Les derniers avis (20759 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série RetroActive
RetroActive

Je n'ai pas tout compris à cette histoire. Non pas qu'elle soit particulièrement compliquée, mais elle est confuse et j'ai bien l'impression qu'elle ne tient pas la route quand on y réfléchit deux secondes. C'est une histoire purement centrée autour des voyages temporels, une énième version de la Patrouille du Temps chargée d'empêcher des personnes mal intentionnées de modifier le passé et de transformer le futur. C'est très déjà vu et ce récit là n'y apporte pas grand chose de neuf, si ce n'est peut-être l'affrontement entre un homme et son double du futur. Le dessin est correct mais très moyen quand on s'y attarde. Il est notamment assez nul en ce qui concerne les avions, et globalement les décors ne sont pas terribles. En réalité, seuls les visages semblent bien maîtrisés. La narration, faite de sauts chronologiques et de quelques flash back, n'est pas des plus évidentes à suivre. Il faut quelques pages avant de s'y retrouver. Et certains passages ne fonctionnent pas car ils paraissent illogiques ou mal racontés, comme ce moment où le héros est dans les étages d'un building à un moment donné, puis vient à l'aide de sa collègue ailleurs au niveau du sol juste quelques secondes après. De même, le système de boucle temporelle façon Un jour sans fin qui est mis en place à un moment donné n'est pas clair, notamment sur la manière dont la mort n'impacte pas le héros ni ses souvenirs, alors que les autres personnages secondaires oublient tout à chaque itération. Et enfin, il y a tout ce qui concerne le cœur de l'intrigue, comment les antagonistes se sont procuré leurs combinaisons et ont été laissés libres d'agir comme ils le font, la raison de leur action à ce moment présent du temps, les motivations des uns et des autres... C'est très embrouillé, et à vrai dire pas très crédible. Et la conclusion de l'intrigue est plutôt plate. Je termine donc ma lecture sur une déception.

20/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Modou la tzigane
Modou la tzigane

J’ai lu le premier tome – qui donne une histoire indépendante des autres albums, mais je ne chercherai pas à découvrir la suite. Je ne suis pas du tout le cœur de cible, et cette lecture est à réserver à de jeunes, voire très jeunes lecteurs, ça ne passe pas du tout la barrière de l’âge. En effet, tout m’a semblé naïf, figé, édifiant. Le dessin d’abord – pas exempt de défauts. Pourtant il y a d’évidents efforts, le trait fin, pour les visages essentiellement, peut avoir son charme. Mais le reste m’est apparu un peu grossier, les décors sont peu développés. Quant à l’histoire, mes remarques liminaires sont valables pour l’intrigue en elle-même, comme pour ses développements particuliers : tout est caricatural dans les relations entre les personnages et dans les situations, et les « retournements de situations » sont tellement téléphonés et simplistes que ça m’a un peu fait décrocher. Bon, ceci étant dit, l’arrière-plan est louable, la série tente de présenter l’histoire des tziganes au travers de quelques albums. Un court texte de conclusion (synthétique et intéressant), et une carte accompagnent et concluent l’album. Mais l’ensemble est trop naïf à mon goût. C’est une lecture à réserver à de jeunes lecteurs, clairement. Note réelle 2,5/5.

20/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Procrastination écologique
Procrastination écologique

Voici en bd les chroniques très actuelles de Maïté Robert, chroniques préalablement publiées sur le net et qui ont pour but de nous conscientiser face aux défis écologiques de notre temps tout en nous déculpabilisant de notre manque d’action. En effet, l’autrice se met en scène avec beaucoup d’autodérision, mettant d’elle-même le doigt sur ses incohérences, ses faiblesses et ses difficultés à adopter un comportement écoresponsable malgré sa bonne volonté. Le récit se découpe en de multiples chapitres qui chacun se centre sur un sujet plus précis. Le résultat est à l’image de beaucoup de blogs adaptés : c’est facile à lire, pas déplaisant mais pas marquant. Dans le cas présent, je dois avouer n’avoir que peu été sensible à l’humour de l’autrice… et j’ai beaucoup de mal à comprendre la finalité de ce type de chronique. Déculpabiliser ceux qui ne font rien ? Dire que nous sommes tous dans le même bateau, à vouloir bien faire et à ne finalement pas faire grand-chose face aux tentations de -et aux facilités offertes par- la société de consommation ? Faire comprendre que même si on ne fait pas grand-chose, ben, c’est déjà mieux que rien (même si on sait bien que ce n’est pas suffisant) ? Je ne sais pas et je sors surtout de cet album avec un sentiment de lassitude, avec la conviction que rien ne changera vraiment car l’humain aime trop son confort immédiat pour réellement vouloir changer les choses. Je comprends l’autrice, je suis bien souvent en phase avec elle mais ce qu’elle montre me déprime plus que ça ne me motive. J’ai vraiment envie de dire : à quoi bon ? Donc voilà, pour moi, cet album n’a pas grand intérêt. Seule la somme d’albums réalisés sur cette thématique -et la prise de conscience du public qui découle de cette accumulation- peut justifier la masse de pollution que nécessite l’édition de ces livres… Et encore… Bof, quoi… mais d’un strict point de vue technique, ce n’est pas un mauvais album (et l’approche est originale).

