J'avais déjà lu il y a quelques mois Paul à la maison qui montrait aussi la vie d'un homme subissant la crise de la cinquantaine et cet album m'a plus convaincu que celui-ci.
Donc je suis trop jeune pour avoir subi cette crise (et disons qu'après avoir lu deux BD sur ce sujet, ça donne pas envie de vieillir !), mais c'est pas grave j'ai déjà été touché par le sort de personnages qui avaient vécu des expériences que je n'avais pas personnellement vécues, mais ici je ne me suis pas intéressé au sort du personnage principal. Rien dans son histoire ne m'a touché et je me suis ennuyé en lisant ce récit qui m'a semblé long et sans grand intérêt. C'est un récit contemplatif où pour aimer le récit il faut 'sentir' ce que ressentent les personnages et comme le héros me laisse indifférent... Le seul truc qui a un peu attiré mon attention était ce qui s'était passé entre le héros et une fille qu'il a connue durant un été lorsqu'il était jeune et après avoir appris le fin mot de l'histoire, ben en fait je m'en fous maintenant. Dommage parce que le dessin et la narration de Davodeau sont bons comme d'habitude.
Allez, je vais relire cet album lorsque je vais atteindre la cinquantaine pour voir si mon avis change ou non ! Avis aux amateurs de récits contemplatifs qui racontent tout simplement la vie quotidienne (si vous préférez les récits avec de l'action, vous allez vraiment vous emmerder en lisant l'album).
Sans être inoubliable, Rockabilly Zombie Superstar était une lecture sympathique révélant surtout le style inspiré de son dessinateur, un certain Nikopek dont ce fut la première oeuvre.
On pensait ce sosie minable d'Elvis Presley en mode zombie définitivement mort ou enterré depuis la fin de ses aventures initiales mais voici que débarque sans crier gare de nouvelles aventures de ce héros pas comme les autres.
On avait quitté notre rockeur zombifié dans son troquet ricain bien peinard avec sa chérie à faire la fête par des spectacles musicaux rendant hommage au King dont Billy Rockerson reste le fan numéro 1.
On reprend l'aventure exactement au même endroit mais pas mal d'années plus tard. Le monde a bien changé après un holocauste nucléaire rappelant l'univers Post Nuke de Mad Max 2 dont l'auteur s'est pas mal inspiré pour planter un décor similaire et une évolution identique. MAIS avec des zombies doués de la parole et d'une belle bande de tarés qui va kidnapper la fiancée de notre héros putréfié.
Croyez le ou pas mais ça va "grave" péter pour Billy Rockerson qui n'aura de cesse de la retrouver.
Nikopek s'est battu pour apporter une suite et une fin définitive aux aventures de Billy. Malgré un premier tome chaotique qui peine à installer l'ambiance et balade le lecteur distrait par une multiplication inutile de sous intrigues, on retrouve vite ses marques pour une quête bien plus aboutie que dans le premier cycle. Cette fois seul aux commandes, Nikopek supprime les couleurs chatoyantes pour un univers bien plus sombre (voire trop) et une histoire plus complexe. Son trait est reconnaissable mais s'est considérablement amélioré.
Les références ne manquent pas et on y pioche pas mal de références comme l'avait réalisé également Griffon sur Apocalypse sur Carson City, le côté pulp en moins. Il y a même quelques chanteurs ou musiciens célèbres représentés façon "avarié" comme un certain Jean-Philippe S. mais chut ! ;)
Dommage que l'impression rende le travail si terne, on regrette quelque peu le côté lumineux de la première série mais aucune ambiguïté sur le contenu : les premiers fans seront ravis mais les déçus devraient y jeter un oeil. Bien sur la lecture de Rockabilly Zombie Superstar est un plus non négligeable à la vue des clins d’œil qui lui sont adressé.
RZA pour les intimes est plaisant à lire sur la durée malgré un premier tome fort laborieux mais ma préférence reste finalement sur le cycle "Superstar" aux couleurs bien plus fun ! Vivement néanmoins le futur projet de Nikopek !
J'ai emprunté les trois premiers tomes de la série et je dois avouer que je n'ai pas eu le courage de terminer le deuxième tome tellement je me suis ennuyé.
