Corbeyran n'est plus à présenter. En fouillant dans les bacs de la bibliothèque, je suis tombé sur ce one-shot.
Il ne s'agit pas d'un titre majeur dans sa production. Le scénario est assez original, divertissant mais sans prétentions. La partie graphique m'a moins séduit, c'est lisible mais ce n'est pas ma tasse de thé. (ni le dessin, ni la colorisation).
Cette BD accessible au plus grand nombre, se laisse lire mais ne laissera pas une trace indélébile dans mon petit cerveau...
J'ai amplement préféré Lie-de-vin dans la même collection.
Peu avant la parution de "Coeur Tam-Tam" en 2003, le magazine de Dargaud "Avant-première", qui en avait fait sa couverture, m'avait vraiment donné envie de découvrir cette BD; mais ce n'est que récemment que j'ai pu la lire. Force m'est de constater qu'elle n'a pas été à la hauteur de mes attentes.
Postulat étrange d'abord: le lecteur est mis en présence d'un vieil homme seul, dont le but est de faire pousser un palmier dans un petit village du fin fond de la France, et cette entreprise nous est présentée comme exceptionnelle. Pourtant, même sous nos latitudes septentrionales, on peut voir des palmiers dans nos villes. Mais peut-être qu'ils ne sont pas plantés à même le sol. Il faudra que je "creuse" la question.
Passons sur l'aspect paradoxal de dimensions gigantesques aussi bien dans le format de l'album que des cases, qui tranchent avec l'aspect intimiste de l'a BD, ainsi que sur un dessin "brut-de-coffre" qui ne manque pas de cachet, et venons-en directement au vif du sujet, à savoir l'intérêt de ce qui se veut une sorte de conte nostalgique.
L'histoire tourne autour d'un personnage principal, un petit vieux perclus dans un petite cabane où il a entreposé ses souvenirs de sa vie africaine, qui ne manque pas de caractère; malgré ses défauts, la projection en rêve de ses désirs fantasmés nous plonge dans l'intimité et la profondeur du personnage, ce qui nous le rend attachant.
Les auteurs utilisent l'image d'Epinal d'une Afrique de carte postale, même s'ils n'hésitent pas à utiliser d'autres clichés moins reluisants comme celui du général africain auteur d'un coup d'Etat. Contrairement aux avis précédents, je trouve que le rendu de cette Afrique qu'on a tous un peu rêvée, a un certain charme.
Ce qui ne va pas dans cette BD, c'est bien le scénario. Les événements s'enchaînent sans véritable accroche, et de fait, il n'y a pas de véritable intrigue. Les ellipses temporelles et spatiales sont en outre très brutales, et surprennent le lecteur.
Autre point négatif: le ton mélancolique qui imprègne le récit, et qui fait tout son charme, est parfois interrompu par des envolées grand-guignolesques, terme le plus exact emprunté à Ro, du plus mauvais effet.
On peut résumer "Coeur Tam-Tam" à l'histoire d'un homme qui se cherche. Jusqu'à la dernière page, la BD aussi se cherche, mais ne se trouve pas.
Pour la seule et unique fois dans son oeuvre, le grand Gotlib m'a déçu. Ce n'est pas que les gags ne sont pas drôles, c'est le fait que je ne peux pas les comprendre !
3/4 des gags sont sur des références à des chanteurs et des groupes de rocks des années 60-70. Vu que je suis né en 1991, j'ai beaucoup de difficultés à comprendre. J'aurais bien aimé être né à l'époque de "Hamster Jovial". Les gens semblaient se marrer en voyant ce scout massacrer la musique à la mode.
Bref, un parfait exemple de bd qui vieillit mal. Un seul gag à sauver : celui du vieux scout pervers qui rend visite à la petite troupe de Hamster Jovial.
Quand on voit le duo d'auteurs et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher de me questionner sur ce qu'aurait donné cette série si elle avait été au bout.
Le premier tome est plaisant à lire, loin d'être parfait certes, mais il y avait un potentiel.
Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu de suite au premier tome, à moins d'être fan de Corbeyran ou de Bec, il vaut mieux se replier sur les productions abouties de ces deux grands de la BD.
Je me suis un peu ennuyé, je l'avoue. Pourtant fan de Vagues à l'âme et Corps à corps, les tranches de vie proposées ici ne m'ont pas intéressées plus que cela.
Et oui, aujourd'hui, des enfants de couples qui se séparent, on en croise partout ! Sujet malheureusement banal. Et comme le dessin est tout juste acceptable. Il n'y a pas de quoi fouetter (... ou éclater ;)) un chat.
Comme ma culture manga n'est pas très étendue je me fie à divers avis (notamment à ceux de ce site) pour orienter mes lectures. Les critiques élogieuses à propos d’« Amer béton » m’ont incité à jeter un regard curieux sur l’intégrale quand je l’ai aperçue en librairie. Je trouvais la couverture sympa, mais à l’intérieur, de prime abord, le dessin m’a paru repoussant. Je pensais alors que le contenu valait bien mieux que la forme et j’ai lu une vingtaine de pages. J’ai reposé le livre déçu par le début d’histoire qui ne m’emballait pas : ces 2 petits gosses violents et mal dessinés ne m’invitaient guère à poursuivre.
Vu que le bouquin fait 600 pages, je me suis dit que j’avais dû céder trop vite et qu’il me fallait aller plus loin dans ma lecture pour qu’une fois le décor mis en place je succombe aussi à ce « chef d’œuvre de poésie urbaine ». Et bien non …
Quelle lecture fastidieuse ! Quelques jours plus tard, j’ai repris la lecture de ce pavé et j’ai dû me forcer à ne pas le reposer rapidement dans les rayons.
Insensible aux aventures de ces 2 enfants des rues aux forces bien improbables, à la dialectique foireuse du grand-père aveugle, … je n’ai jamais été pris par l’histoire. Les seuls éléments qui suscitaient (tout de même) mon intérêt avaient trait à l’évolution psychologique de la paire de flics qui suivent les 2 gamins et de celle de deux des gangsters (celui qui lit les horoscopes et son pote).
En ce qui me concerne, c’est la 1ère fois que je lis intégralement un ouvrage si long sans quasiment éprouver de plaisir. D’une part, la symbolique des personnages et des situations ne m’a pas interpellé. D’autre part (et même si après quelques centaines de pages on s’y fait) l’esthétique des illustrations est rebutante : les corps sont mal représentés et les scènes de combat ne permettent souvent pas de discerner ce qu’il se passe vraiment.
Je dois donc dire que je n’ai vraiment pas aimé ce livre, ce qui revaudrait à lui attribuer 1 étoile. Cependant, et vu que ce n’est pas une mauvaise BD mais simplement qu’elle ne suscite en moi pas d’émotions positives, je lui en donne une 2e pour son originalité et pour la cohérence globale du récit (même si je n’ai pas tout saisi dans les derniers chapitres).
Une bd se déroulant en Inde entre les deux guerres mondiales ? Chiche ! Voila une bonne occasion de changer mes idées et de découvrir un pays qui m’envoûte avec ses mystères… d’autant plus qu’un rapide coup d’œil sur le contenu d’ « India Dreams » me fait apparaître un dessin d’une grande beauté !
Le graphisme de Jean-François Charles est franchement magnifique ! Le dessin est en couleurs directes, l’auteur utilise la technique de l’aquarelle. Les tons pastels employés dans cette bd retransmettent parfaitement l’ambiance chaude et envoûtante que je me fais de l’Inde. Rien qu’avec ce dessin, je me suis senti en voyage dans ce pays si lointain de nos contrées.
Et le scénario de Maryse Charles ? Eh bien, c’est là que mon enthousiasme lié au majestueux dessin est retombé bien bas !
