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Couverture de la série Allô, ne quittez pas !
Allô, ne quittez pas !

Les quatre histoires qui composent ce recueil jouent toutes sur un fantastique sans esbroufe, qui se développe par petites touches, une sorte d’étrange sortant du cadre de la conformité sans prévenir. Se déroulant dans des cadres variés (le XVIIème siècle de la bête du Gévaudan, divers moments du XXème siècle), l’unité de l’ensemble est dû – outre l’aspect fantastique déjà évoqué – au dessin de Daniel Billon, qui use très bien du Noir et Blanc, dans un style nerveux, jouant sur les hachures (moins baroque que celui de Buzzelli, mais qui peut s’en rapprocher). Son trait est globalement bon, mais inégal, certains passages étant un peu moins réussis. Si l’ambiance (le dessin, l’aspect fantastique) est intéressante, je trouve par contre que les scénarios de Danie Dubos sont décevants. Seule la dernière histoire (« Jean de l’ours ») ne m’a pas du tout intéressé, trop lente et quelconque dans son déroulé. Mais les trois autres, malgré de réelles qualités, sont trop inégales. A tout prendre, c’est la première histoire (qui donne son titre à l’album), qui arrive presque à maintenir jusqu’au bout l’intérêt, avec cette standardiste subissant la drague d’un amoureux surprenant. Peut-être un peu trop longue, elle est tout de même intéressante, jouant uniquement sur l’ambiance étrange et délétère qui enveloppe l’héroïne. Quant à « Aligre », malgré une chute qui se veut surprenante, elle peine à renouveler un canevas déjà vu, tandis que la version donnée ici de l’histoire de la bête du Gévaudan me laisse sur ma faim, rythme et surprise manquant un peu trop. Toutes les histoires tendent à montrer qu’on n’échappe pas à son destin, jouent sur un fatalisme qui amène généralement une fin pleine de noirceur. Bien qu’elle ait collaboré avec Forest et Pichard sur plusieurs projets où l’érotisme avait sa part, et malgré la présence de deux ou trois filles dénudées (dont une sur la couverture), Dubos ne joue pas ici sur ce registre. Quelques bonnes idées, mais aussi des faiblesses et facilités qui ne les mettent pas assez en valeur, voilà donc un bilan plus que mitigé, pour un album qui n’est pas le plus courant de cette collection Pilote.

17/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La Valeur de ma vie
La Valeur de ma vie

Une lycéenne doit prouver la valeur de sa vie, c'est vrai qu'on ne peut pas faire aussi plat comme entrée matière. Sur la jaquette, on nous présente ce shojo comme le best one-shot de la Saint-Valentin 2017. Je dois dire que c'est très loin d'être le cas, à moins de vouloir rater cette journée spéciale des amoureux. Le dessin est tout juste convenable et il n'apporte rien de particulier. L'édition est assez mal soignée avec un papier qui ne sera pas vraiment de qualité. Marre de ces mangas qui jaunissent assez vite. Le thème concerne celui archi connu de la rédemption. Je n'ai pas été convaincu par le scénario, ni par la réaction des personnages face aux événements. Nous avons également droit à un petit mot de la mangaka qui nous indique que c'est la première fois qu'elle publie un tome consacré à une seule et même histoire et qu'elle espère pouvoir un jour dessiner sa propre série en travaillant dur. J'adore ce concept de l'effort assez japonais dans la mentalité. On peut lui souhaiter mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir.

17/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Deadpool le canard
Deadpool le canard

Deadpool le canard joue la carte de l'humour avant celle du récit de super-héros. Il faut dire qu'avec Deadpool, on est déjà dans l'humour, mais quand en plus on l'associe à un personnage aussi décalé que Howard le canard, ça tourne forcément au grand n'importe quoi. Pour autant, je trouve que la fusion des deux ne fonctionne pas vraiment. Elle est en tout cas moins drôle que Deadpool seul. Car en comparaison, Howard apparaît comme un personnage ennuyeux, parodie de polar noir à l'ancienne avec sa narration désabusée et pessimiste. Le jeu de contraste ne fonctionne pas comme il fonctionne quand on associe Deadpool à un Wolverine ou à un Cable. Ici, Howard ralentit simplement le rythme et n'apporte rien de bien drôle ni motivant. En outre, le scénario de cette mini-série est totalement tourné vers cette tentative ratée d'exploiter cette association et l'intrigue ne se suffit pas du tout à elle-même : on la sent vide et artificielle, sans accroche ni ambition, à l'image de ses personnages secondaires qui sonnent creux (un comble pour une cloche humaine...). Elle ne vise que le divertissement mais comme je ne la trouve pas drôle, il ne lui reste pas grand chose. Elle n'est pas foncièrement mauvaise, mais elle est juste complètement oubliable et peu passionnante.

