Je ne suis pas du tout amateur et lecteur de super-héros – américains en particulier (et en collants moulants…). Par curiosité, je fais quand même à intervalles espacés quelques incursions dans l’univers de Batman, en sélectionnant certains auteurs et/ou certaines histoires. Me voilà donc de retour à Gotham city.
Mon impression est assez proche de celle de Gruizzli. Si je n’ai pas assez de culture batmanesque pour comparer avec d’autres histoires du justicier ailé, j’ai quand même trouvé improbable pas mal de scènes, durant lesquelles Wayne/Batman survit à moult balles, coups violents – qu’il ne fait pas tout pour éviter, au point qu’on pourrait déceler chez lui quelques penchants masochistes ! Et ses déplacements dans les airs sont mal expliqués…
Batman lui-même, ou Bruce Wayne, sont un peu falots, superficiels, Gordon est sans doute plus intéressant comme personnage (même si trop « propre » et « linéaire – sa liaison éphémère avec une collaboratrice contrebalançait ça). L’amoureuse de Batman est un peu trop naïve (alors que tout dans sa personnalité et ses origines la rendrait au contraire plus perspicace quant à la double personnalité de Wayne/Batman).
Une sorte de catwoman jalouse du succès de Batman (mais elle éloignée du côté justicier) est un peu grotesque et maladroite.
Et je trouve très brutale la fin de l’album (j’ai lu la version Urban contenant « Batman année un » de Miller et Mazzucchelli et « Batman et les monstres » de Wagner).
Enfin, dernier bémol, le dessin, que j’ai trouvé inégal, certains visages étant franchement ratés et changeants.
Pour le positif, il y a la volonté de donner une « naissance » au mythe de l’homme chauve-souris, un récit dynamique et une colorisation noire adaptée aux décors et au récit.
Enfin, il est probable que mon manque d’appétence initiale pour ce type de production affecte mon ressenti. Les amateurs de Batman peuvent y trouver davantage leur compte. Je vais laisser passer du temps et retenter ma chance sur une autre histoire, mais ça n’est vraiment pas une priorité.
Note réelle 2,5/5.
Mouais. Je ne suis pas sorti convaincu de ma lecture de cette série. J’ai emprunté l’intégrale, mais n’ai fait que survoler le troisième tome, les deux premiers m’ayant rapidement lassé.
Le seul point réellement positif, c’est le dessin de Barbaud, avec un trait caricatural globalement réussi, dynamique. Surtout, dans cette série centrée sur les engins volants, il ne sacrifie pas ces machines et, malgré une volonté de là aussi s’écarter du réalisme, il montre quand même des détails et pas mal de choses qu’on ne retrouve pas souvent dans ce genre de BD d’humour (les personnages sont plus quelconques).
Mais pour le reste, je suis franchement resté sur ma faim. L’humour est souvent lourd, pas vraiment drôle d’ailleurs. Je m’attendais à trouver quelque chose de bien plus déconne et crétin, de plus original et percutant. Mais ces espoirs ont rapidement été douchés. Car les premières pages, présentant la base secrète d’Hellis, où officie notre pilote d’exception, cumulent longueurs et lourdeurs, cela donnait le – mauvais – ton.
Bof bof donc.
Beaucoup moins enthousiaste que mes prédécesseurs, je suis resté relativement sur ma faim quant aux histoires présentées ici. Sous forme de petites histoires à chutes tournant principalement autour du saphisme, Ryp ponds quelques scénettes de fantasmes classiques, malheureusement.
Le gros hic, selon moi, vient de ces histoires qui m'ont laissés un vague gout de réchauffé presque à chaque fois. Disons que c'est assez rarement original et plus d'une histoire avait une chute qui s'éventait bien avant qu'elle n'arrive. Pour ma part je n'ai eu qu'une seule vraie surprise finale, donc niveau investissement j'étais assez peu dedans.
