Je n'ai pas du tout accroché au dessin de Bourgeon. Le pire étant ses visages.
Cependant de trop rares cases sont magnifiques (tome 2).
Au niveau de l'histoire, je n'ai rien compris aux deux premiers tomes.
Le traitement psychologique des personnages principaux du troisième tome est remarquable.
Le jargon dans les dialogues m'est très désagréable et n'apporte rien à l'atmosphère.
Quelques très bonnes choses côtoient une majorité pas agréables, voire mauvaises.
Cette série est l'une des précurseurs de l'héroïc fantasy qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie de lecteur de bd. Elle ne laissera certes pas un souvenir mémorable. On va de batailles en batailles tout en s'essoufflant complètement au fil des tomes surtout après le 5ème (dernier réalisé par Ledroit).
Il y a tout de même un foisonnement graphique que j'ai pu apprécier même si je ne le trouvais pas totalement accompli. Cet univers riche en guerre et en magie dans un cadre médiéval fantastique est également intéressant à défaut d'être passionnant. Dommage de s'être livré à une surenchère constante dans les évènements. Au final, cela ressemble presque à la trame d'un jeu vidéo.
Ces chroniques ont déçu beaucoup de lecteurs et je comprends pourquoi. Elles sont également dépassées par des productions plus récentes. Force est de reconnaître qu'elles ont été une grande source d'inspiration de fantasy et qu'elles ont marqué le paysage de la bd.
On a là une fable réellement moralisatrice. Il ne faut jamais mentir car en effet les mensonges peuvent faire autant de mal que les armes à feu. Cette oeuvre est destinée avant tout à la jeunesse afin de leur faire encrer l'idée que "c'est mal de mentir !". Simpliste et sans nuance...
Le dessin se veut un peu artistique avec un jeu de couleurs impressionnistes qui n'impressionne guère.
Par ailleurs, quand un personnage étire les bras pour brandir une arme par exemple, on se croirait dans les 4 fantastiques avec l'homme élastique. Et puis, cela manque singulièrement de finesse dans la précision du trait. Les visages sont véritablement hideux et c'est pas fait exprès ! On peut passer allègrement son chemin.
J’ai vraiment pas été emballé par ce one-shot.
Quand il s’agit d’un western, il vaut mieux aimer le dessin. Et justement j’aime pas trop le style d’Hermann, je ne nie pas qu’il a beaucoup de talent et un style bien à lui. C’est juste une question de goût… Je trouve ses personnages laids et ses couleurs trop pâles.
Et son histoire ne m’a pas intéressé ; trop de parcours initiatique pour pas assez de vengeance et puis j’avais pas bien saisi le fait que les premières pages étaient un flash-forward.
Pas désagréable à lire, pas agréable non plus…
Je n'avais pas fait attention au fait qu'il s'agissait d'histoires courtes en ouvrant le tome. Mais dès la troisième histoire, on sent bien que les contextes sont trop différents...
A vrai dire j'ai eu du mal à saisir un fil conducteur entre ces nouvelles ; ce n'est pas forcément le but, me direz-vous, quand il s'agit d'histoires courtes du même auteur. Il n'empêche que souvent on arrive à trouver des points communs, des thèmes remarquables. Là, rien de particulier, aussi bien sur le plan narratif que graphique. Aki Irie fait du boulot correct, mais cela s'arrête là. La plupart des histoires nous proposent des tranches de vie, avec aucun fait saillant. Certes, parfois ça peut être bien agréable, comme avec ce court récit où une mamie se balade en forêt, et où l'auteure nous montre la beauté de celle-ci.
Mais l'ensemble est tout de même assez dispensable, il eût mieux valu qu'Aki Irie (qui est aussi illustratrice pour des magazines branchés) réalise son premier manga long plutôt que de nous la faire découvrir avec ces oeuvres de jeunesse sans grand intérêt.
Note 2,5.
Bd au petit format dans un très beau noir et blanc, ce qui est déjà bien dommage car le dessin aurait été mieux mis en valeur dans un format normal. D'autant plus que ce polar se déroulant dans les années 1908 à Milan, aurait pu nous faire profiter des décors et des automobiles anciennes très bien rendus graphiquement.
