Les derniers avis (20750 avis)

Par Antoine
Note: 2/5
Couverture de la série Open Bar
Open Bar

Je suis tellement déçu... Je n'avais jamais suivi le travail de Fabcaro. Je le connaissais évidemment - comment passer à côté du bonhomme en ce moment et depuis quelques années maintenant ? - mais je n'avais pas encore pris le temps de le lire. Et en fait, après sa nomination comme nouveau scénariste d'Astérix, j'ai pris la décision de m'intéresser à lui. Les notes dithyrambiques sur le site m'ont convaincu et je m'attendais à rire aux éclats. Et bien non. Je reconnais que c'est drôle et bien senti la plupart du temps mais je ne sais pas, j'ai eu l'impression de lire quelque chose de déjà-vu ailleurs. Le gag sur les hommes politiques qui répètent sans cesse "les Français" est très bon, en effet, mais en 2019, date de première publication du tome 1, je suis désolé mais ça a déjà été fait ailleurs, et plusieurs fois ! Et pour pleins de gags, je me suis dit la même chose. C'est drôle, oui, mais c'est déjà entendu. Le dessin ne m'a pas gêné. Cette répétition de cases similaires pour chaque planche fait partie du truc : des scènes tout ce qu'il y a de plus familier ou attendu, et donc répétées du début à la fin de page, pour amener la contradiction avec les propos. Ok, ça fonctionne, mais c'est pareil, ce n'est pas l'innovation du siècle (je ne pense pas que Fabcaro ne revendique cette originalité, par ailleurs). Par exemple, Geluck et son Chat ont utilisé cette itération graphique 30 ans avant. En conclusion, je vais continuer à lire et à découvrir Fabcaro, je pense qu'il y a vraiment moyen de se marrer avec cet auteur. Mais cet Open Bar a, pour moi, été bien décevant.

20/01/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Keeping two
Keeping two

Keeping two est un pur roman graphique sur la vie de couple et la peur de perdre l'autre. Toute l'action se déroule le temps d'une soirée mais les flashback y sont nombreux. En réalité, la structure narrative rappellera un peu le film Les Choses de la Vie de Claude Sautet où, au beau milieu d'un drame, un homme se remémore sa vie de couple. Ici, alors qu'on voit simplement un homme et une femme rentrer chez eux après un court voyage et la femme repartir pour faire les courses, l'homme se met à s'inquiéter fortement de son absence prolongée, passe en revue les souvenirs des évènements qui se sont déroulés peu de temps avant ou en parallèle de la narration, et commence aussi à s'imaginer plein de choses au point d'en mélanger imaginaire et réalité... ... En tout cas, c'est ce qui m'est arrivé. Assez rapidement, j'ai été plongé dans la confusion, au point de me demander à un moment si ce qui venait d'être raconté dans les pages précédentes était vrai ou pas. Le bord des cases, droit quand il s'agit de la réalité, courbé quand c'est un souvenir ou imaginaire, permet de faire la différence, mais à force de sauter sans arrêt de l'un à l'autre, j'ai eu un gros doute qui m'a fait sortir de ma lecture. De toute manière, même sans cette confusion narrative, j'aurais trouvé l'histoire ennuyeuse. Cela commence sur un ton assez juste mais fade, montrant comment on peut rapidement venir à s'engueuler bêtement dans un couple, mais ça n'en rendait pas moins les personnages assez désagréables pour moi. Je ne m'y suis pas attaché et n'ai du coup pas non plus été emporté par l'inquiétude du héros et les scénarios qu'il s'invente, même si là encore c'est parfaitement réaliste quand on est angoissé par l'absence inattendue d'un proche et qu'on s'imagine le pire. La narration est très cinématographique, avec de longues plages de silence, un rythme proche du manga et donc des pages qu'on tourne assez vite, beaucoup d'entre elles étaient d'ailleurs muettes, se contentant de mettre en scène des actes anodins telles que plusieurs pages sur le héros qui fait la vaisselle. Malgré cette fluidité de la lecture, j'ai suffisamment décroché pour réussir à vouloir tourner encore plus vite les pages et voir enfin où l'auteur voulait en venir. Et cet objectif là ne m'a pas tellement convaincu. Sur le fond, le message est éculé - "profitons pleinement du temps et de l'amour qui nous sont donnés" - et sur la forme, la sorte de révélation mystique auquel a droit le héros vers la fin du récit m'a laissé indifférent.

