Tanitoc répond au cahier des charges de cette collection de leporellos – une histoire se déroulant dans une habitation à étages, que nous découvrons en coupe. C’est ainsi que nous suivons un poète, en mal d’inspiration, qui descend les étages de ce qui aurait pu être sa tour d’ivoire, jusqu’à la cave, pour chercher dans le vin de quoi lui redonner la flamme.
En chemin, il fait face à certaines tentations – et agressions, mais reste imperturbable. On peut imaginer une certaine parenté avec Rabelais dans ce personnage de poète amateur de bonne liqueur. En tout cas, Tanitoc nous montre un auteur qui, dans tous les sens du terme, a une bonne descente !
Pas inintéressant, mais je trouve cet opus un chouia décevant, il y manque quelque chose pour pimenter cette « descente ».
Je crois que c'est la première Bd importante de Héloret, son dessin est déja pas mal, il réussit de bonnes compositions et de belles pages, mais il s'est considérablement amélioré sur Eastern puis Robin des Bois (Robin) et surtout J'ai tué François-Ferdinand Archiduc d'Autriche qui marquait un accomplissement graphique indéniable.
L'univers développé est riche et attrayant, il y a de l'originalité et des idées intéressantes, ça donne envie de continuer grâce à un premier tome accrocheur. Mais le scénario est assez brouillon et mélange plusieurs influences et thèmes ; c'est pas tout à fait de la fantasy, c'est du fantastique sans en être vraiment, c'est de l'aventure hybride en fait qui brasse un peu tout ça dans une sorte de paquet hétérogène. Par contre je n'y ai rien vu qui rappelle Tolkien. Plusieurs éléments sont exposés sans qu'ils soient trop développés, les personnages ne sortent pas du lot, et la narration n'est guère captivante...
Il aurait fallu plus de peps pour faire avancer cette intrigue qui patine un peu et traine trop en longueur, du coup j'ai décroché à un moment sans que je puisse ensuite me réagripper à quelque chose, malgré l'aspect marin qui reste séduisant dans cette histoire, c'est dommage parce que ça influe sur ma note, je le regrette parce que je sens qu'il y a un potentiel et j'aurais voulu m'intéresser vraiment à cette Bd qui bénéficie d'un dessin très correct. C'est un récit ambitieux mais mal exploité.
Premier manga lu et avisé. Bon, ça commence pas très très bien!
Le dessin ne m'atteint pas, aussi j'étais surtout intéressé par le sujet. Mais me voilà déçu. Sur la partie du récit, c'est très très manichéen, les actes de tous les personnages sont exacerbées pour illustrer, mais ça part trop dans les extrêmes, les raccourcis sont énormes parfois. C'est tellement trop fort que les personnages "jouent mal", personne n'a la carrure de son propre rôle.
D'un point de vue éducatif, en soi c'est une vulgarisation vraiment élémentaire et intelligible. Tout se déroule sans accrocs et on ressort avec l'esprit clair. En ce qui me concerne, j'ai rien appris de nouveau vraiment, donc je reste sur ma faim. Aussi le public serait peut-être plus adapté pour les jeunes (lycéens max) ou pour tout lecteur qui a vraiment besoin de commencer par une base vulgarisatrice.
C'est une critique du capitalisme comme on peut en trouver partout, avec la vision marxiste simplifiée.
Pas fan, mais ça peut servir
De temps en temps, j’aime lire un album dont le scénario est basé sur l’absurde. C’est un angle de vue qui permet de confronter le lecteur à la vie réelle et, précisément, à l’absurdité de certaines règles auxquelles nous obéissons. C’est assez questionnant et assez drôle. Ceci dit, l’histoire qui commence bien perd de son énergie passée la moitié de l’album. Tout à coup, j’ai décroché. Dommage, j’aimais bien le début. Dumontheuil me déçoit de temps en temps et là, à mon avis, ça ne tient pas la route jusqu’au bout. Dommage, le personnage principal est attachant. La chute de l’histoire n’est pas non plus très réussie, elle tombe à l’eau et là encore, on a un goût d’inachevé.
Mon avis porte sur les deux premiers tomes, qui me laissent assez circonspect.
