Les derniers avis (20780 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Zone Z
Zone Z

Jetjet a décrit ci-dessous bien mieux que je ne saurais le faire le résumé et l'essence même de cette BD. Mais sur la forme, il s'agit simplement de deux jeunes ados qui, plutôt de rentrer directement chez eux après l'école, décident d'aller se balader dans les rues annexes et autres terrains vagues qu'ils croisent, et cela les emmène dans une longue errance de rencontres bizarres en lieux incongrus. Par bien des aspects, cela ressemble à un récit onirique, au scénario plus ou moins improvisé au gré de l'imaginaire de l'auteur. Ce type de récit n'est pas foncièrement original. Cela peut donner des expériences très belles et poétiques comme celles qu'un auteur comme Fred peut nous offrir, ou cela peut donner d'autres fois des récits trop abscons pour être appréciés. Ici, ce n'est ni vraiment l'un ni vraiment l'autre. Le tout début donne l'impression d'un récit relativement réaliste puis peu à peu les rencontres se font de plus en plus loufoques jusqu'à nous plonger dans des décors quasi métaphysiques à un moment donné. Mais je n'ai jamais été emporté par ce récit qui a même fini par m'ennuyer. La faute pour commencer à un graphisme peu engageant, au trait charbonneux et assez rectiligne et haché, assez peu mis en valeur par des couleurs jaunâtres et vertes un peu maladives. La faute aussi à deux jeunes héros assez vides, dont un meneur peu sympathique et un suiveur moyennement attachant. Ils errent sans but, sans motivation, sans que rien ne se mette en place. Et finalement, aucune de leurs rencontres ne m'a parlé ni touché ni amusé. D'autant qu'il se dégage un côté un peu sale et rebutant de beaucoup des lieux et personnes qu'ils croisent puisqu'ils sont tous plus ou moins les déchets de notre société. J'ai eu du mal à aller jusqu'au bout de l'album et une fois arrivé là ce fut pour réaliser que la fin était aussi plate que ce à quoi je m'attendais.

08/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Dédales (Burns)
Dédales (Burns)

Charles Burns a vraiment un très beau graphisme. J'aime grandement l'élégance de son trait et l'épaisseur des pleins et déliés de son encrage. J'aime aussi l'atmosphère teintée des années 50-60 américaines des décors de ses récits. Du coup, j'ai toujours une grande facilité à commencer ses albums et ce ne fut encore le cas ici avec Dédales et sa belle première planche avec ce reflet dans un toaster chromé. Malheureusement, en contrepartie, j'ai toujours beaucoup de mal à apprécier son univers artistique et l'ambiance bizarre, légèrement malsaine qui en découle. Il m'a fallu longtemps avant d'apprécier enfin son oeuvre phare, Black Hole. Mais ici, le seul tome actuellement paru de Dédales se lit un peu trop vite et n'a pas su me charmer. Aucun de ses deux protagonistes ne m'a paru attachant. On a d'un côté un gars bizarre, au comportement quasi autistique, complètement passionné de films gore et qui se prend pour un extra-terrestre. Et de l'autre, on a une héroïne et en partie narratrice dont j'ai du mal à comprendre les motivations, qui suit le gars sans que je saisisse bien l’intérêt qu'elle lui trouve, ni si elle en a peur ou si elle est attirée. Le côté intriguant de leur relation et du caractère du héros lui-même n'a pas suffi à me faire passer outre le côté malsain inhérent au récit. Et surtout je n'ai vraiment pas été charmé ni intéressé. Au contraire, je me suis plutôt ennuyé par ce récit qui ne m'a pas parlé. Peut-être la suite me fera remonter mon opinion, mais en l'état je ne chercherai pas forcément à la lire à moins de tomber dessus par hasard.

08/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Romanji (3)
Romanji (3)

Romanji, anciennement nommé 3, est un récit étonnant dans un univers un peu loufoque. Dans une métropole de type chinoise rétro-futuriste, des flics et en particulier un inspecteur plus doué que la moyenne, poursuivent les membres d'une sorte de secte trafiquant des poissons donnant à ceux qui les ingèrent de surprenants pouvoirs de métamorphose, de vol et d'invincibilité. Sur le déroulement de l'intrigue, c'est un pur polar d'action, mais ses éléments fantastiques voire même parfois carrément incongrus empêchent de la classer dans ce seul domaine. La narration est en outre totalement muette, laissant au lecteur la tâche de comprendre dans quel drôle d'univers il est embarqué. L'album se scinde en trois chapitres. Le premier, d'une bonne cinquantaine de pages, n'est qu'une très longue course-poursuite... beaucoup trop longue à mon goût. D'autant plus qu'elle met en scène le héros poursuivant un homme transformé qui continue à courir et à voler malgré le fait d'avoir été criblé de centaines de balles et que le héros continue malgré tout à canarder en permanence. Le second chapitre, à peu près aussi long, met en scène l'enquête urgente du héros et de ses collègues pour retrouver la trace et libérer l'un des leurs emprisonné et torturé par le gang de leurs adversaires. Quant au dernier tiers de l'album, c'est l'attaque des policiers contre le cœur de la secte et de son trafic, avec de nouveau une grosse dose d'action et de coups de feu à tout va. Le récit est avant tout graphique car l'intrigue est trop loufoque et trop orientée vers l'action et les scènes clichés de polar pour vraiment passionner, d'autant plus qu'on met un certain temps à comprendre dans quelle affaire on est embarqué. Graphiquement donc, ça vaut le coup d'oeil. Ce sont des cases très fournies, fourmillant de détails, avec des angles de vue originaux et un bon sens de l'action et du mouvement. Tant les décors que les personnages dégagent une véritable âme, même si parfois les scènes en question sont si incongrues que ça ressemble presque à des peintures d'icônes burlesques. Visuellement, c'est donc un album sympathique, qui ravira peut-être les amateurs de dessin. Mais le seul graphisme ne me suffit pas pour apprécier une BD, j'ai besoin d'un bon scénario à côté et celui-ci ne me satisfait pas du tout et m'a même largement ennuyé tant les scènes se diluent en longueur.

