Un album intéressant, et découvert par hasard dans un vide grenier. L’éditeur avait été créé uniquement dans le but de redonner la parole aux auteurs de BD Bosniaques, mais « Histoires Transversales » resta l’unique album publié.
Le contenu est d’un intérêt moyen pour le lecteur. J’ai beaucoup apprécié la préface de Will Eisner, et surtout l’introduction de Nebojsa Jovanovic, qui replace tout ça dans un contexte post-guerre diablement intéressant. Mais les histoires mêmes sont courtes et pas vraiment marquantes, et l’ensemble fait preuve d’un amateurisme certes assumé, mais qui limite quand même la portée de cet album. J’ai notamment trouvé la narration confuse, ce qui affectait régulièrement ma compréhension.
Une curiosité.
Cela me fait toujours un peu de la peine de mettre des notes faibles à des autobiographies où les auteurs montrent à la face du monde tous les problèmes qu'ils ont dans leur vie, j'ai l'impression d'être un monstre insensible, mais voilà je ne peux pas mettre plus que deux étoiles à un livre que je n'ai même pas réussit à finir.
C'est l'autobiographique de l'autrice qui nous raconte ses problèmes mentaux, de l'ostracisme qu'elle a vécu parce qu'elle était différente, de l'abus qu'elle a subit de la part de certains hommes...Bon j'ai pas lu tout au complet alors peut-être que son sort s'améliore à la fin, mais de ce que j'ai lu (tout de même la moitié de l'album), c'est glauque tout le temps. Cela ne me dérangerait nécessairement pas dans une œuvre de fiction, mais c'est ce qui est arrivé à l'autrice dans la vraie vie et disons que c'est très déprimant à lire. Cela a fait en sorte que je n'ai pas trop accroché, mais il y aussi d'autres raisons: la narration manque de dynamisme et c'est un peu décousue par moment, comme si l'autrice dessinait sans plan et improvisait au fil des souvenirs qu'elle avait dans la tête. Si ce genre d'ouvrage ne vous fait pas peur, vous allez surement mieux accrocher que moi.
Sinon, le dessin est correct sans avoir de personnalité. Le style me fait penser à de l'underground américain.
Cette dame force le respect par ses idéaux audacieux, pleins de justice et de générosité. Mais je ne vais pas confondre la femme et cette bande dessinée, qui n'a pas réussi à me plaire des masses.
Déjà, je pars du constat que l'on se trouve dans une biographie pure et dure. En cela qu'elle est absolument centrée sur Joséphine Baker. Pas vraiment sur la portée de ses actions, ni sur les mouvements sociaux auxquels elle a participé. Cette BD regorge (et déborde) de faits issus de sa vie intime et de son cercle d'amitiés. Pas plus. Si cela avait été une autobiographie, ç'aurait été du "moi je... moi je..." à tire-larigot. Du coup, là c'est du "elle elle... elle elle". Baoui.
Alors oui, c'est marrant au début, quand on la suit sur la route de la gloire, on croise du beau monde dans les soirées mondaines et tout, la période des années folles se ressent beaucoup à travers Baker. Mais, à force, ça m'est devenu pesant. Déjà, je n'ai eu de cesse de me paumer. Les personnages croisés furtivement, parce-que Joséphine va à 2000 à l'heure toute sa vie, créent tout un casse-tête inutile pour moi. Je pense que l'on aurait du nous faire comprendre autrement que Joséphine Baker faisait partie de la haute, pas concrètement ainsi. En effet, fallait-il envoyer une foule de stars à chaque chapitre ou presque? Ca fait mal à la tête et, au fond, ça ne m'intéresse que très peu.
