Je dirais bof, bof ! Bah j'ai failli mettre 3/5, mais je peux pas dire que j'ai été très emballé par cette Caroline dont 2 grands épisodes ont été publiés dans l'ancienne formule de l’Écho des Savanes à partir de 1975. Cette héroïne de Pichard, encore bien roulée et pulpeuse, venait après Paulette et Blanche Epiphanie, elle est assez proche de ces 2 héroïnes par ses mésaventures complètement nonsensiques, nourries de poésie surréaliste et d'érotisme gentillet, quoiqu'un peu plus débridé voire violent dans certains passages.
Le début commence de façon plutôt classique : Caroline rend visite à un vieux braconnier qui lui offre une douvve, petit animal curieux et docile que Caroline se met en tête de ramener dans son pays. Commence alors une sorte de road movie, une suite d'aventures échevelées où elle croise des personnages étranges comme la femme Alligator, le cruel Tzarof, les dieux Mercure ou Eros, des pirates et plein d'autres tous aussi pittoresques et tarés les uns que les autres... Le récit qui a l'air de rappeler les vieux feuilletons aventureux, regorge de clins d'oeil, et lorgne entre fantastique, érotisme malicieux et humour où plane le nonsense, dans des décors incroyables. Bref, ça peut paraitre amusant un temps, mais au bout d'un moment, j'en avais vite marre, pourtant le dessin de Pichard est égal à lui-même, il déshabille souvent son héroïne mais ça ne suffit pas pour m'intéresser à ce total délire. Note réelle : 2,5/5.
Voila une oeuvre intéressante que j'avais découverte en noir & blanc dans l'édition d'origine aux Humanoïdes, celle de 1976, et que j'ai retrouvée dans d'anciens numéros de Pilote puisque ces 4 récits composant l'album sont parus dans ce journal autour de 1971 ou 72. Intéressant mais rasoir parce que je ne comprend pas grand chose dans tout ça et que surtout ça ne m'attire pas des masses. Mais pour Solé qui venait de rentrer au journal Pilote en 1970, c'est intéressant de découvrir sa première grande Bd (il n'avait avant ça réalisé que des figures imposées chez Pilote : les pages d'actualités et quelques Grandes Gueules). Pour Dionnet aussi, c'est un peu un baptême du feu comme scénariste, activité qu'il va ensuite amplifier lorsqu'il sera directeur de Métal Hurlant.
Oeuvre de jeunesse donc, c'est inclassable et impossible à résumer tant c'est assez barré par endroits, il s'agit d'un voyage aux confins de l'étrange qui peut passer pour une petite merveille d'inventivité bizarroïde. Ce Jean Cyriaque fait toute sorte de rencontres, on est littéralement transporté dans un autre monde et baladé entre rêve éveillé et délires psychédéliques par les 2 auteurs que l'on sent libres de s'être complètement lâchés, en abordant plusieurs thèmes universels. Il faut être prêt à sortir vraiment des sentiers battus avec cette bande, c'est un voyage initiatique où l'on suit le héros à travers des errements très zarb. A l'époque, c'était peut-être en phase, le psychédélisme et tout ça, mais c'était quand même déjà audacieux et perché comme trip, aujourd'hui on voit tellement de trucs bizarres en BD que ça peut peut-être mieux passer, je sais pas trop...
Le dessin de Solé qui n'est pas encore tout à fait stabilisé, mais dont on sent le potentiel et la naissance de son style, accentue ce sentiment de bizarrerie et de psychédélisme ; alors en noir & blanc, l'effet est sans doute moindre, j'imagine qu'en quadrichromie dans l'édition de 1982, ça doit en foutre plein la vue, on a des planches très remplies , très fouillis dans le style de ce que faisait Druillet à la même époque, c'est donc assez space.
Bon moi ça ne me botte pas autant que je le voudrais, mais je reconnais que c'est une oeuvre intéressante à connaitre et qu'elle constitue une sorte de jalon dans la bande dessinée de cette période des débuts des années 70 qui voulait s'affranchir totalement des séries classiques linéaires avec un héros conventionnel.
On a là un recueil assez disparate et plutôt daté, mais qui a le mérite de retranscrire une époque de création, et de témoigner d’un courant de Métal Hurlant, des années 1970 et début 1980.
Le style graphique de Nicollet est proche de ceux de Caza (dans ses recueils fantastiques), de Caro ou de Beb Deum, avec un penchant pour les univers rock, voire punk, dans une SF alternant ou mélangeant les influences (Lovecraft, ou du fantastique baroque un peu plus poétique).
