L'Habitant de l'infini est à la fois un des mangas qui m'a le plus marqué et une très grosse déception. Je dois préciser que j'ai lu ce manga au fur et à mesure des sorties et pas d'une traite.
Déjà je dois parler des dessins de Samura que je trouve absolument renversants. Peut-être le dessinateur de manga qui m'a le plus impressionné. Un dessin très original pour du manga, à la fois brut et grâcieux. Pour ceux qui ne connaissent pas, tapez Hiroaki Samura dans Google image et jugez par vous-même.
Bon un défaut tout de même (fréquent dans les mangas) : les visages des persos féminins se ressemblent trop.
Le scénario part de façon excellente avec une sombre histoire de vengeance, des personnages très attachants et charismatiques, des antagonistes à la fois profond, vicieux mais pas si manichéen que ça, et charismatiques aussi (ils me font un peu penser à Gunm si vous voulez vous faire une idée d'un antagoniste vicieux mais pas si manichéen). Et la mise en scène est bien percutante. Oubliez les combats qui durent des tomes entiers voire plusieurs tomes comme dans beaucoup de Shonens. Là ce sont des duels qui durent 2 pages et 4-5 cases, une impression de mouvement, de vitesse et de brutalité très bien rendus par les dessins de Samura.
Alors pourquoi l'Habitant de l'infini est pour moi une très grosse déception ? Car malheureusement le scénario se perd complètement au bout de quelques tomes. L'histoire initiale de vengeance n'est visiblement pas suffisante pour meubler les 30 tomes de cette série, et donc l'auteur va empiler des sous scénarios, des personnages qui n'apportent pas grand chose, juste pour remplir. Les combats du début, rapides et percutants, deviennent eux aussi beaucoup plus longs et tombent dans les travers de beaucoup de mangas. Evidemment, la progression et le rythme ralentissent énormément. Et la fin tant attendue est pour moi complètement anticlimatique et franchement décevante.
Je dois aussi dire un mot sur la violence de cette série qui va crescendo au fur et à mesure que l'intérêt du scénario diminue. La violence ne me dérange pas forcément en tant que telle, mais là, c'est du plus en plus souvent gratuit. Une séance de torture sur des centaines de pages, j'avoue ça m'a quand même écoeuré au bout d'un moment.
Enfin bref, une série qui vaut sûrement encore le coup pour ses dessins magnifiques, mais faut pas en attendre grand chose du scénario contrairement à ce que les premiers tomes, qui commençaient pourtant bien, laissent penser. Et à éviter pour les âmes un peu sensible, c'est très violent. Dommage en une petite dizaine de tomes, concentrés sur l'intrigue de départ, ça aurait probablement pu être une grande série.
J'ai trouvé que ce manga commençait d'excellente façon, un mélange d'univers enfantin et merveilleux et d'horreur la plus pure, une ambiance assez troublante et malsaine.
Malheureusement j'ai beaucoup moins apprécié la suite, en gros, dès que les héros découvrent la vérité (assez vite), je trouve que ça se traîne, ça se traîne, le scénario avance très lentement, rajoute des péripéties dont l'intérêt est limité. Tant que les enfants sont à Grace Fields House, ça tient encore parce que la manga a une direction claire (j'en dis pas plus pour pas spoiler), mais une fois qu'ils en sont sortis, le manga se perd complètement, j'ai l'impression que l'auteur rajoute des sous éléments dans le simple but de rallonger artificiellement le scénario.
Et ça devient également de plus en plus gnan gnan, le pouvoir de l'amitié tout ça tout ça (bon c'est le cas dans 99% des shonens, mais parfois c'est plus quand même plus fin). J'ai eu énormément de mal à aller jusqu'au bout, il a fallu me forcer.
Bon je suis peut-être difficile car je lisais également L'Attaque des Titans en même temps, qui a toutes les qualités qui manquent à The Promised Neverland...
