Les derniers avis (20714 avis)

Par Jugurtha
Note: 2/5
Couverture de la série Yakuza
Yakuza

Une série d'action sans grand relief, dont le rythme effréné ne saurait masquer un manque d'épaisseur flagrant de la part de l'intrigue. Ca flingue, ça flingue... Et après ? C'est un peu ce qu'on se demande après un alignement de cadavres relativement lassant, tout ça pour n'avoir à se mettre sous la dent que des emprunts au film "Black Rain" (comme signalé par Ro), ce qui est un défaut récurrent de la part de François Corteggiani qui se nourrit beaucoup de références cinématographiques. Ceci dit, le scénariste a un solide sens du dialogue, il mène son récit avec un rythme qui ne faiblit jamais, bref, son travail se suit sans déplaisir, mais sans marquer les esprits. Le dessin de Barison parie aussi sur l'efficacité, et il tient ses promesses malgré certaines confusions dans les mises en pages. Son trait est réaliste et spectaculaire, et il convient parfaitement à une série d'action. Une série sans prétention mais manquant d'étoffe pour être réussie, dont le savoir-faire des auteurs permet de faire une lecture non désagréable et rapide.

12/08/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 2/5
Couverture de la série Batman - L'Oeil du Serpent
Batman - L'Oeil du Serpent

Ce Batman n'en est pas vraiment un, il s'agit plutôt d'une aventure des Outsiders. Au moment ou ce titre est paru, Batman avait déjà quitté le groupe, dans cet épisode il apparaît clairement en tant qu'invité prestigieux et non en tant que membre de l'équipe. Quelques détails sommaires sur les débuts des Outsiders: L'histoire des Outsiders débute avec Batman au début des 80's. Le scénariste était déjà Mike W Barr et pour créer cette équipe, il prétexte une dispute entre les membres de la JLA et Batman. Bien qu'il soit un des leaders emblématiques de l'équipe, Baman n'hésite pas à se brouiller avec l'ensemble de la JLA, suite à une profonde divergence d'opinion. Le but de Mike W Barr n'est pas d'isoler Batman mais de créer un prétexte pour le libérer. Batman fonde donc les Outsiders, un groupe de jeunes Héros dont il devient le mentor. La série Batman et les Outsiders démarre et le torchon entre Batman et les Outsiders ne tarde pas à brûler. Le Dark Knight s'en va et la série Les Outsiders commence et continue avec des hauts et des bas jusqu'à aujourd'hui... Excusez la longue parenthèse, mais il me semblait nécessaire de préciser que malgré son titre français, cette histoire n'est pas une aventure de Batman mais bien des Outsiders. Et qu'en est-il de cette aventure ? Et bien rien de très folichon à vrai dire... Le dessin est très très bon et même de nos jours il ne paraît pas daté, indéniablement le point fort de cet album. Dommage que la colorisation n'avantage pas du tout le magnifique travail de Kevin Nowlan. L'histoire quand à elle pêche par excès d'ambition. Même si l'on accepte de passer sur les extravagances scientifiques qui sont autant de facilités scénaristiques, il est difficile de fermer les yeux sur les nombreux "trous" du scénario. Comment faire tenir en seulement quarante quatre pages, une histoire de complot complexe, deux importants personnages de méchants, un groupe de héros et Batman ? En allant un peu trop vite à l'essentiel, en forçant sur l'ellipse, en oubliant que tout le monde n'est pas forcément fan de DC et des Outsiders... et du coup ne présenter personne... Dommage, les bases n'étaient pas mauvaises, cela commençait de façon intrigante mais, ce que l'on retient finalement de la lecture est la sensation d'avoir lu une histoire brouillonne dans laquelle la plupart des personnages n'on guère fait plus qu'une apparition à offrir. Pauvres Katana et Metamorpho ! Deux membres des Outsiders n'ayant chacun que quelques lignes de dialogues d'une platitude consternante... Sans être mauvais, ce "Batman" est donc loin d'être indispensable... A réserver aux fans les plus Hardcore du Dark Knight. JJJ

12/08/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5
Couverture de la série L'Ecole Abracadabra
L'Ecole Abracadabra