En effet, résumer l’histoire est un vrai casse-tête ! « India Dreams » regorge tellement de flashbacks que la lecture devient vite lassante et (presque) incompréhensible.
A mon avis, cette erreur dans la construction du récit aurait pu être évitée selon deux façons différentes : soit en réalisant un album complet sur chaque période de cette saga, soit en tranchant nettement les scènes des différents passés par des tons différents (ocres pour des scènes se passant 20 ans en arrière, grisâtres se déroulant 40 ans en arrière par exemples).
Par conséquent, lassé par ces fashbacks, j’ai souvent eu tendance à tourner les pages sans chercher à comprendre (enfin, bon, un peu quand même, il ne faut pas exagérer !) certaines séquences…
« India Dreams » est une bd d’une beauté graphique grandiose. Malheureusement, le scénario est si difficile à suivre à cause de ses incessants flashbacks que la lecture devient vite lassante. Une déception…
C’est le nom de Manchu et le beau cahier d’esquisses de la première édition du tome 1 qui m’ont convaincu d’acheter « Aménophis IV ». Manchu est le désigner attitré de « Série B » des éditions Delcourt, un hommage lui a d’ailleurs été rendu par la parution d’un art-book regroupant ses recherches.
« Aménophis IV » est un récit de science-fiction qui se déroule sur Mars, une équipe de scientifiques s’y est installée dans une base dont son nom porte le titre de la série. Ces chercheurs sont aidés dans leurs tâches par des anthropoïdes, ces derniers sont des singes évolués qui ont la capacité à pouvoir réagir de façon assez autonome. Tout va comme le meilleur des mondes jusqu’au jour où des meurtres et des attentats apparaissent. Qui sont les responsables de ces horreurs ? Pour quelles raisons a-y t-il des attentats ? Quel est leur mobile ?
L’intérêt principal de la série réside, à mon avis, sur le fort réalisme des décors, des véhicules et de l’atmosphère de la base. C’est un peu le reproche que je ferai à cette série, j’aurais préféré apercevoir un design plus farfelu que ça… mais d’un autre côté, je suis conscient que de nombreux bédéphiles seront fascinés par ce réalisme.
Que dire du scénario ? Franchement, pas grand chose… une fois le livre refermé, l’histoire s’oublie assez rapidement. Pourtant, de nombreuses scènes d’action apparaissent dans cette bd mais elles sont si prévisibles que le lecteur risque de s’en lasser très rapidement. De plus, les personnages ne sont pas si attachants que ça, je trouve que le prêtre (le personnage central d’ « Aménophis IV ») manque de charisme. La présence de singes évolués dans cette base donne un air de « planète des singes » sans pour autant atteindre le suspense et la richesse de ce chef d’œuvre de la littérature de science-fiction.
Le dénouement du premier cycle (les deux premiers tomes) est très ouvert, il a l’inconvénient de laisser énormément de questions en suspens qui, apparemment, n’ont pas été abordé dans le dernier tome de la série (à confirmer…).
Le dessin de Leroux est agréable. Son coup de crayon est assez gras, les décors sont fouillis et les expressions des personnages/singes sont bien rendues. La mise en page et le choix des cadrages sont très corrects, aucun retour en arrière pour des défauts de compréhension dans la lecture n’est à déplorer. La mise en couleurs est convenable, elle retransmet bien l’ambiance qui règne tout au long du récit. Bref, graphiquement, il n’y a rien à redire : c’est du bon boulot.
« Aménophis IV » est finalement une série de science-fiction qui manque beaucoup de souffle, le scénario ne m’a pas réussi à me captiver. J’ai lu cette série sans déplaisir sans plaisir non plus malgré un dessin qui m’est apparu bon et adapté au récit. « Aménophis IV » est, à mon avis, une bd qui s ‘oublie vite… pourtant, avec un bon designer et un dessinateur inspiré, la plupart des ingrédients était réunie pour en faire une histoire intéressante, peut-être aurait-il fallu travailler un peu plus le scénario ? Dommage…
Tout comme le quidam Spooky, j’ai été déçu par cet album au graphisme pourtant bien alléchant. Pour sûr, Cabanes sait tenir un crayon et encore, par le bon bout ! A Eisner cité par le baladin Spooky, j’ajouterai également Prado comme référence. C’est dire la qualité des dessins.
