Arnest Ringard et Augraphie

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 6 avis)

Les démêlés d'un "jardinier" et d'une taupe...


Franquin Frédéric Jannin Journal Spirou La vie sous terre

Lui, c'est Arnest Ringard.. Elle, c'est la taupe Augraphie... Il est propriétaire d'un jardin qu'il entretient avec amour ; l'ornant de jolies fleurs en plaqtique et de nains de jardin. Elle, ben, elle a décidé de vivre sa vie de taupe sous cette surface... Forcément, les trous et les monticules de taupe, ça ne plaît pas à Arnest ; lequel va tout faire pour se débarrasser de l'encombrant animal. Seulement voilà : sous terre, Augraphie a trouvé un trésor composé de Louis d'or. Un accord est conclu : Augraphie pourra "louer" le sous-sol contre acquittement d'un loyer d'une pièce d'or par mois. Et c'est ainsi qu'Augraphie va s'installer. Problème quand même : elle est intelligente, et son habitat -tout en évoluant- va devenir de qualité. Elle va se faire installer une piscine, l'électricité, le téléphone, va acheter mille et une choses par correspondances à Roubaix... tout ça sous les yeux écarquillés et soupçonneux de notre brave Arnest.

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1981
Statut histoire Strips - gags 1 tome paru
Couverture de la série Arnest Ringard et Augraphie
Les notes (6)
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05/09/2007 | L'Ymagier
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Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'avais lu quelques gags dans des vieux Spirou des années 90, mais je n'avais qu'un vague souvenir de cette série qui m'attirait malgré les mauvaises notes sur ce site. J'ai lu la version de 2006 qui reprend tous les gags de la série et qui inclut un dossier qui montre des conseils de Franquin à Jannin lors de la reprise de la série dans les années 90. Il est a noté que Jannin a redessiné au complet les gags présents dans le premier album et que l'on peut voir certains extraits des gags originaux dans le dossier et c'est intéressant de pouvoir comparer et de voir l'évolution du dessinateur qui a un style que j'aime bien sans toutefois que je le classe parmi mes dessinateurs du journal de Spirou préféré. Au niveau du scénario, on dirait vraiment que cette série était un prétexte pour Franquin et Delporte pour déconner au vu des nombreuses contrepèteries vulgaires que l'on retrouve dans cet album. C'est clairement une série mineur dans l'oeuvre de Franquin. Certains gags m'ont fait sourire et d'autres tombent à plat. J'ai fini par m'attacher aux deux personnages principaux à force de lire les gags, mais cela reste clairement un truc à lire seulement si on est fan absolu des auteurs.

04/08/2017 (modifier)
Par zébu
Note: 2/5

Même si je n'ai lu (un peu par hasard) qu'un seul album, je vais donner mon ressenti. Un gros bof pour cette série de strips/gags dans laquelle jeux de mots, blagues potaches et contrepéteries sont légions. Hélas on ne peut pas dire que l'ensemble fasse vraiment rire ; de plus, les personnages du pauvre type un peu idiot et vulgaire ainsi que celui de son ennemie la taupe hyper intello ne sont pas vraiment attachants. Pour moi scénaristiquement parlant cela reste d'un niveau bien pâle comparé à celui de Gaston Lagaffe et même le style des dessins sonne un peu comme un erzats de ceux de Franquin. Bref, une série pas bien terrible "aussitôt lue aussitôt oubliée" (comme dit dans un autre avis) ; dans le même genre préférez Gaston Lagaffe.

09/09/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Quand on pense que c'est des gars comme Franquin et Delporte qui ont crée cette petite série, il y a de quoi s'interroger, car elle ne casse vraiment pas grand chose. Il s'agit d'un brave type qui ne rêve que d'être peinard dans son petit pavillon, et voila qu'une taupe vient dévaster son jardin ; un argument aussi faible montre vite ses limites, et les gags ne sont guère recherchés. La série qui fit un tour dans le journal Spirou en 1980, n'a d'ailleurs connu qu'un seul album, et le trait de Jannin a beau être vif, il est toujours aussi peu joli et peu inspiré que dans Germain et nous (dont le fond était bien plus intéressant) ; Jannin fait un peu dans le style graphique de Franquin, mais en beaucoup plus brouillon, et sans charme.

