Cette BD ne devrait pas être une BD... d'ailleurs ce n'est pas véritablement une BD !
Les auteurs ont décidé de développer un univers futuriste intéressant, assez original et sur lequel ils insistent tout au long des deux albums. Mais par conséquent cela pêche énormément côté intrigue... C'est rapide, un peu brouillon, on a l'impression qu'elle est reléguée au second rang ! Et c'est dommage...
Le dessin est honnête, il ne m'a pas emballé mais il ne m'a pas rebuté, disons que ce n'est pas mon style mais qu'il sert correctement l'histoire, et surtout le monde inventé par nos auteurs.
J'avoue avoir été un peu déçu, j'étais intrigué et finalement je n'ai pas réussi à accrocher à autre chose qu'aux détails sur cet univers.
J'ai acheté la crève parce qu'à l'époque je flashais sur le graphisme de Riff reb's.
Oui les dessins sont plutôt bons dans leur style mais cette BD pêche par l'histoire.
Le contexte est intéressant mais ça manque de développement. On a envie d'en savoir un peu plus mais les auteurs n'ont pas l'air d'avoir voulu s'étendre. Comme s'ils voulaient raconter leur petite fable pessimiste mais sans y être vraiment attachés.
Et puis ça me fait penser à un travail de studio, avec recherche d'un concept graphique et d'ambiance "tendance", ciblant un certain public. Et non pas à une création individuelle.
Il reste un joli "objet livre" mais un peu dérisoire.
Pour la petite histoire, c’est ce personnage de Dingo Jack (publié initialement dans le mensuel Psikopat) qui serait à l’origine du pseudo "Pixel Vengeur" (selon les aveux mêmes de l’auteur).
Sur le plan graphique, cette bd interpelle par le mélange des techniques : Dingo Jack est fondu dans des décors 3D durant le premier tiers de l’album. Et je dois dire que ce mélange particulier (et peu courant en bd) est plutôt convaincant ! La suite de l’album est de type plus traditionnel avec des planches entièrement en 2D avec des couleurs aux teintes vives et saturées. Le lecteur se trouve donc devant un bel album comme objet. Mais qui dit bel album, ne dit pas forcément bon album. Et malheureusement cela se vérifie ici. En effet, si l’histoire est assez délirante (ce qui donne une certaine vitalité à l’ensemble), cela se fait au détriment d’un scénario construit. Bref, on sent que Pixel Vengeur est en roue libre. De plus, l’auteur utilise un vocabulaire de banlieusard argoté et agrémenté de connotations sexuelles. C’est pas trop mon style.
Déçu par le scénario sans consistance, je n’en conseille donc pas l’achat.
NB : Sur le site de l’auteur, on trouve des histoires courtes de Dingo Jack parues dans Psikopat et Fluide. Hé bien je les ai nettement préférées à celle de l’album. Comme quoi, les histoires les plus courtes . . . ;)
Bof
Je suis les avatars de Tony et Alberto dans le Tcho Mag quand je l’ai sous la main. C’est d’ailleurs à peu près tout ce que je lis du Mag, mis à part Mamette, Bogzz et Raghnarok. Sous cette forme de publication, c’est plutôt sympa, voire distrayant. Mais sous forme d’album cela devient vite indigeste. Comme l’a souligné Tony Ross, c’est de l’humour Tcho dans sa forme (vulgarité enfantine) mais il n’égale pas celui de Zep. Reste les dessins de Dab’s très lisibles et pas mauvais du tout.
Bref, dans le même registre, il y a mieux . . .
C'est vraiment très con, doublement con même. J'en avais lu quelques uns dans Fluide, les gags de cet album sont aussi nuls, il y a très peu de choses à sauver il faut bien l'avouer. Tiens vous n'avez qu'à lire le gag de la galerie sur les seins, bof. L'ensemble, c'est du gros pas fin façon Manu Larcenet dans Chez Francisque.
Le dessin et les couleurs de l'album sont appréciables, mais ce n'est pas ce que j'attends le plus d'une bd d'humour.
Rendez vous compte que j'ai acheté un lot de ce manga sachant au vu des avis précédents et de l'histoire elle-même que la probabilité serait assez forte que je n'aime pas. Et je n'aime pas.
Car il s'agit d'une bande de petits jeunes lancés dans une course contre la mort façon Running Man où ils doivent combattre des ennemis tous plus ridicules les uns que les autres. Au bout de 10 tomes, on ne sait toujours pas ce qu'est Gantz, ni où veut en venir l'auteur, mais lot de consolation, on se dit aussi qu'il est bien parfois de lire un truc rapide, sans réfléchir avec des bouts de nichons et de la violence gratuite à l'intérieur.