De fripon les histoires contées n’ont que le nom. Du contenu sans grand intérêt, la chute tombe de surcroît souvent à plat. Ces contes restent bien sages même si, au détour d’une ruelle, on peut observer une croupe généreuse sur le bord d’une fenêtre ou un vit labourant le sol. Saluons toutefois l’initiative intéressante de narrer ces acontages en ancien françal pour bien immerger le lecteur.
Cabanes faillit bel et bien.
Une série qui s'amuse des poncifs du western au travers du tandem Smith & Wesson.
Corteggiani nourrit ses gags d'anachronismes ou de gags visuels pour un résultat facile à lire (tout aussi facile à oublier) qui mêle bonne humeur et action.
La structure des aventures des deux héros contées en une seule planche (voire un peu plus) a pour conséquence de miser avant tout sur l'efficacité, ce qui a tendance à rendre ce genre de série assez artificiel. Celle-ci ne fait pas exception, ce qui est dommage car les deux héros pouvaient avoir le potentiel pour vivre des aventures plus longues dans un far west délirant. Ceci dit, ce n'est pas déshonorant, Corteggiani se renouvelle bien et évite à ses personnages de se répéter jusqu'à saturation.
Tranchand fait preuve d'un dessin toujours aussi bondissant, très nerveux et maîtrisé qui donne beaucoup de force aux histoires de "Smith & Wesson", avec un style assez personnel.
Une création plaisante du tandem d'auteurs, qui livre un travail percutant mais sans génie. C'est un excellent exemple de série distrayante sans chercher à fouiller plus sa construction.
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Le village qui s'amenuise
Corbeyran n'est plus à présenter. En fouillant dans les bacs de la bibliothèque, je suis tombé sur ce one-shot. Il ne s'agit pas d'un titre majeur dans sa production. Le scénario est assez original, divertissant mais sans prétentions. La partie graphique m'a moins séduit, c'est lisible mais ce n'est pas ma tasse de thé. (ni le dessin, ni la colorisation). Cette BD accessible au plus grand nombre, se laisse lire mais ne laissera pas une trace indélébile dans mon petit cerveau... J'ai amplement préféré Lie-de-vin dans la même collection.
Coeur Tam-Tam
Peu avant la parution de "Coeur Tam-Tam" en 2003, le magazine de Dargaud "Avant-première", qui en avait fait sa couverture, m'avait vraiment donné envie de découvrir cette BD; mais ce n'est que récemment que j'ai pu la lire. Force m'est de constater qu'elle n'a pas été à la hauteur de mes attentes. Postulat étrange d'abord: le lecteur est mis en présence d'un vieil homme seul, dont le but est de faire pousser un palmier dans un petit village du fin fond de la France, et cette entreprise nous est présentée comme exceptionnelle. Pourtant, même sous nos latitudes septentrionales, on peut voir des palmiers dans nos villes. Mais peut-être qu'ils ne sont pas plantés à même le sol. Il faudra que je "creuse" la question. Passons sur l'aspect paradoxal de dimensions gigantesques aussi bien dans le format de l'album que des cases, qui tranchent avec l'aspect intimiste de l'a BD, ainsi que sur un dessin "brut-de-coffre" qui ne manque pas de cachet, et venons-en directement au vif du sujet, à savoir l'intérêt de ce qui se veut une sorte de conte nostalgique. L'histoire tourne autour d'un personnage principal, un petit vieux perclus dans un petite cabane où il a entreposé ses souvenirs de sa vie africaine, qui ne manque pas de caractère; malgré ses défauts, la projection en rêve de ses désirs fantasmés nous plonge dans l'intimité et la profondeur du personnage, ce qui nous le rend attachant. Les auteurs utilisent l'image d'Epinal d'une Afrique de carte postale, même s'ils n'hésitent pas à utiliser d'autres clichés moins reluisants comme celui du général africain auteur d'un coup d'Etat. Contrairement aux avis précédents, je trouve que le rendu de cette Afrique qu'on a tous un peu rêvée, a un certain charme. Ce qui ne va pas dans cette BD, c'est bien le scénario. Les événements s'enchaînent sans véritable accroche, et de fait, il n'y a pas de véritable intrigue. Les ellipses temporelles et spatiales sont en outre très brutales, et surprennent le lecteur. Autre point négatif: le ton mélancolique qui imprègne le récit, et qui fait tout son charme, est parfois interrompu par des envolées grand-guignolesques, terme le plus exact emprunté à Ro, du plus mauvais effet. On peut résumer "Coeur Tam-Tam" à l'histoire d'un homme qui se cherche. Jusqu'à la dernière page, la BD aussi se cherche, mais ne se trouve pas.
