Rencontre toujours un peu lunaire avec Cosimo Ferri sur Angoulême... Surtout après avoir cherché le stand Tabou partout et finalement trouver Cosimo des la grande bulle chez OW. On n'était pas nombreux à faire la queue (si je puis dire) pour une dédicace.
Bref, me voilà avec mon Bee Spy, même pas pour moi, mais pour un ami. Entendons nous bien, hein... :)
A feuilleter, c'est alléchant, il faut bien reconnaitre le degré d'expertise de Cosimo pour ce qui est de dessiner des filles. Nues de préférences. L'histoire sur le papier pouvait aussi laisser imaginer que la lecture ne serait pas déplaisante.
Objectivement : Cosimo est quand même très bon dans le dessin pour les poses suggestives féminines. Mais, son trait devient très figé et manque de dynamisme quand il faut sortir de ce cadre. Les cases sont très statiques et l'action peine à vivre. Et dans Bee Spy, on est quand même dans un scénario d'espionnage.
La mise en couleur n'est pas dingue. C'est peut être le problème d'ailleurs.
Il y a un portfolio à la fin de de l'album avec beaucoup de planches en noir et blanc, pour le coup, elles sont plus lisibles, plus dynamiques, plus jolies.
D'un point de vue scénario, on est dans le poncif de l'espionnage, et c'est hyper maladroit. Les dialogues sont ... (je cherche mes mots)... on dirait un peu un mauvais porno des années 80.
C'est beau (en noir en blanc), ça se lit en 15 min, mais OW propose néanmoins un bel objet, avec un vrai effort pour les bonus : une BO, un teaser, du beau papier, des portfolios vraiment sympa. Tout ces à côtés sont plus sympas que la "BD" en elle même.
A la bibliothèque je voulais trouver quelques mangas en one shot, je n'avais pas l'envie de partir sur une série à rallonge. Et voici un des lauréat, c'est sa couverture et un feuilletage rapide qui m'ont convaincu, vive la couleur.
Je ne connais rien à l'univers de Ghost in the shell, je n'ai ni lu la série mère, ni vu l'animé et je découvre donc ce manga sans apriori.
Un monde cyberpunk où les IA sont présents dans la section 9, une unité de police spécialisée dans le piratage du net dont le marionnettiste est l'ennemi numéro un.
Un récit qui ne m'a pas happé dès les premières planches, l'intrigue complexe et les nombreux protagonistes m'ont laissé sur le bord de la route. Des personnages stéréotypés, l'action et l'enquête sur ce fameux marionnettiste sont au centre de l'histoire.
Mais je dois reconnaître une certaine poésie dans la narration qui a maintenu mon intérêt jusqu'au dénouement
Un graphisme et une colorisation tiré directement de l'animé, ils ne font pas partie de ceux que j'apprécie, trop informatisés.
Aurais-je perdu mon ghost lors de la lecture, alors que ce manga n'est pas une coquille vide. Non, ce n'est juste pas fait pour moi.
Note réelle : 2,5.
Les Français ont la réputation d'être les "pires touristes du monde". En lisant ce 2e Opus, on comprend pourquoi... Nuls en langues, ne montrant aucun intérêt pour la culture et l'histoire des pays, se moquant des autochtones, apeurés par "tout ce qui n'est pas comme eux", centrés sur leur petite vie franco-française (ils ont été incapables de quitter leur France chérie sans une biblio d'auteurs français sous le bras). Bref, un témoignage ethnographique au plus près de la réalité, mais qui fait froid quand même dans le dos. Ce d'autant plus qu'ils se font passer pour des aventuriers ("les touristes, ce sont les autres")... !!!
Passez votre chemin (j'ai mis 2/5 au lieu de 1/5 pour les dessins).
L’histoire se laisse lire, mais j’en suis ressorti plutôt déçu.
D’abord parce c’est un peu au forceps je trouve qu’elle intègre cette collection concept, où normalement 7 personnages « font » quelque chose ensemble. Or, ici, on a juste des personnages, dont certains n’apparaissent pas ou ne rencontrent pas les autres.
Ensuite parce que l’histoire ne tient pas ses promesses. Sur les personnages eux-mêmes, aux super pouvoirs finalement peu montrés, peu utilisés, et presque anecdotiques parfois. Ce sont des « super auraient pu » et non des super pouvoirs au final.
Quant à l’intrigue, après un démarrage intriguant, le soufflé tombe aussi rapidement, car j’ai eu l’impression d’attendre des choses qui ne sont jamais arrivées : sur le passé des personnages, peu exploité, traité en ellipses assez minces, mais aussi sur leur « évasion » (sa préparation, ce qu’ils étaient censés faire après), vite expédiée et là aussi manquant d’intérêt.
