Tout d'abord, il faut comprendre que cette BD est strictement réservée aux enfants. Car ça a beau être mignon et tout, pour un adulte, lire ça, c'est franchement ennuyeux à mon goût.
Alors sur les premiers gags, j'avoue avoir souri franchement sur quelques planches, mais quelques planches parmi beaucoup d'autres. Puis sur les tomes suivants, en même temps que le dessin semblait s'affirmer pour devenir plus moderne dans le style, l'humour tombait complètement par terre. Ce sont soit des gags un peu bêbêtes destinés aux enfants, soit d'innombrables et répétitifs jeux sur les mots de "cochons" (films cochons, photos cochonnes, etc...), soit d'aussi répétitifs gags sur le fait que l'héroïne fait tout avec son cochon (pâle copie de Boule et Bill dans l'idée) et que le mot de la fin est bien souvent "Groin" !
Bref, malgré un côté assez frais et un dessin sympa, voilà une série que j'ai trouvée bof, tant au niveau de la quantité industrielle et répétitive des gags, qu'au niveau de l'humour qui n'est pas franchement drôle.
Des personnages décalés (les héros sont deux gamins qui n'en sont pas vraiment car ils ont des pensées très proches des adultes, notamment la fille qui fume des cigarettes et joue les blasées de la vie), un univers un peu déroutant, et des histoires emplies d'humour noir, d'absurdité et d'humour noir encore une fois (ça ressemble pas mal à du Foerster, je trouve, même si je préfère Foerster).
L'ennui pour moi, c'est que malgré cette originalité et cette recherche d'humour noir, l'humour justement ne prend pas vraiment pour moi. Je lis ces histoires courtes sans grand interêt et surtout ne rigole pas vraiment quand je devrais. Certaines chutes de gags m'ont même carrément laissé froid avec une impression de déjà-vu.
Dommage, donc car l'originalité et le décalage des personnages auraient pu donner quelque chose de très bon.
Possédant et appréciant le manga Akira original (la série BD mais aussi le film), c'est par curiosité que j'ai lu cette nouvelle version issue de l'anime.
Les bons points, c'est que l'anime étant beau, cette BD est belle également et joliment colorisée, d'autant qu'elle est imprimée sur un papier qui m'a semblé de qualité.
Par contre, il y a pas mal de mauvais points.
Déjà côté scénario, c'est le scénario du film, largement raccourci par rapport à la série manga, et personnellement je l'aime beaucoup moins. C'est un goût personnel. Certains pourraient justement y voir un avantage : l'histoire étant moins longue, ça fera moins de tomes et donc une série complète moins chère à acheter. Mais à mes yeux, il manque les meilleures portions telles que toute la partie Neo-Tokyo ravagé et le culte de Tetsuo. Et surtout la fin du manga, dans cette version, est à mon sens trop abrupte et incompréhensible.
Puis, au niveau du dessin, malgré une mise en page assez originale, l'aspect "dessin animé figé" se fait fortement ressentir. Quand les personnages parlent par exemple, on les voit parfois ouvrir la bouche comme des poissons rouges sans expression : ça passe quand l'image est animée, mais là, ça donne vraiment un aspect bizarre. De même pour les scènes d'action, même si l'effet bizarre est moins visible.
Bref, ayant personnellement moins aimé la version animée de Akira que le manga lui-même, je vois plutôt cette adaptation comme étant une nouvelle façon de se faire de l'argent sur une série qui marche bien.
Note approximative : 2.5/5
J'aime bien Agatha Christie et j'étais heureux de voir adaptés en BD des romans très réussis tels que les Dix Petits Nègres, le Crime de l'Orient-Express et Mort sur le Nil, ainsi que d'autres moins connus.