En lisant les autres avis, globalement très positifs, je me dis que ce manga était peut-être très bien, mais juste pas pour moi, ou qu'il doit y avoir quelque chose que j'ai loupé. Mais bon, je dis quand même ce que j'en pense, faut qu'il y ait des avis discordants.
Parmi le profusion de mangas s'adressant spécifiquement aux passionnés de félins trop mignons, celui-ci essaie de sortir des sentiers battus en donnant à son chat un ex-yakuza pour maître et en jouant majoritairement la carte de l'humour... mais ça ne fonctionne pas.
Plus précisément, ça fonctionne seulement le temps d'un tout premier épisode. En effet, c'est amusant de voir ce chaton terrorisé à l'idée de se faire adopter par un humain aussi patibulaire que ce fameux yakuza plein de cicatrices et au regard carnassier, et de réaliser que, contrairement aux apparences, celui-ci ne lui veut que du bien. Cela marche bien car le dessin est bon, avec un yakuza charismatique et un peu terrifiant, et un chaton mignon et amusant.
Mais voilà, ce même concept humoristique est répété maintes et maintes fois au sein du seul premier tome actuellement paru en France et dès la seconde fois, ce n'est déjà plus drôle. Le chat reste en permanence terrifié et empli de préjugés envers le yakuza qui, lui, reste en permanence faussement menaçant. Et l'auteur tente vainement de faire croire toutes les dix pages qu'il prépare peut-être quelque chose de terrible envers la petite boule de poils alors que c'est à chaque fois un truc mignon et gentil qui en découle. Le plus agaçant à mes yeux est que ce chaton d'un mois et demi semble avoir l'esprit d'une jeune japonaise otaku, pleurnicharde, abreuvée d'histoires effrayantes sur les yakuzas, mais aussi capable de lire le japonais : cela rend les gags encore plus artificiels et poussifs.
Qui plus est, pour le moment, le tome 1 reste trop introductif : il n'a pas fini de poser complètement son décor et ses protagonistes, et il ne met pas encore en place de véritable intrigue à même d'accrocher le lecteur. Je l'ai donc trouvé un peu longuet et ne suis pas particulièrement motivé à lire la suite.
Je suis bien d'accord avec Sloane sur son appréciation de cette série. Ce concept porte mal ses 60 ans à mon avis.
Nés fin des 50's , au sortir d'une décennie difficile pour l'armée française ( défaite au Vietnam et bourbier Algérien) Tanguy et Laverdure tombent à pic, Lol, pour redorer l'image de l'uniforme français.
Cela a bien fonctionné avec Buck Danny, Charlier et Uderzo réutilisent presque les mêmes recettes pour son alter ego français. Une équipe de deux dont un clown, un rôle de chevalier blanc défenseur de la veuve( souvent mignonne) , et de l'orphelin, enfin plus d'acrobaties que de vrais combats aériens arides contre des adversaires mal identifiés.
Car l'astuce c'est de proposer à nos héros des missions plus ou moins officielles contre des pirates ce qui permettra de faire jouer un côté franc-tireur toujours très apprécié mais probablement loin de la réalité d'une unité comme celle de Tanguy . Car on ne voit T&L sur aucun théâtre d'opérations de l'armée française .
Cela a permis aux auteurs d'être des vitrines efficaces de l'attrait de l'uniforme et de la technologie militaire française auprès de centaines de milliers de petits garçons d'une ou deux générations.
Le dessin est souvent bon voire très bon quand il s'agit de mettre en valeur les avions et leurs acrobaties. Beaucoup de décors très soignés, sur les bases françaises, les paysages du Moyen-Orient, d'Afrique ou du Pacifique. Un dépaysement à la 007 très bien fait.
C'est plutôt au niveau des scénarii très répétitifs que cela coince. On commence par une base française avec acrobaties non réglementaires pour faire rager les rampants, un numéro de tarte à la crème au détriment d'une huile, une mission boiteuse souvent officieuse pour défendre les intérêts de la France ( Nucléaire, sabotage industriel, Françafrique, vente d'avions...) et hop c'est parti pour des manœuvres en gros DC qui devraient foirer mais qui marchent toujours, des petits coucous qui font la nique aux chasseurs ennemis (l'inverse n'est pas vrai), des jauges à zéro etc... et surtout des adversaires cruels et stupides.