20/01/2023 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Le Fluink
Le Fluink

J’aime bien quand des récits partent dans la loufoquerie à condition que ça me procure des émotions mais cette lecture de « Le Fluink » ne m’a pas convaincu. En effet, pratiquement à aucun moment je n’ai ri, souri, ressenti de la tristesse à son feuilletage… Pire, cette histoire m’a laissé indifférent ! Pourtant, il avait tout pour me plaire car ce récit est original, assez surprenant mais il manque -à mon avis- des séquences plus dynamiques, plus « punchies » (exemple : la séquence de la grève… ça aurait vraiment gagné à ce que ça soit la grosse pagaille, la manif’ de la mort qui tue… là, j’ai eu l’impression que ce n’était qu’un tout petit groupe de rien du tout…) que ça ne l’est actuellement pour qu’on puisse se dire « Yes ! ça décoiffe ce truc ! ». Il manque surtout de la lisibilité, le graphisme en noir et blanc est très correct, hélas, mille fois hélas, je me suis senti perdu dans ce récit entre des personnages à la représentation entre eux pas assez différente à mon goût (en plus, il faut avoir des bons yeux tellement le dessin est petit !) et des noms donnés à ces protagonistes qui sont difficiles à retenir (oui, je commence à me faire vieux…). Au final, j’ai laissé tomber le graphisme pour me concentrer davantage sur les dialogues… Le comble ! Sur le coup, je n’ai pas retenu grand-chose de « Le Fluink » malgré son originalité de son traitement et de son récit. Je suis d’autant déçu que cet exercice de style me réjouissait au premier abord.

20/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Wild Bill Hickok
Wild Bill Hickok

Si l’idée de démarrer ce récit avec un Bill Hickok vieillissant me semblait bonne, j’ai trouvé que ce récit était dans l’ensemble très syncopé, décousu et décevant. Les flashbacks qui permettent de revenir sur les moments marquants de la vie de Hickok sont véritablement des flashs, instants fugaces revécus suite à une émotion où à un souvenir… et on passe directement à autre chose. Par ailleurs, le récit en temps présent manque de rythme et d’émotion. Enfin, si le dessin n’est pas mauvais, je ne me suis pas non plus extasié devant. C’est le dessin passe-partout des séries réalistes actuelles chez Glénat, avec juste quelques effets de flou qui m’ont vaguement fait penser à ce qu’un Follet pouvait proposer à l’occasion. Attention, hein, c’est du bon travail, mais je le trouve sans personnalité et peu apte à véhiculer l’émotion. Franchement, je m’attendais à mieux. En définitive, la partie qui m’aura le plus séduit dans cet album est le petit dossier proposé à la fin. Il permet d’éclairer certains des flashbacks évoqués et de donner une meilleure consistance à l’ensemble. Mais bon, pour moi, c’est trop léger, trop décousu et trop peu touchant pour que je dise autre chose que bof.