D'autre part, le dessin, s'il est efficace (même si j'en suis assez peu fan) contient surtout une particularité au niveau des bulles : aucun dialogue, uniquement une expression à base d'images qui servira à exprimer le texte. C'est une idée ma fois originale, mais qui ne me semble pas particulièrement bien utilisée, d'autant que plusieurs fois j'ai eu un doute sur ce qui était exprimé dans la bulle. Le résultat m'a paru plus déroutant qu'autre choses, surtout que l'accumulation dans certaines planches fait un peu trop chargé.
C'est de la BD bien faite, mais je pense que ce n'est pas vraiment ma came. Je préfère des scénarios plus surprenant.
Je ne suis pas un grand fan des séries de Jacques Martin. Je retrouve les mêmes défauts chez Lefranc que chez Alix.
Le personnage du journaliste d'investigation est un classique. Pour se démarquer Lefranc part sur de la SF ce qui fait de lui un hybride entre Ric Hochet et Yoko Tsuno deux séries que j'aime beaucoup. Ici c'est raté, je retrouve des textes lourds, empesés et aussi aériens qu'une mouette prise dans du mazout.
De plus les personnages se prennent tellement au sérieux qu'il faut une loupe surpuissante pour y trouver un poil d'humour. Martin reprend le même schéma purement masculin : Alix avait son Enak, Lefranc promène son Jean-Jean sans que l'on sache ce qu'apporte ce personnage.
Graphiquement Lefranc est le portrait craché de son ancêtre. Seuls les tailleurs ont changé, mais les coiffeurs ont résisté aux siècles pour garder ce look BCBG californien guindé.
Martin est un bon dessinateur de paysages et de décors. C'est presque le seul attrait que je trouve à cette série, c'est trop peu.
Je n’ai pas été convaincu par ce reportage en bandes dessinées. Je trouve que Singeon parasite son récit via une flopée d’informations inutiles. Le résultat est très décousu, d’une case à l’autre on saute ainsi du coq à l’âne. Au final, j’en suis même arrivé à me demander quel était le but de cette mission. Autre sujet de déception : d'ordinaire, dans ce genre de reportage, nous avons soit droit à de l'autodérision de la part de l'auteur soit à des réflexions de sa part vis-à-vis de ce qu'il observe. ici, j'ai le sentiment de n'avoir eu ni l'un ni l'autre. Singeon me semble se contenter de retranscrire ce qu'il fait et ce qu'il voit, sans vraiment s'investir ou se sentir concerné.
Par ailleurs, et même si Singeon nous gratifie régulièrement de grandes cases paysagères, on ne peut pas dire que son trait soit particulièrement fin. Du coup, ces grandes illustrations ne m’ont pas spécialement tapé dans l’œil.
Donc voilà, j’ai mis du temps à finir cette lecture et je n’en retiens pas grand-chose, ce qui explique cette note assez sévère.
Nouvelle déception à la lecture de ce western mais j’ai l’impression que le vrai responsable est à chercher du côté de l’éditeur plutôt que de celui des auteurs. En effet, tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment de lire un résumé. L’histoire aurait pu (dû ?) être développée sur cinq ou six tomes. Cela aurait permis au scénariste de mieux développer le caractère de ses personnages, d’accroitre l’ambigüité de certains d’entre eux, de mieux expliquer certains événements, de mieux doser le suspense. En fait, je trouve le synopsis de ce récit plutôt bien foutu, mais sa réalisation totalement bancale. Et ça, je pense vraiment que ça ne vient pas des auteurs mais bien d’un éditeur qui a préféré « ne pas courir de risques » et a demandé à ceux-ci de faire tenir leur histoire dans un seul tome.
C’est dommage car j’ai eu du plaisir à découvrir cet univers et parce que j’aime bien le trait de Mezzomo quand il s’attaque au western (j’avais déjà beaucoup aimé son travail sur « Ethan Ringler, Agent fédéral », ses personnages ont souvent des tête un peu bizarres à mes yeux mais j'aime ses décors comme la manière dont il fait bouger ses personnages). Mais ici, tout est vraiment trop vite expédié. On saute trop vite d’une scène à une autre, les personnages ne sont pas assez développés, certaines péripéties deviennent trop prévisibles, d’autres trop improbables. En un mot, c’est un échec.