L’ensemble est hétéroclite, car il rassemble quelques histoires courtes (très courtes !), publiées dans Métal Hurlant, des couvertures de romans (beaucoup de chez NEO) et quelques dessins épars.
Les scénarios de Nicollet (seule la première histoire, « Bunker’s family » est scénarisée par Picaret) sont assez minimalistes (et, il faut le dire, pas toujours captivants), et cet album vaut avant tout pour l’aspect graphique (plus les décors et l’ambiance générale que les détails d’ailleurs, les personnages ayant souvent des traits un peu figés).
Et du coup il s’adresse avant tout à un lectorat nostalgique, ou particulièrement intéressé par ce courant de la BD adulte des années 1970 mêlant SF, fantastique, dont Métal Hurlant fut le creuset.
Matz est un auteur assez prolifique et a déjà publié pas mal de polars réussis. Mais celui-ci m’a laissé sur ma faim. Je l’ai trouvé un peu quelconque.
Peu de texte, une intrigue assez légère, c’est vite lu. Mais peu de choses m’ont suffisamment captivé.
Le héros est un tatoueur renommé. Pourtant, même si le titre semble faire de ce métier quelque chose d’important pour l’intrigue, cela s’avère en fait sans importance.
Une grande partie des textes sont des commentaires en off (un peu comme Matz le fait avec Le Tueur). Mais contrairement à cette dernière, il n’y a pas ici le cynisme, la force des remarques, ça ronronne. Et une fois éclairci le problème qui menace notre tatoueur et l’empêche de revenir dans son pays, la Hongrie, on se dit juste « tout ça pour ça ?».
Enfin, le complot d’une sorte de confrérie des chauffeurs de taxis est hautement improbable, que ce soit sur le fond ou sur la forme !
Bref, l’histoire se laisse lire, mais elle manque singulièrement de consistance et de crédibilité je trouve. Ce n’est clairement pas le meilleur Matz.
Note réelle 2,5/5.
Bruno Brazil est une version BD de 007 ou de Ethan Hunt quadra. Il évolue pour une agence gouvernementale dans un monde hyper technologique naissant.
C'était l'époque où les services secrets anglo-américains sauvaient le monde dans tous les média occidentaux de divertissement. Ce concept a beaucoup vieilli même si les scénarii de Greg sont toujours solides bien qu'il y ait des faiblesses pour cette série.
Je trouve qu'une équipe de six c'est un peu beaucoup et que cela alourdit inutilement le scénario. De plus, les dialogues manquent d'humour par rapport à certaines autres séries de Greg. Ensuite il y a un manque d'unité dans les fonctions : agents secrets contre des forces étrangères ? Auxiliaires de police contre la mafia ?
Les dessins de Vance sont efficaces même si je le préfère dans XIII. Dans Brazil je trouve que ses cadrages sont trop près du corps ce qui minimise les extérieurs au détriment de l'ambiance et du décor. Il y a un manque de souplesse dans les traits à mon goût.
Les architectures extérieures sont vraiment typées building modernes des années 60/70, utilisées de façon excessive : par exemple même à Tananarive on se croirait aux USA !! C'est clean mais froid. Je trouve les extérieurs basiques et manquant de détails, rien à voir avec les décors de XIII encore une fois.
C'est un héros qui ne m'avait pas laissé de souvenir avant ma relecture. Je trouve que les auteurs ont fait beaucoup mieux. Peut-être que Greg devait s'ennuyer un peu puisqu'il a fait mourir beaucoup de son commando.
J'ai tendance à me lancer les yeux fermés dans un album de Taniguchi que je ne connais pas, tant j'apprécie cet auteur pour son écriture et la profonde émotion qui se dégage de ses récits. Mais là, franchement, je n'ai pas du tout accroché. J'ai trouvé ce conte sans beaucoup d'intérêt et le dessin en couleurs ne m'a pas vraiment plu, non plus. On retrouve pourtant les codes habituels des albums du mangaka mais ça manque d'approfondissement.
Difficile de donner véritablement un avis global sur le Docteur Poche, cette série n'ayant cessé d'évoluer et changer de directions au fur et à mesure, rendant l'ensemble très compliqué.
Le personnage principal, le Docteur Poche, est un médecin généraliste au grand coeur qui se retrouve embarqué malgré lui dans des évènements ayant un côté magique et fantastique. Le premier tome par exemple l'affuble d'un manteau magique lui permettant de voler, et le confronte à un voleur qui utilise une bague magique lui permettant de donner vie à des statues et mannequins. On le verra souvent par la suite confronté à des créatures fantastiques sur terre (des hommes-papillons, des lutins, le diable...) ou dans des mondes parallèles (des animaux humanoïdes).