19/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Femme sauvage
Femme sauvage

Alors techniquement rien à redire. Le trait au fusain, avec ses contours gras, est d’autant plus agréable à lire que le découpage est très aéré. Les pages s’enfilent sans peine sans que l’on doive se forcer pour comprendre un dessin… et sans que l’on tombe en arrêt pour s’extasier devant une planche. Le récit est fluide et le rythme est plutôt bon. Par contre, j’ai trouvé l’héroïne chiante au possible, immature et improbable. Comme le dit Gaston, voir une jeune Américaine nous parler de ZAD ou du CAC40, c’est quand même difficile à avaler. Il est aussi étonnant de la voir aduler Thoreau juste après avoir critiqué la société patriarcale alors que Thoreau lui-même fût critiqué pour sa misogynie par divers mouvements féministes. Il y a là aussi une contradiction dans la construction du personnage qui me pousse à penser que l’auteur a voulu mettre divers éléments qui lui tiennent à cœur mais sans trop s’inquiéter de la cohérence de l’ensemble. Au-delà de ça, j’ai trouvé ce récit très vide et n’y ai jamais trouvé matière à réflexion (hormis le fait que Extinction Rebellion sera le dernier oasis d'humanité dans un monde pourri de toutes parts, je n’ai vu aucunes pistes pour l’avenir). Enfin, la dernière partie du récit voit les années défiler à grande vitesse sans qu’il ne s’y passe quoi que ce soit. Là, clairement, j’ai frrrrrtté les pages juste pour savoir comment l’auteur allait conclure son récit. Donc voilà, c’est pas que j’ai trouvé cette bande dessinée mauvaise, c’est que je n’y ai rien trouvé d’intéressant. Et puis, ce qui m’a achevé, c’est de voir un campement alimenté par des panneaux photovoltaïques situés… juste en dessous de la canopée (et donc privés de lumière). C’est le genre d’erreur qui passe très mal chez moi.

18/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Goldorak
Goldorak

Etant assez étranger à l'univers de Goldorak, je me suis laissé tenté par cet épilogue qui devait concentrer un peu toute la saga. Et bien, elle s'adresse clairement aux nostalgiques des fulguro poings, astéro hache et consoeurs. Mais pour tout autre lecteur, on ne peut être qu'affligé par les invraisemblances du scénario et de ses rebondissements. C'est dur d'imaginer une castastrophe mondiale, ici une invasion extraterrestre, qui semble affecter que un petit groupe de héros retraités mais toujours inébranlables et motivés... Mouai... Trop simpliste à mon goût.

17/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Epées de verre
Les Epées de verre

Eh ben que de bons échos sur le site pour cette série. Alors que le genre Fantasy est plutôt ma tasse de thé, je viens tempérer un peu l’enthousiasme. J’ai eu bien peu de plaisir à parcourir la série, les personnages m’ont paru « chiants », notre duo de héros en tête. Du coup, difficile de vraiment m’investir sur l’histoire que j’ai trouvée tout autant ennuyeuse et trop diluée malgré quelques bonnes idées par ci par là. Il en va de même pour le dessin, plutôt réussi mais qui me laisse de marbre, je n’aime pas les tête des persos à l’inverse du bestiaire déployé. La série possède des qualités mais qui n’ont pas su me toucher, je n’ai pas adhéré à la proposition des 2 autrices, à mes yeux trop mou et peu accrocheur malgré un investissement certain de leur part. 2,5

17/01/2023 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

Oui Blake & Mortimer fait partie du panthéon de la BD. Oui ses personnages et certaines scènes restent gravés dans les mémoires. C'est bien dessiné, l'action est claire. Pour beaucoup de monde, c'était la découverte d'une vraie BD au croisement de la littérature. Mais... c'est pénible à lire. C'est touffu, bourré d'informations inutiles ou pourtant explicitement dessinées. Certains albums font l'impression de tenir un livre pour enfants que l'on pagine au son d'un CD nous narrant l'histoire avec un jingle signalant le moment de tourner la page. Les personnages n'évoluent pas, beaucoup font de la figuration, c'est dommage lorsqu'on compare avec d'autres séries de l'époque comme Astérix qui ont su donner de l'épaisseur à tous les protagonistes. La série continue d'être sans que j'en saisisse l'intérêt. Ou alors cela pourrait être détourné délicieusement comme un épisode d'OSS117 qui a su jouer de l'esthétique et des mœurs de l'époque pour un public contemporain. Et ma note monterait assurément. Finalement un sentiment de gâchis mais qui n'ôte rien à l'aura dont bénéficiera pour longtemps cette série.