Cette BD souhaite nous raconter les tribulations de l'enquête soviétique sur la mort d'Hitler, sur fond de rivalité entre deux services rivaux : le NKVD, police secrète en charge de la sécurité intérieure et extérieure, dirigée par Lavrenti Beria, et le SMERSH, organisme créé de toutes pièces par Staline en 1943, en charge du contre-espionnage militaire, dirigé par Viktor Abakoumov, indépendant du NKVD.
Il est exact que le SMERSH était officiellement chargé de l'enquête sur la mort d'Hitler, et que le NKVD a tenté par tous les moyens de lui couper l'herbe sous le pieds.
Là où le bât blesse, c'est que cette BD soutient la thèse que Beria joue sa vie dans cette affaire, ce qui est hautement improbable. Plus problématique, la BD mélange les époques pour rendre le tout plus crédible : Beria se voit par exemple retirer la responsabilité du NKVD au profit de la conception de la première bombe A (incorrectement qualifiée de bombe H dans le récit) lors de la conférence de Potsdam (Juillet 1945), sorte de disgrâce. Or dans les faits,Il n'y a à priori aucune relation de cause à effet entre la disgrâce réelle (quoique temporaire) de Beria et l'enquête sur la mort d'Hitler.
Si les dessins sont corrects, presque chaque case est affligée d'espèces de demi-cercles noirs, donnant le sentiment que des ondes traversent l'espace. C'est (très) moche, et franchement cela distrait plus qu'autre chose. Je ne comprend pas leur utilité.
J'attend de voir le troisième tome, mais l'ensemble me parait plus fictionnel et sensationnaliste que documentaire hélas.
C’est un des premiers ou peut-être même le premier album publié en France par Juan Gimenez, qui n’est alors plus un débutant, mais qui verra son dessin s’affiner par la suite. Son trait est encore gras et brouillon, avec une esthétique marquée par son époque (voir ce qui se publiait aux Humanos).
On voit déjà en tout cas sa passion pour les détails techniques (il a fait des études de mécanique et de dessin industriel) et pour le space opera. C’est en tout cas le principal atout de cet album, qu’il faut lire en ayant à l’esprit sa création (1980), les thèmes développés ici ayant été abondamment abordés ailleurs – et sans doute mieux – depuis.
Je suis beaucoup plus circonspect concernant le scénario de Barreiro, un peu léger à mon goût, pour ne pas dire creux. Quelques idées piquées ici ou là et un manque de surprise, de rebondissements, auxquels se prêtait pourtant le dessin de Gimenez, assez dynamique.
Je suis resté sur ma faim.
Bon ça se laisse lire mais bof quoi.
Sur un sujet sensible, Zidrou brode une histoire qui m’a clairement laissé sur ma faim. Lecture rapide au final, il manque clairement un truc pour captiver ou approfondir les personnages. Ils sont restés creux et détestables à mes yeux. Seul le mari m’a intéressé à minima.
Et la partie graphique ne rattrape malheureusement pas l’ensemble.
Un loupé, je n’y ai pas vu de réel intérêt hormis les falaises de la Côte d’Opale.
Grand amateur de l'équipe Cousteau qui a bercé mon enfance, je suis assez vieux pour avoir également connu ces BD lors de leurs sorties.
Celles-ci étaient disponibles en masse avant tout dans les grandes surfaces, difficile de passer à côté.
Si je les lis avec mes yeux d'enfant, c'est toujours un petit plaisir de retrouver des héros qu'on avait un peu oubliés.
Si je les lis avec mes yeux d'adulte, les choses sont moins simples.
Il y a trois problèmes :
1) Il s'agit d’œuvres de commande à finalité purement financière. Et non dans le but de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques environnementales. En effet, chaque tome reprend un épisode des documentaires de l'équipe Cousteau. La BD s'arrête en 1998, un an après la sortie du dernier documentaire Cousteau et la mort du commandant. Le format BD pourtant offre des possibilités extraordinaires de s'affranchir des limites posées à des documentaires vidéos, et cette possibilité n'est jamais exploitée : il aurait été parfaitement faisable de faire une vraie BD de fiction à finalité environnementale avec des aventures "inédites". Le contenu qu'on nous montre est donc souvent assez daté, même pour l'époque de la sortie, beaucoup de documentaires ayant déjà entre 8 et 15 ans d'âge à ce moment (années 60-70)...
