Heureusement que je connaissais déjà plus ou moins le déroulement de la Guerre des Gaules, notamment par la lecture de la certes mal dessinée mais très claire et pédagogique série historique Alcibiade Didascaux. Car sans cette connaissance préalable, je crois que je n'aurais rien compris à la lecture de cette BD.
Les quelques premières pages du premier tome m'ont été totalement incompréhensibles. J'ai littéralement eu l'impression que les cases et les planches étaient mélangées dans le désordre. Aucune introduction, aucune explication, des noms balancés par-ci par-là bien après que les personnages aient été mis en scène et un découpage bordélique dont je n'ai toujours pas su saisir s'il était chronologique ou aléatoire. Et le pire vient du lettrage de ce premier tome qui est presque illisible, bizarrement biscornu. C'est heureusement corrigé dans le second tome qui a un lettrage bien plus classique.
Au bout d'un certain nombre de pages, cela devient plus compréhensible et linéaire, mais le découpage reste très haché et surtout il n'y a aucune carte ni aucune explication de qui sont tous ces peuples gaulois et de où se déroulent les évènements. La seule carte est toute petite et dissimulée au milieu des nombreuses pages du dossier historique inclus dans l'intégrale. Sans ça et sans description du contexte, pas moyen pour un lecteur néophyte de savoir la taille des forces en présence, la disposition des lieux, des distances. Impossible donc de capter ou d'apprécier ce qu'était cette fameuse Guerre des Gaules.
Cela s'améliore un peu dans le second tome mais ça reste toujours mal raconté et quasiment jamais expliqué. Ce sont toujours autant de noms de lieux antiques et de tribus gauloises qui nous sont assenés sans qu'on sache qui ils sont, où ils sont ni si on parle de la population d'un simple groupe de villages ou de tout le peuple d'une région. Sur la longueur ça en devient pénible et très ennuyeux.
Quant au dessin, il parait esthétique au premier abord, notamment par son travail en couleurs directes certes sombres mais harmonieuses, mais il présente très vite de graves lacunes techniques. Les morphologies et visages notamment sont particulièrement ratés, jamais similaires d'une case à la suivante, et parfois grossièrement défigurés. Quant à la mise en scène graphique, elle est toute aussi abrupte et peu claire que peut l'être la narration textuelle, avec notamment plusieurs fois où l'on doit comprendre en une image qu'une bataille a été perdue ou gagnée comme si c'était évident.
Je ressors très déçu de cette lecture alors que le sujet de la guerre des Gaules et du parcours stratégique de César avaient tout pour me passionner.
Je gardais un bon souvenir de cette équipe, j’avais déjà pu emprunter la série, ainsi que X-Force - Sexe + violence il y a quelques années. Manque de bol, aujourd’hui il n’y a plus que le tome 2 : X-Necrosha de dispo … et de tête c’était loin d’être le meilleur.
Donc voilà, avis uniquement sur ce tome 2, mes impressions sur le 1er étant trop lointaines.
X-force est une équipe secrète mutante constituée principalement de tueurs, elle gère les crises en n’hésitant pas à mettre les mains dans le cambouis. Il y a toujours un côté plus sombre que dans les autres histoires de mutants. Dans ce 2eme tome, on retrouve bien la noirceur mais pas ce côté adulte et sanglant que j’avais en tête.
L’aventure s’avère assez basique et manque de piquants, l’équipe va affronter une nouvelle menace avec Séléné, une super bad ass des âges reculés qui revient réveiller les morts. Voilà voilà, ça va fighter et pis c’est tout.
Ça peut passer quand c’est bien fait mais là, l’agencement du tome m’a déplu, trop de dessinateurs à la qualité disparate et surtout ce manque d’homogénéité entre les chapitres, défaut récurrent à ce type de recueil quand ça ne compile pas qu’une seule série. Ici pas que X-force sur la longueur mais 4 séries différentes !! Un tiers est vraiment pourrie (les new mutants), le reste pâtit de ce manque de linéarité.
Un tome à éviter.
Je suis passé complètement à côté de cette oeuvre. J'admets volontiers le travail esthétique recherché, mais il m'a trop rebuté avec ce style sombre et les traits caricaturaux des personnages. Avis esthétique très subjectif, mais néanmoins ressenti. Et comme le récit m'a semblé très confus avec trop de personnages peu fouillés, impossible pour moi d'apprécier cette lecture laborieuse.
Je ne connais pas le roman d’origine (ni l’œuvre de Paul Auster dans son ensemble d’ailleurs). Disons que cette adaptation en BD ne m’a pas donné envie de les découvrir.
