Flûte ! Me voilà encore une fois contraint d'enfoncer un Comic pour le sortir du thème "Un avis".
Lu en virtuel, histoire de voir si Mark Millar et Bryan Hitch avaient à nouveau envie de biaiser un peu l'univers des Super-Héros pour nous en présenter une réalité plus profonde qu'à l'ordinaire... Pfohlàlà ! Quelle lessive ! Comme si on retournait aux années soixante, question ambiance et intrigue, mais sans l'enthousiasme et le dynamisme de la jeunesse de l'époque.
Les quatre personnages sont complètement transparents, soulignant même au travers de leurs dialogues l'artificialité de leur caractérisation. Reed fait la cours à Susan comme s'ils avaient vingt ans alors que Ben et Johnny sont carrément réduits à leurs stéréotypes : l'un est malheureux en amour et l'autre se plante de partenaire, comme d'habitude. Et ça n'est pas mieux pour les deux Schtroumpfs ! Tout ce qui faisait le charme du caractère de Franklin dans les pages de Puissance 4 a complètement disparu : à peine est-il jaloux de sa cadette, monstre d'intelligence intellectuelle mais -apparemment ?!- absolument pas perturbée par sa condition qui, pourtant, devrait la marginaliser grave ; même au sein de cette famille. Mais bon, puisque qu'en même temps la-dite famille a visiblement été "Disneysée", pourquoi pas ? Et Fatalis, élève d'encore plus méchant que lui... Au secours !
Je passe sur l'intrigue, qui mêle -quelle originalité !- la fin du monde auto-proclamée par nos élites et la solution du problème (via les univers parallèles, si chers aux scénaristes en mal de Deus ex machina) à l'encore plus invraisemblable idylle collégienne entre Reed Richard -soudainement transformé en ex-tombeur ?!- et une sorte de femme fatale/super-scientifique sensée stimuler la jalousie de l'épouse légitime (mais pas d'avantage incarnée que le reste de la distribution : elle ressemble autant à Susan que Susan ressemble à n'importe qui d'autre, sinon les coupes de cheveux !).
Pas d'intrigue véritable, donc ; encore moins de suspense, par conséquent ; et on arrive au bout sans que rien ne soit réellement accompli, sinon l'introduction d'une énième équipe de Super-Héros -qui échouent même à rendre hommage aux premiers dépositaires de leur nom.
Du coup le travail de Hitch -car c'est quand même un sacré travail !- semble perdu tant le vide sidéral de cette série n'est à aucun moment réchauffé par la moindre étincelle de créativité.
À classer dans la rubrique "Les Mystères Inexpliqués", ce Comic-Book.
... Je ne sais pas si je fais bien de sortir cet album de la catégorie "Un seul avis" tant je n'ai pas grand chose de gentil à en dire...
Charles Vess est certes très doué comme illustrateur paysagiste -si on aime ce style- mais c'est une catastrophe ferroviaire quant au rendu des personnages. Des expressions du visage aux proportions des corps, c'est une avalanche de maladresses qui, si elles ne me posent pas trop de problèmes à la lecture d'un Comic-Book -pressions commerciales tous azimuts obligent !- me troublent bien d'avantage dans les pages d'un "Graphic Novel" visiblement réalisé avec un soin manifeste qui sous-entend une certaine liberté quant aux délais octroyés par l'éditeur. Le fait qu'il ne sache pas non plus découper une scène (d'action ou non) en dit long sur l'absurde de l'entreprise. Et le scénario, prétexte artificiel et maladroit pour tenter de dépayser Spiderman, n'est qu'un autre iceberg dans ce naufrage.
Tout respectueux de son talent pictural -je serais bien incapable d'illustrer quoi que soit aussi joliment-, je pense que cet artiste-là peut néanmoins éviter le genre Super-Héroïque sans regret.
Je suis un grand amateur des parodies et du trash, et donc cet album me faisait de l’œil. Mais je suis sorti clairement déçu de cette lecture.
Certes, il y a des trucs marrants et plutôt intéressants (même si pas toujours aboutis). C’est par exemple le cas de l’histoire détournant Picsou et Donald (avec une chute amusante). C’est aussi le cas de la première histoire, que j’ai aussi trouvé amusante et qui me laissait espérer un ensemble bien meilleur.