Il y a un côté effectivement très onirique, mais également souvent très sombre : les personnages se font souvent salement blesser, torturer (dans une certaine mesure) ou capturer dans des conditions pas toujours humaines. Même des épisodes anodins et a priori inoffensifs peuvent se terminer très mal: le tome 7 nous met par exemple aux prises avec un petit singe mal luné mais inoffensif qui finira par disparaître dans l'infiniment petit... Enfin la série d'origine se termine par la damnation éternelle du Dr Poche.
On peut tenter de scinder la série de la manière suivante:
Tome 1: fantastique et onirique à la fin heureuse. Mon préféré.
Tome 2: premiers pas dans le fantastique avec les fameux hommes-papillons, qu'un homme veut réduire en esclavage ou vendre à la science pour expériences, et qui annonce le côté sombre
Tome 3: le seul sans rapport avec le fantastique, mais qui pareil est assez sombre
Tomes 4-5: mondes parallèles
Tomes 6-14: fantastique quasi omniprésent, mais histoires infantiles (malgré tout un peu sombres), s'adressant aux plus jeunes. Normalement la série aurait dû s'arrêter là, le Docteur étant détruit à la fin du tome 14
Tomes 15-16: suites tardives des tomes 4 et 5. Virage de nouveau à 180° avec un retour à des histoires plus adultes, mais faisant totalement abstraction des évènements du tome 14 et des personnages habitant les tomes 6 à 14. Si il y a un certain plaisir à retrouver l'univers des tomes 4 et 5, l'ensemble est clairement raté : tout sent le réchauffé, avec des allusions très lourdes à la seconde guerre mondiale (camps de concentration, personnages calqués sur De Gaulle et Churchill), à la crise "migratoire" (réfugiés parqués ou rejetés à la mer), le tout agrémenté de science-fiction lorgnant sur la guerre des mondes et même angry birds (des cochons spatiaux envahissent la planète des chats et utilisent des tripodes de combat), tout en étant nappé d'un message environnementaliste. Un peu trop à mon goût.
Les auteurs nous renvoient dans les années 50 avec un Danny pilote en Corée ou contre des mauvais perdants Japonais !
Bien sûr que pour un fan de Danny c'est agréable à lire, c'est bien construit et les couleurs sont d'une autre qualité que celles des années 50/60.
Les dessins sont vraiment bons mais très classiques.
De plus Danny se retrouve avec un look de quinqua qui correspond plus à ses dernières aventures polaires. Alors pourquoi ce type de série ?
Rajeunir des épisodes vieux de 50 ans avec les codes d'aujourd'hui ?
Contrairement aux Spirou de Bravo par exemple, je n'y trouve aucune originalité par rapport aux personnages ni aux déroulés des histoires anciennes.
Une DS avec de la peinture neuve en quelque sorte. Bien sûr que les auteurs connaissent leur métier et font du bel ouvrage mais où est la créativité et l'inventivité ? Je ne la vois pas.
Bon ben c'est pas aujourd'hui que Bilal va me convaincre en tant que scénariste.
J'ai toujours autant de mal à prendre du plaisir dès qu'il scénarise. Le point positif, c'est moins pseudo philosophique. Le point négatif, c'est pseudo romanesque. Pauvre Shakespeare. Que viennent faire Roméo et Juliette dans cette galère ?
Un récit qui ne me touche pas, une narration rébarbative et des personnages creux. Pourtant j'étais parti confiant après mes trois whisky.
Là où je suis certain de ne pas être déçu, c'est son graphisme. Toujours aussi bon.
Avec toujours ce reproche récurrent sur les protagonistes, ils ne sont pas toujours faciles à reconnaître. Heureusement la couleur des cheveux et les coiffures différentes sont là pour m'aider.
Pour les inconditionnels de Bilal.
Voici donc la toute nouvelle série de Christophe Bec... Toujours circonspect vis à vis de ses productions qui m'ont plutôt déçu ces derniers temps, j'ai abordé cette lecture sans trop savoir à quoi m'attendre.
La colonie humaine installée sur Titan où elle exploite quantité de minerais rares reçoit un étrange message provenant des confins de l'espace. Ce message contient les coordonnées d'une galaxie située à des milliers d'année lumière et des plans pour construire d'étranges vaisseaux aux capacités technologiques bien supérieures à ce que notre espèce maîtrise. Le temps de construire cinq de ces fabuleux "crusaders" et voilà qu'une équipe de volontaire tente l'aventure pour tenter de rejoindre ces fameuses coordonnées.