D'autant que le dessin n'est pas dégueu. Pourtant j'arrêterai l'expérience là et me déferai assez facilement de mes exemplaires quand même, arrêtons la déconnade. Mais je trouverai bien quelqu'un pour me raconter la fin parce que ça m'intrigue quand même autant de creux. Aaah qu'est ce qu'on achète pas des fois sous prétexte que c'est de l'occasion...
D’habitude, j’apprécie les Bds (ou livres) traitant d’une approche différente (futuriste) de notre société (souvent pour mieux en montrer les travers). Mais là, je n’ai pas accroché. Pourtant j’avais déjà lu auparavant Avant l'Incal qui m’avait laissé un assez bon souvenir.
J’ai décroché au fil de ma lecture (je me suis forcé à aller jusqu’au 6). Je trouve que tout ce mysticisme gâche le fond de l’histoire. Quant au dessin, ce n’est pas vraiment mon style préféré, mais on s’y habitue assez vite.
Une déception à la vue des commentaires que j’avais pu lire…
Ca se lit et ça s'oublie surtout.
Rien d'extraordinaire, des histoires pas nullissimes mais quand même un peu bizarre.
Le dessin est pas trop mal, surtout les couleurs.
J'ai personnellement acheté l'intégrale 3 Tomes parce que j'aimais bien Arleston mais c'est rangé aujourd'hui et pas près d'être ressorti.
Mieux vaut dépenser son argent ailleurs, je pense.
J’ai été déçu par cette suite.
J’avais déjà trouvé Bételgeuse moins bien qu’Aldébaran…
Le dessin est toujours aussi bon… Mais on n’a plus vraiment l’impression de débarquer sur une nouvelle planète, et le charme de la découverte est retombé, faute de réels changements. Car mises à part de nouvelles espèces plus mortelles les unes que les autres… "Antarès" n’a vraiment rien de particulier par rapport aux autres.
Enfin, l’intrigue liée à l’héroïne dans le premier tome d’"Antarès" me paraît assez casse-gueule… J’ai peur que Léo soit allé un peu trop loin. (Mais que va-t-il nous inventer ???)
J’attends la suite avec appréhension…
"Zélie Nord-Sud" bénéfice du fait de faire partie de la prestigieuse collection "Signé", c'est indéniable. Est-ce que cela suffit pour en faire une grande BD ? Apparemment non.
Comme le dit ArzaK, en voulant à la fois faire oeuvre documentaire et oeuvre de fiction, cette BD n'atteint parfaitement aucun des buts fixés. A savoir nous faire découvrir la vie quotidienne au Burkina Faso (anciennement Haute-Volta), petit pays africain, ainsi que de dégager les principales problématiques du développement, et nous conter l'histoire de Zélie, jeune fille adoptée par des Suisses, et qui revient sur les terres de son enfance retrouver une amie d'enfance.
Le titre, "Zélie Nord-Sud", est une sorte d'annonce de ces deux fils directeurs censés guider le lecteur.
Le personnage de Zélie est très sobre, et apparemment c'est une volonté délibérée de l'auteur. Elle ne parle pas beaucoup, comme les autres protagonistes de cette histoire en fait. Ils n'en apparaissent que plus "vrais", et de cette BD se dégage une profonde humanité, comme dans les oeuvres de Cosey en général. Profonde humanité certes, mais malheureusement pas assez pour les rendre attachants.
Cette BD est une oeuvre de commande de l'ONU, censée mettre en lumière les problématiques de développement et de solidarité entre le Nord et le Sud, comme l'indique le titre. Il faut mettre à son compte, qu'elle évite les clichés misérabilistes, et qu'elle ne s'enfonce dans des thèses tiers-mondistes qui n'ont plus cours aujourd'hui. Malgré tout, elle n'a tendance à se concentrer que sur un aspect de la solidarité Nord-Sud, à savoir la coopération sur de petits projets bien précis (créations de puits, etc) menés par des bénévoles bon samaritains. Mais la coopération, ce n'est pas seulement ça ! Et d'ailleurs, peut-on appeler cela de la "coopération" ? Ce serait négliger des thèmes plus importants, comme l'aide financière inter-gouvernementale, les délocalisations...
De plus, rien n'est montré dans cette BD de l'extraordinaire énergie qui anime les habitants de ces pays, qui ont érigé le "système D" en mode de survie.