08/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Avengers - La Guerre Krees / Skrulls
Avengers - La Guerre Krees / Skrulls

Tout connaisseur de l'univers Marvel a déjà entendu parler de l'éternelle guerre entre les peuples extraterrestres Krees et Skrulls, et moi encore plus après avoir lu récemment une série d'aventures des Inhumains dont l'existence même provient de ce conflit datant du fond des âges. Mais je n'avais jamais lu le récit de cette guerre elle-même ou d'une portion de cette guerre. C'est ce qui m'a amené à cet album qui recueille les épisodes la mettant en scène pour la première fois. Ils datent des années 60, en plein Silver Age du comics et de Marvel. Ils mettent en scène Captain Marvel (le renégat Kree Marr Vell, et non pas encore Carole Danvers) et les Avengers, du moins essentiellement ceux remplaçant les héros d'origine à cette époque, à savoir La Vision, La Sorcière Rouge, Vif-Argent et un Clint Barton (celui que l'on connait de nos jours sous le nom de l'archer Hawkeye) dans un rôle étonnamment à contre-pied puisqu'il agit ici en tant que Goliath, capable de devenir un géant grâce au sérum d'Hank Pym. La Guêpe et Ant-man, puis Thor, Iron Man et Captain America interviennent également au cours du récit mais de manière moins prononcée. Le ton de ces épisodes est très désuet, trop à mon goût. Le scénario parait extrêmement naïf, avec des héros qui se mettent eux-mêmes en scène et paraissent décrire leurs actes et pensées de manière répétitive dans chacun de leurs dialogues comme si les lecteurs étaient trop stupides pour les comprendre eux-mêmes. Ça donne un aspect niais au récit qui m'a vite lassé. L'intrigue elle-même ne m'a pas passionné. Elle aussi est très basique, très naïve, comme destinée à un public trop jeune pour moi, avec des rebondissements téléphonés. Elle est en même temps assez embrouillée du fait d'être scindée en épisodes qui donnent le sentiment de trois gros chapitres qui se succèdent globalement plutôt que d'une intrigue qui tient la route de bout en bout. Et entre des Krees bornés et arrogants d'une part, et des Skrulls bourrins et bas de plafond de l'autre, cela ne donne pas une guerre très motivante. D'autant plus qu'au final, ce n'est pas une vraie guerre malgré le titre mais plus une menace de fond et la mise en place d'une confrontation armée qui finalement n'aura pas vraiment lieu puisque les héros annihileront le danger de manière abrupte et trop facile sur la dernière moitié du dernier épisode. Reste juste le dessin qui est le graphisme plein de classe de l'époque. Je l'aime bien, mais quand il n'est pas au service d'un bon scénario, il ne se suffit pas à lui-même.

08/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Ecce Homo
Ecce Homo

Nous avons là un sujet fort prometteur avec cette secte qui attend l'arrivée du messie en plein far-west américain. Le mélange de genres est un concept assez intéressant pour en faire une sorte de western assez spirituel. Cependant, il y a souvent anguille sous roche s'agissant de croyances. Le résultat est assez décevant dans la réalisation. En effet, il y a un découpage qui semble respecter l’Évangile et qui donne un peu du n'importe quoi afin de coller au propos. Il est dommage que le scénario manque de dynamisme, d'autant que le graphisme apparaissait tout à fait satisfaisant grâce à la douceur de son dessin. C'est juste un loupé. Peut mieux faire.