En effet, malgré certaines qualités (un dessin efficace, simple et très lisible, des réflexions sur l’identité, la vie par procuration au travers de sa créature de papier, etc.), j’ai d’emblée eu du mal à entrer dans cette lecture, et n’y ai jamais pris plaisir.
Bref, j’ai fini laborieusement l’album, survolant même certains passages.
Ma note reflète une certaine inadéquation entre ses qualités et mes attentes, et je suis sûr que d’autres peuvent y trouver leur compte. Mais cette histoire m’a laissé de côté.
Lucques est un auteur éclectique et intéressant, qui a publié pas mal de séries érotiques (voire plus !), comme celle-ci.
Au départ c’est un peu amusant de voir ses lapins, qui se comportent comme des humains, dans un royaume imaginaire, et qui ne pensent qu’à forniquer – avec visiblement un goût particulier pour la masturbation, pratiquée naturellement et systématiquement.
Joyaux et débonnaires (et donc obsédés aussi), ces lapins se déplacent dans une histoire qui elle n’est pas transcendante. Des jeux de mots (très nombreux), des scènes de cul (plus ou moins soft) ponctuent le récit, qui se laisse lire, mais que j’ai trouvé peu construit, parfois simple prétexte à défouloir (verbal ou sexuel).
Le dessin est lisible, mais lui aussi pas forcément chiadé.
Un album pas très courant, mais qui m’a laissé quelque peu sur ma faim. Le côté humoristique aurait pu être plus poussé et réussi pour compenser une intrigue faiblarde. Le contraste entre les lapins joviaux et leur sexualité débridée n’est pas assez exploité à mon goût (comme ça a pu l’être de façon plus trash dans certaines séries comme Bang et son gang).
La lecture est fluide et rapide. Il y a peu de texte, et l’intrigue n’est finalement pas très fouillée. Disons que ça se laisse lire gentiment.
Mais, outre une intrigue un peu légère et franchement prévisible, je trouve la seconde partie trop gentille et presque édifiante. Alors que les personnages autour de l’héroïne étaient presque tous au départ méchants ou méfiants envers elle, de façon caricaturale, c’est l’inverse à la fin, toujours avec peu de nuance. C’est dommage, car les valeurs développées dans l’histoire (lutter contre les préjugés, s’ouvrir à l’autre) sont louables. Mais j’ai trouvé l’ensemble trop facile et gentil (surenchère d'happy-end).
En tout cas, c’est une lecture à réserver à de jeunes lecteurs (je dirais collégiens de 6ème/5ème), car l’adulte que je suis est resté sur sa faim.
BD humoristique sur l'évolution des comportements humains depuis l'arrivée envahissante dans nos vies des nouvelles technologies (Internet, smartphones, réseaux sociaux...).
Si certains gags font sourire, la BD pêche sur deux points. D'abord côté illustrations avec ce style caricaturalement "Fluide glacial" (dans le mauvais sens du terme, façon Binet du pauvre, en plus grossier, les couleurs n'atténuant pas cette impression). Et cela manque cruellement de pertinence et de mise en perspective, tout cela demeure bien anecdotique ! On est loin de l'humour corrosif d'un Faut pas prendre les cons pour des gens.
Malheureusement assez déçu par cette BD. La faute je pense à cette non-clarification initiale des intentions de l'auteure, sur deux points : l'intrigue et le genre retenu ; également à des illustrations d'une qualité inégale : corps souvent légèrement difformes, par trop carré, et mise en page souvent dénuée d'originalité.
Est-ce une BD sur le regard porté par les hommes sur le corps féminin, ou une intrigue policière avec une histoire vaguement féministe ?
Souhait d'écrire un thriller avec montée en tension et personnages emportés malgré eux dans un crescendo criminel, ou intrigue policière dont l'enjeu sera de suivre l'évolution d'une surprenante affaire ?
Hrachyan n'a semble-t-il pas souhaité trancher, désireuse de tout concilier, au risque d'échouer sur bien des points. Ainsi, l'intrigue se découvre certes assez agréablement, mais sa résolution policière n'est ni stimulante ni prenante pour le lecteur.
Et l'intrigue n'est pas véritablement un hymne féministe ; aucun militantisme derrière. L'héroïne n'est ni une victime vengeresse, ni une victime car née femme. Le sort et les événements s'acharnent simplement et tristement sur elle, tandis qu'elle demeure la passive et fragile victime qu'elle aura finalement toujours été de par sa manière de conduire sa vie sentimentale, bref un simple fait divers ne décrivant que lui-même.
Une lecture agréable, une jolie couverture, mais qui promet davantage qu'elle n'offre réellement, ne laissant en souvenir que le regret de ce qu'elle n'a pas été.
