Les derniers avis (20759 avis)

Couverture de la série Iznogoud
Iznogoud

Je n'ai jamais pu accrocher à l'humour de cette série ni enfant ni à la relecture des quelques albums que je possède. Placer un grand méchant vizir au centre de l'histoire est un concept novateur pour l'époque mais comme cela échoue lamentablement en quelques cases à chaque fois, je me lasse très vite. Les dessins et les décors ont beau renvoyer aux mille et une nuits de Bagdad, y coller un bon humour franco-belge crée un décalage auquel je n'ai jamais adhéré. Les grimaces d'Iznogoud me font plus penser à un clown qu'à un homme promis à diriger. Quant au calife tellement mou que je n'ai jamais compris pourquoi Iznogoud n'avait jamais réussi. C'est probablement la série à succès de Goscinny que j'aime le moins.

14/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La Nuit des frelons
La Nuit des frelons

Une Bd que j'ai dégotée par hasard en furetant sur un petit marché aux livres en plein air, c'est pas que je sois un fan de Marc-Renier Warnauts, mais j'ai lu pas mal de ses Bd autour des contes et légendes au Lombard qui m'avaient intéressé (Le Cri du faucon, La Danse de l'ours et d'autres) et qui donnaient un aspect du Moyen Age assez atypique, j'avais donc envie de voir si je retrouvais le même intérêt dans cet album. Cette bande a été publiée dans le magazine A Suivre à partir de 1986, je n'ai aucun souvenir de l'avoir aperçue, ou alors je confond avec les bandes de Servais car les dessins de Marc-Renier et de Servais se ressemblent un peu. Malheureusement, j'en sors assez déçu. Le dessin est bien dans le style de l'auteur, sans trop de surprise, avec des personnages un peu comme des statues, mais en règle générale il est plutôt chouette, il y a aussi les décors qui donnent une ambiance médiévale, et surtout la représentation d'une époque farouche, un peu sordide, sale et peu raffinée, en somme très réaliste et très différente des Bd médiévales et historiques bien propres des années 60 où tout est clean, on pourrait presque dire que ça sent la saleté et la crasse, j'aime cette sensation parce que c'était comme ça à cette époque de XVIIème siècle qui dans les campagnes vivait encore comme au Moyen Age... Mais au niveau histoire, ça ne mène à pas grand chose, ce récit n'a rien de passionnant, je l'ai trouvé ordinaire et banal, il n'a pas une texture assez forte pour convaincre et a fini par me lasser. C'est sûrement dommage, les auteurs auraient dû mieux s'appliquer pour offrir une histoire plus consistante, j'ai largement l'impression qu'ils ne se sont pas foulés.

14/04/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Can't get no (satisfaction)
Can't get no (satisfaction)

C'est le troisième album de Rick Veitch qui sort chez Délirium et c'est la première fois que je suis déçu. Il y a beaucoup de pages, mais le format à l'italienne fait en sorte qu'au finale cela se lit plutôt vite pour un album avec autant de pages. Enfin, ça était le cas pour la bonne centaine de pages que j'ai lu parce que j'ai arrêté ma lecture en cours tellement je m'ennuyais. On suit donc un homme d'affaire dont la vie va basculer lorsque son entreprise va faire faillite. De ce que j'ai vu, il fait un road-trip et il y a les événements du 11 septembre aussi. J'ai trouvé la lecture hermétique, il a fallut que je lise le résumé sur le site de l'éditeur pour comprendre les intentions de l'auteur. Peut-être que j'aurais compris si j'avais tout lu, mais voilà après avoir lu un bon tiers de ce one-shot, je n'avais pas envie de continuer tellement je m'ennuyais. La faute au choix de narration: il y a presque pas de mots en dehors d'une espèce de voix-off qui décrit les pensées du personnage principal ou ses sentiments ou je sais pas quoi. Le procédé m'a vite agaché parce que j'ai trouvé le texte vraiment prétentieux et sans intérêt. Peut-être que ça passe mieux en vo, honnêtement je m'en fous. J'ai eu l'impression de voir un film d'art et d'essais, le genre de truc qui plait uniquement aux intellectuelles. Je mets tout de même 2 étoiles parce que le dessin est bon.