Car, pour le reste, je suis resté sur ma faim. Je n’ai pas ri, et n’ai souvent pas trouvé intéressantes les histoires. Le trash qui s’y invite ne réussissait pas à les faire sortir du quelconque. Le dessin, plutôt agréable et lisible, ne suffit pas non plus (je suis par contre moyennement convaincu par la colorisation).
Note réelle 2,5/5.
Malgré une couverture attractive comme un catalogue de modélisme ferroviaire je n'ai pas été convaincu par le scénario proposé par Schuiten.
Cette fable nostalgique en hommage aux cheminots de la vapeur a eu du mal à garder mon intérêt vivant. J'ai lu le schéma assez classique d'une contestation contre la marche du progrès avec ses effets pervers (Chômage, dévalorisation sociale, flicage).
J'ai eu du mal à comprendre cette aventure un peu vide de sens. Schuiten introduit un personnage féminin ce qui lui permet d'introduire des scènes érotiques assez superflues dans le scénario. Le comble est de proposer une scène de viol comme simple "incident du dépôt" p48.
De plus la narration en voix off de Van Bel ou dans un monologue pratiquement sans répartie rend la lecture lourde et hachée sans fluidité. Van bel reste dans les lieux communs assez convenus.
La fin arrive sans préavis et sans beaucoup de rapport avec l'ensemble du récit.
Le N&B de Schuiten est très attractif mais Van Bel manque de charisme pour porter le récit. Son physique est à l'image de son discours : un vieux grand-père radoteur enfermé dans son "de mon temps".
Une lecture qui m'a vite lassé.
Voici un album qui m’attirait beaucoup, et qui finalement m’a beaucoup déçu.
Une histoire prometteuse, une romance au Japon entre un Allemand et une Japonaise durant la seconde guerre mondiale, peu avant le bombardement d’Hiroshima. Le tout accompagné de très beaux dessins, laissant entrevoir un doux voyage le temps de quelques planches.
Pour les dessins, la promesse est tenue, seulement voilà, en ce qui concerne le scénario, c’est vide, c’est creux. C’est lu à une vitesse folle. Du coup pas le temps de s’attacher aux personnages, de s’y intéresser, on reste en surface en permanence, et ça défile, ça défile, et on arrive à la fin de l’album.
Difficile de disserter et d’écrire un avis sur du vide… et je ne ferais pas comme cet album, je ne comblerais pas ma critique avec du vide.
Et pourtant, avec ce contexte il y aurait eu de quoi écrire une très belle histoire nous faisant rêver et voyager en lui donnant de la matière.
Je constate juste que l’album est adapté d’une nouvelle de Barboni, et apparemment (je n’ai vu aucune mention affirmant le contraire), c’est Barboni elle même qui l’a adaptée en bande dessinée, je ne sais pas ce que donne la nouvelle, ne l’ayant pas lue, mais ce que je retiens, c’est que écrire une nouvelle, et écrire un scénario de bande dessinée, ce n’est pas du tout la même chose, ce n’est pas du tout le même exercice de style.
Si elle doit à nouveau s’essayer à la bande dessinée, je lui souhaite d’avoir la bonne idée de s’adjoindre la collaboration d’un scénariste de BD qui permettra de bien adapter ses nouvelles, et de les mettre en valeur.
Comme l'ont souligné d'autres aviseurs, c'est pas du subtil ! La BD est pornographique dans la moindre de ses planches, le tout dans un mélange de scènes entre les différents personnages (mais sans jamais déborder du cadre hétéro) qui culmine dans la scène finale. C'est aussi un scénario classique de vaudeville, avec tromperie, chamaillerie, cousin éloigné qui débarque etc ...
Soyons honnête, c'est trop peu subtil pour moi. L'intrigue ne vole pas haut et s'ingénie à enchainer les scènes de sexe avec un manque de crédibilité qui frise la parodie, le tout dans des dialogues à la subtilité digne d'une bonne série Z. J'ai beau voir que c'est semi-sérieux, cette histoire m'a franchement laissé sur ma faim. Aucun intérêt pour tout ce qui se déroule, aucune envie de voir l'histoire se conclure. J'ai fini la BD parce qu'elle est courte, mais j'ai clairement zappé la lecture des dialogues dans les dernières pages.