Alors ok, on est dans de la SF, (parfois même un peu hard avec certaines explications scientifiques un peu complexes par moment pour le piètre esprit scientifique que je suis) mais il y a quand même une nouvelle fois des choses qui me chiffonnent dans ce scénario introductif de monsieur Bec. Déjà, tranquille Emile, on reçoit des plans pour construire un vaisseau ; Pif pouf, pas de problème, on décode le message, on a les plans, et ça tombe bien on a tout sous la main sur notre petite Titan de la Voie Lactée pour les construire ! Et repif pouf, en quelques mois on te monte cinq vaisseaux extraterrestre pil poil adaptés à la morphologie humaine et qu'ils vont apprendre à piloter sur le même laps de temps. Et enfin zou ! c'est parti, tout le monde s'embarque joyeusement pour traverser des trous noirs et des trous de ver pour filer au rencard !
Alors oui, je caricature un brin, mais en même temps pas tant que ça. Heureusement ce tome d'introduction possède d'autres qualités. Le dessin de Leno Carvalho est bon et réussi à créer des visuels des plus efficaces pour cette histoire. Certaines doubles pleine-page sont même magnifiques.
Alors laissons sa chance à cette nouvelle série et j'affinerais ma note après avoir lu la suite.
*** Tome 2 ***
Comme quoi il faut savoir laisser sa chance à une série malgré un début un peu chaotique.
On sait que Christophe Bec aime les constructions de scénario alambiquées avec moult flashbacks, comme le premier tome le démontre très bien. Avec ce second opus, le fil narratif se fait un peu plus linéaire, ou tout du moins raccroche-t-il les wagons un peu éparpillés qu'avait lancé sur les rails Christophe Bec. Comme quoi, les aiguillages ça doit servir à quelque chose, car là, tout se fait beaucoup plus clair et relance du même coup l'intérêt du lecteur. Et c'est là que l'amour de notre scénariste pour l'infiniment grand prend toute sa raison d'être en nous proposant un scénario qui nous ramène à notre condition de particule stellaire. Et puis, côté "méchant", on est aussi servi tout en préservant le mystère, mais en tout cas Dark Vador et son Etoile Noire peuvent aller se rhabiller en comparaison... J'ai aussi apprécié que le jargon scientifique soit moins prégnant car cela donnait un petit côté pompeux aux dialogues.
Pour ce qui est du dessin, Leno Carvalho poursuit sur sa lancée avec une trame qui lui permet de s'éclater côté créatures, mais ça je ne vous en dévoile pas plus, ça fait aussi tout le charme de ce second tome.
Voilà donc un second tome qui relance tout mon intérêt pour cette série et qui si elle persiste sur ce sillon pourrait bien faire passer ma note de à 4. Je la monte déjà à 3.5/5.
*** Tome 3 ***
Le temps de relire les tomes précédents pour se remettre en selle (je vous le conseille quand même), et nous revoilà propulsés à travers l'infini (et au delà) de l'espace, à jongler avec les échelles et les espèces vivantes.
L'alliance qui a prévalu pour tenter de s'opposer à une menace globale contre toute forme de vie dans l'espace reste fragile et les dissensions et autres intrigues vont bon train dans ce 3e tome. Christophe Bec retrouve ici malheureusement son tic de langage "hard science" pour vouloir nous expliquer un peu tout et n'importe quoi, ce qui plombe par moment le récit et nuit au rythme narratif. Malgré ce défaut, l'intrigue avance quand même et nos humains ne sont pas au bout de leur peines, loin s'en faut ! L'album se termine par un joli cliff hanger qui donne forcément envie de connaître la suite...
Ce troisième tome a malheureusement repris certains travers du premier et perd donc en rythme. Dommage, car le dessin de Leno Carvahlo continue de nous proposer de très belles planches. J'irai quand même jusqu'au bout de cette série histoire d'en avoir le coeur net ; je reste sur ma note de 3.5/5.
*** Tome 4 ***
Aïe... Après un deuxième tome qui avait su me faire espérer, mais un troisième décevant, ce quatrième opus replonge du côté obscur...
Pour le coup, on retrouve ces explications pseudo-scientifiques absconses dont Mr Bec a le secret, mais c'est surtout la trame scénaristique qui passe par quelques trous noirs, au risque de perdre quelques lecteurs en route, comme ce fut le cas pour moi... Franchement, y'a un moment j'ai lâché l'affaire, ne comprenant plus qui était derrière tel ou tel action ou traitrise...
On peut jouer au hard-scientifique sans trop de risques avec des néophytes tel que moi en science, mais quand le scénario et l'intrigue commence à partir en sucette, ça sent la fin de non recevoir... "Houston, we got a problem"...