Bref, en voulant aborder une problématique peut-être trop ambitieuse pour ce type de format qu'est la bande dessinée, et surtout en prenant le risque de n'aborder qu'une partie bien mince du sujet, en l'associant à une histoire qui ne parvient pas à émouvoir, "Zélie Nord-Sud" montre bien que ne fait pas de la "docu-fiction" qui veut
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Yoni
Cette BD ne devrait pas être une BD... d'ailleurs ce n'est pas véritablement une BD ! Les auteurs ont décidé de développer un univers futuriste intéressant, assez original et sur lequel ils insistent tout au long des deux albums. Mais par conséquent cela pêche énormément côté intrigue... C'est rapide, un peu brouillon, on a l'impression qu'elle est reléguée au second rang ! Et c'est dommage... Le dessin est honnête, il ne m'a pas emballé mais il ne m'a pas rebuté, disons que ce n'est pas mon style mais qu'il sert correctement l'histoire, et surtout le monde inventé par nos auteurs. J'avoue avoir été un peu déçu, j'étais intrigué et finalement je n'ai pas réussi à accrocher à autre chose qu'aux détails sur cet univers.
La Crève
J'ai acheté la crève parce qu'à l'époque je flashais sur le graphisme de Riff reb's. Oui les dessins sont plutôt bons dans leur style mais cette BD pêche par l'histoire. Le contexte est intéressant mais ça manque de développement. On a envie d'en savoir un peu plus mais les auteurs n'ont pas l'air d'avoir voulu s'étendre. Comme s'ils voulaient raconter leur petite fable pessimiste mais sans y être vraiment attachés. Et puis ça me fait penser à un travail de studio, avec recherche d'un concept graphique et d'ambiance "tendance", ciblant un certain public. Et non pas à une création individuelle. Il reste un joli "objet livre" mais un peu dérisoire.
La Planète sans nom - Une aventure de Dingo Jack & Tête d'Oignon
Pour la petite histoire, c’est ce personnage de Dingo Jack (publié initialement dans le mensuel Psikopat) qui serait à l’origine du pseudo "Pixel Vengeur" (selon les aveux mêmes de l’auteur). Sur le plan graphique, cette bd interpelle par le mélange des techniques : Dingo Jack est fondu dans des décors 3D durant le premier tiers de l’album. Et je dois dire que ce mélange particulier (et peu courant en bd) est plutôt convaincant ! La suite de l’album est de type plus traditionnel avec des planches entièrement en 2D avec des couleurs aux teintes vives et saturées. Le lecteur se trouve donc devant un bel album comme objet. Mais qui dit bel album, ne dit pas forcément bon album. Et malheureusement cela se vérifie ici. En effet, si l’histoire est assez délirante (ce qui donne une certaine vitalité à l’ensemble), cela se fait au détriment d’un scénario construit. Bref, on sent que Pixel Vengeur est en roue libre. De plus, l’auteur utilise un vocabulaire de banlieusard argoté et agrémenté de connotations sexuelles. C’est pas trop mon style. Déçu par le scénario sans consistance, je n’en conseille donc pas l’achat. NB : Sur le site de l’auteur, on trouve des histoires courtes de Dingo Jack parues dans Psikopat et Fluide. Hé bien je les ai nettement préférées à celle de l’album. Comme quoi, les histoires les plus courtes . . . ;)
Tony et Alberto
Bof Je suis les avatars de Tony et Alberto dans le Tcho Mag quand je l’ai sous la main. C’est d’ailleurs à peu près tout ce que je lis du Mag, mis à part Mamette, Bogzz et Raghnarok. Sous cette forme de publication, c’est plutôt sympa, voire distrayant. Mais sous forme d’album cela devient vite indigeste. Comme l’a souligné Tony Ross, c’est de l’humour Tcho dans sa forme (vulgarité enfantine) mais il n’égale pas celui de Zep. Reste les dessins de Dab’s très lisibles et pas mauvais du tout. Bref, dans le même registre, il y a mieux . . .
Deux cons
C'est vraiment très con, doublement con même. J'en avais lu quelques uns dans Fluide, les gags de cet album sont aussi nuls, il y a très peu de choses à sauver il faut bien l'avouer. Tiens vous n'avez qu'à lire le gag de la galerie sur les seins, bof. L'ensemble, c'est du gros pas fin façon Manu Larcenet dans Chez Francisque. Le dessin et les couleurs de l'album sont appréciables, mais ce n'est pas ce que j'attends le plus d'une bd d'humour.