Le pitch de départ de cette série est intéressant : si Internet devenait instable, et si de temps en temps cela provoquait un bug dans tel ou tel domaine, que faudrait-il faire pour y remédier, ou du moins contrer temporairement les désagréments (et plus si affinités) que cela engendrerait ? Jean-Christophe Tixier a la solution : former des unité d'adolescents téméraires, malins, experts en à peu près tout.
Mettons de côté toutes les incohérences que cela entraînerait, en termes de responsabilité, notamment, et penchons-nous sur la cohérence du récit. Il n'y en a pas beaucoup, le scénariste s'est surtout attaché à constituer une équipe aux caractères très particuliers (même si seulement deux ou trois personnages sur quatre sont clairement identifiés au fil de ce premier tome), et nous propose un récit avec de l'action non-stop.
De ce point de vue-là, c'est assez réussi, si n s'attache au rythme, c'est soutenu, échevelé. Pour le reste, j'avoue ne pas avoir été transcendé. Le dessin de Roberta Pierpaoli me semble... simplifié, par rapport à ce qu'elle a fait sur Les Belles Vertes, par exemple. Peut-être l'album a-t-il été réalisé très rapidement ?
Bref, si l'on cherche de l'action, c'est sympa, pour les reste, bof bof.
Mouais. J’ai un peu le même ressenti que Pol après cette lecture, de laquelle je suis sorti déçu. Depuis que j’ai découvert Karibou avec Dialogues (petit chef d’œuvre minimaliste), j’attends beaucoup de son humour absurde, minimaliste et efficace, de ses détournements cons, de ses « déplacements de perspectives » détonants.
Et ici, je trouve que ça ne fonctionne pas, ou alors insuffisamment et pas assez souvent, comme si son filon (d’idées) s’était épuisé. Il faut dire que le créneau commence à être encombré par Fabcaro et consorts, et que surprise et originalité sont de plus en plus difficile à atteindre. C’est dommage, parce que je suis un grand adepte de ce type d’humour décalé.
Mais là, ça tombe à plat le plus souvent hélas, et les rires, voire les sourires, n’ont pas été assez au rendez-vous.
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La Guerre des Gaules
Heureusement que je connaissais déjà plus ou moins le déroulement de la Guerre des Gaules, notamment par la lecture de la certes mal dessinée mais très claire et pédagogique série historique Alcibiade Didascaux. Car sans cette connaissance préalable, je crois que je n'aurais rien compris à la lecture de cette BD. Les quelques premières pages du premier tome m'ont été totalement incompréhensibles. J'ai littéralement eu l'impression que les cases et les planches étaient mélangées dans le désordre. Aucune introduction, aucune explication, des noms balancés par-ci par-là bien après que les personnages aient été mis en scène et un découpage bordélique dont je n'ai toujours pas su saisir s'il était chronologique ou aléatoire. Et le pire vient du lettrage de ce premier tome qui est presque illisible, bizarrement biscornu. C'est heureusement corrigé dans le second tome qui a un lettrage bien plus classique. Au bout d'un certain nombre de pages, cela devient plus compréhensible et linéaire, mais le découpage reste très haché et surtout il n'y a aucune carte ni aucune explication de qui sont tous ces peuples gaulois et de où se déroulent les évènements. La seule carte est toute petite et dissimulée au milieu des nombreuses pages du dossier historique inclus dans l'intégrale. Sans ça et sans description du contexte, pas moyen pour un lecteur néophyte de savoir la taille des forces en présence, la disposition des lieux, des distances. Impossible donc de capter ou d'apprécier ce qu'était cette fameuse Guerre des Gaules. Cela s'améliore un peu dans le second tome mais ça reste toujours mal raconté et quasiment jamais expliqué. Ce sont toujours autant de noms de lieux antiques et de tribus gauloises qui nous sont assenés sans qu'on sache qui ils sont, où ils sont ni si on parle de la population d'un simple groupe de villages ou de tout le peuple d'une région. Sur la longueur ça en devient pénible et très ennuyeux. Quant au dessin, il parait esthétique au premier abord, notamment par son travail en couleurs directes certes sombres mais harmonieuses, mais il présente très vite de graves lacunes techniques. Les morphologies et visages notamment sont particulièrement ratés, jamais similaires d'une case à la suivante, et parfois grossièrement défigurés. Quant à la mise en scène graphique, elle est toute aussi abrupte et peu claire que peut l'être la narration textuelle, avec notamment plusieurs fois où l'on doit comprendre en une image qu'une bataille a été perdue ou gagnée comme si c'était évident. Je ressors très déçu de cette lecture alors que le sujet de la guerre des Gaules et du parcours stratégique de César avaient tout pour me passionner.