16/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Astérix
Astérix

Oui .. oui .. je déteste Astérix ! Enfin à l’exception de certains tomes que j’ai appréciés, la majorité de la série ne m’a jamais attirée ! Le dessin est impeccable rien à dire sur ça c’est très beau ! Logique pour un classique de la BD. Mais les aventures, la typographie, etc, m’a toujours laissé de marbre. J’ai jamais réussi à savoir si c’était une BD humour ou d’aventure sérieuse. Les situations sont des fois très absurdes, c’est drôle, mais ça me fait questionner sur la catégorie. Les couleurs sont classiques de base. Astérix a rarement réussi à me tenir occupée un album entier. Je mets tout de même 2 étoiles, car cela reste un classique, l’humour peut être bon et le dessin est impeccable mais je sais pas... je n’y accroche pas....

14/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Le Temps de Vivre
Le Temps de Vivre

Même si je suis allergique à ce type de graphisme, j'ai tenté de donner sa chance à cette BD. J'ai cru un moment que ça pourrait marcher parce que malgré toutes mes réticences le scénario tenait assez bien la route sur le gros de l'album, mais le dernier quart m'a trop déçu et a achevé de réduire mon opinion à son sujet. Sur le plan du graphisme, je n'aime pas du tout ce style qui ressemble plus pour moi à du croquis d'illustration sur la base de portraits sur modèle. Les personnages ont tous l'air de poser, d'être figés dans des poses forcées, comme des mannequins en pleine séance. Tout est sombre, ça en devient artificiel, avec les gars sans arrêt dans l'ombre, pour accentuer le mystère. Et surtout, l'auteur abuse de cadrages, de gros plans, de portraits en coupe et de mises en scène façon cinéma d'auteur. C'est un graphisme qui surjoue le polar noir à l'issue forcément fatale et je n'aime pas ça du tout. En outre, ce style figé et obscur ne fonctionne pas dans les scènes d'action qui deviennent très dures à comprendre et qu'il faut déchiffrer après coup. Comme dit plus haut, j'ai essayé de passer outre mon rejet et ça a failli fonctionner parce que malgré ce côté artificiel et volontairement sombre, l'intrigue qui se met en place reste crédible et j'étais curieux de voir si le fameux Séva allait pouvoir se sortir des manigances du truand Mario et s'échapper avec Mona et la petite Agathe. Comme le héros avait l'air réglo, je me disais que ça pourrait compenser la noirceur suintante des antagonistes et de ce quartier poisseux et éternellement nocturne dans lequel l'auteur les fait évoluer. Mais la surdose de tragique et de scènes chocs et clichés en fin d'album a achevé mes espoirs. C'est tellement téléphoné, tellement surjoué dans la tragédie prévisible que ça me broute littéralement. J'ai même laissé échappé un rictus involontaire sur une planche encore plus stéréotypée que les autres, où l'héroïne pousse un déchirant cri "Séva !" tandis qu'une voiture fonce vers la nuit dans un énorme "Vvrrvvrraaoooumm" (sic).

14/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Teacher Killer
Teacher Killer

Rhooolalaaaa... Ce qu'ils peuvent être tordus quand ils s'y mettent ces nippons ! "Teacher killer" nous raconte la relation perverse entre une jeune fille témoin du meurtre de ses parents et qui des années plus tard au lycée croise leur assassin : son prof de biologie ! Plutôt que de le dénoncer, elle devient son élève, car ce dernier poursuit son oeuvre de justicier auto proclamé en assassinant des meurtriers. Pour se faire il adopte une démarche très scientifique qu'il enseigne à Riko Arisu. Mais cette dernière ne rêve que d'une chose, venger la mort de ses parents... Voilà donc un pitch des plus tordus et d'une crédibilité frôlant le zéro absolu ! Cette relation malsaine et invraisemblable n'est même pas compensée par une intrigue relevant le niveau ; meurtres et enseignement vont s'enchaîner de chapitres en chapitres de manière monotone. Et ce n'est pas le dessin épuré aux décors quasi inexistants qui aura remonté mon intérêt, loin de là. Bref, je n'irai pas non plus plus loin dans cette série pour ce qui me concerne. Mauvaise pioche...

