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Elles se rendent pas compte

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Quand Boris Vian alias Vernon Sullivan signe un polar sans concession, sensuel (sinon sexuel) et teinté d'humour noir.


Boris Vian Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Jean-David Morvan Nouveautés BD, comics et manga

Ce soir, Francis Deacon enfile des collants, rehausse ses cils de mascara et souligne ses yeux de noir. Mais n’allez pas croire qu’il soit de ce bord-là ! C’est que ce soir, Gaya, son amie - et parfois amante - organise une soirée costumée. L’occasion pour elle de s’envoyer au 7e ciel à coup de piquouzes certainement pas fournies sur ordonnance. Francis, il déteste les drogués. Alors quand il découvre que sa Gaya a pris l’autoroute de la défonce sur conseil du futur mari (un futur mari ? Francis n'était pas au courant !) et que ce mari, il n' a pas l’air particulièrement tourné vers les charmes délicats de la féminité, il se dit qu’il y a anguille sous roche. Quand il ne sort pas pour un bal costumé, il ne fait pas dans la dentelle Francis. Alors en démêlant le nœud de l’affaire Gaya, il se retrouve vite avec la gueule fracassée et 10 000 dollars de dettes. Heureusement, il a son frangin Ritchie, médecin de métier. Avec lui, s’il s’agit de trancher entre le vice et le serment d’Hippocrate, il ne réfléchit pas. Surtout si c’est pour sortir le petit frère de la panade. Déluge d’humour, d’hyper violence et de sexe dans Elles se rendent pas compte, troisième roman de la série des romans noirs de Boris Vian signés sous le pseudonyme Vernon Sullivan.

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Septembre 2020
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Elles se rendent pas compte
Les notes (1)
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04/10/2020 | Yann135
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Par Yann135
Note: 3/5
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«Elles se rendent pas compte» est un roman noir écrit par Boris Vian sous le pseudonyme de Vernon Sullivan et paru en 1950. L’histoire raconte les péripéties de deux frangins devant se débrouiller au milieu de trafiquants de drogue. La marque de fabrique des romans de Sullivan est bien présente… sexe et humour noir. Début des années 50. Nous sommes à Washington. Francis Deacon assiste au bal costumé donné par son amie Gaya. Énorme surprise ! Celle-ci va se marier avec Richard Walcott, un homosexuel notoire et accessoirement membre du gang Walcott mené par la redoutable Louise, sa sœur. Aidé par son frère Ritchie, Francis mettra tout en œuvre pour tirer les choses au clair. Pourquoi ce mariage contre-nature ? Comment Gaya est-elle tombée dans la drogue ? La sexualité est largement abordée. Du triolisme au travestissement. Le bal costumé du début de l'ouvrage, où Francis est déguisé en femme est une parfaite entrée en la matière ! Évidemment le sujet brûlant – pour l’époque – est l’homosexualité – ici féminine. « Elles se rendent pas compte » … de ce qu'elles loupent ! L’atmosphère de l’album est plutôt en adéquation avec l’histoire. Les couleurs sont froides et sombres. Nous sommes un peu dans une série B avec les gentils et les méchants. Place aux règlements de compte. Le rythme est acéré et soutenu. On ne s’ennuie pas une seule seconde dans la lecture de ce récit. C’est le troisième album que je parcours dans la catégorie « Vernon Sullivan ». Peut être que je me lasse un peu de retrouver les mêmes ingrédients provocateurs, mais je trouve cet opus un peu moins bon que les deux autres titres déjà parus [ « J’irai cracher sur vos tombes »; « Les morts ont tous la même peau » ]. Je valide un 3 étoiles mais vraiment pas plus.

04/10/2020 (modifier)