Même l’aspect « laboratoire secret », « projet gouvernemental caché » n’est pas vraiment exploité.
J’ai refermé l’album en me demandant où avait voulu en venir Salvia.
Le western est un genre que j’apprécie généralement, mais je suis sorti déçu de la lecture de ces deux albums.
J’ai souvent du mal avec le dessin de Malès, et ici je n’ai pas réussi à l’accepter. Ses silhouettes longilignes, surprennent, mais ailleurs j’avais su faire abstraction de cela. Mais ici, le rendu est souvent approximatif au niveau des visages, et les proportions, perspectives sont souvent brouillonnes. Seuls les décors semblent avoir été réalisés avec plus de régularité et de soin (et la colorisation, ultra lumineuse, des paysages de la Sierra californienne est très chouette).
Quant à l’histoire, elle m’a elle aussi laissé sur ma faim. Thirault adapte son roman que je n’ai pas lu – et il ne m’a pas donné envie de le faire. En effet, tout est mou, désespérément mou dans la narration (pourtant le monde des chercheurs d’or en Californie au milieu du XIXème siècle, celui des joueurs/tricheurs avaient du potentiel).
Même l’histoire parallèle, qui sert de fil rouge, autour des échanges épistolaires entre Alex et Lucy, a été mal exploité. Les révélations finales ont été suivies d’une fin expédiée, bâclée, qui annihile l’intérêt de ces « malentendus ».
Bof bof donc, un diptyque décevant.
Décidément, j’ai du mal avec ces auteurs, et cet album ne va hélas pas vraiment me réconcilier avec eux.
En particulier avec le dessin de Munoz. Pourtant, j’aime bien ce style de Noir et Blanc assez gras et tranché. Mais là, je trouve les personnages moches, le dessin pas forcément bon et pas toujours très lisible.
Quant à l’histoire, qui semble se vouloir une caricature de toutes sortes de magouilles et de banditisme, eh bien là aussi je suis resté largement sur ma faim. Je suis un chouia moins sévère que Spooky (quelques moments loufoques me poussent à être plus indulgent), mais comme lui je suis passé à côté, et ne vous conseille pas cette lecture.
Un comics d'horreur qui ne renouvelle pas le genre et qui m'a ennuyé.
Le premier tome m'a semblé cliché. Des personnages qui ont des problèmes personnels emménagent dans une nouvelle maison qui est bien sûr hantée. Il va y avoir des événements horribles qui ne sont pas expliqués pour le moment (et honnêtement j'ai pas envie de lire la suite pour connaitre la réponse) et je pense que n'importe qui ayant lu des histoires d'horreur peut deviner ce qui va se passer. J'ai rien trouvé d'original dans le scénario et je me suis vite lassé de voir des personnages et des situations que j'avais déjà vus au moins une bonne dizaine de fois. Peut-être que si vous être un gros fan d'histoires d'horreur, vous allez mieux accrocher que moi.
Le dessin est correct.
Seul à la baguette ou accompagné au scénario par quelques compères (voir la fiche de l’album), Voss développe dans ces 8 histoires une SF plutôt datée, mais pas exempte de charme.
Son dessin au trait gras (la colorisation accentue cet aspect) fait parfois penser à Moebius ou Macebo, et signe en tout cas une époque, celle des grandes heures de Métal hurlant.
Les histoires sont éclectiques – eu égard aux différents scénaristes – et le plus souvent frustrantes. En effet, elles sont souvent trop courtes pour parvenir à développer, si ce n’est une intrigue, au moins une ambiance – même si parfois la chute parvient à sauver le tout (comme sur Le Piège ou La Manif).
A noter que dans la dernière histoire, qui donne son titre à l’album, apparaissent Tiger et Lucrécia (au look improbable), déjà vus avec un rôle plus important dans l’album publié l’année précédente par Voss (L'Arbre à came). Cela lui permet de développer un univers Rock/SF très à la mode au sein de Métal Hurlant.
Mais bon, globalement, c’est un album qui m’a laissé sur ma faim.
Voilà une série qui aura su m'intriguer par sa couverture et son pitch...
C'est en effet attiré par la très belle couverture de ce premier tome et le résumé proposé que ma curiosité a été piquée.