Visuellement, je ne suis pas vraiment déçu. Les dessinateurs sont différents suivant les albums mais tous ont un dessin au minimum correct. Certains, comme Solidor pour Mort sur le Nil, ont même un style franchement pas mal. D'autres, comme Frank Leclerq, sont par contre nettement plus doués pour les personnages que pour les décors, décors que je trouve vides, tracés à la règle et presque laids parfois.
Mais globalement, c'est une série visuellement très correcte.
Concernant le scénario maintenant, l'adaptation des romans d'Agatha Christie en BD n'est pas évidente semble-t-il. A part pour Mort sur le Nil par exemple, les romans sont assez peu visuels et comptent surtout sur les dialogues. Donc adapter une œuvre en BD pour simplement représenter les gens qui parlent, s'interrogent, se questionnent, je vois assez peu l'intérêt, autant lire le livre. D'autant plus que l'ambiance des romans a parfois vraiment du mal à passer. Dans le cas des Dix Petits Nègres par exemple, je trouve que les meurtres sont très mal rendus et trop vite traités, et je n'ai absolument pas ressenti l'ambiance angoissante du roman.
Seul intérêt, découvrir dans le temps d'une lecture de BD un roman qui aurait pris quelques heures de lecture autrement mais cette découverte se fait nettement au détriment de l'ambiance et de la force des romans eux-mêmes.
Le genre de BD qu'on feuillète vaguement au rayon BD d'un centre commercial, mais qu'on se garde bien d'acheter. Dans la lignée des BDs à thème commercial créées spécifiquement pour un "segment de marché" et "pour offrir". Le segment de marché, ici, ce sont les jeunes utilisateurs de MSN, la génération "kikoo lol mdr".
Le dessin est très passable. Il est moins mauvais que ses couleurs, mais franchement, ça n'est pas le genre de BD qu'on achètera pour la beauté ou l'originalité de ses planches.
La narration n'est pas terrible. L'utilisation de texto rend les dialogues pénibles à lire pour le non-habitués. Les dialogues simultanés façon MSN où chaque pseudo/avatar parle sur le même sujet en même temps ne sont pas trop mal rendu ceci dit.
Quant au scénario... Un topic sur un forum internet vient de me faire réaliser pourquoi j'avais l'impression de lire du déjà-vu : c'est effectivement entièrement pompé sur les anecdotes de sites comme BashFr. Autrement dit, il n'y a pas de scénariste, juste un gars qui a récupéré les récits qu'il a trouvé sur le Net. Alors ça donne quelques planches qui amènent le sourire (pour peu qu'on ne connaisse pas déjà l'anecdote concernée) mais ça donne aussi beaucoup de gags lourds et mauvais.
Ca plaira sans doute assez aux habitués de MSN mais aussi avant cela d'IRC et autres logiciels chats qui le feuilleteront peut-être avec le sourire mais sans l'acheter. Par contre, au niveau de la BD elle-même c'est médiocre. Et surtout, le coup du pompage de BashFr fait franchement de la peine...
L'auteur nous livre ici un condensé de tous les problèmes que peuvent rencontrer la jeunesse actuelle : alcool, drogue, prise de risque, racisme, racket, violences etc... le panorama est vaste et toutes les questions d'actualité y sont évoquées.
Nous avons ici un adolescent plus passionné de roller que d'école. Et c'est un moniteur de snow-board qui va lui apprendre le respect de lui-même et des autres.
J'ai jamais lu une bd aussi "moralisatrice" et aussi "naïve" dans son traitement. Le constat de départ est plutôt sombre et à la fin, on se croirait au pays de Blanche-Neige dans le meilleur des mondes. Comme si les choses étaient si faciles...!
C'est tout à fait le genre de bd qui pourrait être montré aux jeunes en proie à la violence dans les classes d'école pour un travail de réflexion sur la promotion de l'éducation par l'affection et l'encadrement dans un esprit de respect et de compassion...
Par contre, mention spéciale pour un dessin assez coloré et au trait précis. Une bd agréable mais sans plus.
