Les derniers avis (20743 avis)

Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Spooky
Spooky

Voici une toute petite bd pour de toutes petites histoires, avec un petit chat tout mignon mais qui n'apporte rien de bien novateur, si ce n'est le charme d'un dessin un peu rétro. Les mésaventures de Spooky et de son maître sont assez banales et déjà vues mille fois, avec poursuite de souris, chutes en tout genre, destruction de mobilier… mais, tout de même ici, le chat finalement attrape sa souris, pour son plus grand bonheur. Cela dit les mini scénarii ne sont pas tous drôles, seuls quelques-uns attirent notre attention et ce petit livre ce lit très vite. Seul attrait que l'on pourrait y trouver, c'est le nom de chat, Spooky, qui est aussi le pseudo de notre deuxième plus gros posteur d'avis du site.

25/10/2008 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Premières fois
Premières fois

Cette bd se révèle finalement assez respectueuse, le regard qu'on y porte est sain et sans vice, cela dévoile le talent de l'auteure qui touche à un sujet assez souvent racoleur et qui nous le rend ici de façon toute naturelle. Toutefois ces récits sont assez inégaux, tant au niveau du dessin qu'à celui des scénarii, dans l'ensemble ça m'a laissée indifférente pour ne pas dire froide. Concernant les lectures érotiques je trouve que les mots seuls sont les plus adaptés au genre, ils nous pénètrent l'esprit lentement et allument notre imaginaire et nos sens avec lenteur et sensualité, alors que le support visuel est direct, rapide et ne fait pas toujours l'effet escompté. Sibylline sait jouer avec les mots magnifiquement bien, mais toutes ces images ne font - à mon goût - que dégrader sont travail, un livre aurait été bien plus envoûtant pour parler de ces premières fois - mais on parle de bd ici, non ? Quelques histoires ont malgré tout retenu mon attention. - "Nulle" parce qu'elle a ce côté presque morbide et dérangeant, cette poupée gonflable - qui ressemble à un cadavre - à qui Sibylline donne la parole est plutôt intéressante et offre une analyse subtile des pratiques sexuelles de cet homme - qui le dégradent un peu d'ailleurs. - "2+1", avec un sublime dessin de Vince, nous offre une bonne notion du plaisir que l'on prend à faire jouir l'autre, sans pour autant en attendre rien en retour, si ce n'est un simple merci. - "Sodomie", qui m'a étonnée, le jour où l'homme que j'aime me demande de le sodomiser de la sorte, je le ferai pour lui faire plaisir et pour avoir une expérience de plus, mais je lui ferai aussi ses valises, sans aucun doute.

25/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Tours de Bois-Maury
Les Tours de Bois-Maury

Les Tours de Bois-Maury ne m’ont guère inspiré. Encore une référence de la bande dessinée historique que je trouve bien fade au regard de certaines productions anciennes (Les Passagers du vent) ou actuelles (Murena) qui m’ont beaucoup plus attiré. Le travail réalisé par Hermann paraît cependant très honnête. Il faut certes s’adapter à son trait de dessin assez caractéristique. Au fond, je crois que je n’aime pas la façon dont il dessine les têtes des personnages (genre le bon gaillard au visage boursoufflé). J’ai toujours l’impression de voir les mêmes quelque soit ses productions et dans des genres différents. Je trouve également que les enchaînements entre les différents tomes se passent très mal car il y a comme un flottement. Nous avons à chaque fois des aventures différentes. Justement, celles-ci ne m’ont pas paru très passionnantes. Nous avons droit à une vision du Moyen-âge assez barbare mais ce n’est pas différent de ce que j’ai pu lire en la matière. Il n’y a pas à mon sens d’élément d’originalité qui en ferait une série exceptionnelle. Après soit on accroche, soit pas…

24/10/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série La Demeure des Gomez
La Demeure des Gomez

Un peu faiblard ce one-shot... Miguelanxo Prado a oeuvré dans pas mal de genres, comme en témoigne la diversité des séries postées sur bdtheque, mais après Quotidien délirant, il semble vouloir persister dans l'humour absurde. Ce n'est pas forcément une bonne idée quand on voit cette "Demeure des Gomez". Une famille hérite d'une vieille maison, et en même temps de pas mal d'emmerdes. Pour ma part je n'ai pas trouvé ça très mordant. On voit bien où l'auteur veut nous mener, la tentation de mettre ses personnages dans une spirale d'emmerdes qui pourrait sembler vertigineuse. Hélas, le vertige est loin, c'est plutôt un vague ennui qui nous saisit. L'histoire est terriblement plate, les personnages ont le charisme d'un panier d'huîtres et le rythme est d'une lenteur coupable. Reste le dessin, pas désagréable dans la veine semi-réaliste de Prado, mais qui ne soulève pas non plus d'admiration particulière. Aucune originalité.