2)De fait, chaque tome est dans une forme de carcan scénaristique, obligé de suivre le rythme du documentaire vidéo sur lequel il est basé. L'auteur tente de s'affranchir un peu de ce cadre par l'introduction d'un ou deux personnages de fiction à finalité "comique" (Serge, un docteur...), mais cela fait trop artificiel et tombe hélas à plat. L'histoire autour du grand requin blanc, en deux parties, est un modèle du genre : la première partie est entièrement fictionnelle, centrée autour des préparatifs de Serge et de Jean-Michel Cousteau, et fait (mauvais) remplissage inutile avec presque zéro informations. On nous gratifie même d'une émouvante plongée entre le père et le fils Cousteau, qui n'a jamais eu lieu....
3)La BD suit malheureusement les manipulations de Cousteau pour parfaire ses histoires et surtout générer de l'audimat. Le pire exemple étant le tome 5, "les lions de la calypso". Dans le vrai monde, Cousteau avait décidé de capturer deux lions de mer afin de les apprivoiser et raconter une belle histoire complètement fausse d'amitié entre l'homme et l'animal. L'une des deux otaries se laissera mourir après quelques jours, et sera remplacée par une doublure, la supercherie n'étant dévoilée que 20 ans plus tard! Les otaries seront finalement relâchées dans un endroit complètement différent de leur lieu de capture. La BD se contente de mettre sur papier la version Cousteau (donc rien sur la mort d'un des animaux) en ajoutant des cases pour nous expliquer que comme certains colonies d'otaries d'espèces différentes ne sont pas hostiles, ce n'est pas un problème de relâcher deux individus seuls à 5000km de chez eux...Hum.
Le plaisir du farfouilleur en brocante est de tomber sur un album inconnu proposant un nom aux résonnances familières. Dellisse… ce nom me disait quelque chose et je l’associais à Delaby, Dieu sait pourquoi… Enfin, vous pouvez m’appeler Dieu car je sais pourquoi mais j’aurais quand même dû m’inquiéter dès ce moment étant donné que leur association avait accouché d’un navet. Joli, certes mais navet quand même.
Oui mais voilà, dégoter cette péniche bleue, présentée sur le-site-bleu-d’à-coté comme un one-shot (il n’en est rien, c’est juste un tome 1 d’une série avortée aussi sec, histoire de ne pas prolonger inutilement le massacre), avait activé mes glandes salivaires. « Chouette, un vieux truc oublié ! » me dis-je innocemment, tel l’adolescent transi devant un poster de Sabrina qu’il ne connaissait pas (avoir été adolescent en 1987 aide à comprendre cette analogie douteuse). Et en plus un dessin qui me faisait penser à Béhé, époque « Pour l'amour de l'art » (qui se trouve d’ailleurs être la même que pour cette bleue péniche, soit le début des années ’90), le genre de dessin facile à lire que j’aime bien et qui m’apporte une giclée de fraicheur nostalgique (et ne vous retournez pas vers Sabrina, on ne parle pas de la même giclée).
Oui, j’étais partant ! La fleur au fusil ! Le regard pétillant ! Et,… allez, pendant 4, 5 pages, j’y ai cru.
Sauf que voilà, malgré la bonne idée de départ (3 cousin/cousines héritent d’une péniche avec obligation de voyager durant un an pour toucher un gros héritage) qui pouvait déboucher sur une série sympathique policière et sans prise de tête, ce récit ne parvient à nous offrir qu’une parodie d’enquête même pas digne d’un téléfilm sur France 3. Ce n’est ni drôle, ni dynamique, ni palpitant, ni crédible, ni étonnant. C’est juste pfffffff… désolant. Désolant car il y avait du potentiel. Le dessin de Joseph Griesmar est très marqué par un courant de cette époque mais dans son genre, il est agréable à lire (à défaut d’être très précis). Le coup de la péniche en héritage aurait pu permettre aux auteurs de créer différentes petites intrigues s’inspirant de décors changeants. Les rapports entre le cousin et ses cousines auraient pu déboucher sur des situations vaudevillesques distrayantes.
Oui mais non, rien de tout ça. Juste une enquête policière mal menée, sans peps, à l’humour aussi plat qu’un canal, aux rebondissements prévisibles et à la conclusion morne.
Bon bah, voilà… tant pis… une bd oubliée comme un billet à gratter : tant que je ne l’avais pas ouverte, j’avais l’espoir d’avoir gagné à la loterie, mais une fois ‘grattée’ j’ai juste pigé que j’avais perdu mon temps et mon argent.