J'aime bien le dessin et comme j'aime la lecture, je pensais que j'adorerais une série mettant en vedette un héros qui travaille dans une librairie. Malheureusement, comme je l'ai déjà écrit, ces albums m'ont surtout ennuyé. Les histoires n'ont pas de rythme, les personnages ne sont pas attachants et les réflexions et les propos philosophiques des personnages ne m'ont pas touché ou intéressé. On dirait une lecture destinée uniquement à l'auteur lui-même et un groupe restreint de lecteurs ayant les mêmes intérêts que lui. Souvent je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir et franchement je m'en fiche un peu.
À la limite, c'est une curiosité à lire si on peut emprunter les tomes à la bibliothèque ou chez une connaissance.
C’est un classique de la littérature brésilienne qui est repris sur le format bd. C’est toujours intéressant de voir comment cela se passait dans un collège privé en 1870 au Brésil. On se rend vite compte que c’est un peu similaire à ce qui se passait en Europe pour les fils de riches.
Malheureusement, il y a une narration omniprésente et très bavarde qui accompagne des vignettes presque inertes. Le fond et la forme ne donnent pas vraiment envie. On va vite s’ennuyer à moins d’apprécier les grandes envolées lyriques. Il y a presque une disproportion avec les dialogues très élaborés de ces enfants âgés d’à peine 11 ans. Ce n’est pas du tout crédible.
Il y aura bien un fait marquant à la fin de ce récit mais cela ne m’a pas suffi pour apprécier cette œuvre. A mon sens, cela ne passe pas bien sur le support de la bd.
J’ai eu énormément de mal à rentrer dans cet album, qui est nombriliste au possible. L’auteur ne parle que de lui, de ses doutes, ses craintes... et comme il m’est plutôt antipathique, difficile de comprendre et d’accepter ses coups de colère, sa lâcheté, sa façon de fuir ses responsabilités de père et companion, et de noyer ses soucis dans l’alcool. Il est peut-être dépressif, et je ne devrais sans doute pas le juger comme ça, sans le connaître, mais bon. En plus le dessin tout en esquisses n’est vraiment pas ma tasse de thé.
Et puis... j’ai fini par me prendre au jeu. Le ton est toujours super nombriliste, mais une fois le bébé né, j’ai trouvé les reflections un poil plus interessantes, et puis l’auteur a clairement conscience de ses défauts, ce qui le rend un peu plus sympathique, ou en tout cas plus supportable.
Un album à recommander aux amateurs d’autobiographies très nombrilistes, aux thèmes existentiels, et au dessin approximatif... c’est à dire pas grand monde j’imagine.
Je regrette un peu ma note qui peut paraitre sévère, surtout pour le dessin de Jamar et sa formidable reconstitution du vieux Paris de 1643, mais franchement, ce récit ne m'a pas passionné malgré son contexte historique. Je ne réclamais pas non plus un récit de type biographique, ça a déjà été fait par Raymond Reding dans les années 50 avec Monsieur Vincent l'ami des pauvres qui cernait parfaitement et classiquement l'action de Saint-Vincent de Paul. Mais j'aurais souhaité quelque chose de plus consistant et surtout de vraiment prenant.
Au lieu de ça, Dufaux ne se foule pas trop avec cette sorte d'enquête policière dans le Paris du XVIIème siècle, à la fin de règne de Louis XIII qu'on aperçoit d'ailleurs presque agonisant sur son lit de malade ; en fait, il ne se passe pas grand chose, on attend qu'il y ait des faits un peu plus excitants, plus rythmés et plus captivants, mais l'action traîne et s'étire nonchalamment, le dialogue est abondant et n'est guère intéressant, je ne sais donc pas trop où Dufaux veut en venir avec ce récit. Certes, il capte le saint homme Vincent dans un moment précis de son existence qui est complètement fictif et dont aucun événement ne se rattache à un fait historique, mais ça ne mène pas loin et encore une fois, ce n'est pas passionnant.
Honnêtement, je n'ai apprécié que le beau dessin de Jamar que j'avais déjà apprécié sur Double Masque et Voleurs d'Empires, il réussit de splendides images du vieux Paris de ce temps, en imitant le dessin de Juillard, un peu comme une sorte de petit clin d'oeil aux 7 vies de l'Epervier, ou alors ça vient de moi, j'ai peut-être la berlue, mais j'ai eu cette impression. Comme je le disais au début de cet avis, sa reconstitution est très réussie puisqu'il dessine des rues avec leur atmosphère très spécifique à cette époque et surtout des monuments disparus comme la tour de Nesle, le prieuré Saint-Lazare, le cimetière des Innocents etc... j'imagine que sa documentation était au top. Mis à part ça, rien d'autre ne m'attire dans cet album, dommage !