Hamster Jovial
Pour la seule et unique fois dans son oeuvre, le grand Gotlib m'a déçu. Ce n'est pas que les gags ne sont pas drôles, c'est le fait que je ne peux pas les comprendre ! 3/4 des gags sont sur des références à des chanteurs et des groupes de rocks des années 60-70. Vu que je suis né en 1991, j'ai beaucoup de difficultés à comprendre. J'aurais bien aimé être né à l'époque de "Hamster Jovial". Les gens semblaient se marrer en voyant ce scout massacrer la musique à la mode. Bref, un parfait exemple de bd qui vieillit mal. Un seul gag à sauver : celui du vieux scout pervers qui rend visite à la petite troupe de Hamster Jovial.
Dragan
Quand on voit le duo d'auteurs et ce qu'ils sont devenus aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher de me questionner sur ce qu'aurait donné cette série si elle avait été au bout. Le premier tome est plaisant à lire, loin d'être parfait certes, mais il y avait un potentiel. Quoi qu'il en soit, il n'y a pas eu de suite au premier tome, à moins d'être fan de Corbeyran ou de Bec, il vaut mieux se replier sur les productions abouties de ces deux grands de la BD.
Leçon de choses
Je me suis un peu ennuyé, je l'avoue. Pourtant fan de Vagues à l'âme et Corps à corps, les tranches de vie proposées ici ne m'ont pas intéressées plus que cela. Et oui, aujourd'hui, des enfants de couples qui se séparent, on en croise partout ! Sujet malheureusement banal. Et comme le dessin est tout juste acceptable. Il n'y a pas de quoi fouetter (... ou éclater ;)) un chat.
Amer Béton
Comme ma culture manga n'est pas très étendue je me fie à divers avis (notamment à ceux de ce site) pour orienter mes lectures. Les critiques élogieuses à propos d’« Amer béton » m’ont incité à jeter un regard curieux sur l’intégrale quand je l’ai aperçue en librairie. Je trouvais la couverture sympa, mais à l’intérieur, de prime abord, le dessin m’a paru repoussant. Je pensais alors que le contenu valait bien mieux que la forme et j’ai lu une vingtaine de pages. J’ai reposé le livre déçu par le début d’histoire qui ne m’emballait pas : ces 2 petits gosses violents et mal dessinés ne m’invitaient guère à poursuivre. Vu que le bouquin fait 600 pages, je me suis dit que j’avais dû céder trop vite et qu’il me fallait aller plus loin dans ma lecture pour qu’une fois le décor mis en place je succombe aussi à ce « chef d’œuvre de poésie urbaine ». Et bien non … Quelle lecture fastidieuse ! Quelques jours plus tard, j’ai repris la lecture de ce pavé et j’ai dû me forcer à ne pas le reposer rapidement dans les rayons. Insensible aux aventures de ces 2 enfants des rues aux forces bien improbables, à la dialectique foireuse du grand-père aveugle, … je n’ai jamais été pris par l’histoire. Les seuls éléments qui suscitaient (tout de même) mon intérêt avaient trait à l’évolution psychologique de la paire de flics qui suivent les 2 gamins et de celle de deux des gangsters (celui qui lit les horoscopes et son pote). En ce qui me concerne, c’est la 1ère fois que je lis intégralement un ouvrage si long sans quasiment éprouver de plaisir. D’une part, la symbolique des personnages et des situations ne m’a pas interpellé. D’autre part (et même si après quelques centaines de pages on s’y fait) l’esthétique des illustrations est rebutante : les corps sont mal représentés et les scènes de combat ne permettent souvent pas de discerner ce qu’il se passe vraiment. Je dois donc dire que je n’ai vraiment pas aimé ce livre, ce qui revaudrait à lui attribuer 1 étoile. Cependant, et vu que ce n’est pas une mauvaise BD mais simplement qu’elle ne suscite en moi pas d’émotions positives, je lui en donne une 2e pour son originalité et pour la cohérence globale du récit (même si je n’ai pas tout saisi dans les derniers chapitres).
