Les derniers avis (20780 avis)

Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Don't fake your smile
Don't fake your smile

Un président de club de judo tombe amoureux secrètement de sa vice-présidente, quoi de plus normal. C'est le classique triangle amoureux mâtiné d'exagération en tout genre et de grosses ficelles. Qu'est-ce que je peux détester ces mangas qui ne font pas dans la subtilité ! Par exemple, ils balancent tout de suite ce qui ne va pas. Il n'y a pas de montée en puissance. Certes, on ne reste pas indifférent à ce qui arrive aux personnages, mais tout de même il y a la manière de le faire. Au niveau du graphisme, le dessin sera particulièrement expressif. Ce n'est pas pour me déplaire. En conclusion, peut mieux faire.

13/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Hero Skill : Achats en ligne
Hero Skill : Achats en ligne

J'ai rarement lu un manga aussi fantasiste. Notre héros Tsuyoshi est envoyé par erreur dans un monde de fantasy de type médiéval alors que son seul pouvoir serait de commander de la nourriture via internet provenant du Japon de son époque : c'est du online supermarket ! En gros , nous allons avoir l'association entre un jeune homme au don ridicule et un monstre vorace. Bien que j'ai eu envie de hurler à la mort au début de ma lecture, je me suis forcé à continuer et à jouer le jeu. Certes, ce titre est rafraîchissant et plutôt original dans son approche. Et c'est suffisament bien construit pour nous tenir en haleine du moins au début. En effet, l'effet de surprise passé, l'humour commence à devenir répétitif. Il n'y a pas véritablement d'aventure car c'est un enchaînement de commandes de plats. Il faut bien aimer la cuisine. Au final, je dirai que c'est un shonen trop original et peu savoureux à mon goût.

13/08/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Plus Courtes....
Les Plus Courtes....

Des gags érotiques en une planche qui rappellent Dany et dont cet éditeur s'était fait une spécialité à l'époque, suite au succès de ce dernier. Soyons honnête, le principal intérêt de ce genre de séries est de voir des femmes nues et ici je trouve que ce n'est pas très émoustillant. Les femmes sont un peu belles, mais on est loin du trait sexy de Dany. Quant à l'humour, j'ai eu quelques petits sourires en lisant un tome, mais globalement je trouvais que les gags tombaient à plat. Il faut dire que les situations manquent souvent de naturel et que les actions des personnages me semblent exagérées. En comparaison, n'importe quel manga pour ado mettant en scène un héros qui n'est pas capable d'ouvrir une porte sans tomber sur une fille à poil semble réaliste et naturel. Donc des gags érotiques pas trop excitants et qui ont souvent des chutes lourdes. Pour les gros fans du genre seulement.

11/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Jimjilbang
Jimjilbang

Ce n'est qu'après coup, en lisant le résumé de l'album, que j'ai découvert que le personnage principal s'y rendait en Corée et non pas dans un Japon plus ou moins fantasmé. Le graphisme est tellement stylisé et les lignes tellement géométriques que je m'y suis perdu. Tout comme le héros se perd dans ce dédale urbain qui l'accueille... mais que lui rejette en bloc. C'est étonnant de voir cela raconté en BD. A l'inverse de ces carnets de voyage où règnent au minimum la curiosité mais aussi souvent un vrai intérêt et finalement une vraie affection pour le pays visité, là c'est la haine qui suinte du récit. Un haine tout d'abord du héros envers un pays qu'il trouve factice, laid et dégoûtant. Il en devient lui-même assez immonde et particulièrement impoli et détestable envers les locaux qui essaient tant bien que mal de lui faire découvrir les lieux. Puis peu à peu à cette haine des autres et de lieux étrangers vient s'ajouter une haine de lui-même quand il ressent une sorte d'attirance ou du moins de répugnance à quitter des lieux auxquels il a fini par se faire... pour ne pas dire qu'ils ont fini par lui plaire car il continue à lui cracher son rejet au visage. C'est vraiment bizarre. Surprenant certes, mais pas agréable pour autant. D'autant que le graphisme est du même acabit même si je commence un peu à connaitre le style de Jérôme Dubois et qu'il était nettement plus biscornu dans Bien normal notamment. J'ai partiellement apprécié le côté décalé et original de ce récit qui prend les carnets de voyage à rebrousse-poil, mais cette originalité ne suffit pas à compenser le vide du reste du contenu et le peu d'attirance qu'on peut éprouver envers lui.