Je pense que ce n'est franchement pas pour moi !
Enfant j'ai toujours zappé les pages d'Alix que je rencontrais dans les hebdos. C'était la faute à une narration bien trop lourde et scolaire pour capturer mon attention.
J'ai voulu réessayer en empruntant quelques volumes à ma BM. Malheureusement j'ai toujours la même réticence sur la narration que je trouve vraiment peu fluide et sans humour.
Même avec l'âge, j'ai dû m'accrocher pour aller au bout. Je mets de côté les énormités des scénarii d'un jeune BG au look californien et à la permanente toujours impeccable qui fait copain copain avec les grands de l'époque. C'est un prétexte pour visiter le monde antique avec la vision édulcorée des années 60/70.
Bien sûr Alix se relève toujours des pires chutes sans une écorchure et le pharaon peut être attaqué par des léopards sans une goutte de sang.
Le pire à ma relecture des albums que j'ai lus est que les textes sont construits sur des jugements de valeurs purement occidentales des années 60. Cela donne des dialogues et des attitudes entre Alix et Cléopâtre (par exemple) assez grotesques.
Je reconnais le succès populaire de la série et j'admire le travail des détails dans les décors. De plus j'ai un faible pour cette mise en couleur vive et lumineuse. Par contre je trouve le graphisme des personnages bien moins attractif. Alix reste figé dans le temps et ses expressions ont des postures de statues.
Les scénarii imposent souvent des foules et de nombreux personnages qui sont presque tous identiques.
Une série qui ne m'a jamais séduit jeune et je n'ai pas changé mon appréciation même si on peut la considérer comme majeure pour la jeunesse.
Je regrette vraiment de n’accorder qu’une si faible note à cet album car les illustrations sont vraiment belles. Malheureusement, je n’ai pas compris les intentions de la scénariste. Le voyage de Suzanne m’est donc apparu vain et je ne sais vraiment pas si un jeune lecteur trouvera un sens ou une morale à cette histoire.
Le récit se divise en de multiples chapitres, chacun proposant une nouvelle rencontre à Suzanne. Celle-ci se livrant petit à petit, nous découvrons au fil des pages quel était son quotidien avant sa décision de partir sur la rivière et, surtout, l’événement majeur qui va la pousser à tout abandonner. Je pensais tomber sur un récit symbolique qui allait nous parler des migrations forcées (par des éléments extérieurs, guerres, changements climatiques ou autres) mais la conclusion du récit m’a vraiment mis dans l’expectative. Le fait aussi que Suzanne se débarrasse des rares objets qui lui restent en les offrant aux gens qu’elle croise m’est apparu assez étrange et dénué de logique (du moins, je ne comprends pas la logique sous-jacente).
Ceci dit, le livre est agréable à lire. Les illustrations de Ian De Haes sont vraiment belles et l’écriture de Charlotte Bellière est plaisante. Les rencontres sont variées et donnent lieu à de petites péripéties qui rythment bien cette aventure. Le fil du récit plaira au jeune lecteur, et certaines rencontres l’amuseront ou le toucheront.
Oui mais voilà, quand à la fin du récit, la petite Suzanne se retrouve au milieu du cours d’eau dénuée de tout et que les auteurices déclarent qu’elle a trouvé sa place, ça me pose question. Limite, je trouve ça lugubre (surtout si on tient compte du fait qu’à la base, elle ne désirait pas partir). En fait, je suis circonspect et j’enrage car j’ai l’impression d’être passé à côté, de ne pas avoir compris où les auteurices voulaient en venir (et dans un livre jeunesse, bah franchement ça la fout mal).
5ème aventure de Kathleen, Berlin 61 est un récit d’espionnage qui permet aux auteurs d’aborder l’histoire du mur et de la séparation des deux Allemagne.