Nous voilà en effet amenés à suivre une groupe de jeunes qui à notre époque font partis d'une espèce de troupe d'élite secrète : les Marqués. Le rôle de cette organisation consiste à protéger l'humanité contre des menaces occultes grâce aux pouvoirs que leur confèrent les tatouages qu'ils possèdent. Mais sans réelle menace depuis des lustres, notre petite bande de jeunes prodiges passe plus de temps à s'amuser avec les pouvoirs qu'ils possèdent pour faire la fête et à créer de nouveaux tatouages sans réellement en maîtriser les conséquences...
Moi qui apprécie le tatouage, je me réjouissait d'avance en attaquant ma lecture. Et si le premier quart de l'album m'a vraiment accroché, la suite m'a un peu déçu par le côté plus convenu et "déjà vu" de l'intrigue. Tout partait pourtant très bien avec ces pouvoirs liés à ces tatous, mais le ressort ésotérique qui prend le pas ensuite m'a ramené à trop de lectures tirant sur le même fil. Je ne rentrerais pas dans le détail pour ne pas divulgâcher, mais bon... Mon intérêt en a pris un coup. Dommage...
Je lirais donc la suite plus par curiosité qu'autre chose.
*** Tome 2 ***
Voilà donc la suite et fin de cette courte série, et c'est une réelle déception...
Pour le coup ça part vraiment dans tous les sens ! Que ce soit dans le temps, dans les dimensions, les références et les personnages, on ne sait plus trop où donner de la tête et le fil narratif devient difficile et pénible à suivre. En arrivant au terme de ce deuxième album je n'avais même pas compris que la série s'arrêtait là...
C'est bien dommage, car je pense que l'idée de base avait un réel potentiel, mais qu'à vouloir trop faire références aux mythes, aux écrivains et à vouloir relier tout ça dans un scénario de deux tomes, on dilue la puissance et l'intérêt de chaque élément. Ça fait un peu trop "j'ai plein d'idées dans ma tête !" mais je ne sais pas faire le tri...
Pour le coup je baisse ma note à 2/5
Mon 1er manga lu, genre très peu représenté à l’époque.
Ça ne m’a franchement pas convaincu ado, de bonnes idées, un dessin détaillé mais le rendu est très brouillon.
J’ai vite passé mon chemin et suis retourné à mon franco belge.
Cette 1ère rencontre m’a longtemps refroidi et formaté sur ce type de média.
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Bee Spy
Rencontre toujours un peu lunaire avec Cosimo Ferri sur Angoulême... Surtout après avoir cherché le stand Tabou partout et finalement trouver Cosimo des la grande bulle chez OW. On n'était pas nombreux à faire la queue (si je puis dire) pour une dédicace. Bref, me voilà avec mon Bee Spy, même pas pour moi, mais pour un ami. Entendons nous bien, hein... :) A feuilleter, c'est alléchant, il faut bien reconnaitre le degré d'expertise de Cosimo pour ce qui est de dessiner des filles. Nues de préférences. L'histoire sur le papier pouvait aussi laisser imaginer que la lecture ne serait pas déplaisante. Objectivement : Cosimo est quand même très bon dans le dessin pour les poses suggestives féminines. Mais, son trait devient très figé et manque de dynamisme quand il faut sortir de ce cadre. Les cases sont très statiques et l'action peine à vivre. Et dans Bee Spy, on est quand même dans un scénario d'espionnage. La mise en couleur n'est pas dingue. C'est peut être le problème d'ailleurs. Il y a un portfolio à la fin de de l'album avec beaucoup de planches en noir et blanc, pour le coup, elles sont plus lisibles, plus dynamiques, plus jolies. D'un point de vue scénario, on est dans le poncif de l'espionnage, et c'est hyper maladroit. Les dialogues sont ... (je cherche mes mots)... on dirait un peu un mauvais porno des années 80. C'est beau (en noir en blanc), ça se lit en 15 min, mais OW propose néanmoins un bel objet, avec un vrai effort pour les bonus : une BO, un teaser, du beau papier, des portfolios vraiment sympa. Tout ces à côtés sont plus sympas que la "BD" en elle même.
