J’ai le tome 1 orphelin dans ma bibliothèque, j’avais craqué grâce à l’ex libris n* et signé qui l’accompagnait, je me suis vite arrêté là. Je m’étonne du nombre d’avis et de bonnes notes. Perso la suite a été connue en médiathèque et lue d’un œil plus que distrait.
Je n’accroche finalement pas du tout à cet univers « Attila et Rome dans l’espace », à mes yeux un concept bancal et la réalisation (pourtant pro) n’a pas su me convaincre, ni m’emballer. L’ennui n’est jamais bien loin.
J’ai poussé le vice avec Le dernier Troyen, un résultat un peu mieux à mes yeux mais toujours pas fou.
Erreur de casting pour ma part.
Une lecture difficile, très difficile.
L'histoire de deux sœurs jumelles, l'une ,Brynn la chasseuse écarlate, veut sauver l'âme de sa sœur Aileen et pour cela, elle va devoir affronter Dame Alya, la maîtresse du monde des morts. Le tout dans un monde de pure fantasy, qui lorgne sur la mythologie grecque avec Charon le nocher, où l'on pourra y croiser des gnomes, un dragon, des nains et d'autres créatures. Le pitch de départ est assez classique et le restera le long des deux albums, tout comme les personnalités des protagonistes.
Une narration confuse faite d'une voix off la plus grande partie du récit et le problème de la voix off, c'est que 'ça passe ou ça casse'. Et là 'ça casse', elle est lourdingue et ne facilite pas la compréhension de l'intrigue qui tient pourtant sur une feuille de cigarette. C'est dire !
L'art et la manière de rendre imbuvable un récit, je me suis forcé pour arriver au bout du second tome.
Pourquoi deux étoiles ? Pour le dessin de Gwendal Lemercier, on voit qu'il a pris du plaisir à créer ce monde fantastique, les décors sont magnifiques et les personnages sont réussis.
A vos risques et périls.
Jean-Mowgli est une série d'humour jeunesse destinée aux jeunes ados et prépubliée dans le magazine Okapi. Le concept, c'est l'équivalent d'un jeune Tarzan, élevé par le roi des singes dans la jungle où il a été adopté bébé, qui débarque au collège en Europe pour y suivre les cours comme tout le monde. A ceci près qu'en bon George de la Jungle, il est toujours habillé d'un simple slip... kangourou pour mieux s'intégrer au monde civilisé. Et aussi que son colocataire chargé de veiller sur lui est un rhinocéros.
Le concept peut être marrant et j'ai été plutôt amusé par la première planche mettant en scène la comparaison entre l'éducation de la jungle et celle du collège. L'ennui, c'est qu'ensuite, ça se tasse très vite et rapidement j'ai trouvé que trop peu de gags avaient un vrai rapport avec l'idée d'un Mowgli au collège. En effet, hormis un héros en slip, une grande partie des gags auraient pu être strictement les mêmes avec un collégien basique. Et forcément, dans ce domaine, le sujet a déjà été vu et revu.
L'humour est ici potache, pas très fin ni original. En outre, j'ai trouvé les chutes souvent assez mal amenées ce qui les fait tomber à plat. De même, le dessin est vif et adapté à un jeune public, dans une veine rappelant les albums du magazine Tchô, mais il n'est pas non plus très enthousiasmant à mon goût.
Il est possible que la série séduise davantage les lecteurs plus jeunes que moi, mais en ce qui me concerne, sa lecture m'a un peu ennuyé.
Je savais que c'était une œuvre mineur de Winshluss, mais je pensais que j'allais m'amuser un peu et à la place je me suis ennuyé. Heureusement qu'il y a peu de pages, ma lecture a donc été courte.
Ce qui m'a sauté aux yeux est que l'album manque vraiment d'originalité: c'est donc une autre parodie trash de Disney et fait dans un dessin volontairement moche. On dirait presque une parodie de la BD underground américaine. Cela ne m'aurait pas dérangé si au moins c'était marrant, mais hormis le passage avec Géo, cette parodie ne m'a pas diverti. C'est un gros délire pas drôle et l'auteur va faire bien mieux par la suite avec des œuvres plus profondes.