Je n’ai été que très moyennement convaincu par cette histoire qui m’est apparue très alambiquée et peu crédible par bien des points. Ceci dit, je pense que les amateurs de bandes dessinées classiques y trouveront leur compte : le dessin est élégant, la colorisation est soignée, l’histoire s’ancre dans un contexte historique intéressant.
A titre personnel, j’ai particulièrement été déçu par l’exploitation du cadre qu’est Berlin à cette époque. Je trouve que Patrick Weber se concentre trop sur son intrigue et sur l’évocation d’un réseau d’espionnage est-allemand et pas assez sur les spécificités de la ville elle-même. J’espérais vraiment plus de ce point de vue, surtout quand l’album se nomme Berlin !
Si vous n’avez jamais lu d’histoires de Kathleen, ce n’est pas cet album que je vous conseillerais en premier (Sourire 58 demeure à mes yeux et à ce jour le meilleur récit de cette série/collection) mais il ne fait pas tache dans l’ensemble de la série/collection. Pas une grande année, mais ça se laisse boire quand même.
Une autre déception de la collection mirages qui contient pourtant plusieurs très bons albums, mais on ne peut pas gagner à chaque fois.
Le récit m'a vite ennuyé. J'ai eu l'impression de lire un autre récit pour bobos qui fantasment sur la campagne parce qu'ils en ont marre de la ville. Comme je ne vis pas dans une ville aussi grosse que Paris ou Montréal et que je vis dans un quartier plutôt tranquille avec encore des espaces verts, je pense que cela doit expliquer pourquoi ce genre de récit me laisse indifférent.
Dommage parce que si ce qui arrive à Rose est prévisible, j'étais curieux de savoir comment fonctionnait ce jardin partagé par plusieurs. En fait, je pense que j'aurais aimé un récit centré sur plusieurs personnages partageant de jardin communauté et comment ils réussissent à cohabiter ensemble... Et le dessin est très bon, mais comme c'est trop souvent le cas un bon dessin bien maitrisé est mis au service d'un récit qui m'a semblé bien vide.
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Fantastic Four (Marvel Icons)
Flûte ! Me voilà encore une fois contraint d'enfoncer un Comic pour le sortir du thème "Un avis". Lu en virtuel, histoire de voir si Mark Millar et Bryan Hitch avaient à nouveau envie de biaiser un peu l'univers des Super-Héros pour nous en présenter une réalité plus profonde qu'à l'ordinaire... Pfohlàlà ! Quelle lessive ! Comme si on retournait aux années soixante, question ambiance et intrigue, mais sans l'enthousiasme et le dynamisme de la jeunesse de l'époque. Les quatre personnages sont complètement transparents, soulignant même au travers de leurs dialogues l'artificialité de leur caractérisation. Reed fait la cours à Susan comme s'ils avaient vingt ans alors que Ben et Johnny sont carrément réduits à leurs stéréotypes : l'un est malheureux en amour et l'autre se plante de partenaire, comme d'habitude. Et ça n'est pas mieux pour les deux Schtroumpfs ! Tout ce qui faisait le charme du caractère de Franklin dans les pages de Puissance 4 a complètement disparu : à peine est-il jaloux de sa cadette, monstre d'intelligence intellectuelle mais -apparemment ?!- absolument pas perturbée par sa condition qui, pourtant, devrait la marginaliser grave ; même au sein de cette famille. Mais bon, puisque qu'en même temps la-dite famille a visiblement été "Disneysée", pourquoi pas ? Et Fatalis, élève d'encore plus méchant que lui... Au secours ! Je passe sur l'intrigue, qui mêle -quelle originalité !- la fin du monde auto-proclamée par nos élites et la solution du problème (via les univers parallèles, si chers aux scénaristes en mal de Deus ex machina) à l'encore plus invraisemblable idylle collégienne entre Reed Richard -soudainement transformé en ex-tombeur ?!- et une sorte de femme fatale/super-scientifique sensée stimuler la jalousie de l'épouse légitime (mais pas d'avantage incarnée que le reste de la distribution : elle ressemble autant à Susan que Susan ressemble à n'importe qui d'autre, sinon les coupes de cheveux !). Pas d'intrigue véritable, donc ; encore moins de suspense, par conséquent ; et on arrive au bout sans que rien ne soit réellement accompli, sinon l'introduction d'une énième équipe de Super-Héros -qui échouent même à rendre hommage aux premiers dépositaires de leur nom. Du coup le travail de Hitch -car c'est quand même un sacré travail !- semble perdu tant le vide sidéral de cette série n'est à aucun moment réchauffé par la moindre étincelle de créativité. À classer dans la rubrique "Les Mystères Inexpliqués", ce Comic-Book.