13/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Dinghys Dinghys - Lannapurna Club
Dinghys Dinghys - Lannapurna Club

J'avais bien aimé le "Soviet Zig-Zag" du duo Barcelo-Tripp. J'avais trouvé le scénario sympa et bien traité même si je ne suis pas un super fan du dessin de Tripp, il se laisse apprivoiser facilement. Dans "Dinghys" les dessins et les couleurs sont passables pour mon goût. Les personnages sont facilement identifiables, ni laids ni beaux et sans empathie. Nous sommes évidemment sur une ligne graphique assez dynamique pour les scènes d'action. Pour moi ce qui cloche, c'est le niveau du scénario et le niveau des dialogues. Les dialogues pseudo politiques révolutionnaires sont d'une triste pauvreté. En premier lieu, tout est parachuté sans antécédent, ni justificatif de l'action violente. Comme si cela allait de soi d'assassiner des dirigeants et tous leurs gardes !! A la vue de la mise en place de l'action, j'ai des gros doutes sur la légitimité du scénario. Les gardes passent pour des simplets que l'on égorge aussi facilement que des animaux. Très très bof. Quant à l'histoire, les auteurs avaient dû relire Hamelin avant l'apéro pour nous concocter cette lumineuse histoire de rats dans la ville. Tout le scénario est de ce niveau plus qu'improbable. La fin, avec une petite promenade en canots sans perspective politique prouve la vacuité du projet. Le plus prétentieux étant de finir sur une citation de Dante.

13/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Elles se rendent pas compte
Elles se rendent pas compte

C’est la dernière adaptation de Vernon Sullivan que je lis. C’est aussi le seul roman que je n’ai pas lu auparavant. Et c’est la BD de cette collection qui m’a le moins accroché je pense. Rien de déshonorant pourtant, mais rien qui m’a foncièrement intéressé. Le dessin fait globalement le boulot (malgré quelques imperfections – perspectives ratées, finition des visages parfois inégale) mais je n’en suis pas fan. Pas fan non plus de la colorisation. Quant à l’histoire, c’est clairement celle des quatre qui a le moins de potentiel, Vian s’essoufflait visiblement – si Morvan lui a été fidèle. On y retrouve quelques idées propres à énerver la censure de l’époque (homosexualité, travestis, trafic de drogue), mais l’intrigue ne m’a pas emballé. Jouant sur un humour léger qui m’a en partie échappé (n’est pas Billy Wilder qui veut), j’ai fini sans passion l’album, et du coup je ne regrette pas d’être passé à côté du roman. Note réelle 2,5/5.

13/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Une farce pour 2 dindons
Une farce pour 2 dindons

C’est une histoire sans queue ni tête, assez loufoque. Nous suivons deux personnages, Pic et Zou, deux copains qui, à la suite de la rencontre avec un marabout africain, vont « remonter le temps », et rencontrer certains de leurs ancêtres, du moyen-âge à la première guerre mondiale. L’histoire se conclut de façon abrupte, et j’avoue ne pas avoir trop compris où l’auteur voulait en venir. Aventure et humour sont saupoudrés au milieu de l’intrigue, filiforme, mais je n’ai pas vraiment trouvé matière à m’intéresser à ce petit album, vite lu, mais je le crains presque aussi vite oublié.

13/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Tamino
Tamino

Voila une Bd qui aurait pu être captivante, le fond de l'histoire est intéressant, on est en pleine époque de siècle des Lumières à Vienne sous le règne de Joseph II, où surnage intrinsèquement l'ésotérisme sous forme de franc-maçonnerie, entre manigances ourdies par la comtesse de Choisy, enlèvements, violences, attentats et complots maçonniques, bref dans une époque qui ne m'attire pas vraiment dans le domaine historique, mais j'aime bien certains personnages de cette époque et j'avais envie de voir comment ça fonctionnait dans ce diptyque. L'ennui c'est que tout est trop brouillon, on a l'impression qu'il se passe des trucs dont on ne sait qui les a commandités et quand ils ont commencé, j'avais beau revenir en arrière 3 ou 4 fois pour tenter de capter, au bout d'un moment c'est pénible, c'est comme si on vivait une action sans en connaitre le début, et les personnages commettent des actes étranges, bref c'est quasiment incompréhensible, nourri par une confusion indescriptible, en gros on ne comprend pas grand chose si ce n'est que c'est probablement une vague adaptation de la Flûte enchantée de Mozart, un de ses opéras les plus célèbres, j'en ai vu suffisamment à une époque à l'opéra de Bordeaux pour déceler ça, mais ça semble ambigu et mal foutu, ça explique en tout cas pourquoi Mozart est l'un des protagonistes de ce récit. Là-dessus, le dessin n'est pas vraiment dans mes préférences, les tronches de personnages sont laides, et l'ensemble est assez sombre, c'est dommage car j'ai senti qu'il y avait un potentiel gâché.

