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La dernière reine (Rochette)

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Le nouveau récit alpin de Jean-Marc Rochette.


Les Alpes Milieux artistiques Nouveautés BD, comics et manga Ours et nounours

Gueule cassée de 14, Édouard Roux trouve refuge dans l'atelier de la sculptrice animalière Jeanne Sauvage. Elle lui redonne un visage et l'introduit dans le milieu des artistes de Montmartre. En échange, Édouard lui fait découvrir la majesté du plateau du Vercors et l'histoire du dernier ours qu'il a vu tué quand il était enfant. Au cœur du Cirque d'Archiane, il lui dévoile la Dernière Reine et incite Jeanne a créer le chef d’œuvre qui la fera reconnaître. Dans la veine des grands romans feuilletons du 19e, La Dernière Reine croise les destins du dernier ours du Vercors et d’Édouard Roux gueule cassée de 14. Comme précédemment dans Le Loup, homme et animal se confrontent dans un récit puissant, mêlant questionnements écologiques, féminisme, histoire d'amour et histoire de l'art.

Scénario
Dessin
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Octobre 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru

Couverture de la série La dernière reine (Rochette) © Casterman 2022
Les notes
Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)
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14/11/2022 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà le nouveau Rochette, dans la lignée, au niveau graphique et de certains thèmes (exaltation des espaces montagneux du Vercors, de la cohabitation entre l’homme et la nature, et certaines espèces animales – ici les ours), d’albums comme Ailefroide - Altitude 3954 ou Le Loup. Le dessin est relativement simple, la colorisation très sombre. On aime ou pas, mais le rendu est intéressant, à mon goût en tout cas. J’ai eu un peu de mal avec l’histoire au début, avec ces va-et-vient entre différentes époques (de la préhistoire au début du XXème siècle), mais ça se stabilise au bout d’un moment et devient plus facile à suivre et surtout plus intéressant. Le héros, Édouard Roux – dont on sait dès les premières pages qu’il finira mal – est un idéaliste libertaire, amoureux de la nature, dernier d’une longue lignée d’adorateurs et défenseurs des ours sauvages. Ayant échappé à la boucherie de 14-18/, il rencontre Jeanne Sauvage (rien que leurs deux patronymes sont transparents tant ils les « signent »), sculptrice qui va lui redonner un visage « présentable » (Édouard est une « gueule cassée »). Tous deux vont vivre une histoire d’amour, loin de la corruption de la ville (Paris et ses marchands d’arts vénaux, ses collectionneurs sans âme, ses snobs à taper), au cœur de la nature du Vercors. Mais les histoires d’amour finissent souvent mal… Peut-être pas aussi fort que ses récits précédents, cet album de Rochette est tout de même bien fichu, se lit d’une traite. Un bel hymne à la nature – sous toutes ses formes, et, malgré une fin qui laisse entendre que la société et ses œillères auront le dessus - , c’est aussi un hymne à la liberté (de l’amour, des idées) face à tous les plus ou moins petits cons. Une histoire agréable à lire en tout cas.

14/11/2022 (modifier)