Spider-Man - Esprits de la Terre
... Je ne sais pas si je fais bien de sortir cet album de la catégorie "Un seul avis" tant je n'ai pas grand chose de gentil à en dire... Charles Vess est certes très doué comme illustrateur paysagiste -si on aime ce style- mais c'est une catastrophe ferroviaire quant au rendu des personnages. Des expressions du visage aux proportions des corps, c'est une avalanche de maladresses qui, si elles ne me posent pas trop de problèmes à la lecture d'un Comic-Book -pressions commerciales tous azimuts obligent !- me troublent bien d'avantage dans les pages d'un "Graphic Novel" visiblement réalisé avec un soin manifeste qui sous-entend une certaine liberté quant aux délais octroyés par l'éditeur. Le fait qu'il ne sache pas non plus découper une scène (d'action ou non) en dit long sur l'absurde de l'entreprise. Et le scénario, prétexte artificiel et maladroit pour tenter de dépayser Spiderman, n'est qu'un autre iceberg dans ce naufrage. Tout respectueux de son talent pictural -je serais bien incapable d'illustrer quoi que soit aussi joliment-, je pense que cet artiste-là peut néanmoins éviter le genre Super-Héroïque sans regret.
Putain de Télé
Je suis un grand amateur des parodies et du trash, et donc cet album me faisait de l’œil. Mais je suis sorti clairement déçu de cette lecture. Certes, il y a des trucs marrants et plutôt intéressants (même si pas toujours aboutis). C’est par exemple le cas de l’histoire détournant Picsou et Donald (avec une chute amusante). C’est aussi le cas de la première histoire, que j’ai aussi trouvé amusante et qui me laissait espérer un ensemble bien meilleur. Car, pour le reste, je suis resté sur ma faim. Je n’ai pas ri, et n’ai souvent pas trouvé intéressantes les histoires. Le trash qui s’y invite ne réussissait pas à les faire sortir du quelconque. Le dessin, plutôt agréable et lisible, ne suffit pas non plus (je suis par contre moyennement convaincu par la colorisation). Note réelle 2,5/5.
La Douce (Schuiten)
Malgré une couverture attractive comme un catalogue de modélisme ferroviaire je n'ai pas été convaincu par le scénario proposé par Schuiten. Cette fable nostalgique en hommage aux cheminots de la vapeur a eu du mal à garder mon intérêt vivant. J'ai lu le schéma assez classique d'une contestation contre la marche du progrès avec ses effets pervers (Chômage, dévalorisation sociale, flicage). J'ai eu du mal à comprendre cette aventure un peu vide de sens. Schuiten introduit un personnage féminin ce qui lui permet d'introduire des scènes érotiques assez superflues dans le scénario. Le comble est de proposer une scène de viol comme simple "incident du dépôt" p48. De plus la narration en voix off de Van Bel ou dans un monologue pratiquement sans répartie rend la lecture lourde et hachée sans fluidité. Van bel reste dans les lieux communs assez convenus. La fin arrive sans préavis et sans beaucoup de rapport avec l'ensemble du récit. Le N&B de Schuiten est très attractif mais Van Bel manque de charisme pour porter le récit. Son physique est à l'image de son discours : un vieux grand-père radoteur enfermé dans son "de mon temps". Une lecture qui m'a vite lassé.