Inutile, parce-qu'on se mange de l'idolâtrie de surface tout au long du récit. Vraiment. L'écriture est super agréable, là-dessus y'a rien à dire c'est super fluide. Mais bon sang, pourquoi envoyer des envolées de "vous êtes inoubliables Madame Baker", "ma petite Joséphine tu es la plus belle", et j'en passe... On trouve ces commentaires à une fréquence frénétique, c'est insupportable. A-t-on besoin de lire concrètement qu'elle a attiré le regard de tous les mecs qu'elle croisait ? Ne peut-on transmettre cela autrement ? Au-delà du forçage, j'interprète le ton du récit comme si c'était l'être humain parfait. Un minimum de nuance quand même!
Je ressors tout juste de cette BD et j'ai l'impression d'être gavé comme une oie. Pourtant, je l'ai vraiment lu en éclaté sur 3-4 jours. Je retiens davantage la période de son enfance (bien amené et rafraîchissant malgré la gravité de sa situation) ou la perte de son châââteau plutôt que ce pour quoi elle est entrée au Panthéon récemment... Savoir qu'elle dégageait de la joie h24, qu'elle était heureuse d'être riche et qu'elle bénéficiait d'aides de ses amis/amants haut placés, franchement... Je m'en cogne un petit peu et ça n'est pas ce que je veux retenir d'elle. Trop people
Le dessin ne m'a pas rebuté, mais disons qu'il ne m'emballe pas vraiment. Avec toute la gaieté enfantine et dansante que l'on ressent à chaque planche, je trouve l'ambiance graphique trop monotone. Il manque des couleurs pour que tout cela pétille vraiment! Et non seulement je me suis perdu à travers la surcharge de personnages, mais en plus j'ai eu du mal à les identifier lorsqu'ils reviennent dans le récit. Mais bon, sans jamais avoir été conquis, le dessin passe encore.
La richesse biographique est bien là en tout cas, on a le sentiment d'avoir tout vu de sa vie. Au risque d'avoir des moments moins intéressants que d'autres. Dommage que la structure de la BD casse le rythme: ces petits chapitres qui passe d'année en année ne créent pas de véritable fil rouge pour moi. Même si le récit est foncièrement linéaire, je ne ressens pas d'évolution. L'histoire est coupée par petits bouts sans transition entre eux.
Aïe, cette BD ne passe pas.
Je freine maintenant des quatre fers pour lire les autres biographies créées par ces 2 auteurs.
Après le succès de Solo Leveling, voilà donc la nouvelle série KBooks que propose Delcourt. Autant j'avais accroché à la première, autant celle-ci m'a quand même bien déçu.
Jeune diplômé sans trop de moyens et dont la famille ne peut le soutenir (ça serait même plutôt le contraire...), Ju-Kyeong cherche par tous les moyens à décrocher un job. Il finit par tomber sur un site de recrutement qui pour une fois semble lui proposer la solution miracle. Dubitatif, il valide pourtant son inscription... et se retrouve projeté dans un univers de fantasy moyenâgeux, en plein siège de château ! Le voilà donc devenu mercenaire dans ce qui ressemble de prime abord à un jeu, mais qui se révèle être plutôt une réalité tangible dans un univers parallèle. D'abord surpris, son esprit d'initiative va lui valoir de se faire repérer par les gradés et lui permettre de toucher pas mal d'argent et d'acquérir rapidement des bonus et des capacités.
Nous voilà donc bien dans les séries à la mode genre isekai jouant sur les codes du jeu vidéo RPG. Tous les codes sont bien présents dans ce premier tome et justement, rien de très original ; on est même dans le très banal pour le moment, d'où ma déception. Les personnages sont archétypaux, le déroulé du scénario reste très convenu aussi, et même les Monstres sont d'une banalité soporifique pour le moment...
Bref, je lirais le prochain tome par curiosité, mais pour l'instant rien ne donne l'impression qu'on va sortir de cette trame des plus classique...
Je suis pourtant friand des récits fantastiques/horrifiques, mais là je suis resté sur le bord de la route.
Après le décès de sa mère, Kat retourne avec sa fille Sybil dans la ville de son enfance à Comfort Notch, espérant y trouver une nouvelle vie plus stable.