Une série du tandem Corteggiani/Tranchand qui ne manque pas de charme, avec une école de sorciers pour le moins turbulente, au grand dam de sa voisine et de son mari Edmond ("Mais non !"). Corteggiani a eu une bonne idée de départ, qui exploite bien toutes les possibilités de l'univers de la sorcellerie pour des gags courts (une planche) qui sont dans un premier temps plutôt percutants, misant d'abord sur le visuel. Si le ton est évidemment naïf, il n'en possède pas moins un charme capable de séduire touts les publics. Las, comme toutes les séries d'humour fonctionnant sur ce schéma, l'inspiration finit par se tarir et on sombre dans des répétitions ou des facilités qui transforment la série en fade copie de ses propres débuts. L'équivalent des cinq premiers volumes de recueils chez Dargaud rassemble les meilleurs gags, pleins de bonne humeur et d'énergie, les faiblesses apparaissent rapidement par la suite. Tranchand fait preuve d'un trait en rondeur qui possède une certaine nervosité bien à lui, tant et si bien qu'il convient parfaitement aux scénarios de son compère qui ne manquent pas de compositions spectaculaires. Le graphisme est si inspiré et bien construit qu'il maintient toujours la série à un niveau de lecture plaisant. Bref, une série sympathique mais qui s'essouffle, qu'il vaut mieux donc découvrir dans sa chronologie pour en savourer le meilleur, issu du travail de deux vieux routiers de la bande dessinée de presse.

11/08/2007 (modifier)
Par Nijal
Note: 2/5
Couverture de la série Complainte des landes perdues
Complainte des landes perdues

Prenez une princesse, des méchants vraiment très méchants, des créatures bizarres, des châteaux forts, des paysages désolés; agrémentez cela d'une prophétie quelconque, d'une ou deux batailles, rajoutez un zeste de romance, et enfin n'oubliez pas un titre bien pompeux. Touillez bien, et vous obtenez une série d'héroïc-fantasy archi-convenue: "La complainte des landes perdues"! Publiée pour la première fois en 1993, "La complainte des landes perdues" est actuellement composée de trois cycles de deux tomes chacun, dont le dernier est en cours d'achèvement. Rapidement, cette série s'est imposée comme un des plus gros succès de l'héroic fantasy, aux côtés de Thorgal et autres Lanfeust De Troy. Cette série concentre en effet tous les poncifs de l'héroic-fantasy, avec un pays imaginaire régi par les codes d'un Moyen-âge fantasmé, ce celticisme exacerbé qu'on retrouve dans les paysages de landes et les noms des lieux et personnages, ces créatures et autres monstres étranges; bref toute cette mythologie dont les sources originelles remontent aux contes et légendes d'Europe du Nord, que Tolkien a fait surgir à la face du monde, et qui depuis a fait l'objet d'une exploitation systématique, à laquelle la bande dessinée n'a pas échappé. Surfant sur l'engouement pour ce genre de littérature, "La complainte des landes perdues" y tire sa sève substantielle, et la régurgite en un agglomérat informe où l'esprit de l'héroïc-fantasy se trouve galvaudé au profit de la facilité de lecture, de la mise en place d'une "ambiance" recherchée. Cette ambiance, dont il est difficile d'échapper au caractère purement artificiel, est magnifiée par le graphisme idéal de Rosinski, qui avait déjà fait ses armes en matière d'héroïc-fantasy sur Thorgal. Grâce à des planches superbes quoique parfois un peu faciles (aucun variation dans les paysages lunaires), l'atmosphère suintante, sombre, fait merveille dans les scènes d'intérieur. Mais à force de s'acharner à vouloir user toutes les plus grosses ficelles du genre, la qualité et l'originalité du scénario s'en ressentent forcément. Même si à première vue, cette histoire de prophétie, agrémentée de magie noire, tient la route, il suffit d'un regard quelque peu critique pour déceler la multitude de facilités scénaristiques que Dufaux s'est permis,pour éviter au lecteur le moindre effort de réflexion, et pour améliorer la fluidité du récit. Des questions apparaissent pêle-mêle, et restent sans réponse. Des exemples parmi d'autres: qui sont les "chevaliers du pardon"? D'où vient l'armée qui vient soutenir Sioban à la fin du tome 2? Qui est à l'origine de la prophétie? Ce ne serait pas le plus grave, si l'auteur ne s'était pas senti obligé de ridiculiser la trame de l'histoire par une utilisation éhontée de quelques caractéristiques propres à l'héroïc-fantasy. Comment ne pas sourire en lisant les incantations magiques qui s'apparentent plus à un charabia d'un bébé de deux ans? Comment ne pas rester insensible au caractère parfaitement ridicule de certaines scènes, comme celle où l'armée des morts revient à la vie? Et comment ne pas rester coi devant ces expressions récurrentes: "l'amour est au coeur du mal", "le mal est au coeur de l'amour", comme pour souligner encore plus que le scénario ne se résume qu'à un bête affrontement du Bien contre le Mal? Plus jeune, j'avais vraiment aimé cette BD, et la profonde désillusion de ma dernière relecture n'en a été que plus grande. Le tome 5 semble amorcer une amélioration scénaristique, mais il est encore trop tôt pour s'avancer. Il semble bien que "La complainte des landes perdues" n'est pas seulement le signe de l'incapacité de l'héroïc-fantasy à se renouveler, bien plus que cela, elle peut résumer les fourvoiements contemporains d'une industrie bédéssinée dans des considérations trop commerciales.