Un scénario assez classique sur un tueur en série, dont tout l'intérêt réside essentiellement dans la façon dont les enquêtes étaient menées à l'époque ainsi que les moyens techniques disponibles à ce moment. L'auteur nous offre ici une bd assez bien documentée.
La psychologie du tueur est assez bien développée ainsi que celle des policiers, mais il n'y a pas vraiment de surprise. La bd est divisée en trois parties et compte 287 pages, arrivée à la dernière l'ennui me guettait déjà depuis un moment avec l'envie que cette histoire finisse enfin.
Malgré quelques qualité le plaisir de lecture n'est pas complètement au rendez-vous. Cette lecture ravira les amateurs de romans policiers et dans ce genre là j'aime être surprise et ce n'est pas la cas ici.
Mon Dieu, que c'est ringard !
Lisez la planche des Dingodossiers de Gotlib sur les clichés des scénaristes de BD. Bernard Prince est un cas d'école : Le beau héros ombrageux et poseur, qui a toujours le rictus moqueur et la petite blague dans les situations les plus désespérées, le comparse alcoolo et coureur, ronchon comme un syndicaliste mais bon coeur et loyal, et le petit mousse, façon Jean-Jean ou Enak chez Jacques Martin, dont on se demande s'il se contente de lessiver le pont du bateau, avec son petit short moule-fesses.
Les scénarios ont un côté sous-Charlier mâtiné de Van Hamme au petit pied. Ne manquent que les "Gosh !" et les "Enfer, j'ai cru que mes poumons allaient éclater !". Bien entendu, le méchant récurrent est un Chinois fourbe et obèse. Quand je vous dis que c'est un cas d'école...
A ranger entre Alain Chevallier, Wayne Shelton et Largo Winch.
Et puis les couleurs ne sont vraiment pas terribles.
Mais bon, quand on veut juste trouver le sommeil, ça détend bien et ça ne sollicite pas trop les neurones...
Prenez un jeune occidental qui se rend à Calcutta à la recherche d'un livre rare, ajoutez-y une foule d'anecdotes détaillées sur le passé de cette ville et de ses habitants, saupoudrez le tout d'une intrigue autour de l'immortel Juif Errant ou encore du Comte de St Germain et vous aurez un imbroglio quasiment incompréhensible nommé Calcutta.
Pourtant sur la base de ces 3 thématiques, j'imaginais quelque chose d'intéressant et d'original. Au lieu de ça, l'auteur a rendu le tout totalement indigeste. La narration est tellement décousue que même une lecture studieuse et assidue ne permet pas de s'y retrouver parfois d'une case à la suivante. L'ensemble n'est même plus bavard, ça ressemble plus à un ramassis d'érudition fourré page après page, sans suivi ni vulgarisation. Assemblage de noms compliqués qu'on oublie à peine lus, de potins certes édifiants ou surprenants mais qu'on peine à dater et à mettre en perspective que ce soit avec l'Histoire ou avec l'intrigue de la BD.
La lecture est tout simplement pénible quand elle n'est pas ennuyeuse car à peine intelligible.
Quant au dessin, j'ai apprécié les quelques mélanges de photos et de dessins. Par contre, quand le dessin est seul présent, il fait trop vite preuve de son inconsistance et de son manque de maîtrise technique.
Je me suis donc forcé à lire cet album, espérant qu'il se révèlerait sous un jour nouveau au fil de la lecture, mais ce ne fut pas le cas. Pénible.
J'ai du mal avec les auteurs qui s'auto-psychanalysent.
Attention, je n'incrimine pas le talent de Ludovic Debeurme, puisque son style très personnel a su toucher d'autres lecteurs (et c'est tant mieux), mais je ne parle que de mon plaisir de lecture. Celui-ci a été considérablement réduit au fil de ces nombreuses pages. Si j'ai bien compris, on se retrouve dans l'inconscient, le monde onirique du petit Louis, un enfant maladif qui développe une imagination débordante, animée par sa propre mythologie (un peu comme Lovecraft, si j'ose une comparaison très littéraire). Le problème c'est que je n'ai pas les clés de compréhension de cet univers et du coup me suis rapidement trouvé largué.
Par contre, je ne peux que louer le sens de la mise en scène de la plupart des situations, ainsi que le style noir et blanc de Debeurme, qui rapproche ses "cases" des gravures du 19ème siècle...