Dommage…
Peu importe ce que l’on pense de cette œuvre, les éditions – historiques – Futuropolis avaient encore fait de l’excellent travail avec cet imposant album à l’italienne, le beau travail de compilation de strips, un dossier copieux en entame, un papier épais : chapeau bas ! Par contre, je ne sais pas si ce sont eux qui ont traduit la série en « Bob l’aviateur », mais ça fait un peu naze je trouve, ça n’est pas heureux en tout cas.
Le dessin est inégal. Les carrures (très larges !) de certains protagonistes sont en particulier presque caricaturales sur certaines cases (plus vers la fin d'ailleurs). Le rendu est aussi inégal du fait de la difficulté d’utiliser les strips d’origine (qui datent pour cet album de 1935-1936), avec un encrage trop léger, qui entraine un rendu un peu flou ou « effacé » parfois.
Mais Robial et Futuropolis ont quand même fait du très beau travail de restitution. Et surtout, malgré mes remarques précédentes, je dois dire que Noel Sickles (qui a repris la série à son créateur John Terry (il en a été le nègre, puis lui a succéder lorsqu’il est tombé malade puis est décédé) possède un très chouette coup de crayon, franchement moderne, dynamique. Il ne fait pas son âge et en remontrerait à des dessinateurs des années 1950. Son usage du Noir et Blanc est aussi globalement très bon. Milton Caniff, qui est son assistant sur ces strips (et dont un texte est repris dans l’une des préfaces de l’album) s’inspirera de son travail – voir Male Call par exemple (Pratt continuera cette lignée).
La période précédente de la série (sous la férule de John Terry) semble avoir été classique, voire plan plan, même si elle a connu un bon succès. Mais la période ici reprise est bien meilleure. En effet, même s’il faut relativiser et la replacer dans son époque, je trouve l’ensemble rythmé (et pas trop haché par la parution en strips, qui nécessitait régulièrement du teasing). Notre héros de pilote devient un aventurier qui bourlingue un peu partout (C’est vraiment proche de ce que fera plus tard Pratt sur plusieurs séries – mais je pense aussi à Micheluzzi sur « Tanganyika »).
Bon, sinon, c’est sans doute trop verbeux (défaut classique à l’époque), très machiste (peu de femmes – mais le sujet ne s’y prête sans doute pas – même si elles sont bien plus présentes dans les derniers strips publiés ici).
Au final, c’est un album qui est intéressant, qui peut plaire aux fans des auteurs cités plus hauts, mais la lecture d’une traite s’est révélée quelque peu rébarbative, et la mauvaise qualité de certains strips d’origine a parfois gêné la lecture. Une lecture à réserver aux curieux des très vieilles séries. Les autres trouveront sans doute d’autres séries d’aviateurs aventuriers mieux à même de les satisfaire depuis Buck Danny.
Note réelle 2,5/5.
Petite déception au final que cet album dont j’attendais beaucoup tout en me demandant quel angle d’approche le scénariste allait utiliser pour évoquer ce qui reste une des plus grandes énigmes actuelles (et sujette aux hypothèses les plus diverses et originales).
Cédric Mayen a opté pour une approche réaliste. Le récit se scinde ainsi en deux époques avec des allers-retours incessants de l’une vers l’autre. La première époque évoque l’expédition en elle-même jusqu’au moment fatidique. La deuxième époque évoque l’enquête menée sur le terrain par le procureur chargé de l’affaire. La retranscription, rigoureuse, est frustrante puisqu’aucune conclusion indiscutable n’a pu être tirée. Du coup, on voit les tensions et les difficultés rencontrées par les alpinistes, on saisit la difficulté pour le procureur de trouver une logique aux multiples indices collectés… mais en définitive on ne sait rien de plus que ce que l’on savait déjà (c’est-à-dire, en gros, que l’on ne peut pas exclure une seule des multiples hypothèses qui se sont développées au fil des ans, pas même les plus fantaisistes, yeti, extraterrestres, etc…)
Le dessin de Gonzalez est agréable au premier coup d’œil. Malheureusement, à la lecture il va m’être difficile de bien distinguer les différents intervenants (d’autant plus difficile que les noms russes ne m’aident pas à mémoriser les personnages).