Ghost in the shell (Mamoru Oshii)
A la bibliothèque je voulais trouver quelques mangas en one shot, je n'avais pas l'envie de partir sur une série à rallonge. Et voici un des lauréat, c'est sa couverture et un feuilletage rapide qui m'ont convaincu, vive la couleur. Je ne connais rien à l'univers de Ghost in the shell, je n'ai ni lu la série mère, ni vu l'animé et je découvre donc ce manga sans apriori. Un monde cyberpunk où les IA sont présents dans la section 9, une unité de police spécialisée dans le piratage du net dont le marionnettiste est l'ennemi numéro un. Un récit qui ne m'a pas happé dès les premières planches, l'intrigue complexe et les nombreux protagonistes m'ont laissé sur le bord de la route. Des personnages stéréotypés, l'action et l'enquête sur ce fameux marionnettiste sont au centre de l'histoire. Mais je dois reconnaître une certaine poésie dans la narration qui a maintenu mon intérêt jusqu'au dénouement Un graphisme et une colorisation tiré directement de l'animé, ils ne font pas partie de ceux que j'apprécie, trop informatisés. Aurais-je perdu mon ghost lors de la lecture, alors que ce manga n'est pas une coquille vide. Non, ce n'est juste pas fait pour moi. Note réelle : 2,5.
Visa Transit
Les Français ont la réputation d'être les "pires touristes du monde". En lisant ce 2e Opus, on comprend pourquoi... Nuls en langues, ne montrant aucun intérêt pour la culture et l'histoire des pays, se moquant des autochtones, apeurés par "tout ce qui n'est pas comme eux", centrés sur leur petite vie franco-française (ils ont été incapables de quitter leur France chérie sans une biblio d'auteurs français sous le bras). Bref, un témoignage ethnographique au plus près de la réalité, mais qui fait froid quand même dans le dos. Ce d'autant plus qu'ils se font passer pour des aventuriers ("les touristes, ce sont les autres")... !!! Passez votre chemin (j'ai mis 2/5 au lieu de 1/5 pour les dessins).
Sept Héros
L’histoire se laisse lire, mais j’en suis ressorti plutôt déçu. D’abord parce c’est un peu au forceps je trouve qu’elle intègre cette collection concept, où normalement 7 personnages « font » quelque chose ensemble. Or, ici, on a juste des personnages, dont certains n’apparaissent pas ou ne rencontrent pas les autres. Ensuite parce que l’histoire ne tient pas ses promesses. Sur les personnages eux-mêmes, aux super pouvoirs finalement peu montrés, peu utilisés, et presque anecdotiques parfois. Ce sont des « super auraient pu » et non des super pouvoirs au final. Quant à l’intrigue, après un démarrage intriguant, le soufflé tombe aussi rapidement, car j’ai eu l’impression d’attendre des choses qui ne sont jamais arrivées : sur le passé des personnages, peu exploité, traité en ellipses assez minces, mais aussi sur leur « évasion » (sa préparation, ce qu’ils étaient censés faire après), vite expédiée et là aussi manquant d’intérêt. Même l’aspect « laboratoire secret », « projet gouvernemental caché » n’est pas vraiment exploité. J’ai refermé l’album en me demandant où avait voulu en venir Salvia.
Lucy
Le western est un genre que j’apprécie généralement, mais je suis sorti déçu de la lecture de ces deux albums. J’ai souvent du mal avec le dessin de Malès, et ici je n’ai pas réussi à l’accepter. Ses silhouettes longilignes, surprennent, mais ailleurs j’avais su faire abstraction de cela. Mais ici, le rendu est souvent approximatif au niveau des visages, et les proportions, perspectives sont souvent brouillonnes. Seuls les décors semblent avoir été réalisés avec plus de régularité et de soin (et la colorisation, ultra lumineuse, des paysages de la Sierra californienne est très chouette). Quant à l’histoire, elle m’a elle aussi laissé sur ma faim. Thirault adapte son roman que je n’ai pas lu – et il ne m’a pas donné envie de le faire. En effet, tout est mou, désespérément mou dans la narration (pourtant le monde des chercheurs d’or en Californie au milieu du XIXème siècle, celui des joueurs/tricheurs avaient du potentiel). Même l’histoire parallèle, qui sert de fil rouge, autour des échanges épistolaires entre Alex et Lucy, a été mal exploité. Les révélations finales ont été suivies d’une fin expédiée, bâclée, qui annihile l’intérêt de ces « malentendus ». Bof bof donc, un diptyque décevant.
L'Europe en flammes
Décidément, j’ai du mal avec ces auteurs, et cet album ne va hélas pas vraiment me réconcilier avec eux. En particulier avec le dessin de Munoz. Pourtant, j’aime bien ce style de Noir et Blanc assez gras et tranché. Mais là, je trouve les personnages moches, le dessin pas forcément bon et pas toujours très lisible. Quant à l’histoire, qui semble se vouloir une caricature de toutes sortes de magouilles et de banditisme, eh bien là aussi je suis resté largement sur ma faim. Je suis un chouia moins sévère que Spooky (quelques moments loufoques me poussent à être plus indulgent), mais comme lui je suis passé à côté, et ne vous conseille pas cette lecture.