Hibakusha
Voici un album qui m’attirait beaucoup, et qui finalement m’a beaucoup déçu. Une histoire prometteuse, une romance au Japon entre un Allemand et une Japonaise durant la seconde guerre mondiale, peu avant le bombardement d’Hiroshima. Le tout accompagné de très beaux dessins, laissant entrevoir un doux voyage le temps de quelques planches. Pour les dessins, la promesse est tenue, seulement voilà, en ce qui concerne le scénario, c’est vide, c’est creux. C’est lu à une vitesse folle. Du coup pas le temps de s’attacher aux personnages, de s’y intéresser, on reste en surface en permanence, et ça défile, ça défile, et on arrive à la fin de l’album. Difficile de disserter et d’écrire un avis sur du vide… et je ne ferais pas comme cet album, je ne comblerais pas ma critique avec du vide. Et pourtant, avec ce contexte il y aurait eu de quoi écrire une très belle histoire nous faisant rêver et voyager en lui donnant de la matière. Je constate juste que l’album est adapté d’une nouvelle de Barboni, et apparemment (je n’ai vu aucune mention affirmant le contraire), c’est Barboni elle même qui l’a adaptée en bande dessinée, je ne sais pas ce que donne la nouvelle, ne l’ayant pas lue, mais ce que je retiens, c’est que écrire une nouvelle, et écrire un scénario de bande dessinée, ce n’est pas du tout la même chose, ce n’est pas du tout le même exercice de style. Si elle doit à nouveau s’essayer à la bande dessinée, je lui souhaite d’avoir la bonne idée de s’adjoindre la collaboration d’un scénariste de BD qui permettra de bien adapter ses nouvelles, et de les mettre en valeur.
La Pharmacienne
Comme l'ont souligné d'autres aviseurs, c'est pas du subtil ! La BD est pornographique dans la moindre de ses planches, le tout dans un mélange de scènes entre les différents personnages (mais sans jamais déborder du cadre hétéro) qui culmine dans la scène finale. C'est aussi un scénario classique de vaudeville, avec tromperie, chamaillerie, cousin éloigné qui débarque etc ... Soyons honnête, c'est trop peu subtil pour moi. L'intrigue ne vole pas haut et s'ingénie à enchainer les scènes de sexe avec un manque de crédibilité qui frise la parodie, le tout dans des dialogues à la subtilité digne d'une bonne série Z. J'ai beau voir que c'est semi-sérieux, cette histoire m'a franchement laissé sur ma faim. Aucun intérêt pour tout ce qui se déroule, aucune envie de voir l'histoire se conclure. J'ai fini la BD parce qu'elle est courte, mais j'ai clairement zappé la lecture des dialogues dans les dernières pages. Je pense que ce n'est franchement pas pour moi !
Alix
Enfant j'ai toujours zappé les pages d'Alix que je rencontrais dans les hebdos. C'était la faute à une narration bien trop lourde et scolaire pour capturer mon attention. J'ai voulu réessayer en empruntant quelques volumes à ma BM. Malheureusement j'ai toujours la même réticence sur la narration que je trouve vraiment peu fluide et sans humour. Même avec l'âge, j'ai dû m'accrocher pour aller au bout. Je mets de côté les énormités des scénarii d'un jeune BG au look californien et à la permanente toujours impeccable qui fait copain copain avec les grands de l'époque. C'est un prétexte pour visiter le monde antique avec la vision édulcorée des années 60/70. Bien sûr Alix se relève toujours des pires chutes sans une écorchure et le pharaon peut être attaqué par des léopards sans une goutte de sang. Le pire à ma relecture des albums que j'ai lus est que les textes sont construits sur des jugements de valeurs purement occidentales des années 60. Cela donne des dialogues et des attitudes entre Alix et Cléopâtre (par exemple) assez grotesques. Je reconnais le succès populaire de la série et j'admire le travail des détails dans les décors. De plus j'ai un faible pour cette mise en couleur vive et lumineuse. Par contre je trouve le graphisme des personnages bien moins attractif. Alix reste figé dans le temps et ses expressions ont des postures de statues. Les scénarii imposent souvent des foules et de nombreux personnages qui sont presque tous identiques. Une série qui ne m'a jamais séduit jeune et je n'ai pas changé mon appréciation même si on peut la considérer comme majeure pour la jeunesse.