Tous les enfants de Comfort Notch connaissent cette comptine : "Tête et cheveux, os et sang, en pierres, feuilles, boue se transformant. Attention à vos pieds, attention dans la brousse. Biddle, Biddle, c'est là qu'elle pousse. "
Ce qui fait la renommée et la fortune de la ville, c'est un arbre qui ne pousse qu'ici, mais c'est aussi l'endroit où on peut y apprécier les plus belles couleurs de l'automne. Et l'équinoxe approche avec son lot de superstitions.
Une histoire qui part sur de bonnes bases et de bonnes idées mais qui hélas s'essouffle rapidement. Tout est convenu et les clichés sont nombreux. A cela on peut ajouter quelques facilités scénaristiques. Bref, une grosse déception.
Ce qui sauve ce comics, c'est sa partie graphique. Un trait gras superbement colorisé. Des couleurs aux tons automnals du plus bel effet. J'ai pris du plaisir visuellement.
Dans le même genre, je conseille Infidel ou Basketful of heads.
Note réelle : 2,5.
Je découvre le reste du travail de Mathieu Bablet, après son remarqué Shangri-La et Carbone & Silicium , que j'avais tout deux beaucoup appréciés. Cet album est visiblement une de ses premières publications, et je dirais que cela se ressent.
Le dessin est toujours aussi particulier, avec une façon de rendre les proportions parfois étrange (notamment des pieds) mais aussi une certaine force de détails dans les paysages. C'est bien détaillé, parfois trop, avec des environnements qui pèsent dans les cadrages. Cependant, l'environnement détaillé donne aussi plus de poids au rendu de l'après-apocalypse. La thématique est très présente dans son œuvre, et on sent ici que cette utilisation du dessin est toujours au service du propos. Les environnements urbains étendus sont un peu sa marque de fabrique, mais ils sont toujours au service de son message (qui parle toujours d'un univers technologique développé, mais qui mène à la perte).
Cela dit, la BD est un peu faible au niveau scénario, je dois le confesser. C'est une histoire d'apocalypse où trois personnages évoluent dedans, avec chacun un regard sur ce qu'il se passe et une volonté qui le maintient. Mais le tout est mêlée avec les insectoïdes et l'anomalie, fusion d'humain et d'insectes qui évolue aussi dans ce paysage. Entrecoupé par l'autre protagoniste, femme qui semble connaître l'avenir et réapparait ponctuellement.
L'ensemble est confus, un peu trop à mon goût, et certaines choses sont assez nébuleuses même la BD finie, notamment le rôle de l'anomalie dans tout ça. C'est aussi confus dans la thématique : parler du dernier homme sur Terre, de la façon dont chacun le vit, ou parler d'une fin ? C'est pas très clair, et au final j'en retire des idées confuses pas toujours très abouties.
Cela dit, l'ensemble me fait tout de même penser à l'auteur, dans le sens où certaines de ses thématiques semblent déjà poindre et prendre forme, de façon plus concrète et réussie, dans les albums suivants. Une sorte de première œuvre brouillonne qui développe un propos qui s'étoffera ensuite. Clairement pas indispensable, sauf fan de l'auteur, c'est une œuvre d'un auteur en devenir. Dans tous les cas, ses autres BD semblent bien plus pertinentes à mes yeux.
Je n’ai lu que le premier tome, mais poste mon avis, n’ayant pas envie de faire l’effort de trouver le tome suivant.
Nelod adapte ici un roman publié l’année précédente (que je ne connais pas), et trouve en Geron un bon complément pour mettre en images ces aventures assez basiques et clichés. En lisant l’album, j’ai plusieurs fois pensé aux bluettes niaiseuses multitélévisées autour d’ « Angélique marquise des anges » : les passages autour d’une certaine cour des miracles, une certaine naïveté des scénarios et des dialogues, des faux durs et des donzelles aux formes plus fermes que leur personnalité, même si ici c’est un héros (Philippe Lechat) et non une héroïne, qui domine le scénario (son amie, Agnès – voir la couverture du tome 1) jouant essentiellement les faire-valoir, objet de désir ou de possession.