Je descend ma note à 2/5
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Caroline Choléra
Je dirais bof, bof ! Bah j'ai failli mettre 3/5, mais je peux pas dire que j'ai été très emballé par cette Caroline dont 2 grands épisodes ont été publiés dans l'ancienne formule de l’Écho des Savanes à partir de 1975. Cette héroïne de Pichard, encore bien roulée et pulpeuse, venait après Paulette et Blanche Epiphanie, elle est assez proche de ces 2 héroïnes par ses mésaventures complètement nonsensiques, nourries de poésie surréaliste et d'érotisme gentillet, quoiqu'un peu plus débridé voire violent dans certains passages. Le début commence de façon plutôt classique : Caroline rend visite à un vieux braconnier qui lui offre une douvve, petit animal curieux et docile que Caroline se met en tête de ramener dans son pays. Commence alors une sorte de road movie, une suite d'aventures échevelées où elle croise des personnages étranges comme la femme Alligator, le cruel Tzarof, les dieux Mercure ou Eros, des pirates et plein d'autres tous aussi pittoresques et tarés les uns que les autres... Le récit qui a l'air de rappeler les vieux feuilletons aventureux, regorge de clins d'oeil, et lorgne entre fantastique, érotisme malicieux et humour où plane le nonsense, dans des décors incroyables. Bref, ça peut paraitre amusant un temps, mais au bout d'un moment, j'en avais vite marre, pourtant le dessin de Pichard est égal à lui-même, il déshabille souvent son héroïne mais ça ne suffit pas pour m'intéresser à ce total délire. Note réelle : 2,5/5.
Je m'appelle Jean Cyriaque
Voila une oeuvre intéressante que j'avais découverte en noir & blanc dans l'édition d'origine aux Humanoïdes, celle de 1976, et que j'ai retrouvée dans d'anciens numéros de Pilote puisque ces 4 récits composant l'album sont parus dans ce journal autour de 1971 ou 72. Intéressant mais rasoir parce que je ne comprend pas grand chose dans tout ça et que surtout ça ne m'attire pas des masses. Mais pour Solé qui venait de rentrer au journal Pilote en 1970, c'est intéressant de découvrir sa première grande Bd (il n'avait avant ça réalisé que des figures imposées chez Pilote : les pages d'actualités et quelques Grandes Gueules). Pour Dionnet aussi, c'est un peu un baptême du feu comme scénariste, activité qu'il va ensuite amplifier lorsqu'il sera directeur de Métal Hurlant. Oeuvre de jeunesse donc, c'est inclassable et impossible à résumer tant c'est assez barré par endroits, il s'agit d'un voyage aux confins de l'étrange qui peut passer pour une petite merveille d'inventivité bizarroïde. Ce Jean Cyriaque fait toute sorte de rencontres, on est littéralement transporté dans un autre monde et baladé entre rêve éveillé et délires psychédéliques par les 2 auteurs que l'on sent libres de s'être complètement lâchés, en abordant plusieurs thèmes universels. Il faut être prêt à sortir vraiment des sentiers battus avec cette bande, c'est un voyage initiatique où l'on suit le héros à travers des errements très zarb. A l'époque, c'était peut-être en phase, le psychédélisme et tout ça, mais c'était quand même déjà audacieux et perché comme trip, aujourd'hui on voit tellement de trucs bizarres en BD que ça peut peut-être mieux passer, je sais pas trop... Le dessin de Solé qui n'est pas encore tout à fait stabilisé, mais dont on sent le potentiel et la naissance de son style, accentue ce sentiment de bizarrerie et de psychédélisme ; alors en noir & blanc, l'effet est sans doute moindre, j'imagine qu'en quadrichromie dans l'édition de 1982, ça doit en foutre plein la vue, on a des planches très remplies , très fouillis dans le style de ce que faisait Druillet à la même époque, c'est donc assez space. Bon moi ça ne me botte pas autant que je le voudrais, mais je reconnais que c'est une oeuvre intéressante à connaitre et qu'elle constitue une sorte de jalon dans la bande dessinée de cette période des débuts des années 70 qui voulait s'affranchir totalement des séries classiques linéaires avec un héros conventionnel.