Nous avons une bd qui est sur un ton assez humoristique afin de décortiquer les mécanismes du capitalisme et de critiquer ses effets notamment les inégalités sociales à savoir ces fameux 1% qui détiennent presque la totalité des richesses de la planète.
On peut être sensible à ce message altermondialiste mais ne pas aimer cette bd trop bavarde qui se perd dans beaucoup de considérations sirupeuses. La lecture n’a pas été très agréable même si la forme est plutôt encourageante. Bonne idée par exemple que d’avoir remplacé les gens ordinaires par des Playmobils.
Le message est là (par exemple la loi du plus fort) mais la mise en scène ne m’a pas trop convaincu en raison de répétitions et d’impression de raisonnement inachevé. Les idées peuvent être également présentées de manière fort caricaturale sans aucune nuance. Je n’apprécie pas non plus cet humour grinçant. Bref, je n’ai pas accroché plus que cela.
Une autre bd traitant du même sujet pourra sans doute faire mieux. Je conseille par exemple Economix.
Ce titre fait référence au fameux Fantasia de Walt Disney qui dressait quelques courts-métrages musicaux pour marquer l'art de l'animation. Nous avons le même procédé mais en ce qui concerne des contes érotiques du XXIème siècle pour marquer le coup.
Je le dis tout de suite, je n'ai pas du tout aimé ce graphisme car le dessin m'a paru assez brouillon au point de ne pas distinguer les contours. Il y a certainement plus gracieux comme trait graphique.
Pour le reste, la seconde nouvelle intitulée Barbara semble sortir du lot. Le reste n'est pas très satisfaisant. Le thème est celui de l'aventure érotique d'un soir avec des parfaits inconnus pour assouvir des fantasmes. Ainsi, on aura même droit au voisin un peu voyeur.
Cela se veut fantasmagorique mais l'illusion ne dure qu'un temps.
Rue de Sèvres est actuellement mon éditeur préféré si on se tient aux statistiques de ce présent site sur la fiche lecteur. Pour autant, je dois dire que ce titre est un vrai raté.
La science-fiction est un genre difficile à appréhender. Soit on aime, soit on déteste. Cela commence d'une manière assez agréable par l'enregistrement d'un voyage interstellaire dans un banal spatio-port.
Il s'agit de faire escale à Innsmüt (et Innsbruck en Autriche) pour payer moins cher le billet de navette. Cependant, il s’agit d’un patelin perdu un peu étrange. Il faut dire que les habitants sont un peu difformes et cachent bien des secrets.
Rien ne va dans cette bd qui est très lente au démarrage pour finalement nous sortir des péripéties peu intéressantes. Il faut dire que le duo d'auteur s'est déjà fait remarquer avec le tristement célèbre Les Rêves dans la Maison de la Sorcière, reprise ratée de H.P Lovecraft. Ils récidivent avec ce titre qui est inspiré d'une nouvelle de cet auteur, véritable génie de la littérature fantastique américaine.
On retrouve les mêmes ambiances un peu malsaines et inquiétantes, mais cela ne casse pas des briques au niveau du résultat global.
Bien sûr – et les images que j’ai mises dans la galerie le montrent, c’est à réserver à un lectorat adulte (on est chez Tabou quand même !). Et l’album est bien rempli de scènes hard, et ne met pas forcément en avant des relations pleines de délicatesse.
Mais ce n’est pas censé n’être qu’une suite de scène de cul, Mc Cock (voilà qui fleure bon le pseudo à 2 balles !) ayant voulu en faire une sorte de parodie des romans de gare, des films, bouquins, jouant sur les clichés autour des officiers allemands pendant la guerre, avec des uniformes, des instruments de torture (mais ici la torture est sexuelle), et des nazis forcément sadiques.
Le dessin de Cénou ajoute à ce côté parodique – et enlève peut-être par le même coup un peu d’érotisme – avec un trait plutôt adapté à la BD franco-belge d’humour.
On est donc dans la Grosseuh Rigoladeuh, l’humour n’étant pas plus fin que les scènes de cul. Il peut y avoir des suites, mais je ne le souhaite pas. En effet, c’est souvent poussif, l’humour lourdaud lasse très vite, et le dessin (correct, mais pas merveilleux, surtout pour apporter un côté émoustillant) ne m'a pas emballé plus que ça.
Bof donc.