Géron a publié sous plusieurs pseudos des albums érotiques, on ne sera donc pas surpris de la présence de bombasses à forte poitrine et peu frileuses – même s’il n’en abuse pas forcément, Agnès étant en retrait dans le scénario. Comme à son habitude, en sus des formes généreuses de la donzelle, Geron ne dessine que des hommes bodybuildés, « à l’américaine », avec mâchoire carnassière. Pourquoi pas ? La colorisation est, elle, franchement datée, très « colorée », et n'est pas toujours des plus heureuses.
Le scénario peine à démarrer dans cet album inaugural, même si la couverture et certains indices indiquent que ça va partir loin et dans tous les sens (en Méditerranée dans le tome suivant si j’en crois la dernière planche de cet album, et le titre du suivant, voire dans le Nouveau monde ensuite ?). Je ne sais par contre pas pourquoi la couverture de cet album nous montre des conquistadors et des Amérindiens, puisqu’il se passe entièrement sur les terres italiennes…
Une histoire qui ne m’a pas emballé en tout cas. Je l’ai lue sans déplaisir, mais l’ai oubliée rapidement (j’ai dû le relire pour rédiger cet avis – cette relecture ne me faisant pas changer d’avis quant à mon manque d’intérêt).
A noter qu’un troisième tome était annoncé au dos du deuxième (au titre de « Pas de quartier »), qui promettait un retour dans le Nouveau monde.
C'est quand même un peu pitié de produire une oeuvre aussi mièvre quand on porte de tels noms.
Je dois avouer qu'au bout des quelques histoires j'ai abandonné ce face à face entre un beauf Ringard et une taupe spécialiste en droit du locataire.
Un dessin presque indigne quand on met le nom de Franquin sur la couverture. Un vocabulaire pour apprenti en contrepèteries vaseuses et grossières.
Des pseudo cours de dessin du maître qui se résument à quelques remarques (intéressantes) sur des crayonnés de Jannin.
Voilà une oeuvre qui n'a pas contribué à la légende de la BD.
Gros bof, pour ma part. je n’ai pas accroché à l’humour développé par les auteurs et le côté très bavard de ces gags dans lesquels tout passe par les dialogues, le dessin ne servant que de support, me semble peu adapté au public visé (les 8-12 ans). Je reconnais toutefois le travail du duo, avec des gags usant de personnages animaliers qui gardent leurs spécificités mais qui nous parlent de notre société. C’est très ambitieux pour une série s’adressant à un aussi jeune lectorat mais je n’ai jamais ri et 95% du temps, je n’ai même pas souri (en même temps, je ne suis pas dans la tranche d’âge visée).
Du point de vue graphique, le trait simple et épuré de Geoffrey Delinte devrait plaire aux jeunes lecteurs mais ce n’est pas le style de trait qui scotche le lecteur, plutôt un bon véhicule pour transmettre une idée.
Bon voilà, je regrette de ne pas avoir plus apprécié cet album et j’espère que le lectorat ciblé sera plus réceptif à l’humour qui y est développé. Mais pour moi, ça reste un gros bof.
Petit péché de jeunesse de Peyraud, un auteur que j’apprécie.
Ici, c’est les prémices de l’univers qu’il développera dans ses 1ères séries (Mine de rien, Première chaleur ...).
Il aime décortiquer les rapports hommes/femmes, la vie de tous les jours sur un ton très léger (trop ?).
Un album vite lu, et des gags pas tous réussis en font clairement pas un indispensable, d’autant que son dessin n’est pas encore arrivé à maturité.
Il fera bien mieux par la suite.