India Dreams
Une bd se déroulant en Inde entre les deux guerres mondiales ? Chiche ! Voila une bonne occasion de changer mes idées et de découvrir un pays qui m’envoûte avec ses mystères… d’autant plus qu’un rapide coup d’œil sur le contenu d’ « India Dreams » me fait apparaître un dessin d’une grande beauté ! Le graphisme de Jean-François Charles est franchement magnifique ! Le dessin est en couleurs directes, l’auteur utilise la technique de l’aquarelle. Les tons pastels employés dans cette bd retransmettent parfaitement l’ambiance chaude et envoûtante que je me fais de l’Inde. Rien qu’avec ce dessin, je me suis senti en voyage dans ce pays si lointain de nos contrées. Et le scénario de Maryse Charles ? Eh bien, c’est là que mon enthousiasme lié au majestueux dessin est retombé bien bas ! En effet, résumer l’histoire est un vrai casse-tête ! « India Dreams » regorge tellement de flashbacks que la lecture devient vite lassante et (presque) incompréhensible. A mon avis, cette erreur dans la construction du récit aurait pu être évitée selon deux façons différentes : soit en réalisant un album complet sur chaque période de cette saga, soit en tranchant nettement les scènes des différents passés par des tons différents (ocres pour des scènes se passant 20 ans en arrière, grisâtres se déroulant 40 ans en arrière par exemples). Par conséquent, lassé par ces fashbacks, j’ai souvent eu tendance à tourner les pages sans chercher à comprendre (enfin, bon, un peu quand même, il ne faut pas exagérer !) certaines séquences… « India Dreams » est une bd d’une beauté graphique grandiose. Malheureusement, le scénario est si difficile à suivre à cause de ses incessants flashbacks que la lecture devient vite lassante. Une déception…
Aménophis IV
C’est le nom de Manchu et le beau cahier d’esquisses de la première édition du tome 1 qui m’ont convaincu d’acheter « Aménophis IV ». Manchu est le désigner attitré de « Série B » des éditions Delcourt, un hommage lui a d’ailleurs été rendu par la parution d’un art-book regroupant ses recherches. « Aménophis IV » est un récit de science-fiction qui se déroule sur Mars, une équipe de scientifiques s’y est installée dans une base dont son nom porte le titre de la série. Ces chercheurs sont aidés dans leurs tâches par des anthropoïdes, ces derniers sont des singes évolués qui ont la capacité à pouvoir réagir de façon assez autonome. Tout va comme le meilleur des mondes jusqu’au jour où des meurtres et des attentats apparaissent. Qui sont les responsables de ces horreurs ? Pour quelles raisons a-y t-il des attentats ? Quel est leur mobile ? L’intérêt principal de la série réside, à mon avis, sur le fort réalisme des décors, des véhicules et de l’atmosphère de la base. C’est un peu le reproche que je ferai à cette série, j’aurais préféré apercevoir un design plus farfelu que ça… mais d’un autre côté, je suis conscient que de nombreux bédéphiles seront fascinés par ce réalisme. Que dire du scénario ? Franchement, pas grand chose… une fois le livre refermé, l’histoire s’oublie assez rapidement. Pourtant, de nombreuses scènes d’action apparaissent dans cette bd mais elles sont si prévisibles que le lecteur risque de s’en lasser très rapidement. De plus, les personnages ne sont pas si attachants que ça, je trouve que le prêtre (le personnage