Gantz
Rendez vous compte que j'ai acheté un lot de ce manga sachant au vu des avis précédents et de l'histoire elle-même que la probabilité serait assez forte que je n'aime pas. Et je n'aime pas. Car il s'agit d'une bande de petits jeunes lancés dans une course contre la mort façon Running Man où ils doivent combattre des ennemis tous plus ridicules les uns que les autres. Au bout de 10 tomes, on ne sait toujours pas ce qu'est Gantz, ni où veut en venir l'auteur, mais lot de consolation, on se dit aussi qu'il est bien parfois de lire un truc rapide, sans réfléchir avec des bouts de nichons et de la violence gratuite à l'intérieur. D'autant que le dessin n'est pas dégueu. Pourtant j'arrêterai l'expérience là et me déferai assez facilement de mes exemplaires quand même, arrêtons la déconnade. Mais je trouverai bien quelqu'un pour me raconter la fin parce que ça m'intrigue quand même autant de creux. Aaah qu'est ce qu'on achète pas des fois sous prétexte que c'est de l'occasion...
l'Incal
D’habitude, j’apprécie les Bds (ou livres) traitant d’une approche différente (futuriste) de notre société (souvent pour mieux en montrer les travers). Mais là, je n’ai pas accroché. Pourtant j’avais déjà lu auparavant Avant l'Incal qui m’avait laissé un assez bon souvenir. J’ai décroché au fil de ma lecture (je me suis forcé à aller jusqu’au 6). Je trouve que tout ce mysticisme gâche le fond de l’histoire. Quant au dessin, ce n’est pas vraiment mon style préféré, mais on s’y habitue assez vite. Une déception à la vue des commentaires que j’avais pu lire…
Mycroft Inquisitor
Ca se lit et ça s'oublie surtout. Rien d'extraordinaire, des histoires pas nullissimes mais quand même un peu bizarre. Le dessin est pas trop mal, surtout les couleurs. J'ai personnellement acheté l'intégrale 3 Tomes parce que j'aimais bien Arleston mais c'est rangé aujourd'hui et pas près d'être ressorti. Mieux vaut dépenser son argent ailleurs, je pense.
Antarès
J’ai été déçu par cette suite. J’avais déjà trouvé Bételgeuse moins bien qu’Aldébaran… Le dessin est toujours aussi bon… Mais on n’a plus vraiment l’impression de débarquer sur une nouvelle planète, et le charme de la découverte est retombé, faute de réels changements. Car mises à part de nouvelles espèces plus mortelles les unes que les autres… "Antarès" n’a vraiment rien de particulier par rapport aux autres. Enfin, l’intrigue liée à l’héroïne dans le premier tome d’"Antarès" me paraît assez casse-gueule… J’ai peur que Léo soit allé un peu trop loin. (Mais que va-t-il nous inventer ???) J’attends la suite avec appréhension…
Zélie nord-sud
"Zélie Nord-Sud" bénéfice du fait de faire partie de la prestigieuse collection "Signé", c'est indéniable. Est-ce que cela suffit pour en faire une grande BD ? Apparemment non. Comme le dit ArzaK, en voulant à la fois faire oeuvre documentaire et oeuvre de fiction, cette BD n'atteint parfaitement aucun des buts fixés. A savoir nous faire découvrir la vie quotidienne au Burkina Faso (anciennement Haute-Volta), petit pays africain, ainsi que de dégager les principales problématiques du développement, et nous conter l'histoire de Zélie, jeune fille adoptée par des Suisses, et qui revient sur les terres de son enfance retrouver une amie d'enfance. Le titre, "Zélie Nord-Sud", est une sorte d'annonce de ces deux fils directeurs censés guider le lecteur. Le personnage de Zélie est très sobre, et apparemment c'est une volonté délibérée de l'auteur. Elle ne parle pas beaucoup, comme les autres protagonistes de cette histoire en fait. Ils n'en apparaissent que plus "vrais", et de cette BD se dégage une profonde humanité, comme dans les oeuvres de Cosey en général. Profonde humanité certes, mais malheureusement pas assez pour les rendre attachants. Cette BD est une oeuvre de commande de l'ONU, censée mettre en lumière les problématiques de développement et de solidarité entre le Nord et le Sud, comme l'indique le titre. Il faut mettre à son compte, qu'elle évite les clichés misérabilistes, et qu'elle ne s'enfonce dans des thèses tiers-mondistes qui n'ont plus cours aujourd'hui. Malgré tout, elle n'a tendance à se concentrer que sur un aspect de la solidarité Nord-Sud, à savoir la coopération sur de petits projets bien précis (créations de puits, etc) menés par des bénévoles bon samaritains. Mais la coopération, ce n'est pas seulement ça ! Et d'ailleurs, peut-on appeler cela de la "coopération" ? Ce serait négliger des thèmes plus importants, comme l'aide financière inter-gouvernementale, les délocalisations... De plus, rien n'est montré dans cette BD de l'extraordinaire énergie qui anime les habitants de ces pays, qui ont érigé le "système D" en mode de survie. Bref, en voulant aborder une problématique peut-être trop ambitieuse pour ce type de format qu'est la bande dessinée, et surtout en prenant le risque de n'aborder qu'une partie bien mince du sujet, en l'associant à une histoire qui ne parvient pas à émouvoir, "Zélie Nord-Sud" montre bien que ne fait pas de la "docu-fiction" qui veut