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L'Habitant de l'infini (Mugen no Junin)

Note: 3.82/5
(3.82/5 pour 17 avis)

Will Eisner Award 2000 : Best U.S. Edition of Foreign Material Un manga de samouraï au ton très adulte.


BDs adaptées en film Immortels Japan-Fantasy Kodansha Le meilleur du Manga Manga : avant 1995, la préhistoire Sakka, l'autre manga Samourai Seinen Will Eisner Awards

Manji est immortel : un ver étrange introduit dans son corps guérit toutes ses blessures. Mais cette immortalité est loin de lui plaire et la vieille femme qui l'a ainsi ensorcellé est prête à le rendre à nouveau mortel... Mais pour cela, Manji doit poursuivre encore, le temps qu'il faudra, son destin de samouraï errant. Il en va de son salut... Car, en réparation des cents innocents qu'il a déjà sacrifiés pour se défendre, il s'engage à massacrer mille scélérats.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1995
Statut histoire Série terminée 30 tomes parus
Couverture de la série L'Habitant de l'infini
Les notes (17)
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13/06/2002 | ArzaK
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Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Cette série figurait parmi les immanquables quand je l'ai lu. Après ma note, je ne sais pas si elle va rester. En même temps, je me dis que ce n'était pas mérité au vu de tout ce que j'ai pu lire en manga. J'avoue ne pas comprendre cette engouement pour cette histoire surnaturelle de samouraï qui guérit tout seul et qui doit tuer 1000 scélérats pour racheter ses crimes passés. Le style graphique est un peu différent des autres mangas mais je n'ai pas apprécié ce crayonné brouillon bien que je reconnaisse qu'il faut tout de même un certain talent. J'aime le trait quand il est réaliste et précis. Or, nous sommes en l'occurrence aux antipodes. Le souci du détail est néanmoins assez présent. Je n'ai pas été emballé plus que cela par ce récit. J'aime pourtant le thème de la quête de la rédemption. C'est un seinen à rallonge avec pas moins de trente tomes. La série a ses fans. Le héros est immortel. Il ne peut donc rien lui arriver. Bref, très facile. Pour le reste, une extrême violence qui n'apporte pas grand chose.

11/11/2015 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Mon dieu, quelle série ! Il a fallu 19 ans et 30 volumes à Samura pour achever l'un des plus grands manga de samourai. Ce qui frappe immédiatement, c'est la virtuosité graphique de l'auteur. Le japon de l'ère Edo est incroyablement rendu et l'ambiance est tout de suite immersive. Mais ce sont bien les personnages et les combats qui donnent une saveur si particulière à L'habitant de l'infini. Les (très nombreux) personnages principaux sont géniaux, à la fois charismatiques, esthétiques et travaillés psychologiquement. L'auteur les soignent au maximum, les fait constamment évoluer et évite habilement le piège du manichéisme. Quant aux combats... âmes sensibles s'abstenir. C'est extrêmement violent (à la limite du gore quelquefois) mais c'est visuellement superbe. Très dynamiques et travaillés, les combats sont clairement au cœur de la saga. Plus qu'un simple divertissement gratuit pour le lecteur, ils sont un élément essentiel du remarquable travail de Samura. Du grand art ! Néanmoins, L'habitant de l'infini n'est pas seulement un manga d'action. Le scénario démarre de façon classique voire basique, d'autant que le fantastique arrive un peu comme un cheveu sur la soupe dans un cadre réaliste. Mais très vite, la série prend de l'ampleur, densifie son intrigue originelle, fait surgir quantité de nouveaux personnages, de nouvelles situations, de nouveaux rebondissement. Bref... ça tient parfaitement la distance. L'habitant de l'infini est une série géniale, qui ne ressemble à nulle autre. Elle ne plaira sans doute pas à tout le monde mais elle doit être découverte. Culte (pour moi en tout cas) !

05/11/2014 (modifier)
Par Balthier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Pour moi ce manga sublime le genre auquel il appartient et m'a emmené à des hauteurs jamais atteintes au cours de mes précédentes lectures. Je pense avoir aujourd'hui le recul nécessaire pour avancer qu'il s'agit du Manga n°1 (cela ne concerne que mon avis bien entendu). Les doubles pages se laissent admirer pendant de longues minutes, le scénario est bien ficelé avec de nombreux rebondissements et nous tient en haleine tout au long des tomes. Cependant l'élément qui donne tout son charme à l’œuvre reste ses personnages. Je retiendrai principalement Anotsu ("Le méchant" si on peut l'appeler ainsi) ainsi que Makie et la relation que ces 2 personnages entretiennent. J'ajouterais enfin que jamais auparavant je n'avais constaté une évolution si naturelle chez des personnages de mangas. Une ambiance forte, des combat épiques, des dessins doux et sensuels, des personnages humains, profonds et incroyablement bien dessinés. A posséder chez soi dans sa bibliothèque !!!