Il y avait vraisemblablement quelque chose à saisir dans ce récit composé de 4 courtes nouvelles évoquant l'invitation au voyage.
Mais mise à part la première nouvelle, les 3 autres ont le goût de la fadeur.
Les dessins ne sont pas très agréables, mais vont bien avec l'ambiance et les couleurs chaudes de la grande bleue.
Finalement, les personnages ne vont nulle part qu'explorant leur être et leur âme. Je n'ai pas été convaincu par cet album qui n'est pas totalement mauvais.
Une note faible pour un one shot ne manquant pas de personnalité. Le dessin de Berlion est superbe, rien à redire sur les couleurs.
Le scénario m'a paru décousu, sans tête ni queue. Il s'agit vraiment du point faible de cette BD. Il avait le contenu pour faire quelque chose de bien, mais la forme n'est pas au rendez-vous.
Quoiqu'il en soit, même si je n'en conseille pas l'achat, cette BD mérite d'être lue pour son univers original.
Ce « truc » fait partie des choses dont on se demande bien qui a été assez inconscient pour les publier. Ce n’est même pas que ce soit détestable, c’est juste que cette chose (it, en anglais) est plus que dispensable.
Toshiki Yui, décidément, ne sait pas faire des histoires. Il devrait abandonner cette prétention. Il ne sait pas, il l’admet, et il passe à autre chose, point. Il n’y a point de honte à cela. Par contre, si errare humanum est, diabolicum perseverare (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique).
Tout au plus peut-on reconnaître à Toshiki Yui un attrait pour la bizarrerie, et une certaine réussite dans la retranscription d’atmosphères bizarres. Là où cela coince, c’est quand il tente d’assembler les morceaux de choses qu’il a trouvées intéressantes, et dont il a voulu faire une histoire. Car tout cela fait un peu compilation de « et si je mettais ça, ce serait pas mal, non ? Ah, et puis ça, aussi ! Et encore ça... Ouais, trop cool ! Bon, mais comment je lie tout ça ? Ben, euh... Bof, on verra après... » (avoir fini le manga, bien sûr).
Dans It, il y a cependant un « quelque chose », disons l’esquisse qu’il y aurait pu avoir une histoire qui se tienne. Un « quelque chose », presque impalpable, qui ferait donc regretter l’impression que ce manga n’a été construit que pour permettre à Toshiki Yui de dessiner deux filles totalement nues (pubis compris, ce qui est rare dans les manga, car je crois bien que c’est interdit par la législation japonaise ; et si vous l’ignoriez vous aurez au moins appris quelque chose en lisant cet avis) et des décors de science-fiction pour lesquels il n’est franchement pas mauvais (et largement meilleur que pour les filles). Car sorti de cette vague sensation d’un « quelque chose qui aurait pu être », c’est là l’impression fâcheuse qui m’est restée de ce manga, totalement dispensable, même comme objet de curiosité.
Après avoir lu Les Passagers du vent (bien) et Le Cycle de Cyann (vraiment bien), je me suis attaqué à cette série.
1er tome m'a enthousiasmé par l'histoire du chevalier, ses compagnons de circonstance et le côté "fantasy". Note : 3.5
2ème tome : l'affaire se corse car la compréhension de l'histoire devient très difficile. En effet, la ressemblance des personnages, le patois de l'époque, voire les enchaînements des cases. On ne sait plus si on est dans un rêve ou si assiste à des flash back répétés ! Note : 1.5
3ème tome, je l'ai seulement lu car selon les avis de la bdthèque, c'était une fin en apothéose. Eh bien, c'était un peu mieux que le précédent mais retombe vite dans les travers du tome 2. Note : 2
Notons que le dessin reste du Bourgeon mais n'arrive pas à sauver la série.
Je suis sincèrement déçu par cette série. A mon humble avis, elle est surcotée : note globale : 2.
