Note : 1.5/5
Ce que je n'aime franchement pas dans cette série, c'est :
- d'une part la façon dont les CRS sont résumés à une obstination unique : "taper avec sa matraque". La grosse caricature facile où les auteurs s'attaquent à une cible facile puisque finalement qui va soutenir les CRS dans le monde de la BD et de ses lecteurs ?
- d'autre part parce que chaque planche (ou presque) de chaque album de cette série pourtant largement pourvue en nombre de tomes est basée sur toujours exactement le même gag : "les CRS, ils ne pensent à rien d'autre qu'à taper" !
C'est lourd, c'est répétitif, c'est bassement caricatural, c'est pas drôle.
Alors je ne mets pas 1/5 car j'avoue avoir légèrement souri une ou deux fois, et aussi parce que je trouve les personnages moins énervants par leur simple existence que dans L'Agent 212 par exemple, mais ce n'en est pas loin quand même à mes yeux.
Un bel objet que ce manga petit de format mais épais et doté d'une belle couverture. En feuilletant les pages, même bonne impression : le dessin est bon, agréable à lire, tout à fait le genre qui me plaît en manga. Seul petit reproche graphique, certains visages ont un aspect un peu simiesque notamment lorsqu'ils sont vus de profil ou quand ils font certaines mimiques.
Bref, je m'attendais à une lecture heureuse d'un bouquin de belle qualité.
Hélas, le sujet n'est vraiment pas des plus réjouissants. Chacune de ces histoires courtes abordent plus ou moins le thème du mal-être. Que les personnages soient des enfants, des adolescents, de jeunes adultes ou des hommes mûrs, ils ont tous plus ou moins raté leur vie ou même leur jeunesse. Ce sont petits boulots, vie précaire, mal de vivre, repli sur eux-mêmes et une question assez marquante "Pourquoi tu vis ?". Bref, assez déprimant.
Par-dessus le marché, les personnages sont tout simplement apathiques. Epaules baissées, ils se sentent mal mais en même temps ne voudraient pas que leur vie change. Résultat, il se passe quelques petites choses dans ces histoires, mais globalement ça ne décolle jamais et chaque récit se termine presque toujours sur la même touche fataliste que sur laquelle elle s'est entamée.
Ennui est le maître mot pour le lecteur, ennui et gros soupir quand on passe d'une histoire à la suivante pour retrouver le même univers morose.
Un manga qui devrait plaire à certains amateurs de sociologie et d'une face noire ou plutôt gris terne du Japon, mais qui autrement ne réjouira guère le lecteur lambda.
Je n'ai pas accroché à cette série.
A l'inverse de ThePatrick dans son avis, c'est justement le dessin qui m'a poussé vers cette BD. Du moins, le dessin des couvertures. Parce qu'une fois ouvert, j'ai trouvé que finalement ce dessin n'était pas vraiment bien foutu et moyennement lisible car le noir et blanc n'est pas bien exploité et contrasté à mes yeux. En outre, ce côté enfantin du dessin (certaines images et visages m'ont fait bigrement penser à des BDs du Journal de Mickey ou de Pif) contrastant avec le sérieux des histoires ne m'a pas emballé : je n'aime pas ce côté "sucré-salé" et je trouve que, même en gardant le même style, il aurait mieux valu le rendre un peu moins "rigolo" notamment dans les représentations des méchants et des combats. Ca gâche l'histoire à mes yeux.
Mais ceci dit, les histoires non plus ne m'ont guère accroché. Je n'y ai rien vu de bien original, ce sont des histoires de samourais très classiques, sans réelle originalité. Elles sont relativement bien racontées, pas mauvaises dans l'ensemble, mais rien d'indispensable du tout ni d'innovant. Pour un peu, j'ai presque trouvé certaines histoires ennuyeuses tant leur déroulement et final était convenu et prévisible à mes yeux.
Et pour finir, si je déconseille l'achat, c'est que même si je trouve que globalement ça se laisse lire, la qualité de la BD objet en elle même laisse à désirer quand on voit que la colle casse et que les pages se décollent de la couverture.
C'est un peu en me forçant que j'ai lu cette série car d'aspect et de narration, elle a énormément vieilli.