Ténébreuses affaires
On a là un recueil assez disparate et plutôt daté, mais qui a le mérite de retranscrire une époque de création, et de témoigner d’un courant de Métal Hurlant, des années 1970 et début 1980. Le style graphique de Nicollet est proche de ceux de Caza (dans ses recueils fantastiques), de Caro ou de Beb Deum, avec un penchant pour les univers rock, voire punk, dans une SF alternant ou mélangeant les influences (Lovecraft, ou du fantastique baroque un peu plus poétique). L’ensemble est hétéroclite, car il rassemble quelques histoires courtes (très courtes !), publiées dans Métal Hurlant, des couvertures de romans (beaucoup de chez NEO) et quelques dessins épars. Les scénarios de Nicollet (seule la première histoire, « Bunker’s family » est scénarisée par Picaret) sont assez minimalistes (et, il faut le dire, pas toujours captivants), et cet album vaut avant tout pour l’aspect graphique (plus les décors et l’ambiance générale que les détails d’ailleurs, les personnages ayant souvent des traits un peu figés). Et du coup il s’adresse avant tout à un lectorat nostalgique, ou particulièrement intéressé par ce courant de la BD adulte des années 1970 mêlant SF, fantastique, dont Métal Hurlant fut le creuset.
Le Tatoueur
Matz est un auteur assez prolifique et a déjà publié pas mal de polars réussis. Mais celui-ci m’a laissé sur ma faim. Je l’ai trouvé un peu quelconque. Peu de texte, une intrigue assez légère, c’est vite lu. Mais peu de choses m’ont suffisamment captivé. Le héros est un tatoueur renommé. Pourtant, même si le titre semble faire de ce métier quelque chose d’important pour l’intrigue, cela s’avère en fait sans importance. Une grande partie des textes sont des commentaires en off (un peu comme Matz le fait avec Le Tueur). Mais contrairement à cette dernière, il n’y a pas ici le cynisme, la force des remarques, ça ronronne. Et une fois éclairci le problème qui menace notre tatoueur et l’empêche de revenir dans son pays, la Hongrie, on se dit juste « tout ça pour ça ?». Enfin, le complot d’une sorte de confrérie des chauffeurs de taxis est hautement improbable, que ce soit sur le fond ou sur la forme ! Bref, l’histoire se laisse lire, mais elle manque singulièrement de consistance et de crédibilité je trouve. Ce n’est clairement pas le meilleur Matz. Note réelle 2,5/5.
Bruno Brazil
Bruno Brazil est une version BD de 007 ou de Ethan Hunt quadra. Il évolue pour une agence gouvernementale dans un monde hyper technologique naissant. C'était l'époque où les services secrets anglo-américains sauvaient le monde dans tous les média occidentaux de divertissement. Ce concept a beaucoup vieilli même si les scénarii de Greg sont toujours solides bien qu'il y ait des faiblesses pour cette série. Je trouve qu'une équipe de six c'est un peu beaucoup et que cela alourdit inutilement le scénario. De plus, les dialogues manquent d'humour par rapport à certaines autres séries de Greg. Ensuite il y a un manque d'unité dans les fonctions : agents secrets contre des forces étrangères ? Auxiliaires de police contre la mafia ? Les dessins de Vance sont efficaces même si je le préfère dans XIII. Dans Brazil je trouve que ses cadrages sont trop près du corps ce qui minimise les extérieurs au détriment de l'ambiance et du décor. Il y a un manque de souplesse dans les traits à mon goût. Les architectures extérieures sont vraiment typées building modernes des années 60/70, utilisées de façon excessive : par exemple même à Tananarive on se croirait aux USA !! C'est clean mais froid. Je trouve les extérieurs basiques et manquant de détails, rien à voir avec les décors de XIII encore une fois. C'est un héros qui ne m'avait pas laissé de souvenir avant ma relecture. Je trouve que les auteurs ont fait beaucoup mieux. Peut-être que Greg devait s'ennuyer un peu puisqu'il a fait mourir beaucoup de son commando.
La Montagne magique
J'ai tendance à me lancer les yeux fermés dans un album de Taniguchi que je ne connais pas, tant j'apprécie cet auteur pour son écriture et la profonde émotion qui se dégage de ses récits. Mais là, franchement, je n'ai pas du tout accroché. J'ai trouvé ce conte sans beaucoup d'intérêt et le dessin en couleurs ne m'a pas vraiment plu, non plus. On retrouve pourtant les codes habituels des albums du mangaka mais ça manque d'approfondissement.