central d’ « Aménophis IV ») manque de charisme. La présence de singes évolués dans cette base donne un air de « planète des singes » sans pour autant atteindre le suspense et la richesse de ce chef d’œuvre de la littérature de science-fiction. Le dénouement du premier cycle (les deux premiers tomes) est très ouvert, il a l’inconvénient de laisser énormément de questions en suspens qui, apparemment, n’ont pas été abordé dans le dernier tome de la série (à confirmer…). Le dessin de Leroux est agréable. Son coup de crayon est assez gras, les décors sont fouillis et les expressions des personnages/singes sont bien rendues. La mise en page et le choix des cadrages sont très corrects, aucun retour en arrière pour des défauts de compréhension dans la lecture n’est à déplorer. La mise en couleurs est convenable, elle retransmet bien l’ambiance qui règne tout au long du récit. Bref, graphiquement, il n’y a rien à redire : c’est du bon boulot. « Aménophis IV » est finalement une série de science-fiction qui manque beaucoup de souffle, le scénario ne m’a pas réussi à me captiver. J’ai lu cette série sans déplaisir sans plaisir non plus malgré un dessin qui m’est apparu bon et adapté au récit. « Aménophis IV » est, à mon avis, une bd qui s ‘oublie vite… pourtant, avec un bon designer et un dessinateur inspiré, la plupart des ingrédients était réunie pour en faire une histoire intéressante, peut-être aurait-il fallu travailler un peu plus le scénario ? Dommage…
Contes fripons
Tout comme le quidam Spooky, j’ai été déçu par cet album au graphisme pourtant bien alléchant. Pour sûr, Cabanes sait tenir un crayon et encore, par le bon bout ! A Eisner cité par le baladin Spooky, j’ajouterai également Prado comme référence. C’est dire la qualité des dessins. De fripon les histoires contées n’ont que le nom. Du contenu sans grand intérêt, la chute tombe de surcroît souvent à plat. Ces contes restent bien sages même si, au détour d’une ruelle, on peut observer une croupe généreuse sur le bord d’une fenêtre ou un vit labourant le sol. Saluons toutefois l’initiative intéressante de narrer ces acontages en ancien françal pour bien immerger le lecteur. Cabanes faillit bel et bien.
Smith et Wesson
Une série qui s'amuse des poncifs du western au travers du tandem Smith & Wesson. Corteggiani nourrit ses gags d'anachronismes ou de gags visuels pour un résultat facile à lire (tout aussi facile à oublier) qui mêle bonne humeur et action. La structure des aventures des deux héros contées en une seule planche (voire un peu plus) a pour conséquence de miser avant tout sur l'efficacité, ce qui a tendance à rendre ce genre de série assez artificiel. Celle-ci ne fait pas exception, ce qui est dommage car les deux héros pouvaient avoir le potentiel pour vivre des aventures plus longues dans un far west délirant. Ceci dit, ce n'est pas déshonorant, Corteggiani se renouvelle bien et évite à ses personnages de se répéter jusqu'à saturation. Tranchand fait preuve d'un dessin toujours aussi bondissant, très nerveux et maîtrisé qui donne beaucoup de force aux histoires de "Smith & Wesson", avec un style assez personnel. Une création plaisante du tandem d'auteurs, qui livre un travail percutant mais sans génie. C'est un excellent exemple de série distrayante sans chercher à fouiller plus sa construction.