Prenant pour base sa propre vie, Dominique Grange s'associe à Tardi pour nous raconter le parcours d'une militante gauchiste du début des années 60 à la fin des années 70. Nous ne parlons pas d'une simple militante adepte de manifestations et de tracts mais bien d'une combattante de la justice sociale engagée dans les groupuscules de la Gauche Prolétarienne, appliquant l'infiltration maoïste dans des usines pour soutenir des révoltes ouvrières et participant à des actions musclées avec des cocktails molotov préparés par ses soins. Avec comme particularité supplémentaire d'être aussi musicienne de profession et d'avoir composé des chansons qui deviendront des hymnes des militants révolutionnaires.
Si sur le fond raconter un tel parcours de vie est intéressant, sur la forme j'ai trouvé cette lecture assez barbante. C'est une longue biographie très politisée, faite de flash-back et de sauts dans le temps, fourmillant de personnages qu'on en vient facilement à mélanger. Le discours est très manichéen, s'entamant directement par les actes immondes de ces salauds de flics, impliquant dès les premiers instants qu'il est logique de s'en prendre à eux avec autant de violence et de cracher à la gueule de l'état policier et fasciste qu'est forcément la France. Les flics y sont tellement caricaturaux dans l'horreur et la stupidité crasse quand j'en suis venu à chercher les très rares bulles de dialogues que ces derniers ne ponctuent pas machinalement d'une insulte raciste, misogyne ou homophobe. Ce manichéisme et la position immédiatement révoltée et haineuse de l'héroïne, tous pourris tous corrompus et fachos, ne m'a pas aidé à m'attacher à elle ni à son engagement sans faille pour le militantisme maoïste, un regard critique sur ce dernier n'étant finalement porté que dans le texte de la scénariste en toute fin d'album, mais jamais dans la BD elle-même.
Cette lecture fut donc laborieuse malgré une certaine forme de curiosité de ma part, et je ne la conseillerai pas forcément, même pour découvrir à quoi ressemblaient les engagés militants de cette époque.
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La Pépie dès potron-minet
Tanitoc répond au cahier des charges de cette collection de leporellos – une histoire se déroulant dans une habitation à étages, que nous découvrons en coupe. C’est ainsi que nous suivons un poète, en mal d’inspiration, qui descend les étages de ce qui aurait pu être sa tour d’ivoire, jusqu’à la cave, pour chercher dans le vin de quoi lui redonner la flamme. En chemin, il fait face à certaines tentations – et agressions, mais reste imperturbable. On peut imaginer une certaine parenté avec Rabelais dans ce personnage de poète amateur de bonne liqueur. En tout cas, Tanitoc nous montre un auteur qui, dans tous les sens du terme, a une bonne descente ! Pas inintéressant, mais je trouve cet opus un chouia décevant, il y manque quelque chose pour pimenter cette « descente ».
Le Bateau feu
Je crois que c'est la première Bd importante de Héloret, son dessin est déja pas mal, il réussit de bonnes compositions et de belles pages, mais il s'est considérablement amélioré sur Eastern puis Robin des Bois (Robin) et surtout J'ai tué François-Ferdinand Archiduc d'Autriche qui marquait un accomplissement graphique indéniable. L'univers développé est riche et attrayant, il y a de l'originalité et des idées intéressantes, ça donne envie de continuer grâce à un premier tome accrocheur. Mais le scénario est assez brouillon et mélange plusieurs influences et thèmes ; c'est pas tout à fait de la fantasy, c'est du fantastique sans en être vraiment, c'est de l'aventure hybride en fait qui brasse un peu tout ça dans une sorte de paquet hétérogène. Par contre je n'y ai rien vu qui rappelle Tolkien. Plusieurs éléments sont exposés sans qu'ils soient trop développés, les personnages ne sortent pas du lot, et la narration n'est guère captivante... Il aurait fallu plus de peps pour faire avancer cette intrigue qui patine un peu et traine trop en longueur, du coup j'ai décroché à un moment sans que je puisse ensuite me réagripper à quelque chose, malgré l'aspect marin qui reste séduisant dans cette histoire, c'est dommage parce que ça influe sur ma note, je le regrette parce que je sens qu'il y a un potentiel et j'aurais voulu m'intéresser vraiment à cette Bd qui bénéficie d'un dessin très correct. C'est un récit ambitieux mais mal exploité.