15/07/2013 (modifier)
Par Yannock
Note: 3/5

J'ai pris la série à son tout début, dans sa première édition française bien pourrie : ordre des textes inversé, traductions approximatives (l’héroïne s'appelle un coup Lin, un coup Rin...). Mais à l'époque, des mangas, je ne connaissais que les shonens classiques, et franchement l’Habitant de l'infini ça a été une claque à la fois graphique (ok, les premiers tomes ne sont pas toujours homogènes mais franchement, le trait de l'auteur est génial, et les sortes d'estampes en couleurs qui ponctuent l'action ont un charme certain... ou plutôt un certain charme, les scènes mises en exergue étant souvent les mises à mort). Et le scénario, ou plutôt le traitement de l'histoire, assez adulte, changeait aussi pas mal des DBZ-like... J'ai vraiment adoré les débuts de cette histoire. Mais malheureusement, l'auteur a rejoint les shonens classiques dans leur défaut le plus récurent et le plus lourd : l'élasticité de l'histoire. Ca s'étire, ça change de direction sans trop de raison, pour au final perdre le lecteur. Donc en résumé, un excellent manga pour ce qui concerne la première partie de l'histoire et pour la patte graphique somptueuse, mais vu le prix du tome et la dilution de l'histoire dans le temps, je n'en conseille pas l'achat. Une de mes plus grosses déceptions BD au final.

13/03/2012 (modifier)

Waouw ! La vitesse à laquelle je viens de dévorer les 23 tomes de cette série témoigne parfaitement du plaisir que j’ai éprouvé à sa lecture. ‘L’habitant de l’infini’ mérite amplement une place de choix au panthéon des plus grands mangas. Les personnages principaux de la série se nomment Manji et Lin. Les parents de Lin ont été sauvagement assassinés par les membres d’une école appelée « Itto-Ryu ». Lin n’a que seize ans mais elle a juré de se venger du Itto-Ryu. Pour mener à bien son projet, la jeune fille n’a d’autre choix que de s’adjoindre les services d’un guerrier. Ce bras armé, elle le trouvera en la personne de Manji. Ce dernier, en plus de ses incontestables talents de rônin, présente l’avantage peu courant d’être immortel. S’il s’agit bien d’un avantage aux yeux de Lin, cette caractéristique se révèle par contre de plus en plus pesante pour Manji qui n’aspire qu’à redevenir mortel. Comme une sorcière lui a promis qu’il recouvrerait sa condition de mortel le jour où il aurait tué un millier de criminels, Manji accepte d’épauler la jeune Lin dans sa quête. C’est quelques lignes ne résument que le point de départ de ‘L’habitant de l’infini’. L’objectif de Manji, s’il n’est pas complètement perdu de vue, se voit en tout cas rapidement rapporté au second plan. Tant mieux : la vengeance de Lin constitue un sujet plus subtil et plus intéressant, la jeune fille hésitant sans cesse et ne pouvant s’empêcher de remettre régulièrement en question l’opportunité et la légitimité de ses projets. Lin et Manji n’ont a priori rien d’autre en commun que leur intérêt à éliminer le Itto-Ryu. L’humanité et la naïveté de la première contrastent parfaitement avec la force brute et le sale caractère du second. De cette complémentarité, naîtra rapidement une relation des plus touchantes. Outre ces deux héros, l’auteur développe au fil des tomes une galerie de personnages vraiment remarquable ! Qu’il s’agisse de personnages centraux comme le charismatique Anotsou ou de seconds rôles comme la ravissante Hyakurin, Samura présente des caractères fouillés et des rapports complexes entre les différents personnages. Le manichéisme que le lecteur pourrait ressentir de prime abord ne durera finalement qu’un court instant, car il se rendra nécessairement compte par la suite que l’auteur accorde un soin certain à l’élaboration de portraits tout en nuances (à l’exception notable du terrible personnage de Shira). Alors que les seconds rôles sont très nombreux (1), Samura leur consacre pourtant autant d’attention qu’à ses personnages principaux et propose dès lors des seconds rôles convaincants, dignes d’intérêt et souvent très attachants (Hyakurin, Makie, etc.). Pour en revenir à Manji, je pense que son immortalité n’est pas imputable exclusivement à une facilité scénaristique permettant à l’auteur d’assassiner son héros pour le ressusciter ensuite à l’envi. Tout d’abord, Manji ne se révèle pas aussi invincible qu’on pourrait l'imaginer d’emblée. Il peut en effet être empoisonné. Par ailleurs, séparer sa tête et ses membres de son corps l’empêche de se régénérer. S’il arrive donc très régulièrement que ses ennemis s’appliquent à trancher les différents membres de Manji, cela est donc tout à fait justifié par le scénario. Ensuite, remarquons, plus généralement, que Manji ne contraste pas tant que ça avec la plupart des autres héros de bd, puisque la quasi-totalité de ces derniers est finalement de facto immortelle. En effet, même s’ils risquent régulièrement leur vie et alors qu’ils sont prétendument mortels, j’imagine mal un Batman ou un Blueberry décéder, par exemple. Le dessin de Samura est inégal sur les premiers tomes, variant de l’absolument magnifique au franchement brouillon. Mais son style devient assez rapidement beaucoup plus régulier et on ne peut qu’apprécier le magnifique trait de l’auteur. Un trait fin et parfois très sensuel. Le scénario, quant à lui, passionnera généralement le lecteur, mais, vu le nombre de tomes, il faut toutefois avouer que le récit n’est pas constamment à son niveau le plus élevé. Peut-être l’auteur serait-il d’ailleurs bien inspiré d’envisager tout doucement de conclure la série. 24 tomes, même s’ils sont de qualité, ça commence à faire beaucoup. Voici comment je coterais les différents cycles (2) : • LA VENGEANCE DE LIN (t. 1 à 4) : 4/5 • LE MUGAÏ-RYU (t. 5 à 8 ) : 4,5/5 • LE SHINGYOTO-RYU (t. 9 à 13) : 4,5/5 • LE CYCLE DE L’IMMORTALITE (t. 14 à 20) : 3,5/5 • LE SOULEVEMENT DE L’HIVER (t. 21 à ?) : 3,5/5 En conclusion, il s’agit d’un manga de très haut vol que je conseille vivement ! (1) La présentation synthétqiue de tous les personnages au début du tome 15 peut se révéler relativement utile. (2) La division dont je m’inspire est proposée par Wikipedia.