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Les Couloirs aériens
J'avais déjà lu il y a quelques mois Paul à la maison qui montrait aussi la vie d'un homme subissant la crise de la cinquantaine et cet album m'a plus convaincu que celui-ci. Donc je suis trop jeune pour avoir subi cette crise (et disons qu'après avoir lu deux BD sur ce sujet, ça donne pas envie de vieillir !), mais c'est pas grave j'ai déjà été touché par le sort de personnages qui avaient vécu des expériences que je n'avais pas personnellement vécues, mais ici je ne me suis pas intéressé au sort du personnage principal. Rien dans son histoire ne m'a touché et je me suis ennuyé en lisant ce récit qui m'a semblé long et sans grand intérêt. C'est un récit contemplatif où pour aimer le récit il faut 'sentir' ce que ressentent les personnages et comme le héros me laisse indifférent... Le seul truc qui a un peu attiré mon attention était ce qui s'était passé entre le héros et une fille qu'il a connue durant un été lorsqu'il était jeune et après avoir appris le fin mot de l'histoire, ben en fait je m'en fous maintenant. Dommage parce que le dessin et la narration de Davodeau sont bons comme d'habitude. Allez, je vais relire cet album lorsque je vais atteindre la cinquantaine pour voir si mon avis change ou non ! Avis aux amateurs de récits contemplatifs qui racontent tout simplement la vie quotidienne (si vous préférez les récits avec de l'action, vous allez vraiment vous emmerder en lisant l'album).
Rockabilly Zombie Apocalypse
Sans être inoubliable, Rockabilly Zombie Superstar était une lecture sympathique révélant surtout le style inspiré de son dessinateur, un certain Nikopek dont ce fut la première oeuvre. On pensait ce sosie minable d'Elvis Presley en mode zombie définitivement mort ou enterré depuis la fin de ses aventures initiales mais voici que débarque sans crier gare de nouvelles aventures de ce héros pas comme les autres. On avait quitté notre rockeur zombifié dans son troquet ricain bien peinard avec sa chérie à faire la fête par des spectacles musicaux rendant hommage au King dont Billy Rockerson reste le fan numéro 1. On reprend l'aventure exactement au même endroit mais pas mal d'années plus tard. Le monde a bien changé après un holocauste nucléaire rappelant l'univers Post Nuke de Mad Max 2 dont l'auteur s'est pas mal inspiré pour planter un décor similaire et une évolution identique. MAIS avec des zombies doués de la parole et d'une belle bande de tarés qui va kidnapper la fiancée de notre héros putréfié. Croyez le ou pas mais ça va "grave" péter pour Billy Rockerson qui n'aura de cesse de la retrouver. Nikopek s'est battu pour apporter une suite et une fin définitive aux aventures de Billy. Malgré un premier tome chaotique qui peine à installer l'ambiance et balade le lecteur distrait par une multiplication inutile de sous intrigues, on retrouve vite ses marques pour une quête bien plus aboutie que dans le premier cycle. Cette fois seul aux commandes, Nikopek supprime les couleurs chatoyantes pour un univers bien plus sombre (voire trop) et une histoire plus complexe. Son trait est reconnaissable mais s'est considérablement amélioré. Les références ne manquent pas et on y pioche pas mal de références comme l'avait réalisé également Griffon sur Apocalypse sur Carson City, le côté pulp en moins. Il y a même quelques chanteurs ou musiciens célèbres représentés façon "avarié" comme un certain Jean-Philippe S. mais chut ! ;) Dommage que l'impression rende le travail si terne, on regrette quelque peu le côté lumineux de la première série mais aucune ambiguïté sur le contenu : les premiers fans seront ravis mais les déçus devraient y jeter un oeil. Bien sur la lecture de Rockabilly Zombie Superstar est un plus non négligeable à la vue des clins d’œil qui lui sont adressé. RZA pour les intimes est plaisant à lire sur la durée malgré un premier tome fort laborieux mais ma préférence reste finalement sur le cycle "Superstar" aux couleurs bien plus fun ! Vivement néanmoins le futur projet de Nikopek !
Jérôme d'Alphagraph
J'ai emprunté les trois premiers tomes de la série et je dois avouer que je n'ai pas eu le courage de terminer le deuxième tome tellement je me suis ennuyé. J'aime bien le dessin et comme j'aime la lecture, je pensais que j'adorerais une série mettant en vedette un héros qui travaille dans une librairie. Malheureusement, comme je l'ai déjà écrit, ces albums m'ont surtout ennuyé. Les histoires n'ont pas de rythme, les personnages ne sont pas attachants et les réflexions et les propos philosophiques des personnages ne m'ont pas touché ou intéressé. On dirait une lecture destinée uniquement à l'auteur lui-même et un groupe restreint de lecteurs ayant les mêmes intérêts que lui. Souvent je ne voyais pas où l'auteur voulait en venir et franchement je m'en fiche un peu. À la limite, c'est une curiosité à lire si on peut emprunter les tomes à la bibliothèque ou chez une connaissance.