J’espérais plus mais j’ai bien conscience qu’il s‘agit d’un sujet délicat où l’on peut vite tomber dans le sensationnalisme (ce que les auteurs évitent). Mais dans le cas présent, c’est vraiment trop frustrant et trop orienté sur les faits plutôt que sur l’émotion (je n’ai ressenti de l’empathie pour aucun des personnages). Donc, voilà, entre le bof et le pas mal pour ma part…
Cette série donne l'impression de ne pas savoir trop où mener le lecteur. Je n'ai pu lire que les deux premiers tomes mais j'avoue que je me suis un peu perdu en chemin.
La faute à un scénario qui multiplie les pistes comme si la série était partie pour un long trajet. En effet Sylvain Runberg prend le temps d'installer Alex et Thibaut dans leur trip fantasmé de paradis musical londonien.
Peut-être que l'énumération des groupes rock ou punk de l'époque et une légère dénonciation sociale du paupérisme de certains quartiers n'étaient pas suffisants pour donner assez de corps au scénario. Runberg y adjoint un volet irlandais, doublé d'un traffic de drogue et de violence de groupes paramilitaires à Belfast.
Au lieu de nourrir la série cela l'embrouille car trop de personnages secondaires interviennent à Londres ou à Belfast (on ne sait plus trop). Il y a tellement d'éléments qui tombent sur nos deux froggies en si peu de temps que cela en devient peu crédible d'autant que rien ne s'agglomère pour créer une action dramatique.
Au bout des deux albums on attend toujours la promesse de la quatrième de couverture : à savoir du mouvement dramatique. Si le rythme lent convient bien au côté intimiste de la relation des deux copains cela nuit à la face irlandaise trop laborieuse.
Je ne suis pas super fan du graphisme de Phicil pour les personnages secondaires qui se ressemblent trop. Par contre j'ai aimé les décors londoniens bien travaillés sur les quartiers populaires. J'aurais préféré une autre mise en couleur trop uniforme dans les tons sépia ou orangés sans réelle justification à mes yeux.
Une lecture divertissante mais qui se perd dans trop de directions pour être vraiment intéressante.
Ah ben voui : ce qui fonctionnait auparavant parce que c'était du jamais vu ne peut pas faire recette au jour d'aujourd'hui sans qu'on y ajoute un petit je ne sais quoi d'inédit... Et ça n'est pas le cas ici.
On peu pardonner l'infantilisme du scénario (?) de Stan Lee -après tout, il n'était déjà plus trop jeune et, de toutes façons, il y avait belle lurette qu'il était passé à autre chose (Hollywood ! Hollywood !!)- mais le travail de Keith Pollard, pour appliqué qu'il soit, enfonce malheureusement le clou en accentuant le désuet de l'entreprise par ses choix graphiques volontairement datés qui clashent inévitablement avec une surenchère d'effets et de couleurs pas du tout raccord. Le Surfer D'argent n'est décidément mis en valeur qu'au travers de ses penchants Humanistes ou alors dans son opposition à Galactus. En faire un Super-Héros le réduit toujours à un cliché enfantin que son look excessivement sobre achève de pâlir. Même Galactus, intarissable (!), perd toute dimension cosmique dans ce récit qui pourrait si facilement être transposé en Western... C'est Star-Trek, en fait !
Complètement oubliable.