24/05/2010 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pasukare

Graphiquement j'ai été gênée dans les premiers tomes par l'hétérogénéité du style d'une case à l'autre : une fois contrasté noir et blanc, puis en dégradé de gris, net, flou, sombre, clair. Au fil des épisodes, tout cela s'homogénéise un peu heureusement (ou alors c'est moi qui ai fini par m'habituer). A côté de ça, les personnages ont vraiment de l'allure et du charisme, les paysages et l'architecture des bâtiments sont plutôt bien dessinés ce qui en fait un manga plutôt agréable à lire. Côté histoire et progression de l'intrigue, c'est assez inégal d'un épisode à l'autre et finalement celui que j'apprécie le moins dans tout ça, c'est Manji lui-même. Les scènes de découpe de viande façon boucherie-charcuterie sont parfois lassantes, voire très lassantes. L'immortalité du héros devient vite un prétexte au coup de sabre facile, Manji se fait surprendre, hacher menu, mais il recolle tout ça et finit par s'en sortir, invariablement. Il y a parfois mais rarement des affrontements gagnés sans perte de membre à déplorer pour notre héros, la performance mérite d'être signalée. En revanche, tout ce qui tourne autour des autres personnages, leur histoire, leur parcours, le lien entre tout ça et l'histoire du Japon de l'époque (notamment la médecine), tout comme l'exploitation "scientifique" de l'immortalité de Manji vers les tome 15 et suivants donnent à l'intrigue des dimensions autrement plus intéressantes même si on retombe invariablement dans le rayon viande à la coupe qui plus est teinté de retour des morts-vivants... En conclusion, voici une histoire qui se lit relativement bien, agréable à regarder même si elle est parfois lourdingue par son côté sanglant à outrance. Reste à savoir comment tout cela va bien pouvoir se terminer. Edit du 19/05 : Je crois que cette série ne s'arrêtera jamais... et je crois que j'ai décroché quelque part vers le T20 et que depuis, je n'imprime plus rien... en entamant le T24, j'ai même cru que l'édition française avait loupé un épisode... c'est dire ! Dommage, je l'ai trouvée vraiment très bien à un moment donné mais là, c'est trop...