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Sarajevo : Histoires Transversales
Un album intéressant, et découvert par hasard dans un vide grenier. L’éditeur avait été créé uniquement dans le but de redonner la parole aux auteurs de BD Bosniaques, mais « Histoires Transversales » resta l’unique album publié. Le contenu est d’un intérêt moyen pour le lecteur. J’ai beaucoup apprécié la préface de Will Eisner, et surtout l’introduction de Nebojsa Jovanovic, qui replace tout ça dans un contexte post-guerre diablement intéressant. Mais les histoires mêmes sont courtes et pas vraiment marquantes, et l’ensemble fait preuve d’un amateurisme certes assumé, mais qui limite quand même la portée de cet album. J’ai notamment trouvé la narration confuse, ce qui affectait régulièrement ma compréhension. Une curiosité.
La Grâce
Cela me fait toujours un peu de la peine de mettre des notes faibles à des autobiographies où les auteurs montrent à la face du monde tous les problèmes qu'ils ont dans leur vie, j'ai l'impression d'être un monstre insensible, mais voilà je ne peux pas mettre plus que deux étoiles à un livre que je n'ai même pas réussit à finir. C'est l'autobiographique de l'autrice qui nous raconte ses problèmes mentaux, de l'ostracisme qu'elle a vécu parce qu'elle était différente, de l'abus qu'elle a subit de la part de certains hommes...Bon j'ai pas lu tout au complet alors peut-être que son sort s'améliore à la fin, mais de ce que j'ai lu (tout de même la moitié de l'album), c'est glauque tout le temps. Cela ne me dérangerait nécessairement pas dans une œuvre de fiction, mais c'est ce qui est arrivé à l'autrice dans la vraie vie et disons que c'est très déprimant à lire. Cela a fait en sorte que je n'ai pas trop accroché, mais il y aussi d'autres raisons: la narration manque de dynamisme et c'est un peu décousue par moment, comme si l'autrice dessinait sans plan et improvisait au fil des souvenirs qu'elle avait dans la tête. Si ce genre d'ouvrage ne vous fait pas peur, vous allez surement mieux accrocher que moi. Sinon, le dessin est correct sans avoir de personnalité. Le style me fait penser à de l'underground américain.
Joséphine Baker
Cette dame force le respect par ses idéaux audacieux, pleins de justice et de générosité. Mais je ne vais pas confondre la femme et cette bande dessinée, qui n'a pas réussi à me plaire des masses. Déjà, je pars du constat que l'on se trouve dans une biographie pure et dure. En cela qu'elle est absolument centrée sur Joséphine Baker. Pas vraiment sur la portée de ses actions, ni sur les mouvements sociaux auxquels elle a participé. Cette BD regorge (et déborde) de faits issus de sa vie intime et de son cercle d'amitiés. Pas plus. Si cela avait été une autobiographie, ç'aurait été du "moi je... moi je..." à tire-larigot. Du coup, là c'est du "elle elle... elle elle". Baoui. Alors oui, c'est marrant au début, quand on la suit sur la route de la gloire, on croise du beau monde dans les soirées mondaines et tout, la période des années folles se ressent beaucoup à travers Baker. Mais, à force, ça m'est devenu pesant. Déjà, je n'ai eu de cesse de me paumer. Les personnages croisés furtivement, parce-que Joséphine va à 2000 à l'heure toute sa vie, créent tout un casse-tête inutile pour moi. Je pense que l'on aurait du nous faire comprendre autrement que Joséphine Baker faisait partie de la haute, pas concrètement ainsi. En effet, fallait-il envoyer une foule de stars à chaque chapitre ou presque? Ca fait mal à la tête et, au fond, ça ne m'intéresse que très peu. Inutile, parce-qu'on se mange de l'idolâtrie de surface tout au long du récit. Vraiment. L'écriture est super agréable, là-dessus