13/04/2022 (modifier)
Par GREG
Note: 2/5
Couverture de la série Landru
Landru

Je serais plus sévère que mes prédécesseurs. L'histoire de Landru, un des plus célèbres tueurs en série français, est étrangement un parent pauvre de la BD. En effet, seules deux adaptations ont été réalisées : celle-ci et une autre plus récente en 2006 par Christophe Chabouté qui prend le parti de présenter Landru comme une victime. Or les faits sont là : de nombreux éléments bien tangibles ne laissent planer aucun doute : le fait que Landru était la dernière personne à avoir accompagné les victimes, que celui-ci se soit ensuite approprié tous leurs biens, que des ossements humains ont été retrouvés sur place... La liste est longue. Cette adaptation date de 1981, et se présente comme une œuvre factuelle et bien documentée au premier abord, tout en ne laissant aucun doute sur la culpabilité de Landru. Les dessins sont très bien réalisés, l'encrage net et superbe. Il est également intéressant de noter que l'auteur prend un grand soin à renseigner ses lecteurs sur le contexte international à mesure que le temps passe, ce qui est point positif à souligner. Mais le bas blesse sérieusement par plusieurs aspects : - Tout d'abord, le déroulement de l'intrigue est assez confus, passant presque sans crier gare du présent, au futur, puis au passé, et vice-versa. Cela nuit grandement à la lecture et à la lisibilité de l’œuvre. De même que si l'album se conclue par le procès de Landru, il ne nous explique pas pourquoi les jurés ont été convaincus (juste une case nous les montrant dire "il est coupable, c'est évident"), et la dernière case est grand-guignolesque au possible, montrant la tête décapitée de Landru rouler en disant "je suis innocent" (ce qui n'a jamais eu lieu). - Ensuite, sur les dessins : si ceux-ci sont très beaux, il est à noter que Novi a pris le curieux choix artistique de représenter chaque victime de Landru en belles jeunes femmes au corps de déesse et au visage magnifique...Or les victimes de Landru étaient pour la plupart plutôt rondes, relativement âgées et au physique assez ingrat. Une fois que l'on découvre cet aspect, on en vient à douter de la pertinence de certains faits....Ce qui nous amène au dernier point. - En effet, par des soucis romanesques, l'auteur modifie certains faits afin de rendre l'ensemble plus "émotionnel" : un exemple, on nous explique que la maîtresse de Landru se suicidera peu après sa déposition en se jetant dans la Seine à Paris... Or ce "peu après" a eu lieu plus de 40 ans après les faits, et son suicide a eu lieu dans les douves d'un petit château de province! C'est aussi inutile que dommage, car l'ensemble est plutôt bien documenté.

13/04/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série D'une rive à l'autre - La Découverte du Pacifique
D'une rive à l'autre - La Découverte du Pacifique

Un récit historique qui raconte comment les européens ont fini par découvrir l'océan Pacifique. Le sujet me paraissait intéressant, mais je n'ai pas accroché pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le dessin d'Enrique Breccia est très particulier ici alors que dans ses autres séries, du moins celles que j’au lues, son style était plus conventionnel. Là on dirait plus de la peinture et je ne pense pas que cela soit le style idéal pour illustrer un récit d'aventure historique. J'ai trouvé que c'était figé et que cela manquait de dynamisme. Je ne suis jamais rentré totalement dans le récit à cause du dessin qui ne me semble pas convenir au scénario. Le scénario lui-même à des défauts. Tout d'abord, j'ai trouvé que le contexte historique n'était pas clair par moment, notamment en ce qui concerne les nombreuses tribus indiennes que les Espagnols rencontrent durant leur voyage. J'imagine que c'est plus clair pour un lecteur de l'Amérique latine qui a des notions d’Histoire sur son continent. J'ai donc eu l'impression qu'il me manquait des connaissances historiques pour pouvoir apprécier le récit, un peu comme si un lecteur argentin se mettait à lire une bd sur un événement historique de l'histoire de la Nouvelle-France sans savoir le nom des tribus indiennes ou qu'il y avait des conflits entre les Français et les Anglais. De plus, il se passe beaucoup d'événements dans les 48 pages de la bd et je trouve que cela va trop vite. Il y avait assez de matière pour faire une saga de 4-5 tomes. Dommage.

12/04/2022 (modifier)
Couverture de la série La Couleur de l'Air (Coup de sang)
La Couleur de l'Air (Coup de sang)

J'ai beaucoup moins apprécié La Couleur de l'Air que Julia et Roem qui le précédait dans la suite de Coup de Sang. Le dessin reste à l'identique avec des personnages fins, racés et élégants. Du sombre au début de l'ouvrage qui se colorise au fur et à mesure que l'on s'approche du dénouement heureux. Je m'y perds un peu avec les visages des différents personnages et des différents groupes tous du même style. Je trouve ce long voyage dans les airs un brin ennuyeux comme ces citations philosophiques décousues avec lesquelles Bilal nous bombarde telles des particules ionisantes qui devraient stimuler notre pensée. Oups ! trop de citations nuit à la qualité du texte à mon avis. Bilal ne m'avait pas habitué à ce travers. C'est la conclusion de Coup de Sang, une sorte de revanche de la nature sur la folie des hommes. Une fable écologique et poétique un brin mystique. Je trouve la fin un peu simpliste qui choisit l'optimisme. Pas l'album que je préfère.

10/04/2022 (modifier)