Suzanne et la rivière
Je regrette vraiment de n’accorder qu’une si faible note à cet album car les illustrations sont vraiment belles. Malheureusement, je n’ai pas compris les intentions de la scénariste. Le voyage de Suzanne m’est donc apparu vain et je ne sais vraiment pas si un jeune lecteur trouvera un sens ou une morale à cette histoire. Le récit se divise en de multiples chapitres, chacun proposant une nouvelle rencontre à Suzanne. Celle-ci se livrant petit à petit, nous découvrons au fil des pages quel était son quotidien avant sa décision de partir sur la rivière et, surtout, l’événement majeur qui va la pousser à tout abandonner. Je pensais tomber sur un récit symbolique qui allait nous parler des migrations forcées (par des éléments extérieurs, guerres, changements climatiques ou autres) mais la conclusion du récit m’a vraiment mis dans l’expectative. Le fait aussi que Suzanne se débarrasse des rares objets qui lui restent en les offrant aux gens qu’elle croise m’est apparu assez étrange et dénué de logique (du moins, je ne comprends pas la logique sous-jacente). Ceci dit, le livre est agréable à lire. Les illustrations de Ian De Haes sont vraiment belles et l’écriture de Charlotte Bellière est plaisante. Les rencontres sont variées et donnent lieu à de petites péripéties qui rythment bien cette aventure. Le fil du récit plaira au jeune lecteur, et certaines rencontres l’amuseront ou le toucheront. Oui mais voilà, quand à la fin du récit, la petite Suzanne se retrouve au milieu du cours d’eau dénuée de tout et que les auteurices déclarent qu’elle a trouvé sa place, ça me pose question. Limite, je trouve ça lugubre (surtout si on tient compte du fait qu’à la base, elle ne désirait pas partir). En fait, je suis circonspect et j’enrage car j’ai l’impression d’être passé à côté, de ne pas avoir compris où les auteurices voulaient en venir (et dans un livre jeunesse, bah franchement ça la fout mal).
Berlin 61
5ème aventure de Kathleen, Berlin 61 est un récit d’espionnage qui permet aux auteurs d’aborder l’histoire du mur et de la séparation des deux Allemagne. Je n’ai été que très moyennement convaincu par cette histoire qui m’est apparue très alambiquée et peu crédible par bien des points. Ceci dit, je pense que les amateurs de bandes dessinées classiques y trouveront leur compte : le dessin est élégant, la colorisation est soignée, l’histoire s’ancre dans un contexte historique intéressant. A titre personnel, j’ai particulièrement été déçu par l’exploitation du cadre qu’est Berlin à cette époque. Je trouve que Patrick Weber se concentre trop sur son intrigue et sur l’évocation d’un réseau d’espionnage est-allemand et pas assez sur les spécificités de la ville elle-même. J’espérais vraiment plus de ce point de vue, surtout quand l’album se nomme Berlin ! Si vous n’avez jamais lu d’histoires de Kathleen, ce n’est pas cet album que je vous conseillerais en premier (Sourire 58 demeure à mes yeux et à ce jour le meilleur récit de cette série/collection) mais il ne fait pas tache dans l’ensemble de la série/collection. Pas une grande année, mais ça se laisse boire quand même.
Le Jardin de Rose
Une autre déception de la collection mirages qui contient pourtant plusieurs très bons albums, mais on ne peut pas gagner à chaque fois. Le récit m'a vite ennuyé. J'ai eu l'impression de lire un autre récit pour bobos qui fantasment sur la campagne parce qu'ils en ont marre de la ville. Comme je ne vis pas dans une ville aussi grosse que Paris ou Montréal et que je vis dans un quartier plutôt tranquille avec encore des espaces verts, je pense que cela doit expliquer pourquoi ce genre de récit me laisse indifférent. Dommage parce que si ce qui arrive à Rose est prévisible, j'étais curieux de savoir comment fonctionnait ce jardin partagé par plusieurs. En fait, je pense que j'aurais aimé un récit centré sur plusieurs personnages partageant de jardin communauté et comment ils réussissent à cohabiter ensemble... Et le dessin est très bon, mais comme c'est trop souvent le cas un bon dessin bien maitrisé est mis au service d'un récit qui m'a semblé bien vide.