y'a rien à dire c'est super fluide. Mais bon sang, pourquoi envoyer des envolées de "vous êtes inoubliables Madame Baker", "ma petite Joséphine tu es la plus belle", et j'en passe... On trouve ces commentaires à une fréquence frénétique, c'est insupportable. A-t-on besoin de lire concrètement qu'elle a attiré le regard de tous les mecs qu'elle croisait ? Ne peut-on transmettre cela autrement ? Au-delà du forçage, j'interprète le ton du récit comme si c'était l'être humain parfait. Un minimum de nuance quand même! Je ressors tout juste de cette BD et j'ai l'impression d'être gavé comme une oie. Pourtant, je l'ai vraiment lu en éclaté sur 3-4 jours. Je retiens davantage la période de son enfance (bien amené et rafraîchissant malgré la gravité de sa situation) ou la perte de son châââteau plutôt que ce pour quoi elle est entrée au Panthéon récemment... Savoir qu'elle dégageait de la joie h24, qu'elle était heureuse d'être riche et qu'elle bénéficiait d'aides de ses amis/amants haut placés, franchement... Je m'en cogne un petit peu et ça n'est pas ce que je veux retenir d'elle. Trop people Le dessin ne m'a pas rebuté, mais disons qu'il ne m'emballe pas vraiment. Avec toute la gaieté enfantine et dansante que l'on ressent à chaque planche, je trouve l'ambiance graphique trop monotone. Il manque des couleurs pour que tout cela pétille vraiment! Et non seulement je me suis perdu à travers la surcharge de personnages, mais en plus j'ai eu du mal à les identifier lorsqu'ils reviennent dans le récit. Mais bon, sans jamais avoir été conquis, le dessin passe encore. La richesse biographique est bien là en tout cas, on a le sentiment d'avoir tout vu de sa vie. Au risque d'avoir des moments moins intéressants que d'autres. Dommage que la structure de la BD casse le rythme: ces petits chapitres qui passe d'année en année ne créent pas de véritable fil rouge pour moi. Même si le récit est foncièrement linéaire, je ne ressens pas d'évolution. L'histoire est coupée par petits bouts sans transition entre eux. Aïe, cette BD ne passe pas. Je freine maintenant des quatre fers pour lire les autres biographies créées par ces 2 auteurs.
Dimensional Mercenary
Après le succès de Solo Leveling, voilà donc la nouvelle série KBooks que propose Delcourt. Autant j'avais accroché à la première, autant celle-ci m'a quand même bien déçu. Jeune diplômé sans trop de moyens et dont la famille ne peut le soutenir (ça serait même plutôt le contraire...), Ju-Kyeong cherche par tous les moyens à décrocher un job. Il finit par tomber sur un site de recrutement qui pour une fois semble lui proposer la solution miracle. Dubitatif, il valide pourtant son inscription... et se retrouve projeté dans un univers de fantasy moyenâgeux, en plein siège de château ! Le voilà donc devenu mercenaire dans ce qui ressemble de prime abord à un jeu, mais qui se révèle être plutôt une réalité tangible dans un univers parallèle. D'abord surpris, son esprit d'initiative va lui valoir de se faire repérer par les gradés et lui permettre de toucher pas mal d'argent et d'acquérir rapidement des bonus et des capacités. Nous voilà donc bien dans les séries à la mode genre isekai jouant sur les codes du jeu vidéo RPG. Tous les codes sont bien présents dans ce premier tome et justement, rien de très original ; on est même dans le très banal pour le moment, d'où ma déception. Les personnages sont archétypaux, le déroulé du scénario reste très convenu aussi, et même les Monstres sont d'une banalité soporifique pour le moment... Bref, je lirais le prochain tome par curiosité, mais pour l'instant rien ne donne l'impression qu'on va sortir de cette trame des plus classique...