Peut-être qu'ado j'aurais trouvé cela drôle. Je pense que je deviens trop vieux pour ce genre de truc.
Je m'étonne que cet album soit de la collection Vécu car il n'a pas l'habillage de couverture habituel, mais il est vrai que Glénat a procédé à un relookage complet de ses séries Vécu avec des couvertures entièrement nouvelles ; c'est dommage, j'aime bien les anciennes.
En tout cas cet album m'aura surtout servi à connaître un personnage dont je n'avais jamais entendu parler, ce Ramon Llull ou Raimundus Lullus en latin, dont je suis allé voir la bio sur Wikipédia ; j'ai appris que c'était un personnage très singulier et un des plus grands intellectuels espagnols du Moyen Age. Je connais mal l'histoire de l'Espagne, étant beaucoup plus attiré et connaisseur de l'histoire de la France, de l'Angleterre ou de l'Italie, à part certains épisodes importants comme la rivalité entre François Ier et Charles Quint, ou encore les conquistadores partis piller les empires aztèques et incas.
Cette histoire d'Espagne n'est pas quelque chose qui me passionne, mais d'après le site de Glénat, c'est "une enquête au parfum du Nom de la rose", ce détail m'a finalement interpellé. Je suis resorti de cette lecture finalement déçu.
Il est question d'un texte sibyllin contenant un secret qui pourrait remettre en question la perception du monde, d'un meurtre aux desseins douteux, de projets troubles fomentés par un groupe de fanatiques, d'un péril pesant... c'est à peu près ce que j'ai pu décrypter dans ce récit ésotérique qui il est vrai, rappelle le best seller d'Umberto Eco.
L'ennui, c'est que ce récit ne m'a pas du tout passionné. Alors attention, ça semble très documenté, le contexte d'époque et le personnage principal de Ramon sont approchés de façon très pointue, trop peut-être pour moi car je suis resté en dehors. L'ensemble m'a paru trop complexe, très dense, très mystique et trop abscons pour m'avoir intéressé. Tous ces éléments brassés par l'auteur sur les questions théologiques et les principes kabbalistiques sont bien trop indigestes, et ont handicapé ma perception. Je le regrette, car le dessin, malgré un trait un peu mastoc et des petites maladresses de proportions, m'a semblé de bonne facture, assez expressif. Je n'ai juste pas été réceptif à ce récit qui n'est pas exempt de lourdeurs, mais qui part d'une bonne intention et qui demande une grande concentration.
La très séduisante Kathy Austin arrive sur les terres de Léo pour continuer sa traque des méchants (Nazis) et du gentil (extraterrestre).
C'est un schéma que Léo affectionne particulièrement de voir dans la vie extraterrestre une bonté qui a disparu chez un grand nombre d'humains inféodés à des systèmes politiques ou idéologiques pernicieux.
Comme à l'accoutumée les auteurs nous emmènent dans un monde hostile où l'effrayante bêtise des hommes (surtout blancs) veulent anéantir ou salir ce qui touche au naturel (les Yanomanis, la faune ou la flore).
Le scénario est bien rodé par deux auteurs qui connaissent bien leur affaire. Je trouve même que le graphisme de Marchal apporte un plus à la série. Il rend les personnages plus dynamiques dans leurs comportements et leurs expressions que dans Kenya ou Namibia.
Alors pourquoi ai-je abandonné la lecture au milieu du tome 2 ? La faute aux dialogues et à la personnalité des personnages que je trouve bien ridicule. Le summum est la peinture du consul Britannique qui parle et se conduit comme un vulgaire voyou des bas-fonds. On a même droit à du vocabulaire grossophobe "...n'aimait pas les grosses vaches." T1 p36
Ensuite le révérend dandy est une vraie caricature de Brummel chez les Picaros. Kathy a besoin d'un traducteur en portugais chez les indiens mais discute trois planches avant avec les voyous de Manaus. Quant à la Roumanie du Nord (où je suis allé plusieurs fois), elle devait grouiller de soldats soviétiques en 1947.