Le Capital
Premier manga lu et avisé. Bon, ça commence pas très très bien! Le dessin ne m'atteint pas, aussi j'étais surtout intéressé par le sujet. Mais me voilà déçu. Sur la partie du récit, c'est très très manichéen, les actes de tous les personnages sont exacerbées pour illustrer, mais ça part trop dans les extrêmes, les raccourcis sont énormes parfois. C'est tellement trop fort que les personnages "jouent mal", personne n'a la carrure de son propre rôle. D'un point de vue éducatif, en soi c'est une vulgarisation vraiment élémentaire et intelligible. Tout se déroule sans accrocs et on ressort avec l'esprit clair. En ce qui me concerne, j'ai rien appris de nouveau vraiment, donc je reste sur ma faim. Aussi le public serait peut-être plus adapté pour les jeunes (lycéens max) ou pour tout lecteur qui a vraiment besoin de commencer par une base vulgarisatrice. C'est une critique du capitalisme comme on peut en trouver partout, avec la vision marxiste simplifiée. Pas fan, mais ça peut servir
Malentendus
De temps en temps, j’aime lire un album dont le scénario est basé sur l’absurde. C’est un angle de vue qui permet de confronter le lecteur à la vie réelle et, précisément, à l’absurdité de certaines règles auxquelles nous obéissons. C’est assez questionnant et assez drôle. Ceci dit, l’histoire qui commence bien perd de son énergie passée la moitié de l’album. Tout à coup, j’ai décroché. Dommage, j’aimais bien le début. Dumontheuil me déçoit de temps en temps et là, à mon avis, ça ne tient pas la route jusqu’au bout. Dommage, le personnage principal est attachant. La chute de l’histoire n’est pas non plus très réussie, elle tombe à l’eau et là encore, on a un goût d’inachevé.
Hitler est mort
Mon avis porte sur les deux premiers tomes, qui me laissent assez circonspect. Cette BD souhaite nous raconter les tribulations de l'enquête soviétique sur la mort d'Hitler, sur fond de rivalité entre deux services rivaux : le NKVD, police secrète en charge de la sécurité intérieure et extérieure, dirigée par Lavrenti Beria, et le SMERSH, organisme créé de toutes pièces par Staline en 1943, en charge du contre-espionnage militaire, dirigé par Viktor Abakoumov, indépendant du NKVD. Il est exact que le SMERSH était officiellement chargé de l'enquête sur la mort d'Hitler, et que le NKVD a tenté par tous les moyens de lui couper l'herbe sous le pieds. Là où le bât blesse, c'est que cette BD soutient la thèse que Beria joue sa vie dans cette affaire, ce qui est hautement improbable. Plus problématique, la BD mélange les époques pour rendre le tout plus crédible : Beria se voit par exemple retirer la responsabilité du NKVD au profit de la conception de la première bombe A (incorrectement qualifiée de bombe H dans le récit) lors de la conférence de Potsdam (Juillet 1945), sorte de disgrâce. Or dans les faits,Il n'y a à priori aucune relation de cause à effet entre la disgrâce réelle (quoique temporaire) de Beria et l'enquête sur la mort d'Hitler. Si les dessins sont corrects, presque chaque case est affligée d'espèces de demi-cercles noirs, donnant le sentiment que des ondes traversent l'espace. C'est (très) moche, et franchement cela distrait plus qu'autre chose. Je ne comprend pas leur utilité. J'attend de voir le troisième tome, mais l'ensemble me parait plus fictionnel et sensationnaliste que documentaire hélas.
L'Étoile noire
C’est un des premiers ou peut-être même le premier album publié en France par Juan Gimenez, qui n’est alors plus un débutant, mais qui verra son dessin s’affiner par la suite. Son trait est encore gras et brouillon, avec une esthétique marquée par son époque (voir ce qui se publiait aux Humanos). On voit déjà en tout cas sa passion pour les détails techniques (il a fait des études de mécanique et de dessin industriel) et pour le space opera. C’est en tout cas le principal atout de cet album, qu’il faut lire en ayant à l’esprit sa création (1980), les thèmes développés ici ayant été abondamment abordés ailleurs – et sans doute mieux – depuis. Je suis beaucoup plus circonspect concernant le scénario de Barreiro, un peu léger à mon goût, pour ne pas dire creux. Quelques idées piquées ici ou là et un manque de surprise, de rebondissements, auxquels se prêtait pourtant le dessin de Gimenez, assez dynamique. Je suis resté sur ma faim.