Un style bien particulier, auquel je n'accroche pas...
Une nouvelle déclinaison du mythe vampirique, cette fois adaptée d'une série de romans très connus au Japon. Cette série mêle plusieurs sous-genres : celui du vampire, bien sûr, mais aussi le post-apocalyptique, et la science-fiction puisqu'il semble y avoir des androïdes parmi les ennemis des vampires.
Ce qui semble intéressant de prime abord, c'est le krsnik, autrement dit un vampire qui se repaît du fluide vital des saigneurs de la nuit. Le krsnik se met au service du Vatican pour se mettre en chasse de ses congénères, qui eux sont des prédateurs grossiers, qui ne savent pas faire la différence entre le bien et le mal. Le père Abel Nightroad est un être énigmatique, quasiment indestructible, qui se sert essentiellement de sa dextérité au combat pour vaincre ses adversaires. Des adversaires eux-mêmes parfois très acharnés, comme ce Comte Gyula de Hongrie, dont la particularité est d'avoir d'énormes dards qui lui sortent du sternum et des omoplates quand il le souhaite. La grosse artillerie en somme.
Le manga eût pu être vraiment intéressant si l'adaptateur n'avait pas introduit du SD ("super-deformed") dans les séquences, ainsi que des parenthèses humoristiques telles qu'on en trouve dans beaucoup de productions nipponnes. Cela gâche complètement le rythme du récit, ma foi parfois difficile à suivre. En effet par moment les personnages semblent téléportés d'un endroit à un autre, les transitions entre deux scènes sont abruptes et injustifiées. Ceci dit il y a plein de scènes de combat, des membres découpés, mais cela reste très "supportable", le style graphique étant plutôt du shonen.
Cette nouvelle série sur le vampirisme ne m'a pas vraiment emballé, la faute vraisemblablement à l'adaptation un peu trop destinée à un public relativement jeune, les romans d'origine étant plus ambitieux comme en témoigne le prologue de l'oeuvre d'origine, publié en annexe du manga.
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Le Cycle de Cyann
Je n'ai pas du tout accroché au dessin de Bourgeon. Le pire étant ses visages. Cependant de trop rares cases sont magnifiques (tome 2). Au niveau de l'histoire, je n'ai rien compris aux deux premiers tomes. Le traitement psychologique des personnages principaux du troisième tome est remarquable. Le jargon dans les dialogues m'est très désagréable et n'apporte rien à l'atmosphère. Quelques très bonnes choses côtoient une majorité pas agréables, voire mauvaises.
Chroniques de la lune noire
Cette série est l'une des précurseurs de l'héroïc fantasy qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie de lecteur de bd. Elle ne laissera certes pas un souvenir mémorable. On va de batailles en batailles tout en s'essoufflant complètement au fil des tomes surtout après le 5ème (dernier réalisé par Ledroit). Il y a tout de même un foisonnement graphique que j'ai pu apprécier même si je ne le trouvais pas totalement accompli. Cet univers riche en guerre et en magie dans un cadre médiéval fantastique est également intéressant à défaut d'être passionnant. Dommage de s'être livré à une surenchère constante dans les évènements. Au final, cela ressemble presque à la trame d'un jeu vidéo. Ces chroniques ont déçu beaucoup de lecteurs et je comprends pourquoi. Elles sont également dépassées par des productions plus récentes. Force est de reconnaître qu'elles ont été une grande source d'inspiration de fantasy et qu'elles ont marqué le paysage de la bd.
Gus le menteur
On a là une fable réellement moralisatrice. Il ne faut jamais mentir car en effet les mensonges peuvent faire autant de mal que les armes à feu. Cette oeuvre est destinée avant tout à la jeunesse afin de leur faire encrer l'idée que "c'est mal de mentir !". Simpliste et sans nuance... Le dessin se veut un peu artistique avec un jeu de couleurs impressionnistes qui n'impressionne guère. Par ailleurs, quand un personnage étire les bras pour brandir une arme par exemple, on se croirait dans les 4 fantastiques avec l'homme élastique. Et puis, cela manque singulièrement de finesse dans la précision du trait. Les visages sont véritablement hideux et c'est pas fait exprès ! On peut passer allègrement son chemin.