On y ajoute des dialogues assez suffisants vis à vis de l'adversaire ou des imprécisions indignes de professionnels de ce talent ( Nigérian pas Nigérien à Lagos !!)
J'étais fan de la série dans mes vertes années, une relecture adulte m'a bien changé.
Après Zaï Zaï Zaï Zaï, c'est ma deuxième incursion dans l'univers de Fabcaro, bon ben, je dis bof. Pourtant j'aime l'humour décalé et l'absurde mais là pas un rire, pas même un sourire, juste quelques rictus.
La vie du couple est passée à la moulinette, Fabcaro met en scène des situations cocasses de la vie quotidienne de monsieur et madame tout le monde (comment ne pas se reconnaître dans certaines scénettes) avec justesse mais là où le bât blesse c'est que je n'y trouve rien de drôle. Je pensais m'esclaffer, en réalité je suis resté de marbre. Peut-être pas assez con et absurde, il me manque un je ne sais quoi pour y adhérer.
Bon, je dois reconnaître que le strips-gags n'est pas un genre que j'affectionne.
Bref, pas fait pour moi.
Côté dessin, c'est pas mon style mais je l'ai adopté rapidement au fur et à mesure de ma lecture.
2,5 étoiles pour le running gag.
Un 1er tome qui m’a marqué ado, je me souviens encore le sortir en douce de la chambre parentale. C’était alors ma découverte de la bd adulte.
Relu il n’y a pas si longtemps, un album qui se tient pour le genre. Manara sait dessiner, on ne peut pas le nier.
Par contre niveau scénario, les tomes suivants ne sont pas du même acabit, je n’ai pas adhéré.
Reste le plaisir des yeux mais bien faible pour l’intérêt. Je préfère d’autres œuvres du genre ou admirer le dessin de Milo sur L’été indien ou El gaucho.
A la sortie d'une série comme Lou ! la série Tamara qui travaille sur le même registre d'ados filles, semble bien fade.
J'aime bien le travail de Zidrou mais ici j'ai l'impression de lire un Ducobu ado-fille avec un maximum de thèmes dans l'air du temps collés là pour faire le job.
Les thèmes proposés : le racisme, l'obésité, les relations parents-ados sont suffisamment riches à explorer pour en prendre moins mais de façons approfondies.
Faire dans le cliché est même souvent contreproductif comme le souligne l'avis de Cassidy.
Les personnages sont assez insipides à l'exception de Jelilah qui apporte les gags qui m'ont fait le plus sourire.
Les dessins et couleurs sont passe-partout et sans grande originalité pour ce type de BD.
Une bonne BD commerciale de gags assez convenus.
Drôle d'histoire plutôt qu'histoire drôle, cet album de zombie à la française ne m'a ni touché, ni fait rire, ni fait peur.
Emma est vieille et seule dans son pavillon de banlieue construit sur une décharge illégale, et même si son histoire tire tous les fils qui pourraient passer à sa portée :
- l'intrigue policière
- le fantastique,
- l'enjeu écologique
- la vieillesse
- l'amour
On s'ennuye.
Emma agace avec ses péroraisons ; son visage frippé nous dégoutte plutôt que de susciter l'empathie ou l'effroi ; les manigances du maire nous glissent dessus au lieu de nous indigner ; et je n'ai pas souri non plus ; bref, trop de directions, et peu de cohérence.
Le dessin ne serait pas si mal si l'humour opérait mais la couleur caca d'oie, qui baigne l'ensemble, reste un peu sur l'estomac.
Je n'ai pas tellement envie de lire la suite.
Ma 1ère confrontation à l’univers d’Ibn Al Rabin, j’avais trouvé ça intéressant à l’époque, l’auteur jouant sur la narration pour un petit album façon patte de mouche (28 planches).