Docteur Poche
Difficile de donner véritablement un avis global sur le Docteur Poche, cette série n'ayant cessé d'évoluer et changer de directions au fur et à mesure, rendant l'ensemble très compliqué. Le personnage principal, le Docteur Poche, est un médecin généraliste au grand coeur qui se retrouve embarqué malgré lui dans des évènements ayant un côté magique et fantastique. Le premier tome par exemple l'affuble d'un manteau magique lui permettant de voler, et le confronte à un voleur qui utilise une bague magique lui permettant de donner vie à des statues et mannequins. On le verra souvent par la suite confronté à des créatures fantastiques sur terre (des hommes-papillons, des lutins, le diable...) ou dans des mondes parallèles (des animaux humanoïdes). Il y a un côté effectivement très onirique, mais également souvent très sombre : les personnages se font souvent salement blesser, torturer (dans une certaine mesure) ou capturer dans des conditions pas toujours humaines. Même des épisodes anodins et a priori inoffensifs peuvent se terminer très mal: le tome 7 nous met par exemple aux prises avec un petit singe mal luné mais inoffensif qui finira par disparaître dans l'infiniment petit... Enfin la série d'origine se termine par la damnation éternelle du Dr Poche. On peut tenter de scinder la série de la manière suivante: Tome 1: fantastique et onirique à la fin heureuse. Mon préféré. Tome 2: premiers pas dans le fantastique avec les fameux hommes-papillons, qu'un homme veut réduire en esclavage ou vendre à la science pour expériences, et qui annonce le côté sombre Tome 3: le seul sans rapport avec le fantastique, mais qui pareil est assez sombre Tomes 4-5: mondes parallèles Tomes 6-14: fantastique quasi omniprésent, mais histoires infantiles (malgré tout un peu sombres), s'adressant aux plus jeunes. Normalement la série aurait dû s'arrêter là, le Docteur étant détruit à la fin du tome 14 Tomes 15-16: suites tardives des tomes 4 et 5. Virage de nouveau à 180° avec un retour à des histoires plus adultes, mais faisant totalement abstraction des évènements du tome 14 et des personnages habitant les tomes 6 à 14. Si il y a un certain plaisir à retrouver l'univers des tomes 4 et 5, l'ensemble est clairement raté : tout sent le réchauffé, avec des allusions très lourdes à la seconde guerre mondiale (camps de concentration, personnages calqués sur De Gaulle et Churchill), à la crise "migratoire" (réfugiés parqués ou rejetés à la mer), le tout agrémenté de science-fiction lorgnant sur la guerre des mondes et même angry birds (des cochons spatiaux envahissent la planète des chats et utilisent des tripodes de combat), tout en étant nappé d'un message environnementaliste. Un peu trop à mon goût.
Les Aventures de Buck Danny (classic)
Les auteurs nous renvoient dans les années 50 avec un Danny pilote en Corée ou contre des mauvais perdants Japonais ! Bien sûr que pour un fan de Danny c'est agréable à lire, c'est bien construit et les couleurs sont d'une autre qualité que celles des années 50/60. Les dessins sont vraiment bons mais très classiques. De plus Danny se retrouve avec un look de quinqua qui correspond plus à ses dernières aventures polaires. Alors pourquoi ce type de série ? Rajeunir des épisodes vieux de 50 ans avec les codes d'aujourd'hui ? Contrairement aux Spirou de Bravo par exemple, je n'y trouve aucune originalité par rapport aux personnages ni aux déroulés des histoires anciennes. Une DS avec de la peinture neuve en quelque sorte. Bien sûr que les auteurs connaissent leur métier et font du bel ouvrage mais où est la créativité et l'inventivité ? Je ne la vois pas.
Julia & Roem (Coup de sang)
Bon ben c'est pas aujourd'hui que Bilal va me convaincre en tant que scénariste. J'ai toujours autant de mal à prendre du plaisir dès qu'il scénarise. Le point positif, c'est moins pseudo philosophique. Le point négatif, c'est pseudo romanesque. Pauvre Shakespeare. Que viennent faire Roméo et Juliette dans cette galère ? Un récit qui ne me touche pas, une narration rébarbative et des personnages creux. Pourtant j'étais parti confiant après mes trois whisky. Là où je suis certain de ne pas être déçu, c'est son graphisme. Toujours aussi bon. Avec toujours ce reproche récurrent sur les protagonistes, ils ne sont pas toujours faciles à reconnaître. Heureusement la couleur des cheveux et les coiffures différentes sont là pour m'aider. Pour les inconditionnels de Bilal.
