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La Tournée (The book tour)

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Les malheurs d'un auteur embarqué dans une situation kafkaïenne.


Absurde Auteurs britanniques Cà et Là Romanciers et Monde littéraire

G.H. Fretwell, un petit auteur de romans peu connus, vit dans une petite ville anglaise, avec sa femme, Rebecca, qui ne lui prête pas une grande attention. Son nouveau roman, Sans K, vient de sortir et Fretwell se lance dans une tournée de rencontres en librairie pour en faire la promotion. Plus ou moins bien accueilli dans les librairies de son circuit, Fretwell ne réussit jamais à signer le moindre livre et passe des journées à arpenter des ruelles pour trouver son chemin. Délaissé par son éditeur qui a manifestement d’autres chats à fouetter, il attend impatiemment la parution d’une recension de Sans K dans la rubrique littéraire d’un grand quotidien, chronique qui ne viendra jamais. Les ennuis de Fretwell commencent quand il est interrogé par la police à propos d’une valise volée car son circuit est étrangement similaire à celui du « Tueur à la valise », un tueur en série qui sévit à ce moment là. Fretwell va progressivement comprendre que la police le soupçonne… (Site éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Février 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Tournée

04/05/2019 | Noirdésir
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Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Si j'ai commencé par bien aimer cette lecture, elle a fini par titiller mon agacement puis par finalement me paraître convenue et déjà vue. Cela commence en mettant en scène un pauvre romancier visiblement sans grand talent et surtout incapable, en tant qu'homme, de ne pas se laisser complètement marcher sur les pieds pour tout le monde. C'est le gars débonnaire, gentiment souriant, qui ne veut pas déranger, veut arranger tout le monde, et qui forcément va se faire exploiter voire même se faire avoir sans arrêt. Si au début, j'avais une certaine affection pour lui, le trouvant un peu misérable mais tout de même sympathique, il m'est peu à peu devenu agaçant tant est surjouée la manière dont il se fait sans arrêt mener en bateau et surtout dont on voit bien qu'il fait presque exprès de ne pas vouloir comprendre et de ne pas écouter les mises en garde comme quand on lui demande régulièrement s'il a lu les journaux et qu'il répond oui machinalement alors qu'il ne l'a évidemment pas vraiment lu. Puis ensuite le côté Kafkaien m'a aussi un peu agacé avec tous les soupçons qui vont se porter de plus en plus sur le héros et lui qui, forcément, jouera les parfaits coupables en cherchant à se cacher et à s'enfuir plutôt qu'à s'expliquer et à mettre en avant l'absence de preuve de ceux qui l'accusent. Jusqu'à ce passage en prison où il joue le résigné incapable de se défendre et qui n'est pas sans me rappeler l'emprisonnement du héros dans l'Etranger de Camus. C'est cet aspect là du récit qui était du coup trop déjà vu pour moi. Au final, ce qui commençait donc comme une lecture plaisante m'a peu à peu ennuyé jusqu'à ce que j'en sorte finalement déçu.

08/08/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Je suis fan des romans graphiques d’Andi Watson (à commencer par Little Star et Breakfast after noon), mais je me lamentais dans mon avis sur le récent Points de Chute que l’auteur commençait vraiment à se répéter. A ce titre je suis agréablement surpris par « La Tournée ». Andi se réinvente enfin, et propose une histoire ubuesque et kafkaïenne au possible. J’ai trouvé le début du récit hilarant, et vraiment inventif. Le protagoniste principal est attachant, avec ce flegme très britannique comme seule défense face à des situations de plus en plus loufoques. Mais voilà, je ne suis que moyennement amateur d’absurde, et j’ai fini par me lasser au bout d’une centaine de pages (sur 270 quand même). Ce n’est qu’un avis personnel, mais pour moi ce genre d’album fonctionne mieux sur un temps de lecture plus court. Juste « pas mal », donc. A conseiller aux amateurs d’absurde quand même !

04/03/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Une bonne BD même si c'est clair qu'il faut un peu s'accrocher au début si on n'aime pas trop les histoires avec un rythme un peu lent (quoique le rythme s'emballe vers le derniers tiers de l'album). Personnellement, j'ai tout de suite accroché dès les premières pages. J'adore le dessin style naïf et le personnage principal est terriblement attachant. J'ai bien aimé le suivre dans sa tournée ratée où tout va de travers pour ce pauvre auteur peu populaire. Et puis au fil des pages la situation devient de plus en plus atroce pour le héros qui va se retrouver soupçonné d'être un tueur en série et qui va rencontrer des gens avec une logique très particulière. Il y a des très bons dialogues et plusieurs situations sont savoureuses. Un one-shot original à lire du moment qu'on aime les histoires remplies de situations kafkaïennes!

30/07/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Çà et là a déjà publié pas mal d’albums d’Andi Watson, mais c’est finalement le premier que je lis, je crois. Et c’est plutôt une bonne pioche. Pour résumer simplement cet album, c’est l’histoire d’un auteur, G. H. Fretwell qui, à l’instigation de son éditeur, fait le tour des librairies pour des séances de dédicaces, qui se révèlent toutes désastreuses (il n’y a généralement personne !). Tout se déroule sur une courte période, sur un espace restreint (les librairies visitées par notre auteur et leurs alentours proches), et sur un rythme, voire un ton qui paraissent lents et quelconques, au point que j’ai eu un peu de mal, au début, à entrer dans l’histoire et dans le délire de l’auteur. Puis, peu à peu, sur la trame de base (les humiliations vécues par notre auteur sans lecteur) vont se greffer une intrigue policière (il y a plus de morts après le passage de notre auteur que de lecteurs à ses dédicaces) et surtout une ambiance de plus en plus absurde, voire loufoque (en tout cas plusieurs situations humoristiques se succèdent), le personnage principal étant embarqué dans un enfer qui fait immanquablement penser à Kafka (d’autant plus que le nouveau roman de Fretwell s’intitule « Sans K » !). Le dessin, très simple, sans fioriture, très « vieux dessin de presse » je trouve, ajoute, par son côté détaché, voire désuet, une touche d’humour british bien venue. D’autant plus que Fretwell poursuit son chemin, ses séances de dédicaces avec un flegme tout britannique, malgré les fours et les soupçons de la police le concernant (et une réalité qui se dérobe de plus en plus sous ses pieds). Voilà donc un album plutôt original et recommandable.

04/05/2019 (modifier)