10/08/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 2/5
Couverture de la série Asagiri - Les prêtresses de l'aube
Asagiri - Les prêtresses de l'aube

« Qui trop embrasse, mal étreint » Voilà le sentiment qui m’est venu en refermant le troisième volume des aventures des prêtresses de l’aube, et de leur cousin Tadahiro. Il ne manque certes pas d’histoires qui mêlent romance, fantastique, humour, et c’est aussi un fait qu’il est peu d’histoires intéressantes qui soient monolithiques. Mais, le plus souvent ces histoires sont bâties sur une trame principale, qui demeure la trame principale, les autres étant annexes. Là, j’ai eu l’impression d’un auteur courant plusieurs lièvres à la fois, entre son histoire fantastique, son histoire d’amour contrarié entre les deux personnages principaux, et des plages d’humour qui tombent de plus en plus à plat. Le postulat de départ était pourtant intéressant, voire excitant, avec ce sous-titre de prêtresses de l’aube, qui sont trois prêtresses shintô. On pouvait espérer une plongée dans un Japon « authentique » (guillemets volontaires) opérée par un auteur japonais qui, par la force des choses, connaît son sujet. Alors, certes, il y a une masse de monstres très japonais (en tout cas, je dois le supposer n’ayant pas une grande connaissance du folklore japonais), et l’implication de ces prêtresses possède son petit cachet, de même que le lien très particulier entre « dieux » et monde humain, qui semble spécifiquement japonais. Néanmoins, pour intéressante qu’elle soit sur un plan ethnographique, cette histoire fantastique est grevé d’un énorme défaut : elle est lente. Mais lente... Au bout du troisième tome, à la énième invasion de monstres, alors qu’on semble avoir saisi qui est le « grand méchant » (ou l’envoyé des méchants, tout cela reste confus), que les prêtresses devraient avoir repéré depuis un moment, on finit par se lasser. Quant, en plus, s’invite dans l’histoire une menace sur le monde entier (bien sûr réduit au Japon, comme d’habitude), énième menace multi-planétaire qu’on doit subir, et que l’auteur nous bombarde une impératrice du Japon vaguement loli-goth, alors là... je dis stop ! Ça va un peu la déconne, mais les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Bref, le triste sentiment d’un manga qui possédait des arguments de base, mais s’égare dans les méandres d’un scénario mal maîtrisé, sans oublier, cerise sur le pompon cette impératrice improbable (mais très « manga », malheureusement). Prendrai-je le quatrième tome dans l’espoir d’un rebondissement qui redonnerait du tonus à cette histoire, ou cesserai-je là ? J’hésite encore.

10/08/2007 (modifier)
Par Katz
Note: 2/5
Couverture de la série Hunter Killer
Hunter Killer

Et un comics bien chaud, bien frais, bien original, croustillant sous les papilles ! Est demandé en cuisine... Or donc, ce titre, qui hésite entre le mineur et l’intéressant, est attractif à quelques égards : son dessin, parfois un peu trop détaillé (fouillis serait exagéré), et une magnifique palette de couleurs. Bon, là, il semble que c’est une caractéristique assez générale des comics. De fait, la palette graphique d’Hunter Killer est magistralement utilisée. Ne boudons pas notre plaisir geekiste : c’est bôôô. Sauf que... (car il est toujours un mais) ce magnifique comics est beaucoup moins convaincant au niveau du scénario. Cette traque de monstres bizarroïdes donne l’impression d’avoir été mille fois vue, dans une flopée de séries tv ou bd, sans parler des films ou des animes. Excusez du peu. Les super-pouvoirs des super-héros du coin ? Déjà vu de chez déjà vu. À part une éventuelle petite invention, ici ou là, et encore, ce n’est même pas certain... Les monstres ? Ibidem. Déjà vu... La fracture entre des super-héros qui seraient gentils et d’autres non (sauf que, quoique, peut-être...) ? Déjà vu. Des super-héros avec un léger vague à l’âme, une possibilité d’un passé pas si lisse que cela ? Heureusement encore, voilà déjà longtemps que certains créateurs de comics se sont préoccupés d’approfondir la psychologie de leurs personnages. Et avec brio, qui plus est. Bref, rien de folichon sous le soleil.