X-Force (Marvel Deluxe)
Je gardais un bon souvenir de cette équipe, j’avais déjà pu emprunter la série, ainsi que X-Force - Sexe + violence il y a quelques années. Manque de bol, aujourd’hui il n’y a plus que le tome 2 : X-Necrosha de dispo … et de tête c’était loin d’être le meilleur. Donc voilà, avis uniquement sur ce tome 2, mes impressions sur le 1er étant trop lointaines. X-force est une équipe secrète mutante constituée principalement de tueurs, elle gère les crises en n’hésitant pas à mettre les mains dans le cambouis. Il y a toujours un côté plus sombre que dans les autres histoires de mutants. Dans ce 2eme tome, on retrouve bien la noirceur mais pas ce côté adulte et sanglant que j’avais en tête. L’aventure s’avère assez basique et manque de piquants, l’équipe va affronter une nouvelle menace avec Séléné, une super bad ass des âges reculés qui revient réveiller les morts. Voilà voilà, ça va fighter et pis c’est tout. Ça peut passer quand c’est bien fait mais là, l’agencement du tome m’a déplu, trop de dessinateurs à la qualité disparate et surtout ce manque d’homogénéité entre les chapitres, défaut récurrent à ce type de recueil quand ça ne compile pas qu’une seule série. Ici pas que X-force sur la longueur mais 4 séries différentes !! Un tiers est vraiment pourrie (les new mutants), le reste pâtit de ce manque de linéarité. Un tome à éviter.
Méridien
Je suis passé complètement à côté de cette oeuvre. J'admets volontiers le travail esthétique recherché, mais il m'a trop rebuté avec ce style sombre et les traits caricaturaux des personnages. Avis esthétique très subjectif, mais néanmoins ressenti. Et comme le récit m'a semblé très confus avec trop de personnages peu fouillés, impossible pour moi d'apprécier cette lecture laborieuse.
Cité de verre
Je ne connais pas le roman d’origine (ni l’œuvre de Paul Auster dans son ensemble d’ailleurs). Disons que cette adaptation en BD ne m’a pas donné envie de les découvrir. En effet, malgré certaines qualités (un dessin efficace, simple et très lisible, des réflexions sur l’identité, la vie par procuration au travers de sa créature de papier, etc.), j’ai d’emblée eu du mal à entrer dans cette lecture, et n’y ai jamais pris plaisir. Bref, j’ai fini laborieusement l’album, survolant même certains passages. Ma note reflète une certaine inadéquation entre ses qualités et mes attentes, et je suis sûr que d’autres peuvent y trouver leur compte. Mais cette histoire m’a laissé de côté.
Clitounet et Clitounette
Lucques est un auteur éclectique et intéressant, qui a publié pas mal de séries érotiques (voire plus !), comme celle-ci. Au départ c’est un peu amusant de voir ses lapins, qui se comportent comme des humains, dans un royaume imaginaire, et qui ne pensent qu’à forniquer – avec visiblement un goût particulier pour la masturbation, pratiquée naturellement et systématiquement. Joyaux et débonnaires (et donc obsédés aussi), ces lapins se déplacent dans une histoire qui elle n’est pas transcendante. Des jeux de mots (très nombreux), des scènes de cul (plus ou moins soft) ponctuent le récit, qui se laisse lire, mais que j’ai trouvé peu construit, parfois simple prétexte à défouloir (verbal ou sexuel). Le dessin est lisible, mais lui aussi pas forcément chiadé. Un album pas très courant, mais qui m’a laissé quelque peu sur ma faim. Le côté humoristique aurait pu être plus poussé et réussi pour compenser une intrigue faiblarde. Le contraste entre les lapins joviaux et leur sexualité débridée n’est pas assez exploité à mon goût (comme ça a pu l’être de façon plus trash dans certaines séries comme Bang et son gang).
Babyface
La lecture est fluide et rapide. Il y a peu de texte, et l’intrigue n’est finalement pas très fouillée. Disons que ça se laisse lire gentiment. Mais, outre une intrigue un peu légère et franchement prévisible, je trouve la seconde partie trop gentille et presque édifiante. Alors que les personnages autour de l’héroïne étaient presque tous au départ méchants ou méfiants envers elle, de façon caricaturale, c’est l’inverse à la fin, toujours avec peu de nuance. C’est dommage, car les valeurs développées dans l’histoire (lutter contre les préjugés, s’ouvrir à l’autre) sont louables. Mais j’ai trouvé l’ensemble trop facile et gentil (surenchère d'happy-end). En tout cas, c’est une lecture à réserver à de jeunes lecteurs (je dirais collégiens de 6ème/5ème), car l’adulte que je suis est resté sur sa faim.
