Les derniers avis (20759 avis)

Couverture de la série Dieter Lumpen
Dieter Lumpen

Je ne partage pas les avis élogieux que j'ai lus auparavant. Je découvre l'oeuvre de Zentner et de Pellejero et le moins que je puisse écrire, ce n'est pas le coup de foudre. Côté scénario je trouve cela très bof bof. Des aventures molles qui serviraient presque de pub pour un voyagiste dans un monde d'après-guerre secoué par des conflits induits (Israël, Inde) et où notre pseudo-aventurier se promène à sa guise sans visa ni bagage et souvent sans argent (il faut qu'il me montre son truc). Une grand-mère allemande qui se promène avec un flingue en Rolls juste après la guerre et qui prend le directeur de Topkapi (un des plus célèbres du monde) pour une bille. C'est peut-être plausible vu d'Argentine, j'ai personnellement du mal à adhérer. Le personnage est surtout riche de sa vacuité limite insultante quand il pense "Kurtz... s'était laissé envahir par l'absurdité des messages mystiques de l'Orient." (La Voix du Maître) Oups les millions de fidèles orientaux apprécieront votre point de vue que je ne partage pas !! On a aussi du "Maudit Amerloque.." dans Caraïbes petite injure raciste pour pimenter le texte ? Les dessins sont corrects surtout les temples statiques comme Ste Sophie, Topkapi où les façades de Carthagène, je trouve les scènes de pluie très faibles quand je les compare à celles de Will Eisner, et je trouve les couleurs criardes. En conclusion vraiment pas ma tasse de thé.

09/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Mamohtobo
Mamohtobo

Il fallait que cela arrive, un ouvrage de Nancy Peña que j'apprécie beaucoup moins que ses autres oeuvres. Probablement à cause du dessin de Schemoul qui n'est vraiment pas à mon goût. Les aquarelles ne sont pas mon support pictural préféré et ici je les trouve inégales avec un graphisme qui ne me convient pas du tout. Reste le scénario qui sauve la série de la Bérézina. Une parabole, une métaphore sur la liberté de la femme ? Spooky souligne une analogie avec le voyage d'Ulysse, c'est une lecture intéressante. Mais j'y vois son miroir inversé. Ulysse multipliait les miles nautiques, les conquêtes féminines et les pertes en hommes (il rentre seul) pendant que sa Pénélope attendait 20 ans bien sage devant sa tapisserie malgré les plus beaux prétendants de Grèce. Ici dès que les hommes ont embarqué, les femmes reprennent leur liberté amoureuse pour exister en dehors de la solitude imposée. Un seul marin périt et à l'inverse des sirènes, c'est le chant des femmes qui sauvera le bateau des mammouths sorte de monstres Neptuniens. Probablement une lecture trop intellectuelle et peut-être erronée mais qui me permet de donner du sens à ce petit ouvrage.

08/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Martin Luther King (Bayard jeunesse)
Martin Luther King (Bayard jeunesse)

Cette collection se propose de faire découvrir à de jeunes lecteurs quelques personnalités fortes, ayant « changé le monde ». En tout cas dont la vie et/ou l’œuvre ont exercé une influence majeure. C’est effectivement à réserver à deux jeunes lecteurs (9 à 12-13 ans). Mais j’ai fini ma lecture péniblement. Encore heureux que ça se lit vite. Si toutes les « dates » importantes de la vie de King sont bien présentes, la narration m’a déplu. C’est édifiant dans le ton, cela ressemble à certains dépliants de patronage. Cet aspect est surtout marqué par les commentaires en voix off (parfois inutiles ou redondants). De plus, je n’ai pas vraiment accroché au dessin, basique et pas à mon goût, et à la colorisation informatique, qui lisse tout. Bref, même en tenant compte de l’âge visé, je reste déçu par cet album. Peut-être qu’un regard plus jeune et différent y trouvera son compte ? C’est le genre d’album (et de collection) qui vise les CDI de collège… Note réelle 2,5/5.