10/08/2007 (modifier)
Par Brotch
Note: 2/5
Couverture de la série Flor de Luna
Flor de Luna

Un titre poétique, un dessin sympathique, mais pas suffisant pour faire passer le mauvais goût du tabac. Et moi qui pensais que le dessin suffirait à palier à l’atmosphère étouffante. J’avais tort. La séquence actuelle est impeccable dans le découpage et la qualité graphique. Dommage qu’elle pêche par manque de cohérence dans le comportement du personnage central. La partie XIXe est particulièrement bien amenée, même si, elle ne s’étend pas où j’aurais aimé en savoir plus. Plantation de tabac, vie à Cuba, tout ça détaillé en… deux pages ! Mais pour ce qui est d’étirer en longueur un passage des moins intrigants à bord d’un négrier, c’est réussi. En bref on apprend vraiment peu de chose dans ce beau premier tome, qui délaye une intrigue partant à vau l’eau. Même la fin du tome sent le gaz à plein nez. Je ne sais si on va se consumer pour la suite de cette saga, mais perso, j‘en avale déjà difficilement la fumée.

10/08/2007 (modifier)
Par Nijal
Note: 2/5
Couverture de la série Styx
Styx

Alléché par la présence du logo de la prestigieuse collection "Signé", c'est avec curiosité que je me suis lancé dans la lecture de "Styx", fruit de la collaboration d'Andréas, auteur entre autres de Arq, et de Foerster. Dès la première page, on est plongé dans une atmosphère glauque et mystérieuse, qui emprunte aux codes du film noir américain. Les lieux de l'action restituent les poncifs du genre -bar enfumé, bureaux en désordre, morgue...- tout comme la galerie de personnages: un privé, un flic, un maire corrompu. Mais ce qui fait l'originalité de "Styx", c'est que l'ambiance fantastique y tient aussi une place prépondérante. Pour son malheur aussi : la symbiose entre ces deux atmosphères ne se fait pas, contrairement à ce qu'on avait vu dans Liens de Sang par exemple. Et c'est bien dommage, car l'intrigue, principal intérêt de la BD, avait du répondant. Dans cette sombre histoire de disparitions, de mystères cachés, mais dont la toile de fond est bien l'occultisme et la nécromancie, le scénario prend bien soin de semer plusieurs pistes, de dévoiler progressivement les intérêts contradictoires de chacun des protagonistes, de se réserver des coups de théâtre. Le dessin est bizarre: haché, biscornu, on sent qu'il essaie de restituer la tournure "infernale " voire cauchemardesque du récit, mais aussi qu'il ne s'assume pas complètement. Il est pris lui aussi dans le caractère profondément schizophrène de la BD, hésitant entre l'atmosphère de roman noir et celle du fantastique. Faut-il y voir aussi la conséquence d'un graphisme réalisé conjointement, avec un Foerster au dessin, et un Andréas à l'encrage ? Bref, malgré une intrigue intéressante et bien construite, "Styx" est par sa nature-même une oeuvre ambivalente, malformée, où le fantastique apparaît plus comme un (gros) cheveu sur la soupe d'une ambiance de récit policier, ou peut-être est-ce le contraire... Note finale: 2,5/5

10/08/2007 (modifier)
Par Chéreau
Note: 2/5
Couverture de la série Michel Vaillant
Michel Vaillant

2/5 parce que certains scénarios sont bien construits ("Cauchemar "par exemple) et que l'univers de la course automobile est bien documenté. Trop d'ailleurs, vers la fin de la série. Dans certains albums, comme "300 à l'heure dans Paris", on a presque l'impression que les personnages embarrassent Graton, qui voudrait bien pouvoir dessiner uniquement la course, en croquant ici ou là quelques-uns de ses amis réels. Mais 2/5 parce que je ne supporte pas la morale hyper paternaliste et au fond assez intolérante de la série : ceux qui ne vivent pas une bonne vie de famille catho-boy-scout comme Michel Vaillant ne peuvent pas être complètement des gens bien... Et puis quelque part, ce père entrepreneur qui prend ses fils comme ingénieur en chef et comme pilote, c'est le genre de capitalisme endogame, basé sur les liens du sang plus que sur la compétence, dont souffre tant l'économie française...

10/08/2007 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Playback
Playback

J'avais hésité à poster cet album il y a quelques temps, ou alors je pensais l'avoir fait, ou alors je m'étais dit qu'il ne valait pas trop la peine. En fait l'histoire se baserait sur un roman de Raymond Chandler, ce qui est estampillé sur la couverture et interpelle le chaland amateur de polar. Mais la réalité de ce récit est assez dure à suivre, j'ai été particulièrement surpris de comprendre aussi peu de choses. Narration trop alambiquée, lecteur pas très attentif ? On ne sait point vraiment, toujours est-il que dans mon souvenir les mots "bof, sans plus" ont pu qualifier ce titre. Les dessins sont ma foi beaux, avec un noir et blanc produisant des pages assez sombres par la dominante du noir du moins plus que dans d'autres oeuvres de son dessinateur. Mais ce dessin n'a pas suffi à améliorer le sentiment incertain sur cette adaptation. Malgré cela, un titre auquel j'aimerai donner une seconde chance.

08/08/2007 (modifier)