L'Indivision
Bon ça se laisse lire mais bof quoi. Sur un sujet sensible, Zidrou brode une histoire qui m’a clairement laissé sur ma faim. Lecture rapide au final, il manque clairement un truc pour captiver ou approfondir les personnages. Ils sont restés creux et détestables à mes yeux. Seul le mari m’a intéressé à minima. Et la partie graphique ne rattrape malheureusement pas l’ensemble. Un loupé, je n’y ai pas vu de réel intérêt hormis les falaises de la Côte d’Opale.
L'Aventure de l'équipage Cousteau
Grand amateur de l'équipe Cousteau qui a bercé mon enfance, je suis assez vieux pour avoir également connu ces BD lors de leurs sorties. Celles-ci étaient disponibles en masse avant tout dans les grandes surfaces, difficile de passer à côté. Si je les lis avec mes yeux d'enfant, c'est toujours un petit plaisir de retrouver des héros qu'on avait un peu oubliés. Si je les lis avec mes yeux d'adulte, les choses sont moins simples. Il y a trois problèmes : 1) Il s'agit d’œuvres de commande à finalité purement financière. Et non dans le but de sensibiliser les plus jeunes aux problématiques environnementales. En effet, chaque tome reprend un épisode des documentaires de l'équipe Cousteau. La BD s'arrête en 1998, un an après la sortie du dernier documentaire Cousteau et la mort du commandant. Le format BD pourtant offre des possibilités extraordinaires de s'affranchir des limites posées à des documentaires vidéos, et cette possibilité n'est jamais exploitée : il aurait été parfaitement faisable de faire une vraie BD de fiction à finalité environnementale avec des aventures "inédites". Le contenu qu'on nous montre est donc souvent assez daté, même pour l'époque de la sortie, beaucoup de documentaires ayant déjà entre 8 et 15 ans d'âge à ce moment (années 60-70)... 2)De fait, chaque tome est dans une forme de carcan scénaristique, obligé de suivre le rythme du documentaire vidéo sur lequel il est basé. L'auteur tente de s'affranchir un peu de ce cadre par l'introduction d'un ou deux personnages de fiction à finalité "comique" (Serge, un docteur...), mais cela fait trop artificiel et tombe hélas à plat. L'histoire autour du grand requin blanc, en deux parties, est un modèle du genre : la première partie est entièrement fictionnelle, centrée autour des préparatifs de Serge et de Jean-Michel Cousteau, et fait (mauvais) remplissage inutile avec presque zéro informations. On nous gratifie même d'une émouvante plongée entre le père et le fils Cousteau, qui n'a jamais eu lieu.... 3)La BD suit malheureusement les manipulations de Cousteau pour parfaire ses histoires et surtout générer de l'audimat. Le pire exemple étant le tome 5, "les lions de la calypso". Dans le vrai monde, Cousteau avait décidé de capturer deux lions de mer afin de les apprivoiser et raconter une belle histoire complètement fausse d'amitié entre l'homme et l'animal. L'une des deux otaries se laissera mourir après quelques jours, et sera remplacée par une doublure, la supercherie n'étant dévoilée que 20 ans plus tard! Les otaries seront finalement relâchées dans un endroit complètement différent de leur lieu de capture. La BD se contente de mettre sur papier la version Cousteau (donc rien sur la mort d'un des animaux) en ajoutant des cases pour nous expliquer que comme certains colonies d'otaries d'espèces différentes ne sont pas hostiles, ce n'est pas un problème de relâcher deux individus seuls à 5000km de chez eux...Hum.