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Batman - Année Un (Year One)
Je ne suis pas du tout amateur et lecteur de super-héros – américains en particulier (et en collants moulants…). Par curiosité, je fais quand même à intervalles espacés quelques incursions dans l’univers de Batman, en sélectionnant certains auteurs et/ou certaines histoires. Me voilà donc de retour à Gotham city. Mon impression est assez proche de celle de Gruizzli. Si je n’ai pas assez de culture batmanesque pour comparer avec d’autres histoires du justicier ailé, j’ai quand même trouvé improbable pas mal de scènes, durant lesquelles Wayne/Batman survit à moult balles, coups violents – qu’il ne fait pas tout pour éviter, au point qu’on pourrait déceler chez lui quelques penchants masochistes ! Et ses déplacements dans les airs sont mal expliqués… Batman lui-même, ou Bruce Wayne, sont un peu falots, superficiels, Gordon est sans doute plus intéressant comme personnage (même si trop « propre » et « linéaire – sa liaison éphémère avec une collaboratrice contrebalançait ça). L’amoureuse de Batman est un peu trop naïve (alors que tout dans sa personnalité et ses origines la rendrait au contraire plus perspicace quant à la double personnalité de Wayne/Batman). Une sorte de catwoman jalouse du succès de Batman (mais elle éloignée du côté justicier) est un peu grotesque et maladroite. Et je trouve très brutale la fin de l’album (j’ai lu la version Urban contenant « Batman année un » de Miller et Mazzucchelli et « Batman et les monstres » de Wagner). Enfin, dernier bémol, le dessin, que j’ai trouvé inégal, certains visages étant franchement ratés et changeants. Pour le positif, il y a la volonté de donner une « naissance » au mythe de l’homme chauve-souris, un récit dynamique et une colorisation noire adaptée aux décors et au récit. Enfin, il est probable que mon manque d’appétence initiale pour ce type de production affecte mon ressenti. Les amateurs de Batman peuvent y trouver davantage leur compte. Je vais laisser passer du temps et retenter ma chance sur une autre histoire, mais ça n’est vraiment pas une priorité. Note réelle 2,5/5.
Lieutenant Mac Fly
Mouais. Je ne suis pas sorti convaincu de ma lecture de cette série. J’ai emprunté l’intégrale, mais n’ai fait que survoler le troisième tome, les deux premiers m’ayant rapidement lassé. Le seul point réellement positif, c’est le dessin de Barbaud, avec un trait caricatural globalement réussi, dynamique. Surtout, dans cette série centrée sur les engins volants, il ne sacrifie pas ces machines et, malgré une volonté de là aussi s’écarter du réalisme, il montre quand même des détails et pas mal de choses qu’on ne retrouve pas souvent dans ce genre de BD d’humour (les personnages sont plus quelconques). Mais pour le reste, je suis franchement resté sur ma faim. L’humour est souvent lourd, pas vraiment drôle d’ailleurs. Je m’attendais à trouver quelque chose de bien plus déconne et crétin, de plus original et percutant. Mais ces espoirs ont rapidement été douchés. Car les premières pages, présentant la base secrète d’Hellis, où officie notre pilote d’exception, cumulent longueurs et lourdeurs, cela donnait le – mauvais – ton. Bof bof donc.
Gladys & Monique
Beaucoup moins enthousiaste que mes prédécesseurs, je suis resté relativement sur ma faim quant aux histoires présentées ici. Sous forme de petites histoires à chutes tournant principalement autour du saphisme, Ryp ponds quelques scénettes de fantasmes classiques, malheureusement. Le gros hic, selon moi, vient de ces histoires qui m'ont laissés un vague gout de réchauffé presque à chaque fois. Disons que c'est assez rarement original et plus d'une histoire avait une chute qui s'éventait bien avant qu'elle n'arrive. Pour ma part je n'ai eu qu'une seule vraie surprise finale, donc niveau investissement j'étais assez peu dedans. D'autre part, le dessin, s'il est efficace (même si j'en suis assez peu fan) contient surtout une particularité au niveau des bulles : aucun dialogue, uniquement une expression à base d'images qui servira à exprimer le texte. C'est une idée ma fois originale, mais qui ne me semble pas particulièrement bien utilisée, d'autant que plusieurs fois j'ai eu un doute sur ce qui était exprimé dans la bulle. Le résultat m'a paru plus déroutant qu'autre choses, surtout que l'accumulation dans certaines planches fait un peu trop chargé. C'est de la BD bien faite, mais je pense que ce n'est pas vraiment ma came. Je préfère des scénarios plus surprenant.