On a tué Wild Bill
J’ai vraiment pas été emballé par ce one-shot. Quand il s’agit d’un western, il vaut mieux aimer le dessin. Et justement j’aime pas trop le style d’Hermann, je ne nie pas qu’il a beaucoup de talent et un style bien à lui. C’est juste une question de goût… Je trouve ses personnages laids et ses couleurs trop pâles. Et son histoire ne m’a pas intéressé ; trop de parcours initiatique pour pas assez de vengeance et puis j’avais pas bien saisi le fait que les premières pages étaient un flash-forward. Pas désagréable à lire, pas agréable non plus…
Ecole bleue
Je n'avais pas fait attention au fait qu'il s'agissait d'histoires courtes en ouvrant le tome. Mais dès la troisième histoire, on sent bien que les contextes sont trop différents... A vrai dire j'ai eu du mal à saisir un fil conducteur entre ces nouvelles ; ce n'est pas forcément le but, me direz-vous, quand il s'agit d'histoires courtes du même auteur. Il n'empêche que souvent on arrive à trouver des points communs, des thèmes remarquables. Là, rien de particulier, aussi bien sur le plan narratif que graphique. Aki Irie fait du boulot correct, mais cela s'arrête là. La plupart des histoires nous proposent des tranches de vie, avec aucun fait saillant. Certes, parfois ça peut être bien agréable, comme avec ce court récit où une mamie se balade en forêt, et où l'auteure nous montre la beauté de celle-ci. Mais l'ensemble est tout de même assez dispensable, il eût mieux valu qu'Aki Irie (qui est aussi illustratrice pour des magazines branchés) réalise son premier manga long plutôt que de nous la faire découvrir avec ces oeuvres de jeunesse sans grand intérêt.
Les Yeux et l'Ombre
Note 2,5. Bd au petit format dans un très beau noir et blanc, ce qui est déjà bien dommage car le dessin aurait été mieux mis en valeur dans un format normal. D'autant plus que ce polar se déroulant dans les années 1908 à Milan, aurait pu nous faire profiter des décors et des automobiles anciennes très bien rendus graphiquement. Un scénario assez classique sur un tueur en série, dont tout l'intérêt réside essentiellement dans la façon dont les enquêtes étaient menées à l'époque ainsi que les moyens techniques disponibles à ce moment. L'auteur nous offre ici une bd assez bien documentée. La psychologie du tueur est assez bien développée ainsi que celle des policiers, mais il n'y a pas vraiment de surprise. La bd est divisée en trois parties et compte 287 pages, arrivée à la dernière l'ennui me guettait déjà depuis un moment avec l'envie que cette histoire finisse enfin. Malgré quelques qualité le plaisir de lecture n'est pas complètement au rendez-vous. Cette lecture ravira les amateurs de romans policiers et dans ce genre là j'aime être surprise et ce n'est pas la cas ici.
Bernard Prince
Mon Dieu, que c'est ringard ! Lisez la planche des Dingodossiers de Gotlib sur les clichés des scénaristes de BD. Bernard Prince est un cas d'école : Le beau héros ombrageux et poseur, qui a toujours le rictus moqueur et la petite blague dans les situations les plus désespérées, le comparse alcoolo et coureur, ronchon comme un syndicaliste mais bon coeur et loyal, et le petit mousse, façon Jean-Jean ou Enak chez Jacques Martin, dont on se demande s'il se contente de lessiver le pont du bateau, avec son petit short moule-fesses. Les scénarios ont un côté sous-Charlier mâtiné de Van Hamme au petit pied. Ne manquent que les "Gosh !" et les "Enfer, j'ai cru que mes poumons allaient éclater !". Bien entendu, le méchant récurrent est un Chinois fourbe et obèse. Quand je vous dis que c'est un cas d'école... A ranger entre Alain Chevallier, Wayne Shelton et Largo Winch. Et puis les couleurs ne sont vraiment pas terribles. Mais bon, quand on veut juste trouver le sommeil, ça détend bien et ça ne sollicite pas trop les neurones...