08/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Je suis Dark Vador
Star Wars - Je suis Dark Vador

Avis mitigé sur cet album de la collection «Je suis ... », je connaissais le principe (et les contraintes) de ce genre de recueil compilant certains chapitres de « la vie » sur papier d’un personnage. C’est généralement assez frustrant car nous n’avons que des petits bouts d’histoires. Autant je peux comprendre quand un personnage a des décennies de publication et qu’il est passé entre X auteurs au style différent, mais dans le cas présent je n’y ai vu que peu d’intérêt. Dark Vador est un personnage iconique de l’univers star wars, mais Disney ayant fait table rase du passé lors de son rachat à Lucas, ce recueil compile les quelques années d’exploitation du personnage sous la nouvelle licence. Le dessin est donc 100% comics moderne et je connaissais la plupart des histoires, pas déplaisantes au demeurant (j’aime beaucoup la confrontation avec Tarkin). Mais à mon sens bien trop tôt pour sortir une sorte de best of autour du célèbre seigneur noir, mieux vaut s’attarder sur la série Dark Vador et son cross over que ce patchwork sans continuité.

07/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Boston police
Boston police

Très moyennes, ces deux enquêtes qui mettent en vedette un capitaine de police aux manières expéditives et à l’ironie mordante. Dans les deux récits, je trouve que le scénario tient péniblement la route. La machination derrière la première enquête présente bien des incohérences et ça va chercher loin pour un résultat assez limité. Dans le second récit, à nouveau, j’ai du mal à saisir le raisonnement du meurtrier. Dans un cas comme dans l’autre, les déductions du capitaine O’Brady me semblent bien souvent sorties d’un chapeau et, surtout, ne prêtent jamais à discussion alors qu’elles ressemblent bien plus à des hypothèses de travail qu’à l’aboutissement d’un long parcours cognitif. Au niveau du ton employé, la série se veut très virile et use d’une ironie agressive, avec des dialogues à l’avenant. Dans une série au ton humoristique avec du second degré, ça passerait mais là, pris au premier degré, j’avoue avoir bien plus de mal. Au niveau du dessin, je trouve en général que le trait est fort raide. Par ailleurs, il me semble que certaines erreurs de perspectives auraient pu être facilement évitées. Enfin, il y a un décalage entre la coiffure du capitaine O’Brady et les traits marqués de son visage, qui m’ont donné l’impression tout au long de ma lecture qu’il portait une moumoute mal ajustée. Vous l’aurez compris : je n’ai pas été spécialement emballé. Vite lu, vite rendu et je n’y reviendrai plus… Je reste sur un 2/5 parce que je suis arrivé au bout des deux albums mais ce n'est clairement pas une lecture que je conseillerais à qui que ce soit.

07/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Jacquot le Mousse
Jacquot le Mousse

Si le nom de Goscinny n'était pas associé à cette série, il est fort probable qu'elle serait perdue et oubliée. 30 planches dessinées par Godard qui font pourtant partie de l'histoire de la BD franco-belge puisque la série a participé à la sortie du journal Pilote. Cette série d'humour a bien joué son rôle de remplissage mais n'a pas pu tenir la route très longtemps tellement les perspectives offertes étaient maigres. Pour rester dans le même registre maritime, on est loin de Jehan Pistolet produit par Goscinny quelques années avant et qui annonçait déjà l'humour d'Astérix. Dans Jacquot je trouve peu d'humour dans le texte, une galerie de personnages centrée sur le duel capitaine-bosco qui tourne vite en rond. Jacquot a beau être débrouillard sa qualité de mousse ne lui permet pas des initiatives propre à donner de la vigueur à cette série. Le dessin humoristique de Godard s'en tire plutôt bien et sauve la série. A titre de documentaire sur l'histoire de la BD

06/04/2022 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Les Trois Mousquetaires (Lo Bianco/Mossa)
Les Trois Mousquetaires (Lo Bianco/Mossa)