07/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Toajêne
Toajêne

Ba merdoum ! Moi qui suis plutôt un fan du travail de Grégory Panaccione, là j'avoue être passé complètement à côté du trip dans lequel l'a emmené son scénariste Bruno Bozetto... Il faut dire que le scénario a de quoi déstabiliser tant il est quand même abracadabrantesque. Imaginez un microbe à forme pseudo humaine évoluant dans un univers à la faune et à la flore au design digne d'une exoplanète des années 50' qui après avoir un jour vu une scène de Tarzan avec Johnny Weissmuller découvre l'Amour en la personne de Jane et se prend pour notre héros en slip léopard et rêve de trouver sa belle. Déjà ça part fort... Mais c'est pas fini ! Voilà que notre microbe se fait extraire de l'éprouvette où il évoluait(ouais, il vit dans une éprouvette...) par un scientifique à forme humaine mais à qui il manque un oeil (pas un cyclope, il lui manque l'oeil gauche). On découvre alors que la Terre est atteinte d'un mal incurable qui fait disparaitre des parties du visages de l'espèce humaine. Et Ô miracle, le contact avec notre micro Tarzan se révèle être le remède miracle... Si on voit bien toutes les influences cinématographiques du XXe siècle qui viennent se nicher dans ce récit loufoque, j'avoue que je suis resté complètement en retrait de ce récit, sans jamais accrocher une minute. Dommage car le dessin tout en noir et blanc de Panaccione assez brut était plutôt bien vu et changeait de ses dernières productions, mais le côté trop burlesque et assez peu crédible de la chose au niveau du scénario ne m'a pas du tout séduit. Dommage.

06/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Jujutsu Kaisen
Jujutsu Kaisen

Engloutir les ténèbres pour mieux les combattre. J'avoue que ce concept est un peu idiot. C'est d'ailleurs la tonalité de cette série qui ne se prend pas au sérieux. J'avoue qu'au bout de trois pages, on est déjà sérieusement gonflé par ces niaiseries sans nom. Cela commence par un club de spiritisme au lycée qui enquête sur des phénomènes étranges qui se produisent dans le lycée comme par exemple l'équipe de football qui tombe malade après avoir entendu une complainte venant des égouts où l'on aurait enterré jadis un maçon qui travaillait à la construction de l'établissement il y a trente ans. Marre de ces clichés, marre de ces séries sans queue ni tête. Pour autant, il y a un certain bestiaire de monstruosité qui attirera sans doute les plus jeunes lecteurs. Il faut dire que ces monstres sont classés par force et dangerosité. On se croirait dans Pacific Rim sans la magie. Graphiquement, ce n'est pas au top question finesse mais l'édition signée Ki-Oon est particulièrement soignée pour la mise en valeur de cette série.

06/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Torrents d'amour
Torrents d'amour

Torrents d'amour est surtout un torrent d’inepties. Il s'agit d'humour plutôt caustique qui dévoile l'homme comme un intéressé sexuel face à de pauvres femmes dubitatives. Il est vrai que ce courant de la société ne m'intéresse pas vraiment pour sa façon excessive de traiter les rapports humains. En gros, je n'ai pas trouvé cela vraiment drôle. Extrait lors d'une scène de rencontre dans un bar: « Je vais vous rendre heureuse Dolorès. Je veux vous tenir dans mes bras, respirer le parfum de votre peau, me perdre dans vos cheveux. Et vous mettre un ptit coup de bite.. . » Évidemment l'intéressée s'enfuit. Cela se termine par la réflexion suivante : « J'étais sincère pourtant Dolorès ». Par ailleurs, le dessin est hautement caricaturale avec de long nez à la Pinocchio. Bref, rien de séduisant.

05/08/2020 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Bienvenue à Jobourg
Bienvenue à Jobourg

Je rejoins le sentiment général qui émane des avis précédents. J’ai pris ce récit comme un docu-fiction. La découverte de l’Afrique du Sud par un étranger, qui va revoir ses préjugés sur le pays, aurait pu donner quelque chose d’intéressant. Sauf que l’histoire est terriblement convenue. J’ai eu l’impression de lire un Davodeau, en moins engagé et moins bavard. La narration reste fluide, la lecture pas rébarbative … mais pas passionnante non plus. Bref, un Rabaté qui déçoit.

05/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Lefranc
Lefranc

Je reproche plus ou moins à « Lefranc » ce que je reproche à Alix (désolé patron). Outre un dessin rigide, la norme à l’époque, c’est le scénario qui me laisse froid. Lefranc, journaliste lisse et trop parfait, ne me procure pas d’émotion particulière. Les dialogues sont inutilement longs. Le seul album qui trouve grâce à mes yeux est le quatrième : Le Repaire du loup. La raison est simple. Si le village alpin de Saint-Loup est fictif, il s’inspire d’un lieu bien réel, le village de Saint-Luc dans leVal d’Annivier, où j’ai passé pas mal de vacances et appris à skier. Cet album m’a donc accompagné depuis tout petit et constitue une sorte de madeleine de Proust que je conserve jalousement dans ma collection. Je précise toutefois que cet attachement est purement subjectif, mes réticences sur la série ne faisant pas exception dans cet épisode. À sa sortie, « Lefranc » était peut-être dans l’air du temps, même s’il y avait beaucoup mieux (Les aventures de Tintin ou Blake et Mortimer). Ce n’est plus le cas.

04/08/2020 (modifier)