C'est trop de personnages et de situations incongrus dans un environnement qui se veut assez réaliste et presque historique.
Ce n'est vraiment pas mon truc.
Après des débuts en fanfare cette collection marque malheureusement le pas depuis 2 albums. Pour la thématique, la couverture annonce clairement la couleur : ce Brouillage intégral raconte une histoire de guerre. Ce qui semble être la 3e guerre mondiale entre la Russie et les pays de l'Otan, une thématique qui fait cruellement écho à l'actualité.
Au coeur de l'intrigue, des militaires russes vont trouver la technique pour brouiller tous les systèmes de communication, laissant leurs ennemis sourds et aveugles. Voilà en une phrase résumé quasiment la seule idée qui ressort du scénario. Pour le reste des scènes de combats succèdent à des scènes de combats. Des explosions, des blessés, des morts, une ligne de front, des avions, des uniformes, des chars...
De temps en temps quelques scènes s'intercalent pour conceptualiser tout ça. On a donc droit à des explications scientifiques moyennement digestes sur la façon dont il va falloir s'y prendre pour couper les ondes. Un peu de flashback sur la jeunesse des protagonistes, ça humanise un peu le tout. Et quelques passages avec le fils du général russe, tout seul dans une station spatiale en orbite pas loin du soleil. Ces passages sont quand même assez creux et n'apportent ni piment, ni saveur à l'histoire. On aurait supprimé le vaisseau spatial, on avait quasiment la même histoire. C'est dire que le coté SF n'est pas prépondérant ici.
Coté dessin, c'est pas mal, le dessinateur s'en sort même plutôt très bien dans les scènes de combats puisque on arrive à distinguer qui est dans quel camp, ce qui est loin d'être toujours le cas dans les BD de guerre.
Finalement si il n'y avait pas les quelques passages dans l'espace on aurait l'impression de lire une histoire qui se passe demain. Du coup le coté anticipation est réussi et il ferait même un peu peur. Mais cela ne suffit pas pour faire une BD marquante, le scénario ne se démarque en rien d'un récit de guerre quelconque.
Décidément...
Troisième adaptation des romans de Boris Vian, alias Vernon Sullivan, que je découvre. Nous retrouvons encore les mêmes ingrédients afin de choquer la bien-pensance de l'époque : du sexe, de la violence, encore du sexe et encore de la violence.
Cette fois, Boris Vian met en lumière la pègre, l'homosexualité et la drogue dans un Washington des années 50.
Francis et Richie Deacon, deux frères, vont se venger d'une mafia pour sauver leur amie Gaya à base de travestissement.
Comme dans Les Morts ont tous la même peau, j'ai trouvé le dessin très irrégulier dans sa qualité. L'histoire, elle, reste très quelconque. Je n'ai une nouvelle fois pas eu l'occasion de lire l'œuvre originale pour juger de la fidélité de l'adaptation par Jean-David Morvan. Malgré un humour second degré cru mais facilement démasquable (j'aime l'humour noir et le second degré) cette BD ne me donnera pas l'envie de lire la version de Vernon Sullivan.
Comme pour les deux autres adaptations de Boris Vian que j'ai pu lire, le contexte dans lequel les romans ont été publiés restent plus intéressant que les œuvres elles-mêmes. J'irai cracher sur vos tombes à une longueur d'avance sur ce tome.
J’ai lu cet album sans jamais vraiment parvenir à entrer dedans, en tout cas sans y trouver mon compte.
D’abord parce que le dessin – assez simpliste, manquant de nuance, de détails – ne m’a pas plus, pas plus que la colorisation informatique, pas mon truc.
Ensuite par ce que j’ai trouvé que l’histoire mettait des plombes à démarrer – pour finalement accoucher d’une intrigue qui ne renverse rien. J’ai connu Matz bien plus efficace en matière de polar/thriller !