14/08/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Perroquet des Batignolles
Le Perroquet des Batignolles

Je n'ai pu lire que le tome 1 qu'on m'a prêté, et de toute façon, même si le tome 2 avait été à ma portée, je ne l'aurais sans doute pas lu, car j'en avais déjà assez avec celui-ci. J'ignorais que Tardi avait crée un feuilleton radiophonique, j'ai un peu de mal à l'imaginer dans ce créneau, mais bon passons. En fait, c'est dommage que ce récit ne m'ait pas emballé, ça vient évidemment du traitement narratif et probablement du découpage, mais sinon ça possède toutes les qualités et les paramètres d'une intrigue à la Tintin, c'est même assez tintinesque, et pas seulement parce que le dessin lorgne vers un graphisme qui évoque Hergé, mais aussi parce que c'est une intrigue linéaire avec rebondissements, exactement comme dans Tintin. Hommage à l'oeuvre d'Hergé dont l'album fourmille de références plus ou moins évidentes, c'est de l'aventure à l'ancienne avec une grosse dose de nostalgie qui rappelle aussi les grands anciens comme Tillieux, Franquin ou Jacobs. L'ennui vient que c'est trop bavard, que dis-je ? c'est une véritable logorrhée par endroits, il y a un vrai problème de construction qui de la radio doit s'adapter à l'art de la BD. D'autre part, comme chez Tintin, le héros Oscar est attachant, mais il est beaucoup trop lisse et moins intéressant que les personnages secondaires. Le style graphique se rapproche un peu plus de Dupuy et Berberian que d'une véritable Ligne Claire hergéenne, mais comme je l'avais déjà constaté sur Les Aventures d'Hergé, c'est un dessin au charme enfantin mais sans grande personnalité.

14/08/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Sacrificial vote
Sacrificial vote

Voilà une série qui aurait pu renouveler un genre pourtant bien exploré mais qui rate le coche avec son côté un peu malsain. En effet, "Sacrificial vote" joue la carte du survival game 2.0, la série se voulant une satire de l'aliénation des ados à leur téléphone portable. L'application Sacrificial vote apparait un jour sur le téléphone de Minato Imabari. Cette application oblige toutes les personnes concernées à désigner qui sera sacrifié " socialement" à la fin de la semaine. Minato Imabari réalise qu'il s'agit de tous membres de sa classe. Au début personne n'y croit trop, mais lorsque la première victime voit une vidéo très compromettante être diffusée sur les réseaux, ça tourne vite à la panique et les tactiques et autres alliances pour ne pas être la prochaine victime commencent à se développer... Si l'idée pour renouveler le survival game pouvait être séduisante, son traitement se focalisant sur des situations scabreuses ou humiliantes à la place du gore habituel ne m'a pas plu voire dérangé. Surtout que dans le premier tome que j'ai lu, la construction narrative s'arrête à ce principe, une semaine, une victime, et que du coup ça tourne vite en rond dans une eau plutôt saumâtre... Dommage, car le dessin d'Edogawa est fouillé tant pour ses personnages que pour les décors, mais il me faut plus qu'un trait agréable pour me motiver. Je ne pense pas lire la suite.

14/08/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Derrière le ciel gris
Derrière le ciel gris

Le proverbe dit : « après la pluie, le beau temps ! ». Si seulement, c'était vrai. Là, on va se demander ce qu'il y a derrière un ciel gris. C'est une image pour mieux explorer l'âme humaine. Il est vrai qu'elle est parfois d'une extrême noirceur. Le début de cette histoire était assez intéressant car ce jeune adolescent pouvant conduire les autres au suicide jusqu'à tomber sur une lycéenne peu ordinaire et le refus de la conduire à la mort pour lui apprendre le goût de la vie. On pourrait alors s'attacher à ces deux personnages mais l'alchimie ne se produit pas faute d'une mauvaise exploitation du récit par l'auteur. On s'ennuie ferme au point de ne pas savoir où il veut en venir. Encore une bonne idée massacrée par l’exploitation hasardeuse. Au final, il reste un peu de poésie et de mélancolie. Très peu pour moi.

14/08/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Princesse Libellule
Princesse Libellule

J'ai été attiré vers cette BD par son graphisme coloré et propre. C'est un dessin vectoriel qui rend bien globalement avec un bon choix de couleurs. Mais quand on le regarde de plus près, il est moins enthousiasmant car il est assez figé, avec l'héroïne notamment qui a des gestes peu naturels, mais aussi avec des oiseaux qui ont l'air posés dans l'image plutôt que de voler. Ce ne serait pas bien grave si l'histoire ou du moins ici les gags étaient bons. Mais c'est une suite de gags en une page qui m'a l'air vraiment exclusivement dédiée aux enfants : les blagues sont vraiment basiques, un peu bêtes même, et ils rendent l'héroïne assez antipathique à mes yeux. Ils deviennent en outre assez rapidement répétitifs. Aucun ne m'a fait rire et je me suis senti vraiment exclus du public visé par cette BD. Mes enfants n'ont plus l'âge de me dire si eux ça les fait rire alors je laisse le bénéfice du doute en me disant que peut-être que cette série est bien adaptée aux jeunes lecteurs et lectrices, de moins de 8 ans je dirais.

13/08/2020 (modifier)