22/11/2008 (MAJ le 19/05/2010) (modifier)
Par Fable
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Un chef d'oeuvre tout simplement. Quel dommage que la première édition soit aussi calamiteuse, Casterman devrait presque envoyer la seconde édition aux pauvres gens qui ont investi dès les premières heures de la traduction de ce manga hors norme (dont je fais parti malheureusement). Au niveau scénaristique on tient une série aux personnages forts et attachants. Peinture toute en subtilité des caractères bien trempés. Par petites touches l'auteur nous emporte dans un récit qu'on sent improvisé. Un peu comme le cours d'une rivière qu'on suit sans savoir où elle va nous mener. C'est au niveau du dessin que cette série mérite son statut de "culte", car Samura marque vraiment son époque avec un trait nerveux et sensuel. Le tout mis en scène avec une élégance remarquable, parfois à la limite du compréhensible. Mais c'est là que le maître exprime son génie ; dans ce jeu avec le lecteur.

17/02/2009 (modifier)
Par lulajune
Note: 5/5

Un manga que ne saurais que conseiller ! Je vais passer sur la qualité du dessin qui n'est plus à démontrer pour plus m'intéresser à l'histoire. C'est vrai qu'au début ça peut paraître un peu répétitif et confus (les quatre premiers tomes) mais après on assiste à la mise en place d'une véritable intrigue. Le récit est magnifié par l'apparition de personnages tous plus improbables les uns que les autres et dont le charme principal réside dans leur duplicité. Aucun personnage n'est unidimensionnel dans cette série et c'est ce qui la rend d'autant plus passionnante. Alors bien sûr il y a quelques longueurs et parfois cette débauche de violence a un côté quelque peu racoleur. Mais à la lecture du dernier cycle en VO, on s'aperçoit que l'auteur sait exactement comment l'histoire va se terminer tant les différentes composantes du récit se rassemblent de manière naturelle pour nous emmener vers la conclusion.

10/02/2009 (modifier)
Par kanibal
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

"L’habitant de l’infini" est l’un des meilleurs mangas de sabre, c’est un manga plein de qualités, riche sur le plan scénaristique, et sur le plan visuel c’est une pure merveille. Certes, Manji est immortel mais il n'est pas invincible comme dans plein de mangas ; dire que les méchants n'auront jamais le dessus c’est absolument faux. "L’habitant de l’infini" n’est pas seulement une histoire de vengeance, c’est bien plus que cela : une histoire riche en rebondissements et en révélations. Je ne cherche pas à convaincre ceux qui n'aiment pas ce manga ; mais pour les autres, ceux qui aiment le Japon féodal, c’est un manga qu’il faut avoir dans sa bdthèque.

06/05/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je ne suis pas amateur d'histoires de samourais ou de ronins. A vrai dire, je suis plus habitué à des mangas de samourai comme Kaze No Sho (Le livre du vent), réalistes et basés sur une référence historique exacte. J'ai donc été surpris de l'aspect fantastique de l'Habitant de l'Infini et de ses régénérations immédiates qu'on voit dès les premières pages. Mais partant de ce principe, ok, Manji est donc un super-samourai immortel qui combat le Mal. Finalement, c'est assez classique comme type de héros. Le dessin est bon, voire très bon. La plupart des planches et des personnages sont excellents. Seul reproche, le dessinateur privilégie parfois l'esthétique à la compréhension facile de certaines scènes de combat et j'avoue avoir souvent eu du mal à comprendre ce qu'il se passait avant d'en voir le résultat. Le résultat en question consistant le plus souvent à voir tel ou tel personnage découpé en tranches, écartelé, déchiqueté ou autre. C'est du gore sans trop de sang. J'aime très moyennement ça, d'autant que je trouve ça un peu ridicule au niveau de l'histoire de voir les gens découpés en quadrillage ou autres formes de croix de vie. Concernant l'histoire, les personnages sont relativement bons même s'ils manquent un peu d'originalité et de profondeur. Cependant, je dois dire que je ne suis pas captivé du tout par cette suite de combats, de vengeances, de protections, de règlements de la justice, etc. C'est pas mon genre. En outre, j'ai lu l'édition des années 1990 de Casterman et je ne sais pas ce qu'il en est dans l'édition Sakka actuelle, mais la mise en page à l'occidental était un vrai massacre : images retournées ou pas, bulles de textes inversés ou à lire en sens inverse de la logique, mauvaises traductions. Catastrophique et d'autant plus dur d'entrer dans l'histoire. Ceux qui n'apprécient guère les histoires de samourais et de combats au sabre n'auront sans doute pas tellement de raison de tomber en extase avec ce manga.

17/05/2006 (modifier)