Je ne me suis pas non plus attaché aux personnages. Le héros (comme beaucoup d’autres protagonistes) est trop lisse, propre sur lui, caricatural. Là aussi le manque de nuance, de profondeur, ne m’a pas convaincu.
Reste une histoire qui peut se laisser lire, une critique de certains milieux médiatiques, des dérives financières du foot (le héros incarne une star d’une sorte de PSG embarqué contre son gré dans des arnaques de paris sportifs).
Un Matz décevant en ce qui me concerne.
Cette bd m'a été offerte pour Noël 2022, en 2021 c'était Le loup.
Vraiment pas convaincu...
Dessins, on pourrait pinailler, mais Rochette est un as du dessin depuis des lustres; c'est surtout le manque de blancs, couleurs, luminosité qui m'a bien gêné, le seul blanc est celui des phylactères, la neige est à peine blanchâtre voire grise, les verts et les jaunes sont absents, peut-être un défaut d'impression ou une cataracte de Rochette mal diagnostiquée (pas pour moi, c'est fait depuis longtemps).
Déjà Le loup était assez sombre dans ses images, pour la Dernière reine c'est pire.
Je n'apprécie pas trop non plus, en ce qui concerne les dessins, la reprise ou la résurgence de toutes ces vues de crêtes, pics, falaises etc, d'un album à l'autre voire dans la même bd.
Histoire: guimauve, bons sentiments, sans qu'il veuille tomber dans le prêchi-prêcha, tout est un peu "téléphoné" dans les rapports entre personnages (on comprend dès les premières pages que la Jeanne et le Roux vont vite conclure), lourd, pesant, j'ai lu en accéléré les pages pré-histoire, histoire ancienne...
Cerise sur le gâteau: Jeanne tuberculeuse, le Roux sorti de la vague "Au-revoir là-haut" avec une prothèse improbablement parfaite.
Bref, pas facile à noter:
- Dessin et travail de l'auteur 5
- Scénario: 2
- Impression: 2
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Le Fléau des Dieux
J’ai le tome 1 orphelin dans ma bibliothèque, j’avais craqué grâce à l’ex libris n* et signé qui l’accompagnait, je me suis vite arrêté là. Je m’étonne du nombre d’avis et de bonnes notes. Perso la suite a été connue en médiathèque et lue d’un œil plus que distrait. Je n’accroche finalement pas du tout à cet univers « Attila et Rome dans l’espace », à mes yeux un concept bancal et la réalisation (pourtant pro) n’a pas su me convaincre, ni m’emballer. L’ennui n’est jamais bien loin. J’ai poussé le vice avec Le dernier Troyen, un résultat un peu mieux à mes yeux mais toujours pas fou. Erreur de casting pour ma part.
Les Arcanes d'Alya
Une lecture difficile, très difficile. L'histoire de deux sœurs jumelles, l'une ,Brynn la chasseuse écarlate, veut sauver l'âme de sa sœur Aileen et pour cela, elle va devoir affronter Dame Alya, la maîtresse du monde des morts. Le tout dans un monde de pure fantasy, qui lorgne sur la mythologie grecque avec Charon le nocher, où l'on pourra y croiser des gnomes, un dragon, des nains et d'autres créatures. Le pitch de départ est assez classique et le restera le long des deux albums, tout comme les personnalités des protagonistes. Une narration confuse faite d'une voix off la plus grande partie du récit et le problème de la voix off, c'est que 'ça passe ou ça casse'. Et là 'ça casse', elle est lourdingue et ne facilite pas la compréhension de l'intrigue qui tient pourtant sur une feuille de cigarette. C'est dire ! L'art et la manière de rendre imbuvable un récit, je me suis forcé pour arriver au bout du second tome. Pourquoi deux étoiles ? Pour le dessin de Gwendal Lemercier, on voit qu'il a pris du plaisir à créer ce monde fantastique, les décors sont magnifiques et les personnages sont réussis. A vos risques et périls.