Je viens de le relire et je suis un peu plus dubitatif.
Le 1er chapitre est franchement chiant, ça se réveille un peu par la suite avec une conclusion amusante, mais l’exercice est un peu anecdotique.
Je me retrouve dans l’avis de ThePatrick, et il a très bien résumé la lecture.
L’auteur a fait bien mieux depuis.
2,5
En plus de sortir des intégrales sur certains auteurs Disney, Glénat sort maintenant des albums regroupant quelques récits signés par des auteurs de Disney un peu moins connus que des gens comme Don Rosa ou Carl Barks. Ici, ce sont trois histoires par Luciano Bottaro, surtout connu en France pour la série 'Pépito'.
On est dans l'école italienne qui est beaucoup plus délirante que le travail des Américains, et je pense que je suis un peu trop vieux pour ce genre de récits. Je n'ai pas du tout aimé les deux premiers récits qui sont de la science-fiction complètement délirante, typiquement le genre d'histoire Disney qui ne m'intéressait pas lorsque j'étais petit et que j'achetais un magazine Disney chaque samedi. J'imagine que les gamins de 10 ans fans d'extraterrestres vont mieux accrocher que moi. En plus, ces deux récits sont très longs.
La troisième, la plus courte, m'a plus amusé. Le ton est toujours délirant, mais là on est dans du fantastique, un genre que j'aime plus. Et puis j'aime bien le personnage de la sorcière que j'avais déjà vu dans le cartoon marquant sa première apparition et aussi dans une BD que j'ai lue dans un Mickey Parade. Comme par hasard, c'est aussi le seul récit 100% scénarisé par Bottaro (il est coscénariste dans les deux autres). Sinon, son dessin est pas mal sans être extraordinaire.
Donc voilà un album où je n'ai pas accroché la plupart du temps. Si vous êtes fans des BDs Disney italiennes où vraiment n'importe quoi peut arriver, vous allez peut-être mieux accrocher que moi.
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L'Habitant de l'infini
L'Habitant de l'infini est à la fois un des mangas qui m'a le plus marqué et une très grosse déception. Je dois préciser que j'ai lu ce manga au fur et à mesure des sorties et pas d'une traite. Déjà je dois parler des dessins de Samura que je trouve absolument renversants. Peut-être le dessinateur de manga qui m'a le plus impressionné. Un dessin très original pour du manga, à la fois brut et grâcieux. Pour ceux qui ne connaissent pas, tapez Hiroaki Samura dans Google image et jugez par vous-même. Bon un défaut tout de même (fréquent dans les mangas) : les visages des persos féminins se ressemblent trop. Le scénario part de façon excellente avec une sombre histoire de vengeance, des personnages très attachants et charismatiques, des antagonistes à la fois profond, vicieux mais pas si manichéen que ça, et charismatiques aussi (ils me font un peu penser à Gunm si vous voulez vous faire une idée d'un antagoniste vicieux mais pas si manichéen). Et la mise en scène est bien percutante. Oubliez les combats qui durent des tomes entiers voire plusieurs tomes comme dans beaucoup de Shonens. Là ce sont des duels qui durent 2 pages et 4-5 cases, une impression de mouvement, de vitesse et de brutalité très bien rendus par les dessins de Samura. Alors pourquoi l'Habitant de l'infini est pour moi une très grosse déception ? Car malheureusement le scénario se perd complètement au bout de quelques tomes. L'histoire initiale de vengeance n'est visiblement pas suffisante pour meubler les 30 tomes de cette série, et donc l'auteur va empiler des sous scénarios, des personnages qui n'apportent pas grand chose, juste pour remplir. Les combats du début, rapides et percutants, deviennent eux aussi beaucoup plus longs et tombent dans les travers de beaucoup de mangas. Evidemment, la progression et le rythme ralentissent énormément. Et la fin tant attendue est pour moi complètement anticlimatique et franchement décevante. Je dois aussi dire un mot sur la violence de cette série qui va crescendo au fur et à mesure que l'intérêt du scénario diminue. La violence ne me dérange pas forcément en tant que telle, mais là, c'est du plus en plus souvent gratuit. Une séance de torture sur des centaines de pages, j'avoue ça m'a quand même écoeuré au bout d'un moment. Enfin bref, une série qui vaut sûrement encore le coup pour ses dessins magnifiques, mais faut pas en attendre grand chose du scénario contrairement à ce que les premiers tomes, qui commençaient pourtant bien, laissent penser. Et à éviter pour les âmes un peu sensible, c'est très violent. Dommage en une petite dizaine de tomes, concentrés sur l'intrigue de départ, ça aurait probablement pu être une grande série.