Paul Cuvelier est au dessin, et ce monsieur était avant tout un artiste peintre réaliste avant d'être dessinateur de BD. Cela donne des planches au réalisme et à la maîtrise technique sans reproche. Mais par contre, cela a incroyablement vieilli. C'est un style proche des BDs américaines des années 20-30, tels Tarzan ou autres récits d'aventure pure et dure. Les dessins sont figés, trop réalistes pour être plaisants à lire. Et malgré leur maîtrise technique, la mise en page et l'ensemble ne sont pas suffisamment esthétiques à mes yeux pour que le dessin se suffise à lui-même.
Au niveau du récit et de la narration, c'est également très proches de BDs américaines précurseurs. Ce sont des dialogues très naïfs accompagnés d'une narration off qui commente ce que l'on voit sur les images. Les personnages sont stéréotypés de même que le récit en lui-même. Ce sont des récits d'aventure où ce qui prime c'est l'exotisme : le petit Corentin se retrouvera successivement en Inde, en Chine, en Arabie, au milieu des peaux-rouges, etc... Il rencontrera maharadjas, sultans, empereur d'egypte, princes arabes, tribus sauvages, indigènes cannibales, etc... Le réalisme de l'histoire est annexe puisque nous retrouverons toutes ces composantes qui faisait l'imaginaire colonial et exotique de l'époque. Le tout est mélangé sans vrai respect de l'histoire, de la géographie ou de quoi que ce soit qui empêche un anthropophage de se battre avec un indien charmeur de serpents dans un sultanat mystérieux.
La narration dépassée, les histoires trop naïves et sans originalité ni réel charme, le dessin trop réaliste et pas toujours à mon goût, tout ça fait que je m'ennuie sérieusement à la lecture de cette BD qui a largement trop vieilli à mes yeux.
A réserver aux lecteurs amateurs de très vieilles séries et autres nostalgiques.
J'ai lu cette série avec des yeux d'adulte, je ne peux donc parler ni de nostalgie ni de point de vue de lecteur jeune par rapport à Clifton.
Ce que j'en ai vu, c'est que cette série a largement évolué au cours de tous ses albums.
Les premiers tomes ont complètement la touche Turk/De Groot : le dessin tout comme les histoires et les personnages rappellent franchement le style de Léonard et autres Robin Dubois. Personnellement, je n'aime guère ce style. L'humour de De Groot ne m'a jamais fait rire (même étant jeune) et je n'ai jamais réussi à entrer vraiment dans ses histoires. De même ici, ces enquêtes policières ne m'intéressent pas dès le départ et au fur et à mesure qu'elles se complexifient et plongent dans une suite de rebondissements divers et assez banals en définitive, je décroche de plus en plus.
Le changement a eu lieu avec l'arrivée de Bedu. Les tous premiers albums qu'il a repris ressemblent encore au style de Turk, puis ensuite quand il se retrouve seul à la fois au dessin et au scénario, les histoires et les personnages se modifient pour devenir bien plus sérieux. Pourtant, ce n'est pas pour autant que j'accroche plus aux scénarios. Ils me rappellent vaguement des épisodes de Tif et Tondu mais sans ce qui faisait l'intérêt, l'originalité et la qualité des enquêtes de ces deux autres héros.
Pourtant j'aime assez le personnage même de Clifton, avec son flegme britannique, mais il ne suffit pas à me faire apprécier ses histoires.
J'aime bien le dessin de Ju/Cdm, je le trouve moderne, dynamique, net. Bon, je le trouve également un peu froid aussi sans pouvoir expliquer pourquoi.
Quant à l'idée de base de cette BD, elle aurait pu me plaire : un décor SF, un baroudeur spatial et en principe de l'humour, que demande le peuple ?
Oui mais voilà, le personnage même de Cosmik Roger à la base m'est plutôt antipathique. Grande gueule, arnaqueur, menteur, un peu bêbête mais fier de lui, il ne me plaît pas. Et puis au-delà de ça, l'humour de cette série ne m'atteint pas non plus. Ce n'est pas vraiment drôle à mon goût : aucune surprise, aucune chute décapante, aucune situation vraiment surprenante ou hilarante... Je lis ces planhces sans peine grâce au dessin sympathique mais je ne rigole pas et je passe d'une histoire à l'autre sans même remarquer les chutes tellement je les trouve peu amusantes...
Même gamin, je trouvais les histoires de "Chick Bill" trop simplettes et les personnages aussi intelligents que des personnages de cartoon. Les blagues sans finesse me faisaient rarement rire.