Lefranc
Je ne suis pas un grand fan des séries de Jacques Martin. Je retrouve les mêmes défauts chez Lefranc que chez Alix. Le personnage du journaliste d'investigation est un classique. Pour se démarquer Lefranc part sur de la SF ce qui fait de lui un hybride entre Ric Hochet et Yoko Tsuno deux séries que j'aime beaucoup. Ici c'est raté, je retrouve des textes lourds, empesés et aussi aériens qu'une mouette prise dans du mazout. De plus les personnages se prennent tellement au sérieux qu'il faut une loupe surpuissante pour y trouver un poil d'humour. Martin reprend le même schéma purement masculin : Alix avait son Enak, Lefranc promène son Jean-Jean sans que l'on sache ce qu'apporte ce personnage. Graphiquement Lefranc est le portrait craché de son ancêtre. Seuls les tailleurs ont changé, mais les coiffeurs ont résisté aux siècles pour garder ce look BCBG californien guindé. Martin est un bon dessinateur de paysages et de décors. C'est presque le seul attrait que je trouve à cette série, c'est trop peu.
Comme un poisson hors de l'eau
Je n’ai pas été convaincu par ce reportage en bandes dessinées. Je trouve que Singeon parasite son récit via une flopée d’informations inutiles. Le résultat est très décousu, d’une case à l’autre on saute ainsi du coq à l’âne. Au final, j’en suis même arrivé à me demander quel était le but de cette mission. Autre sujet de déception : d'ordinaire, dans ce genre de reportage, nous avons soit droit à de l'autodérision de la part de l'auteur soit à des réflexions de sa part vis-à-vis de ce qu'il observe. ici, j'ai le sentiment de n'avoir eu ni l'un ni l'autre. Singeon me semble se contenter de retranscrire ce qu'il fait et ce qu'il voit, sans vraiment s'investir ou se sentir concerné. Par ailleurs, et même si Singeon nous gratifie régulièrement de grandes cases paysagères, on ne peut pas dire que son trait soit particulièrement fin. Du coup, ces grandes illustrations ne m’ont pas spécialement tapé dans l’œil. Donc voilà, j’ai mis du temps à finir cette lecture et je n’en retiens pas grand-chose, ce qui explique cette note assez sévère.
Hacendado - L'Honneur et le Sang
Nouvelle déception à la lecture de ce western mais j’ai l’impression que le vrai responsable est à chercher du côté de l’éditeur plutôt que de celui des auteurs. En effet, tout au long de ma lecture, j’ai eu le sentiment de lire un résumé. L’histoire aurait pu (dû ?) être développée sur cinq ou six tomes. Cela aurait permis au scénariste de mieux développer le caractère de ses personnages, d’accroitre l’ambigüité de certains d’entre eux, de mieux expliquer certains événements, de mieux doser le suspense. En fait, je trouve le synopsis de ce récit plutôt bien foutu, mais sa réalisation totalement bancale. Et ça, je pense vraiment que ça ne vient pas des auteurs mais bien d’un éditeur qui a préféré « ne pas courir de risques » et a demandé à ceux-ci de faire tenir leur histoire dans un seul tome. C’est dommage car j’ai eu du plaisir à découvrir cet univers et parce que j’aime bien le trait de Mezzomo quand il s’attaque au western (j’avais déjà beaucoup aimé son travail sur « Ethan Ringler, Agent fédéral », ses personnages ont souvent des tête un peu bizarres à mes yeux mais j'aime ses décors comme la manière dont il fait bouger ses personnages). Mais ici, tout est vraiment trop vite expédié. On saute trop vite d’une scène à une autre, les personnages ne sont pas assez développés, certaines péripéties deviennent trop prévisibles, d’autres trop improbables. En un mot, c’est un échec. Dommage…