Jean-Mowgli
Jean-Mowgli est une série d'humour jeunesse destinée aux jeunes ados et prépubliée dans le magazine Okapi. Le concept, c'est l'équivalent d'un jeune Tarzan, élevé par le roi des singes dans la jungle où il a été adopté bébé, qui débarque au collège en Europe pour y suivre les cours comme tout le monde. A ceci près qu'en bon George de la Jungle, il est toujours habillé d'un simple slip... kangourou pour mieux s'intégrer au monde civilisé. Et aussi que son colocataire chargé de veiller sur lui est un rhinocéros. Le concept peut être marrant et j'ai été plutôt amusé par la première planche mettant en scène la comparaison entre l'éducation de la jungle et celle du collège. L'ennui, c'est qu'ensuite, ça se tasse très vite et rapidement j'ai trouvé que trop peu de gags avaient un vrai rapport avec l'idée d'un Mowgli au collège. En effet, hormis un héros en slip, une grande partie des gags auraient pu être strictement les mêmes avec un collégien basique. Et forcément, dans ce domaine, le sujet a déjà été vu et revu. L'humour est ici potache, pas très fin ni original. En outre, j'ai trouvé les chutes souvent assez mal amenées ce qui les fait tomber à plat. De même, le dessin est vif et adapté à un jeune public, dans une veine rappelant les albums du magazine Tchô, mais il n'est pas non plus très enthousiasmant à mon goût. Il est possible que la série séduise davantage les lecteurs plus jeunes que moi, mais en ce qui me concerne, sa lecture m'a un peu ennuyé.
Super Negra
Je savais que c'était une œuvre mineur de Winshluss, mais je pensais que j'allais m'amuser un peu et à la place je me suis ennuyé. Heureusement qu'il y a peu de pages, ma lecture a donc été courte. Ce qui m'a sauté aux yeux est que l'album manque vraiment d'originalité: c'est donc une autre parodie trash de Disney et fait dans un dessin volontairement moche. On dirait presque une parodie de la BD underground américaine. Cela ne m'aurait pas dérangé si au moins c'était marrant, mais hormis le passage avec Géo, cette parodie ne m'a pas diverti. C'est un gros délire pas drôle et l'auteur va faire bien mieux par la suite avec des œuvres plus profondes. Peut-être qu'ado j'aurais trouvé cela drôle. Je pense que je deviens trop vieux pour ce genre de truc.
Ramon Llull
Je m'étonne que cet album soit de la collection Vécu car il n'a pas l'habillage de couverture habituel, mais il est vrai que Glénat a procédé à un relookage complet de ses séries Vécu avec des couvertures entièrement nouvelles ; c'est dommage, j'aime bien les anciennes. En tout cas cet album m'aura surtout servi à connaître un personnage dont je n'avais jamais entendu parler, ce Ramon Llull ou Raimundus Lullus en latin, dont je suis allé voir la bio sur Wikipédia ; j'ai appris que c'était un personnage très singulier et un des plus grands intellectuels espagnols du Moyen Age. Je connais mal l'histoire de l'Espagne, étant beaucoup plus attiré et connaisseur de l'histoire de la France, de l'Angleterre ou de l'Italie, à part certains épisodes importants comme la rivalité entre François Ier et Charles Quint, ou encore les conquistadores partis piller les empires aztèques et incas. Cette histoire d'Espagne n'est pas quelque chose qui me passionne, mais d'après le site de Glénat, c'est "une enquête au parfum du Nom de la rose", ce détail m'a finalement interpellé. Je suis resorti de cette lecture finalement déçu. Il est question d'un texte sibyllin contenant un secret qui pourrait remettre en question la perception du monde, d'un meurtre aux desseins douteux, de projets troubles fomentés par un groupe de fanatiques, d'un péril pesant... c'est à peu près ce que j'ai pu décrypter dans ce récit ésotérique qui il est vrai, rappelle le best seller d'Umberto Eco. L'ennui, c'est que ce récit ne m'a pas du tout passionné. Alors attention, ça semble très documenté, le contexte d'époque et le personnage principal de Ramon sont approchés de façon très pointue, trop peut-être pour moi car je suis resté en dehors. L'ensemble m'a paru trop complexe, très dense, très mystique et trop abscons pour m'avoir intéressé. Tous ces éléments brassés par l'auteur sur les questions théologiques et les principes kabbalistiques sont bien trop indigestes, et ont handicapé ma perception. Je le regrette, car le dessin, malgré un trait un peu mastoc et des petites maladresses de proportions, m'a semblé de bonne facture, assez expressif. Je n'ai juste pas été réceptif à ce récit qui n'est pas exempt de lourdeurs, mais qui part d'une bonne intention et qui demande une grande concentration.