Déniché en kiosque à l’occasion d’une collection promotionnelle du journal « Le monde », ce one-shot reprend la trame originale du roman d’Alexandre Dumas. Des « trois mousquetaires », ce que je retiens le plus, ce sont les nombreuses adaptations cinématographiques plus ou moins réussies que j’ai pu voir quand j’étais jeune. C’est donc avec une certaine nostalgie que j’ai lue cet album. Si j’ai acquis cette bande dessinée, c’est parce que j’avais apprécié « 20 000 lieues sous les mers », le premier album de cette collection, et aussi parce que le dessin me convient. Disons-le toute de suite : j’ai été déçu par cette adaptation. Pas au niveau du graphisme que je trouve correct (colorisation un peu terne mais ça passe) mais au niveau du scénario… Je n’ai jamais lu le roman d’Alexandre Dumas donc, quand je lis une adaptation, il faut que je puisse comprendre sa trame… Et bien, j’avoue qu’il y a beaucoup de choses que je n’ai pas pigé dans cette bande dessinée. Des exemples ? En voici : Dans la bd, Constance a un mari, mais pas dans les films que j’ai pus voir… et bizarrement, cela ne semble pas poser le moindre problème à ce ménage dans ce récit. D’Artagnan arrive à Calais pour aller en Angleterre mais il ne passera pas inaperçu car il est signalé partout. Alors il change de nom, se fait passer comme « Comte », rencontre un gus qui lui signe un papier et puis, basta ! Trop simple ! Trop fort : Je n’ai rien pigé à sa démarche ! Et je ne compte pas les sauts, raccourcis et retournements de situations abracadabrantesques qui jalonnent les aventures des trois mousquetaires, sans compter l’absence de scènes de remords de la part de notre héros (je pense à la séquence où Constance meurt, pas une seule larme… snif !). Je pense que, si cette adaptation a été conçue de cette façon, c’est à cause de sa faible pagination par rapport au roman qui devrait être plus conséquent… Ce qui me fait dire que « Les Trois mousquetaires » doit être inadaptable en un one-shot de 46 planches. Du coup, il manque sans cet album des moments « calmes » qui nous auraient pus nous faire attacher davantage à nos personnages. En cet état, on arrive à la fin du livre sans avoir trop bien compris aux aventures D’Artagnan et de ses compères, et surtout avec une relative indifférence… Bref, adaptation à oublier !

06/04/2022 (modifier)
Couverture de la série Ouf !
Ouf !

C’est clairement un album à réserver à un jeune lectorat, tant l’histoire se révèle assez basique – presque autant que le dessin, très minimaliste. J’ai juste été surpris par la fin, un chouia trash, loin des aventures gentilles à la « Plume » des bouquins du genre pour les plus jeunes. Pour le reste, nous suivons le struggle for life de quelques pingouins, menacés par des orques, des ours blancs – ou des hommes plus ou moins bienveillants (je n’ai pas du tout compris ce qu’ils étaient devenus à partir du moment où les pingouins sont dans leur bateau !??). Je ne sais pas si de jeunes lecteurs trouveront leur compte dans ce tout petit album. J’en suis en tout cas sorti déçu.