The Plot
Un comics d'horreur qui ne renouvelle pas le genre et qui m'a ennuyé. Le premier tome m'a semblé cliché. Des personnages qui ont des problèmes personnels emménagent dans une nouvelle maison qui est bien sûr hantée. Il va y avoir des événements horribles qui ne sont pas expliqués pour le moment (et honnêtement j'ai pas envie de lire la suite pour connaitre la réponse) et je pense que n'importe qui ayant lu des histoires d'horreur peut deviner ce qui va se passer. J'ai rien trouvé d'original dans le scénario et je me suis vite lassé de voir des personnages et des situations que j'avais déjà vus au moins une bonne dizaine de fois. Peut-être que si vous être un gros fan d'histoires d'horreur, vous allez mieux accrocher que moi. Le dessin est correct.
Adrénaline
Seul à la baguette ou accompagné au scénario par quelques compères (voir la fiche de l’album), Voss développe dans ces 8 histoires une SF plutôt datée, mais pas exempte de charme. Son dessin au trait gras (la colorisation accentue cet aspect) fait parfois penser à Moebius ou Macebo, et signe en tout cas une époque, celle des grandes heures de Métal hurlant. Les histoires sont éclectiques – eu égard aux différents scénaristes – et le plus souvent frustrantes. En effet, elles sont souvent trop courtes pour parvenir à développer, si ce n’est une intrigue, au moins une ambiance – même si parfois la chute parvient à sauver le tout (comme sur Le Piège ou La Manif). A noter que dans la dernière histoire, qui donne son titre à l’album, apparaissent Tiger et Lucrécia (au look improbable), déjà vus avec un rôle plus important dans l’album publié l’année précédente par Voss (L'Arbre à came). Cela lui permet de développer un univers Rock/SF très à la mode au sein de Métal Hurlant. Mais bon, globalement, c’est un album qui m’a laissé sur ma faim.
Marqués
Voilà une série qui aura su m'intriguer par sa couverture et son pitch... C'est en effet attiré par la très belle couverture de ce premier tome et le résumé proposé que ma curiosité a été piquée. Nous voilà en effet amenés à suivre une groupe de jeunes qui à notre époque font partis d'une espèce de troupe d'élite secrète : les Marqués. Le rôle de cette organisation consiste à protéger l'humanité contre des menaces occultes grâce aux pouvoirs que leur confèrent les tatouages qu'ils possèdent. Mais sans réelle menace depuis des lustres, notre petite bande de jeunes prodiges passe plus de temps à s'amuser avec les pouvoirs qu'ils possèdent pour faire la fête et à créer de nouveaux tatouages sans réellement en maîtriser les conséquences... Moi qui apprécie le tatouage, je me réjouissait d'avance en attaquant ma lecture. Et si le premier quart de l'album m'a vraiment accroché, la suite m'a un peu déçu par le côté plus convenu et "déjà vu" de l'intrigue. Tout partait pourtant très bien avec ces pouvoirs liés à ces tatous, mais le ressort ésotérique qui prend le pas ensuite m'a ramené à trop de lectures tirant sur le même fil. Je ne rentrerais pas dans le détail pour ne pas divulgâcher, mais bon... Mon intérêt en a pris un coup. Dommage... Je lirais donc la suite plus par curiosité qu'autre chose. *** Tome 2 *** Voilà donc la suite et fin de cette courte série, et c'est une réelle déception... Pour le coup ça part vraiment dans tous les sens ! Que ce soit dans le temps, dans les dimensions, les références et les personnages, on ne sait plus trop où donner de la tête et le fil narratif devient difficile et pénible à suivre. En arrivant au terme de ce deuxième album je n'avais même pas compris que la série s'arrêtait là... C'est bien dommage, car je pense que l'idée de base avait un réel potentiel, mais qu'à vouloir trop faire références aux mythes, aux écrivains et à vouloir relier tout ça dans un scénario de deux tomes, on dilue la puissance et l'intérêt de chaque élément. Ça fait un peu trop "j'ai plein d'idées dans ma tête !" mais je ne sais pas faire le tri... Pour le coup je baisse ma note à 2/5
Apple Seed
Mon 1er manga lu, genre très peu représenté à l’époque. Ça ne m’a franchement pas convaincu ado, de bonnes idées, un dessin détaillé mais le rendu est très brouillon. J’ai vite passé mon chemin et suis retourné à mon franco belge. Cette 1ère rencontre m’a longtemps refroidi et formaté sur ce type de média.