L'Athénée
C’est un classique de la littérature brésilienne qui est repris sur le format bd. C’est toujours intéressant de voir comment cela se passait dans un collège privé en 1870 au Brésil. On se rend vite compte que c’est un peu similaire à ce qui se passait en Europe pour les fils de riches. Malheureusement, il y a une narration omniprésente et très bavarde qui accompagne des vignettes presque inertes. Le fond et la forme ne donnent pas vraiment envie. On va vite s’ennuyer à moins d’apprécier les grandes envolées lyriques. Il y a presque une disproportion avec les dialogues très élaborés de ces enfants âgés d’à peine 11 ans. Ce n’est pas du tout crédible. Il y aura bien un fait marquant à la fin de ce récit mais cela ne m’a pas suffi pour apprécier cette œuvre. A mon sens, cela ne passe pas bien sur le support de la bd.
La Jérusalem du pauvre
J’ai eu énormément de mal à rentrer dans cet album, qui est nombriliste au possible. L’auteur ne parle que de lui, de ses doutes, ses craintes... et comme il m’est plutôt antipathique, difficile de comprendre et d’accepter ses coups de colère, sa lâcheté, sa façon de fuir ses responsabilités de père et companion, et de noyer ses soucis dans l’alcool. Il est peut-être dépressif, et je ne devrais sans doute pas le juger comme ça, sans le connaître, mais bon. En plus le dessin tout en esquisses n’est vraiment pas ma tasse de thé. Et puis... j’ai fini par me prendre au jeu. Le ton est toujours super nombriliste, mais une fois le bébé né, j’ai trouvé les reflections un poil plus interessantes, et puis l’auteur a clairement conscience de ses défauts, ce qui le rend un peu plus sympathique, ou en tout cas plus supportable. Un album à recommander aux amateurs d’autobiographies très nombrilistes, aux thèmes existentiels, et au dessin approximatif... c’est à dire pas grand monde j’imagine.
Vincent - Un saint au temps des mousquetaires
Je regrette un peu ma note qui peut paraitre sévère, surtout pour le dessin de Jamar et sa formidable reconstitution du vieux Paris de 1643, mais franchement, ce récit ne m'a pas passionné malgré son contexte historique. Je ne réclamais pas non plus un récit de type biographique, ça a déjà été fait par Raymond Reding dans les années 50 avec Monsieur Vincent l'ami des pauvres qui cernait parfaitement et classiquement l'action de Saint-Vincent de Paul. Mais j'aurais souhaité quelque chose de plus consistant et surtout de vraiment prenant. Au lieu de ça, Dufaux ne se foule pas trop avec cette sorte d'enquête policière dans le Paris du XVIIème siècle, à la fin de règne de Louis XIII qu'on aperçoit d'ailleurs presque agonisant sur son lit de malade ; en fait, il ne se passe pas grand chose, on attend qu'il y ait des faits un peu plus excitants, plus rythmés et plus captivants, mais l'action traîne et s'étire nonchalamment, le dialogue est abondant et n'est guère intéressant, je ne sais donc pas trop où Dufaux veut en venir avec ce récit. Certes, il capte le saint homme Vincent dans un moment précis de son existence qui est complètement fictif et dont aucun événement ne se rattache à un fait historique, mais ça ne mène pas loin et encore une fois, ce n'est pas passionnant. Honnêtement, je n'ai apprécié que le beau dessin de Jamar que j'avais déjà apprécié sur Double Masque et Voleurs d'Empires, il réussit de splendides images du vieux Paris de ce temps, en imitant le dessin de Juillard, un peu comme une sorte de petit clin d'oeil aux 7 vies de l'Epervier, ou alors ça vient de moi, j'ai peut-être la berlue, mais j'ai eu cette impression. Comme je le disais au début de cet avis, sa reconstitution est très réussie puisqu'il dessine des rues avec leur atmosphère très spécifique à cette époque et surtout des monuments disparus comme la tour de Nesle, le prieuré Saint-Lazare, le cimetière des Innocents etc... j'imagine que sa documentation était au top. Mis à part ça, rien d'autre ne m'attire dans cet album, dommage !