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Angèle et René
Tout d'abord, il faut comprendre que cette BD est strictement réservée aux enfants. Car ça a beau être mignon et tout, pour un adulte, lire ça, c'est franchement ennuyeux à mon goût. Alors sur les premiers gags, j'avoue avoir souri franchement sur quelques planches, mais quelques planches parmi beaucoup d'autres. Puis sur les tomes suivants, en même temps que le dessin semblait s'affirmer pour devenir plus moderne dans le style, l'humour tombait complètement par terre. Ce sont soit des gags un peu bêbêtes destinés aux enfants, soit d'innombrables et répétitifs jeux sur les mots de "cochons" (films cochons, photos cochonnes, etc...), soit d'aussi répétitifs gags sur le fait que l'héroïne fait tout avec son cochon (pâle copie de Boule et Bill dans l'idée) et que le mot de la fin est bien souvent "Groin" ! Bref, malgré un côté assez frais et un dessin sympa, voilà une série que j'ai trouvée bof, tant au niveau de la quantité industrielle et répétitive des gags, qu'au niveau de l'humour qui n'est pas franchement drôle.
Andy & Gina
Des personnages décalés (les héros sont deux gamins qui n'en sont pas vraiment car ils ont des pensées très proches des adultes, notamment la fille qui fume des cigarettes et joue les blasées de la vie), un univers un peu déroutant, et des histoires emplies d'humour noir, d'absurdité et d'humour noir encore une fois (ça ressemble pas mal à du Foerster, je trouve, même si je préfère Foerster). L'ennui pour moi, c'est que malgré cette originalité et cette recherche d'humour noir, l'humour justement ne prend pas vraiment pour moi. Je lis ces histoires courtes sans grand interêt et surtout ne rigole pas vraiment quand je devrais. Certaines chutes de gags m'ont même carrément laissé froid avec une impression de déjà-vu. Dommage, donc car l'originalité et le décalage des personnages auraient pu donner quelque chose de très bon.
Akira anime comics
Possédant et appréciant le manga Akira original (la série BD mais aussi le film), c'est par curiosité que j'ai lu cette nouvelle version issue de l'anime. Les bons points, c'est que l'anime étant beau, cette BD est belle également et joliment colorisée, d'autant qu'elle est imprimée sur un papier qui m'a semblé de qualité. Par contre, il y a pas mal de mauvais points. Déjà côté scénario, c'est le scénario du film, largement raccourci par rapport à la série manga, et personnellement je l'aime beaucoup moins. C'est un goût personnel. Certains pourraient justement y voir un avantage : l'histoire étant moins longue, ça fera moins de tomes et donc une série complète moins chère à acheter. Mais à mes yeux, il manque les meilleures portions telles que toute la partie Neo-Tokyo ravagé et le culte de Tetsuo. Et surtout la fin du manga, dans cette version, est à mon sens trop abrupte et incompréhensible. Puis, au niveau du dessin, malgré une mise en page assez originale, l'aspect "dessin animé figé" se fait fortement ressentir. Quand les personnages parlent par exemple, on les voit parfois ouvrir la bouche comme des poissons rouges sans expression : ça passe quand l'image est animée, mais là, ça donne vraiment un aspect bizarre. De même pour les scènes d'action, même si l'effet bizarre est moins visible. Bref, ayant personnellement moins aimé la version animée de Akira que le manga lui-même, je vois plutôt cette adaptation comme étant une nouvelle façon de se faire de l'argent sur une série qui marche bien.