Alors oui, il y a de la bonne humeur dans cette bédé, c'est pas (mais vraiment pas) prise de tête, mais les scénarios sont tellement simplets que ça ne donne pas envie de lire ou de terminer un album.
Autant j'avais apprécié Aldébaran, autant je reste circonspect sur Bételgeuse. On y retrouve exactement la même ambiance, cette originalité dans la flore et la faune, ce réalisme particulier du dessin, ce goût du mystère concernant la situation sociale de la planète et surtout la Mantrisse (ou son équivalent de Bételgeuse).
Mais par contre, je trouve que les défauts d'Aldébaran sont accentués ici. A lire les derniers tomes sortis, j'ai l'impression de lire une histoire à la Hélène et les Garçons (untel sort avec untel, s'engueule, se rabiboche, etc...), les femmes se retrouvent torse nu à la première occasion, etc etc... Bref, l'interêt de l'aventure et de l'exploration laisse trop la place à une suite d'histoires façon roman-photo dont franchement je me fous totalement.
Je suis donc déçu pour le moment mais j'attends encore de voir la suite pour juger pour de bon la série.
Après avoir achevé la série :
Maintenant que j'ai lu le dernier tome, je confirme : je suis déçu. Gavé des histoires de petites culottes de Kim et ses copines, lassé du dessin même s'il reste plaisant à lire, j'ai surtout trouvé très moyenne la rencontre du dernier tome. A nouveau, il en ressort un aspect gnan-gnan ou "SF facile et grand public" que je n'apprécie pas.
Si on lit les avis de ceux qui ont aimé cette série ci-dessous, Berserk devient bien à partir du tome 4. Formidable... Je suis content d'avoir lu uniquement les premiers tomes alors... Mais en tout cas, je m'arrêterais quand même là : s'il faut se payer des tranches d'histoires complètement nulles pour enfin trouver quelque chose de potable, je préfère ne pas acheter voire ne pas lire du tout plus avant cette série.
Soyons honnête, j'ai entamé la lecture de Berserk en étant persuadé que je détesterai.
Déjà, j'ai trouvé le dessin franchement mauvais dès les premières planches. Encrage baveux, poses figées, dessin simpliste. Il parait que ça s'améliore au fil de la série mais je vais me répêter : je ne vois pas l'interêt de se taper des pages et des pages de mauvais dessins en espérant que ça finisse par s'améliorer 20 tomes plus tard.
Ensuite, l'histoire... Violence, ultra-violence, personnage "brutal, à la fois héroïque et noir, insensible mais mystérieux car il cache un grand secret" (follement original : un personnage sur deux est comme ça parmi les joueurs de jeux de rôles Heroic-Fantasy que je connais), grands méchants super ignobles (vas-y que je te bouffe des enfants et que j'empale les jeunes vierges) de plus en plus puissants, et bastons. OK, au fil des tomes, le récit et les personnages gagnent en profondeur mais... je ne vois pas l'interêt de se taper des pages et des pages de mauvaise histoire en espérant que ça finisse par s'améliorer 20 tomes plus tard.
Seul point positif qui m'a fait finalement parcourir ces quelques tomes que j'ai lus sans lâcher en cours de lecture, la narration n'est pas si mauvaise et le personnage de Puck permet d'ajouter la touche d'humour et de contre-poids au personnage de Guts pour que je ne considère pas Berserk comme aussi con que Ken le survivant même si c'est largement aussi bourrin.
Je connais Arlequin par ses tomes faits par Dany et Van Hamme.
Côté dessin, c'est du Dany réaliste, à la manière de Histoire sans héros. Je n'aime pas trop mais bon... Ca a un style années 70 assez rétro qui se laisse regarder.
Côté scénario, ben c'est du Largo Winch avant l'heure. Il y a du business, de l'espionnage, de l'action, beaucoup d'action. Ah, il n'y a pas trop de filles mignonnes par contre : c'était pas la mode dans les années 70, faut croire. Il y a aussi de l'humour (par exemple, le héros est un Gascon qui pratique le gascong-fu ;) ), en tous cas plus que dans Largo Winch, même si ce n'est pas toujours drôle.
Mais bon... Ca fait assez kitsch tout ça. Les intrigues sont gentilles mais on a deviné la fin assez rapidement.