The Promised Neverland
J'ai trouvé que ce manga commençait d'excellente façon, un mélange d'univers enfantin et merveilleux et d'horreur la plus pure, une ambiance assez troublante et malsaine. Malheureusement j'ai beaucoup moins apprécié la suite, en gros, dès que les héros découvrent la vérité (assez vite), je trouve que ça se traîne, ça se traîne, le scénario avance très lentement, rajoute des péripéties dont l'intérêt est limité. Tant que les enfants sont à Grace Fields House, ça tient encore parce que la manga a une direction claire (j'en dis pas plus pour pas spoiler), mais une fois qu'ils en sont sortis, le manga se perd complètement, j'ai l'impression que l'auteur rajoute des sous éléments dans le simple but de rallonger artificiellement le scénario. Et ça devient également de plus en plus gnan gnan, le pouvoir de l'amitié tout ça tout ça (bon c'est le cas dans 99% des shonens, mais parfois c'est plus quand même plus fin). J'ai eu énormément de mal à aller jusqu'au bout, il a fallu me forcer. Bon je suis peut-être difficile car je lisais également L'Attaque des Titans en même temps, qui a toutes les qualités qui manquent à The Promised Neverland... En lisant les autres avis, globalement très positifs, je me dis que ce manga était peut-être très bien, mais juste pas pour moi, ou qu'il doit y avoir quelque chose que j'ai loupé. Mais bon, je dis quand même ce que j'en pense, faut qu'il y ait des avis discordants.
Chat de yakuza
Parmi le profusion de mangas s'adressant spécifiquement aux passionnés de félins trop mignons, celui-ci essaie de sortir des sentiers battus en donnant à son chat un ex-yakuza pour maître et en jouant majoritairement la carte de l'humour... mais ça ne fonctionne pas. Plus précisément, ça fonctionne seulement le temps d'un tout premier épisode. En effet, c'est amusant de voir ce chaton terrorisé à l'idée de se faire adopter par un humain aussi patibulaire que ce fameux yakuza plein de cicatrices et au regard carnassier, et de réaliser que, contrairement aux apparences, celui-ci ne lui veut que du bien. Cela marche bien car le dessin est bon, avec un yakuza charismatique et un peu terrifiant, et un chaton mignon et amusant. Mais voilà, ce même concept humoristique est répété maintes et maintes fois au sein du seul premier tome actuellement paru en France et dès la seconde fois, ce n'est déjà plus drôle. Le chat reste en permanence terrifié et empli de préjugés envers le yakuza qui, lui, reste en permanence faussement menaçant. Et l'auteur tente vainement de faire croire toutes les dix pages qu'il prépare peut-être quelque chose de terrible envers la petite boule de poils alors que c'est à chaque fois un truc mignon et gentil qui en découle. Le plus agaçant à mes yeux est que ce chaton d'un mois et demi semble avoir l'esprit d'une jeune japonaise otaku, pleurnicharde, abreuvée d'histoires effrayantes sur les yakuzas, mais aussi capable de lire le japonais : cela rend les gags encore plus artificiels et poussifs. Qui plus est, pour le moment, le tome 1 reste trop introductif : il n'a pas fini de poser complètement son décor et ses protagonistes, et il ne met pas encore en place de véritable intrigue à même d'accrocher le lecteur. Je l'ai donc trouvé un peu longuet et ne suis pas particulièrement motivé à lire la suite.