Bob l'aviateur
Peu importe ce que l’on pense de cette œuvre, les éditions – historiques – Futuropolis avaient encore fait de l’excellent travail avec cet imposant album à l’italienne, le beau travail de compilation de strips, un dossier copieux en entame, un papier épais : chapeau bas ! Par contre, je ne sais pas si ce sont eux qui ont traduit la série en « Bob l’aviateur », mais ça fait un peu naze je trouve, ça n’est pas heureux en tout cas. Le dessin est inégal. Les carrures (très larges !) de certains protagonistes sont en particulier presque caricaturales sur certaines cases (plus vers la fin d'ailleurs). Le rendu est aussi inégal du fait de la difficulté d’utiliser les strips d’origine (qui datent pour cet album de 1935-1936), avec un encrage trop léger, qui entraine un rendu un peu flou ou « effacé » parfois. Mais Robial et Futuropolis ont quand même fait du très beau travail de restitution. Et surtout, malgré mes remarques précédentes, je dois dire que Noel Sickles (qui a repris la série à son créateur John Terry (il en a été le nègre, puis lui a succéder lorsqu’il est tombé malade puis est décédé) possède un très chouette coup de crayon, franchement moderne, dynamique. Il ne fait pas son âge et en remontrerait à des dessinateurs des années 1950. Son usage du Noir et Blanc est aussi globalement très bon. Milton Caniff, qui est son assistant sur ces strips (et dont un texte est repris dans l’une des préfaces de l’album) s’inspirera de son travail – voir Male Call par exemple (Pratt continuera cette lignée). La période précédente de la série (sous la férule de John Terry) semble avoir été classique, voire plan plan, même si elle a connu un bon succès. Mais la période ici reprise est bien meilleure. En effet, même s’il faut relativiser et la replacer dans son époque, je trouve l’ensemble rythmé (et pas trop haché par la parution en strips, qui nécessitait régulièrement du teasing). Notre héros de pilote devient un aventurier qui bourlingue un peu partout (C’est vraiment proche de ce que fera plus tard Pratt sur plusieurs séries – mais je pense aussi à Micheluzzi sur « Tanganyika »). Bon, sinon, c’est sans doute trop verbeux (défaut classique à l’époque), très machiste (peu de femmes – mais le sujet ne s’y prête sans doute pas – même si elles sont bien plus présentes dans les derniers strips publiés ici). Au final, c’est un album qui est intéressant, qui peut plaire aux fans des auteurs cités plus hauts, mais la lecture d’une traite s’est révélée quelque peu rébarbative, et la mauvaise qualité de certains strips d’origine a parfois gêné la lecture. Une lecture à réserver aux curieux des très vieilles séries. Les autres trouveront sans doute d’autres séries d’aviateurs aventuriers mieux à même de les satisfaire depuis Buck Danny. Note réelle 2,5/5.