C'est potable, quoi.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
CRS = Détresse
Note : 1.5/5 Ce que je n'aime franchement pas dans cette série, c'est : - d'une part la façon dont les CRS sont résumés à une obstination unique : "taper avec sa matraque". La grosse caricature facile où les auteurs s'attaquent à une cible facile puisque finalement qui va soutenir les CRS dans le monde de la BD et de ses lecteurs ? - d'autre part parce que chaque planche (ou presque) de chaque album de cette série pourtant largement pourvue en nombre de tomes est basée sur toujours exactement le même gag : "les CRS, ils ne pensent à rien d'autre qu'à taper" ! C'est lourd, c'est répétitif, c'est bassement caricatural, c'est pas drôle. Alors je ne mets pas 1/5 car j'avoue avoir légèrement souri une ou deux fois, et aussi parce que je trouve les personnages moins énervants par leur simple existence que dans L'Agent 212 par exemple, mais ce n'en est pas loin quand même à mes yeux.
Un monde formidable
Un bel objet que ce manga petit de format mais épais et doté d'une belle couverture. En feuilletant les pages, même bonne impression : le dessin est bon, agréable à lire, tout à fait le genre qui me plaît en manga. Seul petit reproche graphique, certains visages ont un aspect un peu simiesque notamment lorsqu'ils sont vus de profil ou quand ils font certaines mimiques. Bref, je m'attendais à une lecture heureuse d'un bouquin de belle qualité. Hélas, le sujet n'est vraiment pas des plus réjouissants. Chacune de ces histoires courtes abordent plus ou moins le thème du mal-être. Que les personnages soient des enfants, des adolescents, de jeunes adultes ou des hommes mûrs, ils ont tous plus ou moins raté leur vie ou même leur jeunesse. Ce sont petits boulots, vie précaire, mal de vivre, repli sur eux-mêmes et une question assez marquante "Pourquoi tu vis ?". Bref, assez déprimant. Par-dessus le marché, les personnages sont tout simplement apathiques. Epaules baissées, ils se sentent mal mais en même temps ne voudraient pas que leur vie change. Résultat, il se passe quelques petites choses dans ces histoires, mais globalement ça ne décolle jamais et chaque récit se termine presque toujours sur la même touche fataliste que sur laquelle elle s'est entamée. Ennui est le maître mot pour le lecteur, ennui et gros soupir quand on passe d'une histoire à la suivante pour retrouver le même univers morose. Un manga qui devrait plaire à certains amateurs de sociologie et d'une face noire ou plutôt gris terne du Japon, mais qui autrement ne réjouira guère le lecteur lambda.
Usagi Yojimbo
Je n'ai pas accroché à cette série. A l'inverse de ThePatrick dans son avis, c'est justement le dessin qui m'a poussé vers cette BD. Du moins, le dessin des couvertures. Parce qu'une fois ouvert, j'ai trouvé que finalement ce dessin n'était pas vraiment bien foutu et moyennement lisible car le noir et blanc n'est pas bien exploité et contrasté à mes yeux. En outre, ce côté enfantin du dessin (certaines images et visages m'ont fait bigrement penser à des BDs du Journal de Mickey ou de Pif) contrastant avec le sérieux des histoires ne m'a pas emballé : je n'aime pas ce côté "sucré-salé" et je trouve que, même en gardant le même style, il aurait mieux valu le rendre un peu moins "rigolo" notamment dans les représentations des méchants et des combats. Ca gâche l'histoire à mes yeux. Mais ceci dit, les histoires non plus ne m'ont guère accroché. Je n'y ai rien vu de bien original, ce sont des histoires de samourais très classiques, sans réelle originalité. Elles sont relativement bien racontées, pas mauvaises dans l'ensemble, mais rien d'indispensable du tout ni d'innovant. Pour un peu, j'ai presque trouvé certaines histoires ennuyeuses tant leur déroulement et final était convenu et prévisible à mes yeux. Et pour finir, si je déconseille l'achat, c'est que même si je trouve que globalement ça se laisse lire, la qualité de la BD objet en elle même laisse à désirer quand on voit que la colle casse et que les pages se décollent de la couverture.