Tanguy et Laverdure
Je suis bien d'accord avec Sloane sur son appréciation de cette série. Ce concept porte mal ses 60 ans à mon avis. Nés fin des 50's , au sortir d'une décennie difficile pour l'armée française ( défaite au Vietnam et bourbier Algérien) Tanguy et Laverdure tombent à pic, Lol, pour redorer l'image de l'uniforme français. Cela a bien fonctionné avec Buck Danny, Charlier et Uderzo réutilisent presque les mêmes recettes pour son alter ego français. Une équipe de deux dont un clown, un rôle de chevalier blanc défenseur de la veuve( souvent mignonne) , et de l'orphelin, enfin plus d'acrobaties que de vrais combats aériens arides contre des adversaires mal identifiés. Car l'astuce c'est de proposer à nos héros des missions plus ou moins officielles contre des pirates ce qui permettra de faire jouer un côté franc-tireur toujours très apprécié mais probablement loin de la réalité d'une unité comme celle de Tanguy . Car on ne voit T&L sur aucun théâtre d'opérations de l'armée française . Cela a permis aux auteurs d'être des vitrines efficaces de l'attrait de l'uniforme et de la technologie militaire française auprès de centaines de milliers de petits garçons d'une ou deux générations. Le dessin est souvent bon voire très bon quand il s'agit de mettre en valeur les avions et leurs acrobaties. Beaucoup de décors très soignés, sur les bases françaises, les paysages du Moyen-Orient, d'Afrique ou du Pacifique. Un dépaysement à la 007 très bien fait. C'est plutôt au niveau des scénarii très répétitifs que cela coince. On commence par une base française avec acrobaties non réglementaires pour faire rager les rampants, un numéro de tarte à la crème au détriment d'une huile, une mission boiteuse souvent officieuse pour défendre les intérêts de la France ( Nucléaire, sabotage industriel, Françafrique, vente d'avions...) et hop c'est parti pour des manœuvres en gros DC qui devraient foirer mais qui marchent toujours, des petits coucous qui font la nique aux chasseurs ennemis (l'inverse n'est pas vrai), des jauges à zéro etc... et surtout des adversaires cruels et stupides. On y ajoute des dialogues assez suffisants vis à vis de l'adversaire ou des imprécisions indignes de professionnels de ce talent ( Nigérian pas Nigérien à Lagos !!) J'étais fan de la série dans mes vertes années, une relecture adulte m'a bien changé.
Moins qu'hier (plus que demain)
Après Zaï Zaï Zaï Zaï, c'est ma deuxième incursion dans l'univers de Fabcaro, bon ben, je dis bof. Pourtant j'aime l'humour décalé et l'absurde mais là pas un rire, pas même un sourire, juste quelques rictus. La vie du couple est passée à la moulinette, Fabcaro met en scène des situations cocasses de la vie quotidienne de monsieur et madame tout le monde (comment ne pas se reconnaître dans certaines scénettes) avec justesse mais là où le bât blesse c'est que je n'y trouve rien de drôle. Je pensais m'esclaffer, en réalité je suis resté de marbre. Peut-être pas assez con et absurde, il me manque un je ne sais quoi pour y adhérer. Bon, je dois reconnaître que le strips-gags n'est pas un genre que j'affectionne. Bref, pas fait pour moi. Côté dessin, c'est pas mon style mais je l'ai adopté rapidement au fur et à mesure de ma lecture. 2,5 étoiles pour le running gag.
Le Déclic
Un 1er tome qui m’a marqué ado, je me souviens encore le sortir en douce de la chambre parentale. C’était alors ma découverte de la bd adulte. Relu il n’y a pas si longtemps, un album qui se tient pour le genre. Manara sait dessiner, on ne peut pas le nier. Par contre niveau scénario, les tomes suivants ne sont pas du même acabit, je n’ai pas adhéré. Reste le plaisir des yeux mais bien faible pour l’intérêt. Je préfère d’autres œuvres du genre ou admirer le dessin de Milo sur L’été indien ou El gaucho.