Crusaders
Voici donc la toute nouvelle série de Christophe Bec... Toujours circonspect vis à vis de ses productions qui m'ont plutôt déçu ces derniers temps, j'ai abordé cette lecture sans trop savoir à quoi m'attendre. La colonie humaine installée sur Titan où elle exploite quantité de minerais rares reçoit un étrange message provenant des confins de l'espace. Ce message contient les coordonnées d'une galaxie située à des milliers d'année lumière et des plans pour construire d'étranges vaisseaux aux capacités technologiques bien supérieures à ce que notre espèce maîtrise. Le temps de construire cinq de ces fabuleux "crusaders" et voilà qu'une équipe de volontaire tente l'aventure pour tenter de rejoindre ces fameuses coordonnées. Alors ok, on est dans de la SF, (parfois même un peu hard avec certaines explications scientifiques un peu complexes par moment pour le piètre esprit scientifique que je suis) mais il y a quand même une nouvelle fois des choses qui me chiffonnent dans ce scénario introductif de monsieur Bec. Déjà, tranquille Emile, on reçoit des plans pour construire un vaisseau ; Pif pouf, pas de problème, on décode le message, on a les plans, et ça tombe bien on a tout sous la main sur notre petite Titan de la Voie Lactée pour les construire ! Et repif pouf, en quelques mois on te monte cinq vaisseaux extraterrestre pil poil adaptés à la morphologie humaine et qu'ils vont apprendre à piloter sur le même laps de temps. Et enfin zou ! c'est parti, tout le monde s'embarque joyeusement pour traverser des trous noirs et des trous de ver pour filer au rencard ! Alors oui, je caricature un brin, mais en même temps pas tant que ça. Heureusement ce tome d'introduction possède d'autres qualités. Le dessin de Leno Carvalho est bon et réussi à créer des visuels des plus efficaces pour cette histoire. Certaines doubles pleine-page sont même magnifiques. Alors laissons sa chance à cette nouvelle série et j'affinerais ma note après avoir lu la suite. *** Tome 2 *** Comme quoi il faut savoir laisser sa chance à une série malgré un début un peu chaotique. On sait que Christophe Bec aime les constructions de scénario alambiquées avec moult flashbacks, comme le premier tome le démontre très bien. Avec ce second opus, le fil narratif se fait un peu plus linéaire, ou tout du moins raccroche-t-il les wagons un peu éparpillés qu'avait lancé sur les rails Christophe Bec. Comme quoi, les aiguillages ça doit servir à quelque chose, car là, tout se fait beaucoup plus clair et relance du même coup l'intérêt du lecteur. Et c'est là que l'amour de notre scénariste pour l'infiniment grand prend toute sa raison d'être en nous proposant un scénario qui nous ramène à notre condition de particule stellaire. Et puis, côté "méchant", on est aussi servi tout en préservant le mystère, mais en tout cas Dark Vador et son Etoile Noire peuvent aller se rhabiller en comparaison... J'ai aussi apprécié que le jargon scientifique soit moins prégnant car cela donnait un petit côté pompeux aux dialogues. Pour ce qui est du dessin, Leno Carvalho poursuit sur sa lancée avec une trame qui lui permet de s'éclater côté créatures, mais ça je ne vous en dévoile pas plus, ça fait aussi tout le charme de ce second tome. Voilà donc un second tome qui relance tout mon intérêt pour cette série et qui si elle persiste sur ce sillon pourrait bien faire passer ma note de à 4. Je la monte déjà à 3.5/5. *** Tome 3 *** Le temps de relire les tomes précédents pour se remettre en selle (je vous le conseille quand même), et nous revoilà propulsés à travers l'infini (et au delà) de l'espace, à jongler avec les échelles et les espèces vivantes. L'alliance qui a prévalu pour tenter de s'opposer à une menace globale contre toute forme de vie dans l'espace reste fragile et les dissensions et autres intrigues vont bon train dans ce 3e tome. Christophe Bec retrouve ici malheureusement son tic de langage "hard science" pour vouloir nous expliquer un peu tout et n'importe quoi, ce qui plombe par moment le récit et nuit au rythme narratif. Malgré ce défaut, l'intrigue avance quand même et nos humains ne sont pas au bout de leur peines, loin s'en faut ! L'album se termine par un joli cliff hanger qui donne forcément envie de connaître la suite... Ce troisième tome a malheureusement repris certains travers du premier et perd donc en rythme. Dommage, car le dessin de Leno Carvahlo continue de nous proposer de très belles planches. J'irai quand même jusqu'au bout de cette série histoire d'en avoir le coeur net ; je reste sur ma note de 3.5/5. *** Tome 4 *** Aïe... Après un deuxième tome qui avait su me faire espérer, mais un troisième décevant, ce quatrième opus replonge du côté obscur... Pour le coup, on retrouve ces explications pseudo-scientifiques absconses dont Mr Bec a le secret, mais c'est surtout la trame scénaristique qui passe par quelques trous noirs, au risque de perdre quelques lecteurs en route, comme ce fut le cas pour moi... Franchement, y'a un moment j'ai lâché l'affaire, ne comprenant plus qui était derrière tel ou tel action ou traitrise... On peut jouer au hard-scientifique sans trop de risques avec des néophytes tel que moi en science, mais quand le scénario et l'intrigue commence à partir en sucette, ça sent la fin de non recevoir... "Houston, we got a problem"... Je descend ma note à 2/5