Agatha Christie
Note approximative : 2.5/5 J'aime bien Agatha Christie et j'étais heureux de voir adaptés en BD des romans très réussis tels que les Dix Petits Nègres, le Crime de l'Orient-Express et Mort sur le Nil, ainsi que d'autres moins connus. Visuellement, je ne suis pas vraiment déçu. Les dessinateurs sont différents suivant les albums mais tous ont un dessin au minimum correct. Certains, comme Solidor pour Mort sur le Nil, ont même un style franchement pas mal. D'autres, comme Frank Leclerq, sont par contre nettement plus doués pour les personnages que pour les décors, décors que je trouve vides, tracés à la règle et presque laids parfois. Mais globalement, c'est une série visuellement très correcte. Concernant le scénario maintenant, l'adaptation des romans d'Agatha Christie en BD n'est pas évidente semble-t-il. A part pour Mort sur le Nil par exemple, les romans sont assez peu visuels et comptent surtout sur les dialogues. Donc adapter une œuvre en BD pour simplement représenter les gens qui parlent, s'interrogent, se questionnent, je vois assez peu l'intérêt, autant lire le livre. D'autant plus que l'ambiance des romans a parfois vraiment du mal à passer. Dans le cas des Dix Petits Nègres par exemple, je trouve que les meurtres sont très mal rendus et trop vite traités, et je n'ai absolument pas ressenti l'ambiance angoissante du roman. Seul intérêt, découvrir dans le temps d'une lecture de BD un roman qui aurait pris quelques heures de lecture autrement mais cette découverte se fait nettement au détriment de l'ambiance et de la force des romans eux-mêmes.
Accros d'MSN
Le genre de BD qu'on feuillète vaguement au rayon BD d'un centre commercial, mais qu'on se garde bien d'acheter. Dans la lignée des BDs à thème commercial créées spécifiquement pour un "segment de marché" et "pour offrir". Le segment de marché, ici, ce sont les jeunes utilisateurs de MSN, la génération "kikoo lol mdr". Le dessin est très passable. Il est moins mauvais que ses couleurs, mais franchement, ça n'est pas le genre de BD qu'on achètera pour la beauté ou l'originalité de ses planches. La narration n'est pas terrible. L'utilisation de texto rend les dialogues pénibles à lire pour le non-habitués. Les dialogues simultanés façon MSN où chaque pseudo/avatar parle sur le même sujet en même temps ne sont pas trop mal rendu ceci dit. Quant au scénario... Un topic sur un forum internet vient de me faire réaliser pourquoi j'avais l'impression de lire du déjà-vu : c'est effectivement entièrement pompé sur les anecdotes de sites comme BashFr. Autrement dit, il n'y a pas de scénariste, juste un gars qui a récupéré les récits qu'il a trouvé sur le Net. Alors ça donne quelques planches qui amènent le sourire (pour peu qu'on ne connaisse pas déjà l'anecdote concernée) mais ça donne aussi beaucoup de gags lourds et mauvais. Ca plaira sans doute assez aux habitués de MSN mais aussi avant cela d'IRC et autres logiciels chats qui le feuilleteront peut-être avec le sourire mais sans l'acheter. Par contre, au niveau de la BD elle-même c'est médiocre. Et surtout, le coup du pompage de BashFr fait franchement de la peine...
No limits
L'auteur nous livre ici un condensé de tous les problèmes que peuvent rencontrer la jeunesse actuelle : alcool, drogue, prise de risque, racisme, racket, violences etc... le panorama est vaste et toutes les questions d'actualité y sont évoquées. Nous avons ici un adolescent plus passionné de roller que d'école. Et c'est un moniteur de snow-board qui va lui apprendre le respect de lui-même et des autres. J'ai jamais lu une bd aussi "moralisatrice" et aussi "naïve" dans son traitement. Le constat de départ est plutôt sombre et à la fin, on se croirait au pays de Blanche-Neige dans le meilleur des mondes. Comme si les choses étaient si faciles...! C'est tout à fait le genre de bd qui pourrait être montré aux jeunes en proie à la violence dans les classes d'école pour un travail de réflexion sur la promotion de l'éducation par l'affection et l'encadrement dans un esprit de respect et de compassion... Par contre, mention spéciale pour un dessin assez coloré et au trait précis. Une bd agréable mais sans plus.