Tamara
A la sortie d'une série comme Lou ! la série Tamara qui travaille sur le même registre d'ados filles, semble bien fade. J'aime bien le travail de Zidrou mais ici j'ai l'impression de lire un Ducobu ado-fille avec un maximum de thèmes dans l'air du temps collés là pour faire le job. Les thèmes proposés : le racisme, l'obésité, les relations parents-ados sont suffisamment riches à explorer pour en prendre moins mais de façons approfondies. Faire dans le cliché est même souvent contreproductif comme le souligne l'avis de Cassidy. Les personnages sont assez insipides à l'exception de Jelilah qui apporte les gags qui m'ont fait le plus sourire. Les dessins et couleurs sont passe-partout et sans grande originalité pour ce type de BD. Une bonne BD commerciale de gags assez convenus.
Ma vie posthume
Drôle d'histoire plutôt qu'histoire drôle, cet album de zombie à la française ne m'a ni touché, ni fait rire, ni fait peur. Emma est vieille et seule dans son pavillon de banlieue construit sur une décharge illégale, et même si son histoire tire tous les fils qui pourraient passer à sa portée : - l'intrigue policière - le fantastique, - l'enjeu écologique - la vieillesse - l'amour On s'ennuye. Emma agace avec ses péroraisons ; son visage frippé nous dégoutte plutôt que de susciter l'empathie ou l'effroi ; les manigances du maire nous glissent dessus au lieu de nous indigner ; et je n'ai pas souri non plus ; bref, trop de directions, et peu de cohérence. Le dessin ne serait pas si mal si l'humour opérait mais la couleur caca d'oie, qui baigne l'ensemble, reste un peu sur l'estomac. Je n'ai pas tellement envie de lire la suite.
Cot Cot
Ma 1ère confrontation à l’univers d’Ibn Al Rabin, j’avais trouvé ça intéressant à l’époque, l’auteur jouant sur la narration pour un petit album façon patte de mouche (28 planches). Je viens de le relire et je suis un peu plus dubitatif. Le 1er chapitre est franchement chiant, ça se réveille un peu par la suite avec une conclusion amusante, mais l’exercice est un peu anecdotique. Je me retrouve dans l’avis de ThePatrick, et il a très bien résumé la lecture. L’auteur a fait bien mieux depuis. 2,5
Picsou et la fusée de la fortune
En plus de sortir des intégrales sur certains auteurs Disney, Glénat sort maintenant des albums regroupant quelques récits signés par des auteurs de Disney un peu moins connus que des gens comme Don Rosa ou Carl Barks. Ici, ce sont trois histoires par Luciano Bottaro, surtout connu en France pour la série 'Pépito'. On est dans l'école italienne qui est beaucoup plus délirante que le travail des Américains, et je pense que je suis un peu trop vieux pour ce genre de récits. Je n'ai pas du tout aimé les deux premiers récits qui sont de la science-fiction complètement délirante, typiquement le genre d'histoire Disney qui ne m'intéressait pas lorsque j'étais petit et que j'achetais un magazine Disney chaque samedi. J'imagine que les gamins de 10 ans fans d'extraterrestres vont mieux accrocher que moi. En plus, ces deux récits sont très longs. La troisième, la plus courte, m'a plus amusé. Le ton est toujours délirant, mais là on est dans du fantastique, un genre que j'aime plus. Et puis j'aime bien le personnage de la sorcière que j'avais déjà vu dans le cartoon marquant sa première apparition et aussi dans une BD que j'ai lue dans un Mickey Parade. Comme par hasard, c'est aussi le seul récit 100% scénarisé par Bottaro (il est coscénariste dans les deux autres). Sinon, son dessin est pas mal sans être extraordinaire. Donc voilà un album où je n'ai pas accroché la plupart du temps. Si vous êtes fans des BDs Disney italiennes où vraiment n'importe quoi peut arriver, vous allez peut-être mieux accrocher que moi.