24/10/2008 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Saria (Les Enfers)
Saria (Les Enfers)

Moi j'ai été un peu déçu par cet album. Certes, j'aime beaucoup le dessin de Paolo Serpieri, cette générosité, cette expressivité, cette beauté des formes... De ce côté-là je n'ai pas été déçu, visuellement j'ai bien aimé, mais il faut déjà être amateur. C'est au niveau de l'histoire que je reste réservé. J'ai un peu l'impression d'avoir lu des histoires semblables, mêlant patrimoine architectural et personnages issus de mythologies avec un soupçon de SF... Un peu comme dans Les Eaux de Mortelune, tiens... On connaît le talent de Jean Dufaux, nul doute que l'histoire va se déployer par la suite, mais j'ai trouvé ce tome 1 en-deçà de certaines autres de ses séries. Pas complètement déçu, mon 2/5 est en fait un 2,5/5.

24/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Kid Lucky
Kid Lucky

Cela ne casse franchement pas des briques ! Encore une série dérivée de l'univers du cow-boy le plus célèbre de l'Ouest à savoir Lucky Luke. Elle ne fait pas mieux que Rantanplan. On peut légitimement se poser la question de l'existence même de cette série qui n'apporte rien de neuf mis à part la rencontre du jeune Lucky avec Jolly Jumper. Cela demeure une curiosité remplie d'anachronismes et qui se laisse suivre sans véritable plaisir car il manque la saveur. C'est à lire à l'occasion car ce n'est pas exceptionnel.

23/10/2008 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5
Couverture de la série Mattéo
Mattéo

Je suis gênée, très gênée pour critiquer ce "Matteo", de Gibrat... Tout d'abord, je dois dire que j'aime Gibrat, vraiment. Mais que j'attends chacune de ses nouvelles BDs avec appréhension... Son habitude de traiter de moments graves de notre histoire avec un graphisme si ouvertement "joli" et sucré et son écriture romantique, me semble particulièrement casse-gueule. Il risque à chaque instant de tomber dans la faute de goût ou le racolage facile. Jusqu'à présent, il était à mon avis toujours sorti vainqueur de ce difficile jeu d'équilibriste en se plaçant en marge des conflits et en contant, avec beaucoup de talent, des histoires à niveau d'homme, en marge des conflits, comme dans Le Sursis ou Le Vol du Corbeau. Mais, cette fois ci, Gibrat s'attaque à la première guerre mondiale. Aïe. Dangereux, très dangereux, me dis-je en ouvrant le livre... Pourtant, dès les premières pages, le charme opère. Le dessin est toujours aussi joli, l'écriture habile et accrocheuse, et il ne faut pas bien longtemps pour que je m'attache à cette famille d'émigrés espagnols, à ce que je sois ému par ces personnages... Le talent de Gibrat est toujours intact, je me sens rassurée, et prête à être entrainée dans une de ces histoires politico-romantico-historiques dont il a le secret. Et puis, patatras, Matteo part pour le front. Et là, je ressens un horrible malaise, celui que j'ai toujours craint avec Gibrat : même si les intentions de l'auteur sont manifestement sincères, qu'il essaye de retranscrire autant que possible l'horreur de cette guerre et le traumatisme qu'elle peut engendrer, cela sonne faux, horriblement faux. Il essaye de dessiner l'horreur, mais c'est une image romantique et esthétique qui sort de son pinceau. Et quand la voix off de Matteo s'essaye à dépeindre sa vie dans les tranchées, c'est la même chose qui se produit : les tournures sont trop charmantes pour faire ressentir l'indiscible. Gibrat n'est pas Tardi, et "Matteo" n'est pas C'était la guerre des tranchées, malheureusement. Quand Matteo quitte le front pour l'hôpital, la légèreté peut revenir, Gibrat peut refaire du Gibrat, mais pour ma part c'est trop tard. Je ne suis plus dans le "trip", et je commence à voir les défauts et le côté populiste (pourquoi faut-il que les officiers et les bourgeois soient tous, systématiquement, des salauds, et les héros de gentils anarchistes ?)... Le charme est irrémédiablement brisé. Hélas.