Corentin
C'est un peu en me forçant que j'ai lu cette série car d'aspect et de narration, elle a énormément vieilli. Paul Cuvelier est au dessin, et ce monsieur était avant tout un artiste peintre réaliste avant d'être dessinateur de BD. Cela donne des planches au réalisme et à la maîtrise technique sans reproche. Mais par contre, cela a incroyablement vieilli. C'est un style proche des BDs américaines des années 20-30, tels Tarzan ou autres récits d'aventure pure et dure. Les dessins sont figés, trop réalistes pour être plaisants à lire. Et malgré leur maîtrise technique, la mise en page et l'ensemble ne sont pas suffisamment esthétiques à mes yeux pour que le dessin se suffise à lui-même. Au niveau du récit et de la narration, c'est également très proches de BDs américaines précurseurs. Ce sont des dialogues très naïfs accompagnés d'une narration off qui commente ce que l'on voit sur les images. Les personnages sont stéréotypés de même que le récit en lui-même. Ce sont des récits d'aventure où ce qui prime c'est l'exotisme : le petit Corentin se retrouvera successivement en Inde, en Chine, en Arabie, au milieu des peaux-rouges, etc... Il rencontrera maharadjas, sultans, empereur d'egypte, princes arabes, tribus sauvages, indigènes cannibales, etc... Le réalisme de l'histoire est annexe puisque nous retrouverons toutes ces composantes qui faisait l'imaginaire colonial et exotique de l'époque. Le tout est mélangé sans vrai respect de l'histoire, de la géographie ou de quoi que ce soit qui empêche un anthropophage de se battre avec un indien charmeur de serpents dans un sultanat mystérieux. La narration dépassée, les histoires trop naïves et sans originalité ni réel charme, le dessin trop réaliste et pas toujours à mon goût, tout ça fait que je m'ennuie sérieusement à la lecture de cette BD qui a largement trop vieilli à mes yeux. A réserver aux lecteurs amateurs de très vieilles séries et autres nostalgiques.
Clifton
J'ai lu cette série avec des yeux d'adulte, je ne peux donc parler ni de nostalgie ni de point de vue de lecteur jeune par rapport à Clifton. Ce que j'en ai vu, c'est que cette série a largement évolué au cours de tous ses albums. Les premiers tomes ont complètement la touche Turk/De Groot : le dessin tout comme les histoires et les personnages rappellent franchement le style de Léonard et autres Robin Dubois. Personnellement, je n'aime guère ce style. L'humour de De Groot ne m'a jamais fait rire (même étant jeune) et je n'ai jamais réussi à entrer vraiment dans ses histoires. De même ici, ces enquêtes policières ne m'intéressent pas dès le départ et au fur et à mesure qu'elles se complexifient et plongent dans une suite de rebondissements divers et assez banals en définitive, je décroche de plus en plus. Le changement a eu lieu avec l'arrivée de Bedu. Les tous premiers albums qu'il a repris ressemblent encore au style de Turk, puis ensuite quand il se retrouve seul à la fois au dessin et au scénario, les histoires et les personnages se modifient pour devenir bien plus sérieux. Pourtant, ce n'est pas pour autant que j'accroche plus aux scénarios. Ils me rappellent vaguement des épisodes de Tif et Tondu mais sans ce qui faisait l'intérêt, l'originalité et la qualité des enquêtes de ces deux autres héros. Pourtant j'aime assez le personnage même de Clifton, avec son flegme britannique, mais il ne suffit pas à me faire apprécier ses histoires.
Cosmik Roger
J'aime bien le dessin de Ju/Cdm, je le trouve moderne, dynamique, net. Bon, je le trouve également un peu froid aussi sans pouvoir expliquer pourquoi. Quant à l'idée de base de cette BD, elle aurait pu me plaire : un décor SF, un baroudeur spatial et en principe de l'humour, que demande le peuple ? Oui mais voilà, le personnage même de Cosmik Roger à la base m'est plutôt antipathique. Grande gueule, arnaqueur, menteur, un peu bêbête mais fier de lui, il ne me plaît pas. Et puis au-delà de ça, l'humour de cette série ne m'atteint pas non plus. Ce n'est pas vraiment drôle à mon goût : aucune surprise, aucune chute décapante, aucune situation vraiment surprenante ou hilarante... Je lis ces planhces sans peine grâce au dessin sympathique mais je ne rigole pas et je passe d'une histoire à l'autre sans même remarquer les chutes tellement je les trouve peu amusantes...