11/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Cumbe
Cumbe

Quatre histoires sur le sujet de l'esclavage au Brésil. Nous y sommes plongés dans la cruauté et le fatalisme de cette situation sans espoir pour les Noirs arrachés à leurs pays d'Afrique (Angola et Mozambique) et leurs descendants qui ont gardé la culture Bantoue de leurs ancêtres. Ce sont des récits durs, qui touchent à la folie engendrée par cette situation inhumaine qui rend dangereux autant les maîtres que les esclaves, poussant même ces derniers à s'entretuer parfois. Je n'ai pas été tellement envoûté par ces fables sombres et par leur ambiance tragique et étouffante. Les protagonistes y sont trop froids, ne donnant pas envie de se laisser porter par le récit ou son atmosphère. Et le graphisme, quoique correct et assez personnel, n'est pas non plus très joli. Cette lecture a plus ou moins glissé sur mon esprit sans me marquer.

11/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Sous la lune de Taisho
Sous la lune de Taisho

Il faut savoir que sous l'ère Taisho, un simple médecin ne pouvait pas s'adresser à l'héritière d'une famille noble même lors d'une consultation médicale. Fort heureusement, ce dernier réussira à briser la glace des convenances. Cela va l'amener à une drôle de situation amoureuse. On est dans le registre de l'amour interdit du fait de la différence de classe sociale. On n'a pas le droit d'aimer celui qu'on aime. Non,les femmes doivent juste servir de reproductrice pour assurer la lignée familiale. On leur choisi leur mari. Il est quand même dommage que cette tradition demeure encore dans certaines cultures n'ayant pas atteint un stade d'évolution poussant vers la liberté. A noter que ce médecin n'aura pas la langue dans sa poche pour dire ce qu'il pense vraiment ce qui finira par troubler la belle. A noter que la fin demeure assez surprenante et presque saugrenue. J'aurais sans doute aimé une autre approche mais bon. Un josei sentimental pas très original mais qui se laisse lire.

10/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Tsav 8
Tsav 8

Où l'auteur voulait-il en venir avec cet album ? J'ai l'impression qu'il avait juste envie de dessiner et de raconter des choses et d'autres lui passant par la tête sans idée précise. Le titre et le point de départ du récit semblent indiquer qu'il s'agit de montrer comment se passe la mobilisation des réservistes de l'armée Israélienne et comment l'auteur et narrateur l'a vécue. Mais on dirait finalement que c'est juste un sujet annexe, abordé assez superficiellement, et entremêlé dans différents flash-back un peu embrouillés qui nous amènent à différentes époques des souvenirs du héros, que ce soit durant son service militaire ou à d'autres moments de sa vie plus ou moins liés à tout ça. Notamment, il insiste longuement sur sa réaction à la fois confuse et colérique envers un ancien camarade de service militaire qui s'est fait tatouer l'un de ses dessins sans lui demander la permission. Hormis la curiosité de découvrir vaguement comment se passe la diffusion de ces Tsav 8, ces ordres de mobilisation, j'ai trouvé cet album vide et sans réel intérêt. Il ne s'y passe rien de passionnant, la mise en scène perd trop facilement le lecteur dans les différentes époques abordées, je n'ai ressenti aucune empathie envers le héros, et aucun des différents thèmes n'a su m'y intéresser. Ça se laisse lire car le dessin n'est pas mauvais et la narration de chaque chapitre est suffisamment fluide pour ne pas trop s'ennuyer, mais ça s'oublie aussi vite que l'album est refermé.

09/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Hiver rouge
Hiver rouge

Cette BD raconte la relation adultère entre un jeune militant communiste et une femme plus âgée dans la Suède des années 70. C'est un récit tout en lenteur, sans aucune action, où l'on assiste aux discussions entre les deux amants et en parallèle la vie quotidienne des enfants de la femme, avec leurs occupations aussi futiles soient-elles mais aussi avec leurs soupçons sur le comportement bizarre de leur mère. Le dessin est très moyen, pas franchement engageant mais suffisamment correct pour se laisser lire. L'histoire est en grande partie ennuyeuse. Il comporte une grande majorité de passages où il ne se passe rien dont beaucoup de sous-intrigues qui n'ont pas l'air liées du tout à l'intrigue principale, au point de se demander l'intérêt de les raconter. Cela élargit un peu le champ de vision et permet de voir comment se comporte la famille ou les proches des deux protagonistes mais c'est en grande partie inintéressant. La seule chose qui a un peu plus piqué mon intérêt, c'est de voir comment se comportaient les militants communistes à cette époque. Il y a dans leur organisation un véritable côté sectaire et autoritaire qui est assez détestable. Et c'est justement quand celui-ci se révèle pour de bon et que je me suis dit qu'enfin il allait se passer quelque chose et que le héros allait agir que... la BD s'arrête brusquement, sur une fin complètement en queue de poisson pour moi. Quand j'ai vu que j'avais atteint la dernière page, j'ai vraiment été perplexe et me suis demandé s'il manquait des planches ou une suite. Mais non, ça s'arrête comme ça, sur une fin totalement ouverte et une histoire inachevée. Je ne suis franchement pas convaincu.