La Survie de l'Espèce
Nous avons une bd qui est sur un ton assez humoristique afin de décortiquer les mécanismes du capitalisme et de critiquer ses effets notamment les inégalités sociales à savoir ces fameux 1% qui détiennent presque la totalité des richesses de la planète. On peut être sensible à ce message altermondialiste mais ne pas aimer cette bd trop bavarde qui se perd dans beaucoup de considérations sirupeuses. La lecture n’a pas été très agréable même si la forme est plutôt encourageante. Bonne idée par exemple que d’avoir remplacé les gens ordinaires par des Playmobils. Le message est là (par exemple la loi du plus fort) mais la mise en scène ne m’a pas trop convaincu en raison de répétitions et d’impression de raisonnement inachevé. Les idées peuvent être également présentées de manière fort caricaturale sans aucune nuance. Je n’apprécie pas non plus cet humour grinçant. Bref, je n’ai pas accroché plus que cela. Une autre bd traitant du même sujet pourra sans doute faire mieux. Je conseille par exemple Economix.
Phantasia
Ce titre fait référence au fameux Fantasia de Walt Disney qui dressait quelques courts-métrages musicaux pour marquer l'art de l'animation. Nous avons le même procédé mais en ce qui concerne des contes érotiques du XXIème siècle pour marquer le coup. Je le dis tout de suite, je n'ai pas du tout aimé ce graphisme car le dessin m'a paru assez brouillon au point de ne pas distinguer les contours. Il y a certainement plus gracieux comme trait graphique. Pour le reste, la seconde nouvelle intitulée Barbara semble sortir du lot. Le reste n'est pas très satisfaisant. Le thème est celui de l'aventure érotique d'un soir avec des parfaits inconnus pour assouvir des fantasmes. Ainsi, on aura même droit au voisin un peu voyeur. Cela se veut fantasmagorique mais l'illusion ne dure qu'un temps.
La Planète aux cauchemars
Rue de Sèvres est actuellement mon éditeur préféré si on se tient aux statistiques de ce présent site sur la fiche lecteur. Pour autant, je dois dire que ce titre est un vrai raté. La science-fiction est un genre difficile à appréhender. Soit on aime, soit on déteste. Cela commence d'une manière assez agréable par l'enregistrement d'un voyage interstellaire dans un banal spatio-port. Il s'agit de faire escale à Innsmüt (et Innsbruck en Autriche) pour payer moins cher le billet de navette. Cependant, il s’agit d’un patelin perdu un peu étrange. Il faut dire que les habitants sont un peu difformes et cachent bien des secrets. Rien ne va dans cette bd qui est très lente au démarrage pour finalement nous sortir des péripéties peu intéressantes. Il faut dire que le duo d'auteur s'est déjà fait remarquer avec le tristement célèbre Les Rêves dans la Maison de la Sorcière, reprise ratée de H.P Lovecraft. Ils récidivent avec ce titre qui est inspiré d'une nouvelle de cet auteur, véritable génie de la littérature fantastique américaine. On retrouve les mêmes ambiances un peu malsaines et inquiétantes, mais cela ne casse pas des briques au niveau du résultat global.
Sexxion X
Bien sûr – et les images que j’ai mises dans la galerie le montrent, c’est à réserver à un lectorat adulte (on est chez Tabou quand même !). Et l’album est bien rempli de scènes hard, et ne met pas forcément en avant des relations pleines de délicatesse. Mais ce n’est pas censé n’être qu’une suite de scène de cul, Mc Cock (voilà qui fleure bon le pseudo à 2 balles !) ayant voulu en faire une sorte de parodie des romans de gare, des films, bouquins, jouant sur les clichés autour des officiers allemands pendant la guerre, avec des uniformes, des instruments de torture (mais ici la torture est sexuelle), et des nazis forcément sadiques. Le dessin de Cénou ajoute à ce côté parodique – et enlève peut-être par le même coup un peu d’érotisme – avec un trait plutôt adapté à la BD franco-belge d’humour. On est donc dans la Grosseuh Rigoladeuh, l’humour n’étant pas plus fin que les scènes de cul. Il peut y avoir des suites, mais je ne le souhaite pas. En effet, c’est souvent poussif, l’humour lourdaud lasse très vite, et le dessin (correct, mais pas merveilleux, surtout pour apporter un côté émoustillant) ne m'a pas emballé plus que ça. Bof donc.