La Péniche bleue

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Enquête policière sur fond d'héritage.


Marine moderne

Le riche et excentrique Constantin Philibert laisse à ses trois neveux un curieux testament. S'ils veulent hériter de son immense fortune, Lina, Camille, Verny et leur chien God doivent entreprendre un voyage d'un an à bord de la Péniche Bleue. Très vite les ennuis commencent. Ils sont victimes d'un véritable complot. II faudra aller jusqu'au bout de cet incroyable voyage pour qu'enfin la vérité éclate.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1990
Statut histoire Une histoire par tome (un seul tome paru) 1 tome paru
Couverture de la série La Péniche bleue © Dargaud 1990

28/04/2022 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Le plaisir du farfouilleur en brocante est de tomber sur un album inconnu proposant un nom aux résonnances familières. Dellisse… ce nom me disait quelque chose et je l’associais à Delaby, Dieu sait pourquoi… Enfin, vous pouvez m’appeler Dieu car je sais pourquoi mais j’aurais quand même dû m’inquiéter dès ce moment étant donné que leur association avait accouché d’un navet. Joli, certes mais navet quand même. Oui mais voilà, dégoter cette péniche bleue, présentée sur le-site-bleu-d’à-coté comme un one-shot (il n’en est rien, c’est juste un tome 1 d’une série avortée aussi sec, histoire de ne pas prolonger inutilement le massacre), avait activé mes glandes salivaires. « Chouette, un vieux truc oublié ! » me dis-je innocemment, tel l’adolescent transi devant un poster de Sabrina qu’il ne connaissait pas (avoir été adolescent en 1987 aide à comprendre cette analogie douteuse). Et en plus un dessin qui me faisait penser à Béhé, époque « Pour l'amour de l'art » (qui se trouve d’ailleurs être la même que pour cette bleue péniche, soit le début des années ’90), le genre de dessin facile à lire que j’aime bien et qui m’apporte une giclée de fraicheur nostalgique (et ne vous retournez pas vers Sabrina, on ne parle pas de la même giclée). Oui, j’étais partant ! La fleur au fusil ! Le regard pétillant ! Et,… allez, pendant 4, 5 pages, j’y ai cru. Sauf que voilà, malgré la bonne idée de départ (3 cousin/cousines héritent d’une péniche avec obligation de voyager durant un an pour toucher un gros héritage) qui pouvait déboucher sur une série sympathique policière et sans prise de tête, ce récit ne parvient à nous offrir qu’une parodie d’enquête même pas digne d’un téléfilm sur France 3. Ce n’est ni drôle, ni dynamique, ni palpitant, ni crédible, ni étonnant. C’est juste pfffffff… désolant. Désolant car il y avait du potentiel. Le dessin de Joseph Griesmar est très marqué par un courant de cette époque mais dans son genre, il est agréable à lire (à défaut d’être très précis). Le coup de la péniche en héritage aurait pu permettre aux auteurs de créer différentes petites intrigues s’inspirant de décors changeants. Les rapports entre le cousin et ses cousines auraient pu déboucher sur des situations vaudevillesques distrayantes. Oui mais non, rien de tout ça. Juste une enquête policière mal menée, sans peps, à l’humour aussi plat qu’un canal, aux rebondissements prévisibles et à la conclusion morne. Bon bah, voilà… tant pis… une bd oubliée comme un billet à gratter : tant que je ne l’avais pas ouverte, j’avais l’espoir d’avoir gagné à la loterie, mais une fois ‘grattée’ j’ai juste pigé que j’avais perdu mon temps et mon argent.

28/04/2022 (modifier)