20/04/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Étreinte
L'Étreinte

Bon ben là, je suis passé complètement à côté, ne trouvant absolument rien de passionnant dans ce récit. Le dessin n’est absolument pas ma tasse de thé, le personnage central ne m’a aucunement touché et la fin est prévisible dès le début (même si je croyais qu’il allait culbuter la nana qu’il avait prise en photo). Commençons par le dessin. Si vous me demandez de vous décrire le personnage central sur seule base de celui-ci, je serais bien en peine de faire montre d’un tant soit peu de précision. Je dirais que le gars a un âge situé entre 25 et 65 ans, des cheveux blancs, gris, roux, bruns ou noirs (voire châtain), un nez en trompette ou bien en bec d’aigle, avec une bosse ou pas, ou deux… Sa femme ? Même problème pour moi, avec un âge qui semble osciller entre 35 et 85 ans. Pour le reste, le dessin est raide, souvent laissé à l’état d’ébauche, les décors ne servent que d’arrière-plan (ce qui est un moindre mal dans ce genre de récit centré sur les personnages). Non, décidément, je n’aime pas le style de Laurent Bonneau (« Les Brûlures », « Douce pincée de lèvres en ce matin d'été »). Les personnages, et surtout le personnage central. Celui-ci est sculpteur. Lors de vacances en compagnie de sa femme, il photographie « accidentellement » une jeune personne qui le fascine par sa pose (elle est allongée sur le ventre avec un pied en l’air…. Ooouuuhh que c’est fascinant). Au retour en voiture, sa femme et lui ont un accident de voiture et il s’en sort sans trop de dommages alors qu’elle est plongée dans un coma artificiel, plusieurs de ses organes vitaux étant très sérieusement esquintés. S’ensuit une longue période de déni. Le gars va vouloir se réfugier dans le temps d’avant l’accident, n’en parlant pas -ni du fait que sa femme est entre la vie et la mort- à ses proches, cherchant à retrouver la jeune femme sur la photo (et en en profitant pour coucher ou envisager de coucher avec celles qui se présentent à lui), se rendant régulièrement mais de moins en moins fréquemment à l’hôpital et préparant, contraint et forcé, une future exposition. Le récit alterne flash-backs et temps présent pour que nous puissions mieux cerner le personnage et souffrir avec lui… Sauf qu’il est tellement dans le déni qu’il ne semble pas spécialement souffrir. A l’image de sa représentation graphique, j’ai trouvé ce personnage fuyant, insaisissable, je ne l’ai pas compris. Pas plus que j’ai compris ces femmes rencontrées qui pour deux d’entre elles le laissent entrer dans leur vie (voire dans leur lit). Et puis il y a ces dialogues imaginaires avec sa femme dans lesquels il imagine qu’elle l’autorise à avoir de nouvelles aventures. C’aurait pu être beau, comme passage, sauf qu’il n’a pas attendu d’avoir ce type de réflexion pour coucher avec une autre femme. Alors, ça lui sert à quoi ? A se déculpabiliser d'un comportement qu'il estime douteux ? Donc voilà, pas capté la mentalité du gaillard, pas apprécié le dessin, pas été spécialement surpris ou touché par la fin, j’ai fait défiler les pages en attendant qu’il se passe quelque chose et le seul truc notable qui s’est passé à mes yeux, c’est qu’il a bien dû mettre un terme à son déni à un moment. Franchement, je me suis profondément ennuyé.

20/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Gon
Gon

Pour moi Gon c’était un personnage affreux à combattre dans Tekken 3. Auréolé de sa petite gloire, j’ai franchi le pas en manga et avais craqué à l’époque pour le coffret regroupant les 5 premiers tomes et le hs ... quelle folie !! Ça m’apprendra à écouter les critiques de Player One ^^ Pour les bons points : le graphisme et la narration muette ... et c’est tout. Le personnage de Gon est franchement pas attachant, petit teigneux, imbattable et au mauvais caractère. Le roi de son époque, il faut pas le titiller, très 1er degré. Certains chapitres sont vraiment limites niveau cruauté et les histoires redondantes, malgré cela quelques unes passent. Mais c’est pas cette série qui a fait changer mon opinion sur les mangas. A emprunter une fois pour les curieux et se faire une idée du personnage.