Le Mystère du col Dyatlov
Petite déception au final que cet album dont j’attendais beaucoup tout en me demandant quel angle d’approche le scénariste allait utiliser pour évoquer ce qui reste une des plus grandes énigmes actuelles (et sujette aux hypothèses les plus diverses et originales). Cédric Mayen a opté pour une approche réaliste. Le récit se scinde ainsi en deux époques avec des allers-retours incessants de l’une vers l’autre. La première époque évoque l’expédition en elle-même jusqu’au moment fatidique. La deuxième époque évoque l’enquête menée sur le terrain par le procureur chargé de l’affaire. La retranscription, rigoureuse, est frustrante puisqu’aucune conclusion indiscutable n’a pu être tirée. Du coup, on voit les tensions et les difficultés rencontrées par les alpinistes, on saisit la difficulté pour le procureur de trouver une logique aux multiples indices collectés… mais en définitive on ne sait rien de plus que ce que l’on savait déjà (c’est-à-dire, en gros, que l’on ne peut pas exclure une seule des multiples hypothèses qui se sont développées au fil des ans, pas même les plus fantaisistes, yeti, extraterrestres, etc…) Le dessin de Gonzalez est agréable au premier coup d’œil. Malheureusement, à la lecture il va m’être difficile de bien distinguer les différents intervenants (d’autant plus difficile que les noms russes ne m’aident pas à mémoriser les personnages). J’espérais plus mais j’ai bien conscience qu’il s‘agit d’un sujet délicat où l’on peut vite tomber dans le sensationnalisme (ce que les auteurs évitent). Mais dans le cas présent, c’est vraiment trop frustrant et trop orienté sur les faits plutôt que sur l’émotion (je n’ai ressenti de l’empathie pour aucun des personnages). Donc, voilà, entre le bof et le pas mal pour ma part…
London calling
Cette série donne l'impression de ne pas savoir trop où mener le lecteur. Je n'ai pu lire que les deux premiers tomes mais j'avoue que je me suis un peu perdu en chemin. La faute à un scénario qui multiplie les pistes comme si la série était partie pour un long trajet. En effet Sylvain Runberg prend le temps d'installer Alex et Thibaut dans leur trip fantasmé de paradis musical londonien. Peut-être que l'énumération des groupes rock ou punk de l'époque et une légère dénonciation sociale du paupérisme de certains quartiers n'étaient pas suffisants pour donner assez de corps au scénario. Runberg y adjoint un volet irlandais, doublé d'un traffic de drogue et de violence de groupes paramilitaires à Belfast. Au lieu de nourrir la série cela l'embrouille car trop de personnages secondaires interviennent à Londres ou à Belfast (on ne sait plus trop). Il y a tellement d'éléments qui tombent sur nos deux froggies en si peu de temps que cela en devient peu crédible d'autant que rien ne s'agglomère pour créer une action dramatique. Au bout des deux albums on attend toujours la promesse de la quatrième de couverture : à savoir du mouvement dramatique. Si le rythme lent convient bien au côté intimiste de la relation des deux copains cela nuit à la face irlandaise trop laborieuse. Je ne suis pas super fan du graphisme de Phicil pour les personnages secondaires qui se ressemblent trop. Par contre j'ai aimé les décors londoniens bien travaillés sur les quartiers populaires. J'aurais préféré une autre mise en couleur trop uniforme dans les tons sépia ou orangés sans réelle justification à mes yeux. Une lecture divertissante mais qui se perd dans trop de directions pour être vraiment intéressante.
Silver Surfer - Les Prédateurs
Ah ben voui : ce qui fonctionnait auparavant parce que c'était du jamais vu ne peut pas faire recette au jour d'aujourd'hui sans qu'on y ajoute un petit je ne sais quoi d'inédit... Et ça n'est pas le cas ici. On peu pardonner l'infantilisme du scénario (?) de Stan Lee -après tout, il n'était déjà plus trop jeune et, de toutes façons, il y avait belle lurette qu'il était passé à autre chose (Hollywood ! Hollywood !!)- mais le travail de Keith Pollard, pour appliqué qu'il soit, enfonce malheureusement le clou en accentuant le désuet de l'entreprise par ses choix graphiques volontairement datés qui clashent inévitablement avec une surenchère d'effets et de couleurs pas du tout raccord. Le Surfer D'argent n'est décidément mis en valeur qu'au travers de ses penchants Humanistes ou alors dans son opposition à Galactus. En faire un Super-Héros le réduit toujours à un cliché enfantin que son look excessivement sobre achève de pâlir. Même Galactus, intarissable (!), perd toute dimension cosmique dans ce récit qui pourrait si facilement être transposé en Western... C'est Star-Trek, en fait ! Complètement oubliable.