09/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Tournée
La Tournée

Si j'ai commencé par bien aimer cette lecture, elle a fini par titiller mon agacement puis par finalement me paraître convenue et déjà vue. Cela commence en mettant en scène un pauvre romancier visiblement sans grand talent et surtout incapable, en tant qu'homme, de ne pas se laisser complètement marcher sur les pieds pour tout le monde. C'est le gars débonnaire, gentiment souriant, qui ne veut pas déranger, veut arranger tout le monde, et qui forcément va se faire exploiter voire même se faire avoir sans arrêt. Si au début, j'avais une certaine affection pour lui, le trouvant un peu misérable mais tout de même sympathique, il m'est peu à peu devenu agaçant tant est surjouée la manière dont il se fait sans arrêt mener en bateau et surtout dont on voit bien qu'il fait presque exprès de ne pas vouloir comprendre et de ne pas écouter les mises en garde comme quand on lui demande régulièrement s'il a lu les journaux et qu'il répond oui machinalement alors qu'il ne l'a évidemment pas vraiment lu. Puis ensuite le côté Kafkaien m'a aussi agacé avec tous les soupçons qui vont se porter de plus en plus sur le héros et lui qui, forcément, jouera les parfaits coupables en cherchant à se cacher et à s'enfuir plutôt qu'à s'expliquer et à mettre en avant l'absence de preuve de ceux qui l'accusent. Jusqu'à ce passage en prison où il joue le résigné incapable de se défendre et qui n'est pas sans me rappeler l'emprisonnement du héros dans l'Etranger de Camus. C'est cet aspect là du récit qui était du coup trop déjà vu pour moi. Au final, ce qui commençait donc comme une lecture plaisante m'a peu à peu ennuyé jusqu'à ce que j'en sorte finalement déçu.

08/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Macbeth (Marcelé)
Macbeth (Marcelé)

Macbeth n'est pas ma pièce préférée de Shakespeare. Je ne lui retiens que le charme de son décor écossais, celui de ses trois sorcières devenues un grand classique du genre, et de leur belle citation qui m'a marqué "by the pricking of my thumbs something wicked this way comes". Mais au-delà de ça, l'intrigue elle-même de la pièce est trop basique à mon goût et loin de la finesse et de l'originalité dont Shakespeare a pu faire preuve dans d'autres oeuvres. Pourtant, avec le graphisme de Philippe Marcelé, j'avais envie de lui donner une nouvelle chance. Sur une vue d'ensemble, quand on observe les planches pour la première fois, je leur trouve beaucoup de charme. Ce sont des guerriers médiévaux réalistes et beaux, des femmes d'une grande beauté naturelle, et des décors crus mais qui dégagent une vraie personnalité. Quand on feuillette ces pages, on peut donc facilement être attiré. A la lecture, pourtant, cela passe beaucoup moins bien. Déjà parce que les personnages sont trop difficiles à différencier et que j'ai rapidement confondu certains d'entre eux, et me suis demandé d'autres fois si ceux que je voyais étaient déjà apparus auparavant ou s'il s'agissait là de leur première apparition dans le récit. De manière générale, la mise en scène et la narration sont assez ratées, on comprend mal le déroulé de l'action et l’enchaînement des scènes. Pour ne rien arranger, les dialogues sont visiblement des retranscriptions traduites de ceux de la pièce elle-même, dans leur style ancien, ampoulé et difficile à comprendre pour un lecteur moderne. La lecture en devient pénible et trop compliquée à saisir clairement à moins de déjà connaitre l'histoire à l'avance. C'est donc là une mauvaise adaptation malgré un graphisme qui m'a attiré l’œil au départ.

08/08/2020 (modifier)