années 70 et début 80, j'aimais beaucoup les travaux d'Alain Voss, et j'ai toujours déploré qu'il ne soit pas reconnu plus par le grand public ; ceci s'explique par le contenu de ses Bd qui n'avait rien pour attirer un lectorat conventionnel. Voss fit partie quasiment des cadres depuis les débuts du magazine Métal Hurlant, il incarnait parfaitement l'esprit novateur et outrancier de la politique éditoriale du journal et fut l'un des piliers de la BD rock, autant que le fut Margerin, sauf que lui sera beaucoup moins connu. Tous ses récits publiés dans Métal Hurlant mêlaient allègrement rock et SF, je me souviens encore de certains albums comme L'arbre à came, Kar War (tous deux en 1981) ou Adrénaline en 1982, seule petite série qui connut de courts récits de 5 à 8 planches dans Métal Hurlant ; il était question d'un groupe de rock à tendance punk qui connaissait certaines dérives. Le dessin de Voss est très voluptueux, précis et percutant, le plus souvent en noir & blanc avec des clair-obscurs et des hachures qui donnent de l'arrondi et mettent en valeur ses personnages : des mecs baraqués et tatoués, des femmes très sexuées, parfois nues, leur look est très influencé par le glam-rock ou la punkitude, avec une dose de provocation alliée à l'élégance du trait. Tous les récits de Voss étaient constellés de délires psychédéliques dans l'espace, de violence, de sexe et de rock. "Heilman" est un condensé exacerbé de tous ces éléments, c'est aussi son récit le plus délirant, le plus space, à tel point qu'on pourrait croire qu'il a été dessiné sous l'emprise de certaines substances, et d'où le fait qu'il est difficile à suivre, j'ai essayé par 2 fois, mais c'est un trip vraiment zarb où Voss pousse la provoc assez loin, notamment dans la multiplication de symboles nazis, dont on ignore l'explication. Certains aspects dérangeants laissent penser qu'il serait sans doute impossible de reproduire une Bd de la sorte de nos jours, à notre époque où le moindre geste et la moindre parole peuvent tomber sous le coup d'une loi, la permissivité n'est plus de mise aujourd'hui. Voila donc une sorte d'OVNI dans la bande dessinée, un récit totalement inclassable, en roue libre, d'une folle audace, fantasmatique, hallucinatoire qui témoigne d'une époque, de la grande époque de Métal Hurlant, je crois même que c'est culte. Pour public averti.

23/11/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Un petit goût de noisette
Un petit goût de noisette

Décidément, je n'accroche pas aux œuvres de Vanyda. Ça ne tient pas à son dessin. Ses personnages sont bien dessinés, hormis leurs expressions faciales répétitives d'un album à l'autre qui m'agacent un peu. Les assez rares décors sont plutôt bien faits aussi. Et on sent une vraie envie de donner une personnalité à ses planches avec la mise en scène cinématographique et la colorisation plutôt originale. Mais ça tient au contenu des histoires. Car comme pour L'Immeuble d'en face, premier album de l'auteur que j'avais découvert il y a une quinzaine d'années, en guise d'histoires ce ne sont que des tranches de vie, de quelques minutes seulement parfois, avec différents personnages sans forcément de liens entre eux, et sans réelle trame de fond qui se met en place hormis une thématique romantique générale. Tout est en sensibilité et en non-dits... Oui mais voilà, moi je ne suis pas un gars sensible et ce genre d'histoire sans véritable histoire me broute très rapidement. J'ai l'impression d'un exercice totalement vain qui ne me touche absolument pas. Au bout d'à peine trois chapitres, j'avais déjà envie de zapper la suite. Je me suis forcé sans succès, allant plus loin pour voir si une vraie intrigue se mettait en place. Mais comme visiblement non, j'ai lâché l'affaire.

20/11/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Batman Ninja
Batman Ninja

Il y a quelques années, Warner Bros a demandé à des animateurs japonais de faire un film anime sur Batman et cela a donné un film assez barré où Batman, ses alliés et ses ennemis se retrouvent au Japon féodal et on a droit aux codes de l'animation japonaise comme par exemple des combats de mechas. J'avais bien aimé vu que je fais partie du public-cible (les fans de Batman et d'anime, c'est surtout que si vous préférez voir uniquement Batman en mode classique, le film va vous faire pleurer). C'est un film amusant qui ne se prend pas trop au sérieux et qui possède de bonnes idées (par exemple tout ce qui tourne autour de l'amnésie temporaire du Joker). J'avais tout de même un peu peur en voyant qu'un manga a été fait parce que l'une des qualités du film est son animation donc revoir des scènes de combats dans un format non-animé est assez décevant. Ma curiosité l'a tout de même emporté et j'ai lu le premier tome et je ne peux pas dire que je suis déçu parce que j'en attendais pas trop de cette adaptation. Je n'aime pas trop le style du mangaka, mais je comprends que d'autres lecteurs aiment. Peut-être que j'aurais mieux accroché si je n'avais pas vu le film, mais c'est le cas et tout le long j'ai senti que je lisais une oeuvre inférieure et qui m'a vite ennuyé. Les lecteurs qui ne connaissent pas le film vont peut-être mieux accrocher (du moment qu'ils n'ont pas peur de lire un Batman dans un univers VRAIMENT différent de ses histoires habituelles), mais franchement je recommande plutôt de voir le film.

20/11/2019 (modifier)
Couverture de la série Sous la surface
Sous la surface

Grosse déception que ce thriller mêlant une enquête policière à une intrigue politique. Déjà le point de départ sent le vu et revu. Ensuite, il y a dans la mise en page du récit un aspect racoleur qui me dérange (premier tome, première page : l’héroïne est montrée nue sans raison apparente, et rebelote sur la dernière page de ce tome… ça me donne le sentiment que les auteurs se sont dit qu’ils allaient mettre de la nana à poil là où le candidat acheteur avait le plus de chance de la voir, histoire de capter son regard et de l’inciter à acheter l’objet). Enfin et surtout, il y a dans les rebondissements distillés un mélange d’ultra-prévisible et d’inepties qui ont fini par me fatiguer (la fluette héroïne qui vous arrache le pied d’une table basse comme un troll vous arracherait le bras d’une fillette, wouarf wouarf wouarf). Bon ! J’ai quand même lu les deux tomes, parce que la mise en page, toute racoleuse qu’elle soit, est efficace. La lecture est fluide et le récit propose toujours quelque chose, il n’y a pas de temps mort et les explications finales ne sont pas trop longues à lire. Mais c’est quand même très peu convaincant. Enfin, le dessin, s’il n’est pas mauvais, ressemble à beaucoup de dessins utilisés pour ce type d’œuvre : un trait réaliste assez froid mais soigné, impersonnel mais qui convient bien au genre.

18/11/2019 (modifier)