Amazonie
La très séduisante Kathy Austin arrive sur les terres de Léo pour continuer sa traque des méchants (Nazis) et du gentil (extraterrestre). C'est un schéma que Léo affectionne particulièrement de voir dans la vie extraterrestre une bonté qui a disparu chez un grand nombre d'humains inféodés à des systèmes politiques ou idéologiques pernicieux. Comme à l'accoutumée les auteurs nous emmènent dans un monde hostile où l'effrayante bêtise des hommes (surtout blancs) veulent anéantir ou salir ce qui touche au naturel (les Yanomanis, la faune ou la flore). Le scénario est bien rodé par deux auteurs qui connaissent bien leur affaire. Je trouve même que le graphisme de Marchal apporte un plus à la série. Il rend les personnages plus dynamiques dans leurs comportements et leurs expressions que dans Kenya ou Namibia. Alors pourquoi ai-je abandonné la lecture au milieu du tome 2 ? La faute aux dialogues et à la personnalité des personnages que je trouve bien ridicule. Le summum est la peinture du consul Britannique qui parle et se conduit comme un vulgaire voyou des bas-fonds. On a même droit à du vocabulaire grossophobe "...n'aimait pas les grosses vaches." T1 p36 Ensuite le révérend dandy est une vraie caricature de Brummel chez les Picaros. Kathy a besoin d'un traducteur en portugais chez les indiens mais discute trois planches avant avec les voyous de Manaus. Quant à la Roumanie du Nord (où je suis allé plusieurs fois), elle devait grouiller de soldats soviétiques en 1947. C'est trop de personnages et de situations incongrus dans un environnement qui se veut assez réaliste et presque historique. Ce n'est vraiment pas mon truc.
Brouillage intégral
Après des débuts en fanfare cette collection marque malheureusement le pas depuis 2 albums. Pour la thématique, la couverture annonce clairement la couleur : ce Brouillage intégral raconte une histoire de guerre. Ce qui semble être la 3e guerre mondiale entre la Russie et les pays de l'Otan, une thématique qui fait cruellement écho à l'actualité. Au coeur de l'intrigue, des militaires russes vont trouver la technique pour brouiller tous les systèmes de communication, laissant leurs ennemis sourds et aveugles. Voilà en une phrase résumé quasiment la seule idée qui ressort du scénario. Pour le reste des scènes de combats succèdent à des scènes de combats. Des explosions, des blessés, des morts, une ligne de front, des avions, des uniformes, des chars... De temps en temps quelques scènes s'intercalent pour conceptualiser tout ça. On a donc droit à des explications scientifiques moyennement digestes sur la façon dont il va falloir s'y prendre pour couper les ondes. Un peu de flashback sur la jeunesse des protagonistes, ça humanise un peu le tout. Et quelques passages avec le fils du général russe, tout seul dans une station spatiale en orbite pas loin du soleil. Ces passages sont quand même assez creux et n'apportent ni piment, ni saveur à l'histoire. On aurait supprimé le vaisseau spatial, on avait quasiment la même histoire. C'est dire que le coté SF n'est pas prépondérant ici. Coté dessin, c'est pas mal, le dessinateur s'en sort même plutôt très bien dans les scènes de combats puisque on arrive à distinguer qui est dans quel camp, ce qui est loin d'être toujours le cas dans les BD de guerre. Finalement si il n'y avait pas les quelques passages dans l'espace on aurait l'impression de lire une histoire qui se passe demain. Du coup le coté anticipation est réussi et il ferait même un peu peur. Mais cela ne suffit pas pour faire une BD marquante, le scénario ne se démarque en rien d'un récit de guerre quelconque.