23/10/2008 (modifier)
Par Thaugor
Note: 2/5
Couverture de la série Polka
Polka

J'ai été vraiment déçu par cette série. Le thème d'un Paris sombre trente ans après notre ère où évolue un policier/détective n'est pas très innovante mais pourquoi pas. Les dessins sont plutôt réussis et la modification du Paris que nous connaissons avec un brouillard polluant continu, ainsi que les légers changements architecturaux et de la structure sociale et géographique sont bons. Maintenant passons aux points négatifs. Le scénario n'est pas très intéressant, il traîne et chaque tome suit exactement le même canevas, les dialogues sont plats et pas très intéressants. Les nanas sont présentées comme des potiches aguicheuses avec pas grand chose dans la cervelle. Les personnalités des personnages principaux sont à peine développées. Au début je me suis dit que ces aspects allaient s'améliorer au fil des tomes, mais arrivé au 4ème tome, c'est toujours la même chose, les liens entre les personnages n'évoluent pas du tout, on n'apprend rien de nouveau, les dialogues sont toujours aussi pitoyables. Le découpage des cases de façon non standard est normalement un truc que j'aime bien, mais là ça contribue à un fouillis ambiant où on se perd assez vite. On ne sait plus trop où regarder et dans quel ordre. Dommage, j'aimais vraiment bien l'univers qui était décrit et c'est bien le fond qui pêche.

23/10/2008 (modifier)
Par Altaïr
Note: 2/5
Couverture de la série Les Gouttes de Dieu
Les Gouttes de Dieu

Mouairrrff bof. Ce manga avait franchement attisé ma curiosité car j'en avais entendu parler plusieurs fois par des circuits qui ne s'intéressent en général pas à la BD. Je comprends le succès de ce manga pour ceux qui veulent s'initier à l'oenologie, c'est une façon amusante de se mettre au sujet, surtout que cette BD est très bien documentée, et plutôt bien dessinée. Mais, comment dire... c'est quand même vraiment super, super kitsch. Le héros élevé à la dure par son père à reconnaître les odeurs c'est invraisemblable, et les métaphores suggérées par les grands vins (du tableau de maitre au concert de rock) sont assez euh... "osées". Ca me rappelle "le petit chef", le dessin animé sur un petit génie de la cuisine qui passait quand j'étais petite. En temps normal le coté kitsch de certains mangas ne me rebute pas, il m'amuse plutôt, voire même parfois j'adore, j'avoue. Mais là, je ne sais pas... Est-ce dû au sujet, au fait que ce soit quand même très premier degré, que ça se prenne au sérieux ? Toujours est-il que j'ai trouvé le premier tome que j'ai lu très oubliable, même si je ne me suis pas ennuyée à la lecture.

23/10/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série American Elf
American Elf

Formellement, dans l'idée et son application, American Elf est assez impressionnant. Pendant plus de 5 ans, de 1998 à 2003, James Kochalka va réaliser quotidiennement un strip de 4 cases sur sa propre vie, avec à chaque fois une anecdote de sa journée qu'il a envie de raconter. Quotidiennement, tous les jours, sans interruption, qu'il pleuve, qu'il vente, que les tours du World Trade Center s'effondrent ou non. Bien sûr, le tout regroupé dans un unique album, c'est une somme telle qu'on ne peut pas la lire en une fois : il y en a trop. Ce serait plutôt le genre de bande dessinée qu'on picore petit à petit, découvrant au fur et à mesure davantage de la vie privée, de la vie intime ou du mode de pensée de son auteur. Mais j'ai bien eu du mal à avoir envie d'y picorer quoi que ce soit après y avoir goûté la première fois. Chaque strip est le plus souvent tellement anecdotique qu'ils en sont particulièrement inintéressants. Il n'y a pas d'histoire, pas de progression, juste des faits ou des petits moments de la vie racontés d'une manière que j'ai rarement trouvée percutante. Alors certes, à force, on finit par découvrir plus en profondeur la vie de Kochalka, sa compagne et ses proches. Certes parfois, on voit leur réaction vis-à-vis de l'actualité comme pour la période du 11 Septembre. Mais je me suis profondément ennuyé. J'ai essayé d'y revenir plusieurs fois mais sans envie. La quantité est là mais ça ne fait pas une bonne BD pour moi.

22/10/2008 (modifier)