Voyages de rêve
Il y avait vraisemblablement quelque chose à saisir dans ce récit composé de 4 courtes nouvelles évoquant l'invitation au voyage. Mais mise à part la première nouvelle, les 3 autres ont le goût de la fadeur. Les dessins ne sont pas très agréables, mais vont bien avec l'ambiance et les couleurs chaudes de la grande bleue. Finalement, les personnages ne vont nulle part qu'explorant leur être et leur âme. Je n'ai pas été convaincu par cet album qui n'est pas totalement mauvais.
Coeur Tam-Tam
Une note faible pour un one shot ne manquant pas de personnalité. Le dessin de Berlion est superbe, rien à redire sur les couleurs. Le scénario m'a paru décousu, sans tête ni queue. Il s'agit vraiment du point faible de cette BD. Il avait le contenu pour faire quelque chose de bien, mais la forme n'est pas au rendez-vous. Quoiqu'il en soit, même si je n'en conseille pas l'achat, cette BD mérite d'être lue pour son univers original.
It
Ce « truc » fait partie des choses dont on se demande bien qui a été assez inconscient pour les publier. Ce n’est même pas que ce soit détestable, c’est juste que cette chose (it, en anglais) est plus que dispensable. Toshiki Yui, décidément, ne sait pas faire des histoires. Il devrait abandonner cette prétention. Il ne sait pas, il l’admet, et il passe à autre chose, point. Il n’y a point de honte à cela. Par contre, si errare humanum est, diabolicum perseverare (l’erreur est humaine, persévérer est diabolique). Tout au plus peut-on reconnaître à Toshiki Yui un attrait pour la bizarrerie, et une certaine réussite dans la retranscription d’atmosphères bizarres. Là où cela coince, c’est quand il tente d’assembler les morceaux de choses qu’il a trouvées intéressantes, et dont il a voulu faire une histoire. Car tout cela fait un peu compilation de « et si je mettais ça, ce serait pas mal, non ? Ah, et puis ça, aussi ! Et encore ça... Ouais, trop cool ! Bon, mais comment je lie tout ça ? Ben, euh... Bof, on verra après... » (avoir fini le manga, bien sûr). Dans It, il y a cependant un « quelque chose », disons l’esquisse qu’il y aurait pu avoir une histoire qui se tienne. Un « quelque chose », presque impalpable, qui ferait donc regretter l’impression que ce manga n’a été construit que pour permettre à Toshiki Yui de dessiner deux filles totalement nues (pubis compris, ce qui est rare dans les manga, car je crois bien que c’est interdit par la législation japonaise ; et si vous l’ignoriez vous aurez au moins appris quelque chose en lisant cet avis) et des décors de science-fiction pour lesquels il n’est franchement pas mauvais (et largement meilleur que pour les filles). Car sorti de cette vague sensation d’un « quelque chose qui aurait pu être », c’est là l’impression fâcheuse qui m’est restée de ce manga, totalement dispensable, même comme objet de curiosité.
Les Compagnons du Crépuscule
Après avoir lu Les Passagers du vent (bien) et Le Cycle de Cyann (vraiment bien), je me suis attaqué à cette série. 1er tome m'a enthousiasmé par l'histoire du chevalier, ses compagnons de circonstance et le côté "fantasy". Note : 3.5 2ème tome : l'affaire se corse car la compréhension de l'histoire devient très difficile. En effet, la ressemblance des personnages, le patois de l'époque, voire les enchaînements des cases. On ne sait plus si on est dans un rêve ou si assiste à des flash back répétés ! Note : 1.5 3ème tome, je l'ai seulement lu car selon les avis de la bdthèque, c'était une fin en apothéose. Eh bien, c'était un peu mieux que le précédent mais retombe vite dans les travers du tome 2. Note : 2 Notons que le dessin reste du Bourgeon mais n'arrive pas à sauver la série. Je suis sincèrement déçu par cette série. A mon humble avis, elle est surcotée : note globale : 2.