Automnal
Je suis pourtant friand des récits fantastiques/horrifiques, mais là je suis resté sur le bord de la route. Après le décès de sa mère, Kat retourne avec sa fille Sybil dans la ville de son enfance à Comfort Notch, espérant y trouver une nouvelle vie plus stable. Tous les enfants de Comfort Notch connaissent cette comptine : "Tête et cheveux, os et sang, en pierres, feuilles, boue se transformant. Attention à vos pieds, attention dans la brousse. Biddle, Biddle, c'est là qu'elle pousse. " Ce qui fait la renommée et la fortune de la ville, c'est un arbre qui ne pousse qu'ici, mais c'est aussi l'endroit où on peut y apprécier les plus belles couleurs de l'automne. Et l'équinoxe approche avec son lot de superstitions. Une histoire qui part sur de bonnes bases et de bonnes idées mais qui hélas s'essouffle rapidement. Tout est convenu et les clichés sont nombreux. A cela on peut ajouter quelques facilités scénaristiques. Bref, une grosse déception. Ce qui sauve ce comics, c'est sa partie graphique. Un trait gras superbement colorisé. Des couleurs aux tons automnals du plus bel effet. J'ai pris du plaisir visuellement. Dans le même genre, je conseille Infidel ou Basketful of heads. Note réelle : 2,5.
La Belle Mort
Je découvre le reste du travail de Mathieu Bablet, après son remarqué Shangri-La et Carbone & Silicium , que j'avais tout deux beaucoup appréciés. Cet album est visiblement une de ses premières publications, et je dirais que cela se ressent. Le dessin est toujours aussi particulier, avec une façon de rendre les proportions parfois étrange (notamment des pieds) mais aussi une certaine force de détails dans les paysages. C'est bien détaillé, parfois trop, avec des environnements qui pèsent dans les cadrages. Cependant, l'environnement détaillé donne aussi plus de poids au rendu de l'après-apocalypse. La thématique est très présente dans son œuvre, et on sent ici que cette utilisation du dessin est toujours au service du propos. Les environnements urbains étendus sont un peu sa marque de fabrique, mais ils sont toujours au service de son message (qui parle toujours d'un univers technologique développé, mais qui mène à la perte). Cela dit, la BD est un peu faible au niveau scénario, je dois le confesser. C'est une histoire d'apocalypse où trois personnages évoluent dedans, avec chacun un regard sur ce qu'il se passe et une volonté qui le maintient. Mais le tout est mêlée avec les insectoïdes et l'anomalie, fusion d'humain et d'insectes qui évolue aussi dans ce paysage. Entrecoupé par l'autre protagoniste, femme qui semble connaître l'avenir et réapparait ponctuellement. L'ensemble est confus, un peu trop à mon goût, et certaines choses sont assez nébuleuses même la BD finie, notamment le rôle de l'anomalie dans tout ça. C'est aussi confus dans la thématique : parler du dernier homme sur Terre, de la façon dont chacun le vit, ou parler d'une fin ? C'est pas très clair, et au final j'en retire des idées confuses pas toujours très abouties. Cela dit, l'ensemble me fait tout de même penser à l'auteur, dans le sens où certaines de ses thématiques semblent déjà poindre et prendre forme, de façon plus concrète et réussie, dans les albums suivants. Une sorte de première œuvre brouillonne qui développe un propos qui s'étoffera ensuite. Clairement pas indispensable, sauf fan de l'auteur, c'est une œuvre d'un auteur en devenir. Dans tous les cas, ses autres BD semblent bien plus pertinentes à mes yeux.