07/03/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 1/5
L'avatar du posteur Jetjet

"Mais que venait-il faire dans cette galère ?" Ce sont ces célèbres mots de Molière qui me viennent tout d'abord à l'esprit lorsque je me dois d'évoquer ce que j'appellerai effectivement comme une blague potache de Franquin et Delporte qui sont partis en roue libre avec cette série illustrée par le surestimé Jannin. Je n'ai aucune prétention pour dire qu'il n'est pas doué pour le dessin mais disons plus poliment que je n'aime pas du tout son style trop brouillon et impersonnel pour attirer l'oeil. Soit mais lorsque des gags franchement très bofs sur une taupe (bien mal dessinée et même pas drole) désirant élire domicile sous le jardin d'un espèce de beauf au physique aussi délicat que celui de mon voisin (qui a pour surnom Gargamel 100% véridique) ben on passe très rapidement sur une bd que j'aurais aimé toutefois sympathique mais ne dépasse guère le statut du "aussitôt lu aussitôt oublié". Encore plus brouillon que dans Germain et nous, l'idée de base est très rapidement épuisée et la seule bonne idée de cette oeuvre qui n'aura pas marqué beaucoup de monde est de ne pas être très longue. Et tant mieux !

18/05/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

La taupe Augraphie. Vous avez saisi le jeu de mots ? Parce que c’est le meilleur résumé que je puisse faire de cet album. En effet, les aventures d’Arnest Ringard et Augraphie, à l’humour plutôt quelconque, furent surtout un prétexte. D’abord chez Delporte, pour placer un paquet de jeux de mots, de jurons et de contrepèteries tout en évitant la censure. Les « Nœud de Dion » et autres « Mortel de Berthe » sont nombreux et accompagnés d’une multitude de variantes. Yvan Delporte avouait jubiler lorsqu’à l’impression du journal, le responsable lui sonnait en demandant s’il était sûr de ce qu’il avait écrit. Même les titres des chapitres sont l’occasion d’une contrepèterie souvent tordue. Si ce genre d’humour vous plait, alors vous allez vous régaler. Personnellement, j’ai trouvé le repas indigeste. Ensuite chez Franquin, pour prendre sous son aile protectrice un jeune dessinateur prometteur. Jannin n’avait jamais vraiment fait de dessins dynamiques. Encore débutant, il officiait sur sa série fétiche (Germain et nous) dans un style figé. Franquin va progressivement lui apprendre les règles de base et ainsi modifier en profondeur sa vision des choses. A ce titre, le dossier qui complète la réédition de 2006 est vraiment à voir. Et Frédéric Jannin avouera que si Franquin le lui avait expliqué plus tôt, il aurait gagné 15 ans sur la qualité de sa production. Arnest Ringard reste pour moi une blague de potaches, où deux auteurs reconnus se sont faits plaisir tout en fournissant du travail à leur petit protégé, le tout sur le compte d’un éditeur avec lequel le courant ne passait alors plus vraiment bien (nous sommes à l’époque du Trombone Illustré !) car les histoires en elles-mêmes, à de très rares exceptions, sont trop anodines pour présenter un réel intérêt. Avec le recul, je ne peux que dire : bof …

20/03/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Cette joyeuse série débute dans l'hebdo Spirou n° 2088 du 20 Avril 1978. Elle s'y arrête dans le n° 3068 du 29 Janvier 1977. Aux commandes : Franquin et Delporte (excusez du peu !) aux scénarios, Jannin (très bon) au dessin. Arnest et Augraphie ?... C'est un peu un concentré de Bidochon mâtiné d'un voisinage style "Lefuneste" (Achille Talon). Et ça éclate de santé. Les histoires ?.. de petites histoires brèves, renouvelées dans leur postulat dans une véritable petite mise en scène théâtrale (un lieu : le jardin, deux acteurs : Arnest et "sa" taupe). J'ai vraiment apprécie cette sorte de mini "Comedia del Arte", poétique, drôle, aux petites histoires développées avec finesse. Jannin y va de son trait caractéristique : haché, nerveux, faisant ressortir par quelques vifs le comportement ou l'état d'esprit de ses personnages. Une série attachante, qui n'a pas "éclaté" parmi d'autres, mais qui a toujours ses nombreux adeptes... dont moi. Un album "normal" sortira chez Dupuis en 1981. Une intégrale paraîtra, elle, en 2006 chez Marsu. Une chouette petite "brique" de 120 pages.

05/09/2007 (modifier)