Chick Bill
Même gamin, je trouvais les histoires de "Chick Bill" trop simplettes et les personnages aussi intelligents que des personnages de cartoon. Les blagues sans finesse me faisaient rarement rire. Alors oui, il y a de la bonne humeur dans cette bédé, c'est pas (mais vraiment pas) prise de tête, mais les scénarios sont tellement simplets que ça ne donne pas envie de lire ou de terminer un album.
Bételgeuse
Autant j'avais apprécié Aldébaran, autant je reste circonspect sur Bételgeuse. On y retrouve exactement la même ambiance, cette originalité dans la flore et la faune, ce réalisme particulier du dessin, ce goût du mystère concernant la situation sociale de la planète et surtout la Mantrisse (ou son équivalent de Bételgeuse). Mais par contre, je trouve que les défauts d'Aldébaran sont accentués ici. A lire les derniers tomes sortis, j'ai l'impression de lire une histoire à la Hélène et les Garçons (untel sort avec untel, s'engueule, se rabiboche, etc...), les femmes se retrouvent torse nu à la première occasion, etc etc... Bref, l'interêt de l'aventure et de l'exploration laisse trop la place à une suite d'histoires façon roman-photo dont franchement je me fous totalement. Je suis donc déçu pour le moment mais j'attends encore de voir la suite pour juger pour de bon la série. Après avoir achevé la série : Maintenant que j'ai lu le dernier tome, je confirme : je suis déçu. Gavé des histoires de petites culottes de Kim et ses copines, lassé du dessin même s'il reste plaisant à lire, j'ai surtout trouvé très moyenne la rencontre du dernier tome. A nouveau, il en ressort un aspect gnan-gnan ou "SF facile et grand public" que je n'apprécie pas.
Berserk
Si on lit les avis de ceux qui ont aimé cette série ci-dessous, Berserk devient bien à partir du tome 4. Formidable... Je suis content d'avoir lu uniquement les premiers tomes alors... Mais en tout cas, je m'arrêterais quand même là : s'il faut se payer des tranches d'histoires complètement nulles pour enfin trouver quelque chose de potable, je préfère ne pas acheter voire ne pas lire du tout plus avant cette série. Soyons honnête, j'ai entamé la lecture de Berserk en étant persuadé que je détesterai. Déjà, j'ai trouvé le dessin franchement mauvais dès les premières planches. Encrage baveux, poses figées, dessin simpliste. Il parait que ça s'améliore au fil de la série mais je vais me répêter : je ne vois pas l'interêt de se taper des pages et des pages de mauvais dessins en espérant que ça finisse par s'améliorer 20 tomes plus tard. Ensuite, l'histoire... Violence, ultra-violence, personnage "brutal, à la fois héroïque et noir, insensible mais mystérieux car il cache un grand secret" (follement original : un personnage sur deux est comme ça parmi les joueurs de jeux de rôles Heroic-Fantasy que je connais), grands méchants super ignobles (vas-y que je te bouffe des enfants et que j'empale les jeunes vierges) de plus en plus puissants, et bastons. OK, au fil des tomes, le récit et les personnages gagnent en profondeur mais... je ne vois pas l'interêt de se taper des pages et des pages de mauvaise histoire en espérant que ça finisse par s'améliorer 20 tomes plus tard. Seul point positif qui m'a fait finalement parcourir ces quelques tomes que j'ai lus sans lâcher en cours de lecture, la narration n'est pas si mauvaise et le personnage de Puck permet d'ajouter la touche d'humour et de contre-poids au personnage de Guts pour que je ne considère pas Berserk comme aussi con que Ken le survivant même si c'est largement aussi bourrin.
Arlequin
Je connais Arlequin par ses tomes faits par Dany et Van Hamme. Côté dessin, c'est du Dany réaliste, à la manière de Histoire sans héros. Je n'aime pas trop mais bon... Ca a un style années 70 assez rétro qui se laisse regarder. Côté scénario, ben c'est du Largo Winch avant l'heure. Il y a du business, de l'espionnage, de l'action, beaucoup d'action. Ah, il n'y a pas trop de filles mignonnes par contre : c'était pas la mode dans les années 70, faut croire. Il y a aussi de l'humour (par exemple, le héros est un Gascon qui pratique le gascong-fu ;) ), en tous cas plus que dans Largo Winch, même si ce n'est pas toujours drôle. Mais bon... Ca fait assez kitsch tout ça. Les intrigues sont gentilles mais on a deviné la fin assez rapidement. C'est potable, quoi.