La Péniche bleue
Le plaisir du farfouilleur en brocante est de tomber sur un album inconnu proposant un nom aux résonnances familières. Dellisse… ce nom me disait quelque chose et je l’associais à Delaby, Dieu sait pourquoi… Enfin, vous pouvez m’appeler Dieu car je sais pourquoi mais j’aurais quand même dû m’inquiéter dès ce moment étant donné que leur association avait accouché d’un navet. Joli, certes mais navet quand même. Oui mais voilà, dégoter cette péniche bleue, présentée sur le-site-bleu-d’à-coté comme un one-shot (il n’en est rien, c’est juste un tome 1 d’une série avortée aussi sec, histoire de ne pas prolonger inutilement le massacre), avait activé mes glandes salivaires. « Chouette, un vieux truc oublié ! » me dis-je innocemment, tel l’adolescent transi devant un poster de Sabrina qu’il ne connaissait pas (avoir été adolescent en 1987 aide à comprendre cette analogie douteuse). Et en plus un dessin qui me faisait penser à Béhé, époque « Pour l'amour de l'art » (qui se trouve d’ailleurs être la même que pour cette bleue péniche, soit le début des années ’90), le genre de dessin facile à lire que j’aime bien et qui m’apporte une giclée de fraicheur nostalgique (et ne vous retournez pas vers Sabrina, on ne parle pas de la même giclée). Oui, j’étais partant ! La fleur au fusil ! Le regard pétillant ! Et,… allez, pendant 4, 5 pages, j’y ai cru. Sauf que voilà, malgré la bonne idée de départ (3 cousin/cousines héritent d’une péniche avec obligation de voyager durant un an pour toucher un gros héritage) qui pouvait déboucher sur une série sympathique policière et sans prise de tête, ce récit ne parvient à nous offrir qu’une parodie d’enquête même pas digne d’un téléfilm sur France 3. Ce n’est ni drôle, ni dynamique, ni palpitant, ni crédible, ni étonnant. C’est juste pfffffff… désolant. Désolant car il y avait du potentiel. Le dessin de Joseph Griesmar est très marqué par un courant de cette époque mais dans son genre, il est agréable à lire (à défaut d’être très précis). Le coup de la péniche en héritage aurait pu permettre aux auteurs de créer différentes petites intrigues s’inspirant de décors changeants. Les rapports entre le cousin et ses cousines auraient pu déboucher sur des situations vaudevillesques distrayantes. Oui mais non, rien de tout ça. Juste une enquête policière mal menée, sans peps, à l’humour aussi plat qu’un canal, aux rebondissements prévisibles et à la conclusion morne. Bon bah, voilà… tant pis… une bd oubliée comme un billet à gratter : tant que je ne l’avais pas ouverte, j’avais l’espoir d’avoir gagné à la loterie, mais une fois ‘grattée’ j’ai juste pigé que j’avais perdu mon temps et mon argent.
Elise et les nouveaux partisans
Prenant pour base sa propre vie, Dominique Grange s'associe à Tardi pour nous raconter le parcours d'une militante gauchiste du début des années 60 à la fin des années 70. Nous ne parlons pas d'une simple militante adepte de manifestations et de tracts mais bien d'une combattante de la justice sociale engagée dans les groupuscules de la Gauche Prolétarienne, appliquant l'infiltration maoïste dans des usines pour soutenir des révoltes ouvrières et participant à des actions musclées avec des cocktails molotov préparés par ses soins. Avec comme particularité supplémentaire d'être aussi musicienne de profession et d'avoir composé des chansons qui deviendront des hymnes des militants révolutionnaires. Si sur le fond raconter un tel parcours de vie est intéressant, sur la forme j'ai trouvé cette lecture assez barbante. C'est une longue biographie très politisée, faite de flash-back et de sauts dans le temps, fourmillant de personnages qu'on en vient facilement à mélanger. Le discours est très manichéen, s'entamant directement par les actes immondes de ces salauds de flics, impliquant dès les premiers instants qu'il est logique de s'en prendre à eux avec autant de violence et de cracher à la gueule de l'état policier et fasciste qu'est forcément la France. Les flics y sont tellement caricaturaux dans l'horreur et la stupidité crasse quand j'en suis venu à chercher les très rares bulles de dialogues que ces derniers ne ponctuent pas machinalement d'une insulte raciste, misogyne ou homophobe. Ce manichéisme et la position immédiatement révoltée et haineuse de l'héroïne, tous pourris tous corrompus et fachos, ne m'a pas aidé à m'attacher à elle ni à son engagement sans faille pour le militantisme maoïste, un regard critique sur ce dernier n'étant finalement porté que dans le texte de la scénariste en toute fin d'album, mais jamais dans la BD elle-même. Cette lecture fut donc laborieuse malgré une certaine forme de curiosité de ma part, et je ne la conseillerai pas forcément, même pour découvrir à quoi ressemblaient les engagés militants de cette époque.