17/01/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série La Princesse des Glaces
La Princesse des Glaces

Aïe, je suis désolé ... J'ai pas aimé. La faute en incombe à plusieurs facteurs : déjà le dessin que j'ai trouvé assez peu intéressant. Il est l’œuvre de Léonie Bischoff que nous connaissons désormais pour son Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges qui a tout cassé récemment. Ici, je le trouve certes joli mais très fade et fonctionnel, bien loin des compositions qu'elle a pu sortir plus tard. Ça se note surtout dans quelques planches bien plus inspirées et qui sentent que l'autrice pourrait dégager quelque chose de plus. Malheureusement, tout du long j'ai trouvé le dessin, les cadrages et les cases tout à fait banal et ordinaire, telles qu'on en attendrait pour une BD de ce genre. Connaissant ce que l'autrice à fait ensuite, c'est franchement dommage. Pour l'histoire, c'est du polar. Et dans ma bouche, ça ne sonne pas bien. Je dois dire que les polars à la suédoises j'en ai bien trop soupé. Et franchement, je savais à la première page, dans l'exposition des personnages, la plupart des liens qu'ils entretenaient. Notamment l'histoire d'amour qui était grillée dès la première page. Et tout au long de ma lecture, je suis allé de clichés en clichés, ce qui m'a plus agacé qu'autre chose. De fait, j'ai fini sans avoir eut de véritables émotions ni pour les victimes ni pour le personnage principal. J'ai surtout soupiré lors des grosses ficelles scénaristiques : oh, ça alors je tombe sur un article qu'elle conservait, c'est un indice important ! Ou alors, comme moi, elle range très peu son bureau et a encore des bulletins de vote au nom de Nathalie Arthaud (véridique, ça me sert de brouillon). Bref, les gros trucs dans ce genre (les deux minutes d'absences d'une madame permettent de voir les papiers de bureau et notamment, son testament. Ca se range pas, un testament) me font surtout sortir de l'histoire et m'agacent. Le déroulé m'a semblé d'ailleurs très rapide, défaut que je ne peux pas imputer à la BD en toute bonne fois. C'est sans doute la résultante de l'adaptation qui a du faire des choix narratifs. En fin de compte, je me dis que les polars, c'est vraiment pas mon truc. Il manque, je ne sais pas, quelque chose qui m'intéresse vraiment. Pas une n-ième histoire de passé sombre enfoui, de meurtres et de retour dans sa petite ville natale après des années. Je sais pas, je dois être trop blasé d'histoires dans ce genre pour apprécier celle-ci, même en BD. Je passe mon chemin.

17/01/2023 (modifier)
Couverture de la série Chico & Rita
Chico & Rita

Mouais. Pas convaincu par cet album. Je l’ai lu très vite (petit format, peu de texte – et une intrigue pas trop fouillée), avec pourtant une certaine impatience sur la fin, j’avais hâte d’en finir, tant ça me semblait longuet et manquer d’intérêt. Tous les thèmes (géographiques, historiques, voire culturels autour de la musique cubaine ou du jazz) ne sont que des décors abstraits, ne sont pas vraiment développés et utilisés pour dynamiser, densifier une intrigue bien trop simpliste et déjà vue. En gros une chanteuse et un musicien compositeur, tous deux cubains, s’aiment, se déchirent, se quittent, se retrouvent. Une histoire d’amour « compliquée », mais pas trop. En tout cas un canevas qui manque d’originalité sur le fond et la forme. Quant au dessin, ça passe, mais il n’est pas non plus mon truc. Bref, vite lu, et probablement très vite oublié.

16/01/2023 (modifier)