Calcutta
Prenez un jeune occidental qui se rend à Calcutta à la recherche d'un livre rare, ajoutez-y une foule d'anecdotes détaillées sur le passé de cette ville et de ses habitants, saupoudrez le tout d'une intrigue autour de l'immortel Juif Errant ou encore du Comte de St Germain et vous aurez un imbroglio quasiment incompréhensible nommé Calcutta. Pourtant sur la base de ces 3 thématiques, j'imaginais quelque chose d'intéressant et d'original. Au lieu de ça, l'auteur a rendu le tout totalement indigeste. La narration est tellement décousue que même une lecture studieuse et assidue ne permet pas de s'y retrouver parfois d'une case à la suivante. L'ensemble n'est même plus bavard, ça ressemble plus à un ramassis d'érudition fourré page après page, sans suivi ni vulgarisation. Assemblage de noms compliqués qu'on oublie à peine lus, de potins certes édifiants ou surprenants mais qu'on peine à dater et à mettre en perspective que ce soit avec l'Histoire ou avec l'intrigue de la BD. La lecture est tout simplement pénible quand elle n'est pas ennuyeuse car à peine intelligible. Quant au dessin, j'ai apprécié les quelques mélanges de photos et de dessins. Par contre, quand le dessin est seul présent, il fait trop vite preuve de son inconsistance et de son manque de maîtrise technique. Je me suis donc forcé à lire cet album, espérant qu'il se révèlerait sous un jour nouveau au fil de la lecture, mais ce ne fut pas le cas. Pénible.
Le Grand Autre
J'ai du mal avec les auteurs qui s'auto-psychanalysent. Attention, je n'incrimine pas le talent de Ludovic Debeurme, puisque son style très personnel a su toucher d'autres lecteurs (et c'est tant mieux), mais je ne parle que de mon plaisir de lecture. Celui-ci a été considérablement réduit au fil de ces nombreuses pages. Si j'ai bien compris, on se retrouve dans l'inconscient, le monde onirique du petit Louis, un enfant maladif qui développe une imagination débordante, animée par sa propre mythologie (un peu comme Lovecraft, si j'ose une comparaison très littéraire). Le problème c'est que je n'ai pas les clés de compréhension de cet univers et du coup me suis rapidement trouvé largué. Par contre, je ne peux que louer le sens de la mise en scène de la plupart des situations, ainsi que le style noir et blanc de Debeurme, qui rapproche ses "cases" des gravures du 19ème siècle... Un style bien particulier, auquel je n'accroche pas...
Trinity Blood
Une nouvelle déclinaison du mythe vampirique, cette fois adaptée d'une série de romans très connus au Japon. Cette série mêle plusieurs sous-genres : celui du vampire, bien sûr, mais aussi le post-apocalyptique, et la science-fiction puisqu'il semble y avoir des androïdes parmi les ennemis des vampires. Ce qui semble intéressant de prime abord, c'est le krsnik, autrement dit un vampire qui se repaît du fluide vital des saigneurs de la nuit. Le krsnik se met au service du Vatican pour se mettre en chasse de ses congénères, qui eux sont des prédateurs grossiers, qui ne savent pas faire la différence entre le bien et le mal. Le père Abel Nightroad est un être énigmatique, quasiment indestructible, qui se sert essentiellement de sa dextérité au combat pour vaincre ses adversaires. Des adversaires eux-mêmes parfois très acharnés, comme ce Comte Gyula de Hongrie, dont la particularité est d'avoir d'énormes dards qui lui sortent du sternum et des omoplates quand il le souhaite. La grosse artillerie en somme. Le manga eût pu être vraiment intéressant si l'adaptateur n'avait pas introduit du SD ("super-deformed") dans les séquences, ainsi que des parenthèses humoristiques telles qu'on en trouve dans beaucoup de productions nipponnes. Cela gâche complètement le rythme du récit, ma foi parfois difficile à suivre. En effet par moment les personnages semblent téléportés d'un endroit à un autre, les transitions entre deux scènes sont abruptes et injustifiées. Ceci dit il y a plein de scènes de combat, des membres découpés, mais cela reste très "supportable", le style graphique étant plutôt du shonen. Cette nouvelle série sur le vampirisme ne m'a pas vraiment emballé, la faute vraisemblablement à l'adaptation un peu trop destinée à un public relativement jeune, les romans d'origine étant plus ambitieux comme en témoigne le prologue de l'oeuvre d'origine, publié en annexe du manga.