04/04/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Indochine
Indochine

"Indochine" nous propose de suivre les aventures du pilote Armand Baverel. Si le personnage a réellement existé, ne vous attendez pas pour autant à découvrir une biographie fidèle loin de là. Tout d'abord parce que s'il a réellement été pilote, ce fut beaucoup plus tard, et non pas dans l'US Air Force comme ici au début de l'album. Tout commence en effet par un premier de l'an bien arrosé. 1er janvier 1945, en Alsace, la base aérienne où cuve Armand Baverel est attaquée à l'aube par des avions allemands ; Armand a tout juste le temps de grimper dans le sien avant que le reste de l'escadrille et le mess ne se fassent réduire en cendres. Dans la précipitation il n'a pas pris de parachute et il finira par se crasher... Quelques mois d'hôpital pour de multiples fractures un peu partout, notre homme doit passer en cours martiale. L'Armée de l'air lui sauve la mise en lui proposant de s'engager pour l'Indochine... Fini les appareils américains rutilants, il va devoir réapprendre à piloter sur des vieux coucous tout en découvrant l'attrait et les dangers de cet orient mouvementé... Voilà donc un album qui, s'il a pris d’énormes largesses avec l'histoire, plaira certainement aux amateurs d'Aventure et de batailles aériennes. Armand Baverel est un électron libre qui semble avoir trouvé sa place en Indochine où tout ne semble pas si "carré" que dans l'US Air Force ou en France. Pour ma part j'ai trouvé que ça manquait quand même cruellement d'originalité, mais on se laisse bercer par les péripéties qui jalonnent le parcours de cet aviateur aventureux. Côté dessin, Maza assure le job, même si je ne suis pas fan de sa façon de dessiner les visages car on a parfois du mal à reconnaître au premier coup d'oeil qui est qui. J'ai par contre apprécié ses batailles aériennes qui restent dynamique, ce qui est souvent difficile à rendre en dessin. La colorisation de Jean-Paul Fernandez est par contre agréable. Un album vite lu et divertissant. (2.5/5) *** Tomes 2 *** Dans la lignée du premier tome, Armand Baverel évolue contre vents et marées dans le bourbier de l'Indochine. Toujours partant pour des missions officieuses et les coups d'éclats, il a l'étoffe et la chance des héros invincibles ; il n'est pas à un crash d'avion près ^^ Les scènes de combat, qu'elles soient aériennes ou au sol, sont toujours bien rendues et dynamiques, c'est le gros point fort de cette série. Après, on pourra regretter le manque de crédibilité de ces missions dont Armand sort toujours quasi indemne... Un second album dans la lignée du premier, divertissant pour les amateurs du genre si on est pas tatillon sur les largesses prises avec la réalité. *** Tome 3 *** Voilà un troisième tome qui va mettre la focale sur les hélicos. Armand va de nouveau mettre en avant son inventivité pour transformer des hélicos de transport de troupes en hélico de combat redoutables. Si les chats on neuf vies, on ne compte plus celles d'Armand qui a toujours le chic pour rentrer en un seul morceau de missions... Pour le coup, entre le côté répétitif de ses aventures (seul le matériel change), les largesses historiques prises et une grosse baisse au niveau de la qualité du dessin, la série commence à s’essouffler profondément. Je ne suis pas sûr de pousser plus loin ma curiosité et je baisse ma note à 2/5.

14/11/2020 (MAJ le 04/04/2022) (modifier)
Par bab
Note: 2/5
Couverture de la série Bee Spy
Bee Spy

Rencontre toujours un peu lunaire avec Cosimo Ferri sur Angoulême... Surtout après avoir cherché le stand Tabou partout et finalement trouver Cosimo des la grande bulle chez OW. On n'était pas nombreux à faire la queue (si je puis dire) pour une dédicace. Bref, me voilà avec mon Bee Spy, même pas pour moi, mais pour un ami. Entendons nous bien, hein... :) A feuilleter, c'est alléchant, il faut bien reconnaitre le degré d'expertise de Cosimo pour ce qui est de dessiner des filles. Nues de préférences. L'histoire sur le papier pouvait aussi laisser imaginer que la lecture ne serait pas déplaisante. Objectivement : Cosimo est quand même très bon dans le dessin pour les poses suggestives féminines. Mais, son trait devient très figé et manque de dynamisme quand il faut sortir de ce cadre. Les cases sont très statiques et l'action peine à vivre. Et dans Bee Spy, on est quand même dans un scénario d'espionnage. La mise en couleur n'est pas dingue. C'est peut être le problème d'ailleurs. Il y a un portfolio à la fin de de l'album avec beaucoup de planches en noir et blanc, pour le coup, elles sont plus lisibles, plus dynamiques, plus jolies. D'un point de vue scénario, on est dans le poncif de l'espionnage, et c'est hyper maladroit. Les dialogues sont ... (je cherche mes mots)... on dirait un peu un mauvais porno des années 80. C'est beau (en noir en blanc), ça se lit en 15 min, mais OW propose néanmoins un bel objet, avec un vrai effort pour les bonus : une BO, un teaser, du beau papier, des portfolios vraiment sympa. Tout ces à côtés sont plus sympas que la "BD" en elle même.

04/04/2022 (modifier)