Réseau-Boulot-Dodo - RBD
BD humoristique sur l'évolution des comportements humains depuis l'arrivée envahissante dans nos vies des nouvelles technologies (Internet, smartphones, réseaux sociaux...). Si certains gags font sourire, la BD pêche sur deux points. D'abord côté illustrations avec ce style caricaturalement "Fluide glacial" (dans le mauvais sens du terme, façon Binet du pauvre, en plus grossier, les couleurs n'atténuant pas cette impression). Et cela manque cruellement de pertinence et de mise en perspective, tout cela demeure bien anecdotique ! On est loin de l'humour corrosif d'un Faut pas prendre les cons pour des gens.
Une nuit avec toi
Malheureusement assez déçu par cette BD. La faute je pense à cette non-clarification initiale des intentions de l'auteure, sur deux points : l'intrigue et le genre retenu ; également à des illustrations d'une qualité inégale : corps souvent légèrement difformes, par trop carré, et mise en page souvent dénuée d'originalité. Est-ce une BD sur le regard porté par les hommes sur le corps féminin, ou une intrigue policière avec une histoire vaguement féministe ? Souhait d'écrire un thriller avec montée en tension et personnages emportés malgré eux dans un crescendo criminel, ou intrigue policière dont l'enjeu sera de suivre l'évolution d'une surprenante affaire ? Hrachyan n'a semble-t-il pas souhaité trancher, désireuse de tout concilier, au risque d'échouer sur bien des points. Ainsi, l'intrigue se découvre certes assez agréablement, mais sa résolution policière n'est ni stimulante ni prenante pour le lecteur. Et l'intrigue n'est pas véritablement un hymne féministe ; aucun militantisme derrière. L'héroïne n'est ni une victime vengeresse, ni une victime car née femme. Le sort et les événements s'acharnent simplement et tristement sur elle, tandis qu'elle demeure la passive et fragile victime qu'elle aura finalement toujours été de par sa manière de conduire sa vie sentimentale, bref un simple fait divers ne décrivant que lui-même. Une lecture agréable, une jolie couverture, mais qui promet davantage qu'elle n'offre réellement, ne laissant en souvenir que le regret de ce qu'elle n'a pas été.
Le Grand Bug
Le pitch de départ de cette série est intéressant : si Internet devenait instable, et si de temps en temps cela provoquait un bug dans tel ou tel domaine, que faudrait-il faire pour y remédier, ou du moins contrer temporairement les désagréments (et plus si affinités) que cela engendrerait ? Jean-Christophe Tixier a la solution : former des unité d'adolescents téméraires, malins, experts en à peu près tout. Mettons de côté toutes les incohérences que cela entraînerait, en termes de responsabilité, notamment, et penchons-nous sur la cohérence du récit. Il n'y en a pas beaucoup, le scénariste s'est surtout attaché à constituer une équipe aux caractères très particuliers (même si seulement deux ou trois personnages sur quatre sont clairement identifiés au fil de ce premier tome), et nous propose un récit avec de l'action non-stop. De ce point de vue-là, c'est assez réussi, si n s'attache au rythme, c'est soutenu, échevelé. Pour le reste, j'avoue ne pas avoir été transcendé. Le dessin de Roberta Pierpaoli me semble... simplifié, par rapport à ce qu'elle a fait sur Les Belles Vertes, par exemple. Peut-être l'album a-t-il été réalisé très rapidement ? Bref, si l'on cherche de l'action, c'est sympa, pour les reste, bof bof.
Troie Zéro
Mouais. J’ai un peu le même ressenti que Pol après cette lecture, de laquelle je suis sorti déçu. Depuis que j’ai découvert Karibou avec Dialogues (petit chef d’œuvre minimaliste), j’attends beaucoup de son humour absurde, minimaliste et efficace, de ses détournements cons, de ses « déplacements de perspectives » détonants. Et ici, je trouve que ça ne fonctionne pas, ou alors insuffisamment et pas assez souvent, comme si son filon (d’idées) s’était épuisé. Il faut dire que le créneau commence à être encombré par Fabcaro et consorts, et que surprise et originalité sont de plus en plus difficile à atteindre. C’est dommage, parce que je suis un grand adepte de ce type d’humour décalé. Mais là, ça tombe à plat le plus souvent hélas, et les rires, voire les sourires, n’ont pas été assez au rendez-vous.