19/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Paul dans le métro
Paul dans le métro

C’est un album à part dans la série des Paul. En effet, ce n’est pas une histoire longuement développée comme à l’habitude, mais un recueil d’histoires courtes, publiées en revues : diverses commandes, quelques récits épars (voir fiche de l’album pour les détails), qui, pour certains, complètent les histoires des premiers albums (jusqu’en 2004). C’est donc très hétéroclite, mais aussi très inégal, et pas toujours captivant. Je pense que cet album s’adresse essentiellement aux amateurs des Paul, et je le déconseille à ceux qui voudraient – moindre pagination oblige – découvrir cet univers avec cet album. C’est en tout cas l’album de Paul qui m’a le moins intéressé, c’est clair. Note réelle 2,5/5.

19/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Sha
Sha

Découverte sur le tard, une série qui ne m’emballe pas, je ne suis jamais rentré dans l’univers. Un scénario foutraque, servi par un dessin pas encore à son apogée d’Olivier Ledroit, j’ai vraiment eu du mal, alors même que j’apprécie son trait. Il manque quelque chose, plus de contraste sur les planches peut être ?! pour rendre le tout plus lisible. Lecture pénible au final.

18/04/2022 (modifier)
Couverture de la série L'Ange déchu
L'Ange déchu

C’est la première publication de Torres en France, avec cette histoire parue auparavant dans la revue espagnole El Vibora. J’ai trouvé l’ensemble brouillon, largement perfectible. Le dessin d’abord, très inégal, avec un trait gras qui fait plus que son âge (on ne sent pas trop encore le style atome qu’il développera dans ses productions ultérieures). Il faut dire que Torres semble s’être inspiré d’auteurs ou de publications américains plus anciens. C’est aussi le cas pour l’histoire, qui se déroule dans une ambiance de polar noir des années 1950, même si j’ai décroché avant la fin, perdant un peu le fil de l’intrigue, à laquelle je n'ai pas accroché. La principale originalité est la présence d’un personnage à long bec au milieu d’un casting par ailleurs ordinairement humain. Une curiosité, mais qui m’a laissé sur ma faim.

18/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Avis de recherche
Avis de recherche

Même si c’est une des premières œuvres de Baudoin, on reconnait déjà son style caractéristique, avec un dessin jouant exclusivement sur le Noir et Blanc, un trait très gras, encore hésitant parfois (je trouve le dessin moins bon sur la deuxième histoire), et un peu marqué par l’influence de Pratt je trouve. Alors, c’est sûr, sur un si petit format, les deux histoires sont peu développées par Frank, et c’est un peu frustrant. Elles se laissent lire, avec toutes les deux une fin dramatique, violente. Dans la première, une adolescente fugue, cherchant à fuir l’ennui dans les bras d’un homme rencontré par hasard, ce qui déplait au père (la chute, en plus d’être violente, est ironique, avec un peu d’humour noir). Dans la seconde, nous suivons l’enfance et l’entrée dans l’âge adulte de deux potes. Là aussi avec une fin brutale (dans tous les sens du terme, puisque je l’ai trouvée un peu bâclée). Une petite curiosité, pour les amateurs des auteurs. Mais je suis resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

16/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La Sphère cubique
La Sphère cubique

Les histoires/chapitres de cet album ont été prépubliés dans la revue espagnole Rambla, dans laquelle Beà côtoyait, entre autres, Font, autre adepte de SF un tantinet décalée (dans un autre genre). Toujours est-il que je découvre cet auteur avec cet album, tout à fait dans l’esprit Métal Hurlant et Humanos, une SF débridée, vaguement inspirée d’ancêtres américains, mais avec quelques touches de rock, et pas mal de fantastique noir. L’aspect graphique signe lui aussi cette époque, avec une colorisation pétante, psychédélique, qui ajoute du baroque à un dessin au trait gras déjà un peu surchargé (mais un dessin techniquement très bon). Les premières histoires sont totalement foutraques, et les textes (dialogues et voix off) usent d’une logorrhée pseudo-scientifique le plus souvent absconse. C’en est presque caricatural et, au bout d’un moment, lassant, empêchant de s’attacher aux intrigues, reléguées au second plan, voire carrément oubliées. A partir du deuxième tiers de l’album, les dialogues, les textes en général, deviennent plus compréhensibles. Les histoires sont inégales. Quelques bonnes idées, des ambiances bien travaillées, mais souvent aussi un goût de trop peu. Peut-être cela passait-il mieux disséminé dans une revue au milieu d’autres trucs. C’est en tout cas une curiosité, pas facile à rencontrer, qui pourrait intéresser les amateurs des Humanos de la grande époque. Les autres seront sans doute surpris par cet univers peu cartésien. Note réelle 2,5/5.

15/04/2022 (modifier)