Elles se rendent pas compte
Décidément... Troisième adaptation des romans de Boris Vian, alias Vernon Sullivan, que je découvre. Nous retrouvons encore les mêmes ingrédients afin de choquer la bien-pensance de l'époque : du sexe, de la violence, encore du sexe et encore de la violence. Cette fois, Boris Vian met en lumière la pègre, l'homosexualité et la drogue dans un Washington des années 50. Francis et Richie Deacon, deux frères, vont se venger d'une mafia pour sauver leur amie Gaya à base de travestissement. Comme dans Les Morts ont tous la même peau, j'ai trouvé le dessin très irrégulier dans sa qualité. L'histoire, elle, reste très quelconque. Je n'ai une nouvelle fois pas eu l'occasion de lire l'œuvre originale pour juger de la fidélité de l'adaptation par Jean-David Morvan. Malgré un humour second degré cru mais facilement démasquable (j'aime l'humour noir et le second degré) cette BD ne me donnera pas l'envie de lire la version de Vernon Sullivan. Comme pour les deux autres adaptations de Boris Vian que j'ai pu lire, le contexte dans lequel les romans ont été publiés restent plus intéressant que les œuvres elles-mêmes. J'irai cracher sur vos tombes à une longueur d'avance sur ce tome.
Arrêt de jeu
J’ai lu cet album sans jamais vraiment parvenir à entrer dedans, en tout cas sans y trouver mon compte. D’abord parce que le dessin – assez simpliste, manquant de nuance, de détails – ne m’a pas plus, pas plus que la colorisation informatique, pas mon truc. Ensuite par ce que j’ai trouvé que l’histoire mettait des plombes à démarrer – pour finalement accoucher d’une intrigue qui ne renverse rien. J’ai connu Matz bien plus efficace en matière de polar/thriller ! Je ne me suis pas non plus attaché aux personnages. Le héros (comme beaucoup d’autres protagonistes) est trop lisse, propre sur lui, caricatural. Là aussi le manque de nuance, de profondeur, ne m’a pas convaincu. Reste une histoire qui peut se laisser lire, une critique de certains milieux médiatiques, des dérives financières du foot (le héros incarne une star d’une sorte de PSG embarqué contre son gré dans des arnaques de paris sportifs). Un Matz décevant en ce qui me concerne.
La Dernière Reine (Rochette)
Cette bd m'a été offerte pour Noël 2022, en 2021 c'était Le loup. Vraiment pas convaincu... Dessins, on pourrait pinailler, mais Rochette est un as du dessin depuis des lustres; c'est surtout le manque de blancs, couleurs, luminosité qui m'a bien gêné, le seul blanc est celui des phylactères, la neige est à peine blanchâtre voire grise, les verts et les jaunes sont absents, peut-être un défaut d'impression ou une cataracte de Rochette mal diagnostiquée (pas pour moi, c'est fait depuis longtemps). Déjà Le loup était assez sombre dans ses images, pour la Dernière reine c'est pire. Je n'apprécie pas trop non plus, en ce qui concerne les dessins, la reprise ou la résurgence de toutes ces vues de crêtes, pics, falaises etc, d'un album à l'autre voire dans la même bd. Histoire: guimauve, bons sentiments, sans qu'il veuille tomber dans le prêchi-prêcha, tout est un peu "téléphoné" dans les rapports entre personnages (on comprend dès les premières pages que la Jeanne et le Roux vont vite conclure), lourd, pesant, j'ai lu en accéléré les pages pré-histoire, histoire ancienne... Cerise sur le gâteau: Jeanne tuberculeuse, le Roux sorti de la vague "Au-revoir là-haut" avec une prothèse improbablement parfaite. Bref, pas facile à noter: - Dessin et travail de l'auteur 5 - Scénario: 2 - Impression: 2