Les Conquistadores de la liberté
Je n’ai lu que le premier tome, mais poste mon avis, n’ayant pas envie de faire l’effort de trouver le tome suivant. Nelod adapte ici un roman publié l’année précédente (que je ne connais pas), et trouve en Geron un bon complément pour mettre en images ces aventures assez basiques et clichés. En lisant l’album, j’ai plusieurs fois pensé aux bluettes niaiseuses multitélévisées autour d’ « Angélique marquise des anges » : les passages autour d’une certaine cour des miracles, une certaine naïveté des scénarios et des dialogues, des faux durs et des donzelles aux formes plus fermes que leur personnalité, même si ici c’est un héros (Philippe Lechat) et non une héroïne, qui domine le scénario (son amie, Agnès – voir la couverture du tome 1) jouant essentiellement les faire-valoir, objet de désir ou de possession. Géron a publié sous plusieurs pseudos des albums érotiques, on ne sera donc pas surpris de la présence de bombasses à forte poitrine et peu frileuses – même s’il n’en abuse pas forcément, Agnès étant en retrait dans le scénario. Comme à son habitude, en sus des formes généreuses de la donzelle, Geron ne dessine que des hommes bodybuildés, « à l’américaine », avec mâchoire carnassière. Pourquoi pas ? La colorisation est, elle, franchement datée, très « colorée », et n'est pas toujours des plus heureuses. Le scénario peine à démarrer dans cet album inaugural, même si la couverture et certains indices indiquent que ça va partir loin et dans tous les sens (en Méditerranée dans le tome suivant si j’en crois la dernière planche de cet album, et le titre du suivant, voire dans le Nouveau monde ensuite ?). Je ne sais par contre pas pourquoi la couverture de cet album nous montre des conquistadors et des Amérindiens, puisqu’il se passe entièrement sur les terres italiennes… Une histoire qui ne m’a pas emballé en tout cas. Je l’ai lue sans déplaisir, mais l’ai oubliée rapidement (j’ai dû le relire pour rédiger cet avis – cette relecture ne me faisant pas changer d’avis quant à mon manque d’intérêt). A noter qu’un troisième tome était annoncé au dos du deuxième (au titre de « Pas de quartier »), qui promettait un retour dans le Nouveau monde.
Arnest Ringard et Augraphie
C'est quand même un peu pitié de produire une oeuvre aussi mièvre quand on porte de tels noms. Je dois avouer qu'au bout des quelques histoires j'ai abandonné ce face à face entre un beauf Ringard et une taupe spécialiste en droit du locataire. Un dessin presque indigne quand on met le nom de Franquin sur la couverture. Un vocabulaire pour apprenti en contrepèteries vaseuses et grossières. Des pseudo cours de dessin du maître qui se résument à quelques remarques (intéressantes) sur des crayonnés de Jannin. Voilà une oeuvre qui n'a pas contribué à la légende de la BD.
Prise de bec
Gros bof, pour ma part. je n’ai pas accroché à l’humour développé par les auteurs et le côté très bavard de ces gags dans lesquels tout passe par les dialogues, le dessin ne servant que de support, me semble peu adapté au public visé (les 8-12 ans). Je reconnais toutefois le travail du duo, avec des gags usant de personnages animaliers qui gardent leurs spécificités mais qui nous parlent de notre société. C’est très ambitieux pour une série s’adressant à un aussi jeune lectorat mais je n’ai jamais ri et 95% du temps, je n’ai même pas souri (en même temps, je ne suis pas dans la tranche d’âge visée). Du point de vue graphique, le trait simple et épuré de Geoffrey Delinte devrait plaire aux jeunes lecteurs mais ce n’est pas le style de trait qui scotche le lecteur, plutôt un bon véhicule pour transmettre une idée. Bon voilà, je regrette de ne pas avoir plus apprécié cet album et j’espère que le lectorat ciblé sera plus réceptif à l’humour qui y est développé. Mais pour moi, ça reste un gros bof.
Vinaigre
Petit péché de jeunesse de Peyraud, un auteur que j’apprécie. Ici, c’est les prémices de l’univers qu’il développera dans ses 1ères séries (Mine de rien, Première chaleur ...). Il aime décortiquer les rapports hommes/femmes, la vie de tous les jours sur un ton très léger (trop ?). Un album vite lu, et des gags pas tous réussis en font clairement pas un indispensable, d’autant que son dessin n’est pas encore arrivé à maturité. Il fera bien mieux par la suite.